Aquarelle « Anti Geek »

Aquarelle « Anti Geek »

Une aquarelle réalisée en décembre 2015.

Avant les geeks étaient une minorité, une sorte de contre culture, maintenant c’est une étiquette tendance et « cool » dans tout ce qu’il y a de banal et bourgeois.

 

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Réalisé à l’aquarelle sur format A3.

 

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vidéo time lapse :

J’ai également réalisé la musique avec un logiciel de « samples ».

 

 

 

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La période de décembre m’avait inspiré un fond composé de couronnes de fleurs, de petits chevaux, sucettes et gâteaux pains d’épices en forme de bonhomme.

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Il m’a fallu environ 7h pour réaliser cette illustration.

 

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Je travaille de plus en plus le fond de façon décorative pour faire ressortir mes personnages :

 

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J’encre souvent avec ma plume de corbeau.

 

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Avant de « dessiner au propre », je fais plusieurs recherches de dessins et de compositions sur d’autres papiers, dans des formats « moins impressionnants ».

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J’utilise l’aquarelle en couches, comme avec la peinture à l’huile. Les « puristes » peuvent donc me faire mille critiques, ça m’est égal du moment que le résultat me plait.

 

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Le cadre rouge sombre s’inspire des tarots de Marseille, comme les tatouages du personnage.

 

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Peinture aquarelle – « Marre »

Peinture aquarelle – « Marre »

 

Voici une aquarelle réalisée l’automne dernier.

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Je me suis inspirée d’une personne dans une marre menaçante.

La nature m’inspire beaucoup notamment une petite marre près de chez moi à qui je rends visite quelque fois. Il semble y voler quelques créatures invisibles et cela donne naissance à des herbes hautes, des feuillages et des fleurs harmonieusement mis ensemble.

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Je regarde l’environnement aussi avec des yeux de pattern designer, je chasse le motif, le dissèque et m’en inspire ouvertement. Rien de mieux qu’une balade pour voir toutes les textures, les matières et les couleurs nous donner envie de les imiter.

Voici donc quelques photos de la marre, qui inspire fortement pour des motifs camouflages.

 

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Voici des étapes du dessin.

 

 

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J’ai filmé un court instant du dessin au pinceau et à l’encre :

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un détail

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video Aquarelle serpents et fougères

video Aquarelle serpents et fougères

L’année 2015 est terminée. Je suis très heureuse d’avoir continué à développer ma création. J’ai fait quelques expositions (7) et j’ai réalisé des illustrations que j’aime beaucoup. Je me sens avoir progressé dans certaines techniques tout en continuant à expérimenter.

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aquarelle serpent

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Quand je partage ces créations sur ce site, j’aime montrer le travail en cours (WIP), son processus notamment dans des vidéos. J’ai fait le montage de celle ci après avoir publié sur mon site cette aquarelle exposée dans un hôtel.

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aquarelle Holy Mane

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Voici donc la vidéo que j’ai réalisé. Je prévois de faire plus de vidéos en 2016, j’ai créé les musiques de ces dernières mais si vous êtes musiciens et que vous seriez intéressé pour je place votre musique sur mes images, contactez moi sans hésiter.

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Aquarelle Lapin familier

Aquarelle Lapin familier

 

Voici une aquarelle que j’ai réalisé au mois de mai dernier. Il s’agit d’encre de Chine appliqué à la plume naturelle sur papier d’Arches et mis en couleur à l’aquarelle.

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Voici une video montrant quelques moments de l’encrage en vitesse accélérée :

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Aquarelle Lapin familier Work In Progress from Holy Mane

 

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Pour la conception de ce dessin j’ai d’abord réalisé un croquis dans un format dans lequel je me sens plus à l’aise. J’ai ensuite créé un quadrillage en dessinant des droites au feutre à alcool sur un transparent. J’ai quadrillé également au crayon léger ma feuille d’Arches finale selon l’agrandissement désiré. Ainsi je peux redessiner à l’aide de ce quadrillage mon dessin à la plume sans décalquer à la table lumineuse comme beaucoup de soit disant illustrateurs le font.

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aquarelle illustration

 

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Une version noir et blanc :

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Et une version numérique :

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Des cartes postales sont disponibles pour ce modèle « rose », n’hésitez pas à m’envoyer un mail si vous êtes intéressés :

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Cette aquarelle a été exposé en août dernier à Nancy :

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Aquarelle Serpentine

Aquarelle Serpentine

Voici une aquarelle grand format (65cm x 92 cm) réalisée cet été.

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Je l’ai déjà montré sur facebook. Elle suit mes précédentes réalisations, mais dans un style plus libre et rapide où le trait à une grande importance. Le contour est réalisé au pinceau souple, le visage est ensuite peint à l’aquarelle au gros pinceau aquarelle.

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Le fond est composé d’éléments décoratifs sur fond d’encre bleue nuit.

J’ai voulu restreinte la palette de couleurs pour créer une association plus franche.

 

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aquarelle serpentine

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On retrouve dans le décor des cubes, des yeux, des feuilles dorées et des évocations de serpent. Le bas de la peinture est composé d’éléments floraux en encre brune.

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Voici une proposition d’intégration en décoration dans un intérieur de style chic XXème siècle.

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Aquarelle Dahlia et cube

Aquarelle Dahlia et cube

 

 

 

 

Septembre. Les gens que je croise me demandent comment se passe la reprise.
J’ai passé l’été à travailler en partie sur une oeuvre de création textile dont je suis très contente, destinée à être exposée prochainement en Italie, à préparer une exposition qui s’est annulée au dernier moment au mois d’août, à me lancer sur de nouvelles illustrations en couleur sur grand format et enfin à préparer la
convention lolita Modern Doll Fest. Même si j’ai profité des forêts et des lacs de ma région, j’aurai voulu un été qui ne se termine pas. Néanmoins, le changement de saison crée sur moi d’étranges changements, comme le fait que je n’ai pratiquement pas fait de crochet depuis le printemps, mais que mon corps « réclame » maintenant des pelotes de laines et des crochets. Cela me donne également envie de créer de nouveaux vêtements, comme si de nouveaux besoins se développaient à l’instar de la nature changeante. Le concept de vacances et de reprise est assez vague pour le meilleur comme pour le pire car lorsque j’ai besoin de décompresser, de me reposer ou de faire une pause, c’est tout simplement impossible, il me faut toujours un carnet de to do list de projets engageants (nouvelles expos) comme ennuyants (administration). (En réalité je n’ai pas de carnet, mais j’ai un classeur, tellement j’organise au maximum toutes mes idées).

Dans mes dernières aquarelles, j’avais déjà montré cette aquarelle « Signe des mains ».

En voici une autre.

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mon travail de création textile, j’avais commencé à dessiner des cubes sombres, c’est un motif très ancien chez moi, j’en avais déjà parlé dans mon précédent blogue. J’ai besoin de puiser en moi les symboles qui résonnent particulièrement plutôt que de recopier les symboles à la mode. Je développe aussi, en complément de mon travail graphique, un travail personnel sur mes sensations. A l’instar d’arts martiaux internes (le tai chi par exemple) que j’ai pratiqué pendant 5 ans et d’arts martiaux externes (que je commence très lentement à pratiquer), l’art se travaille à l’extérieur mais aussi à l’intérieur.

J’ai parfois envie de partager mes expériences en ce domaine mais c’est assez difficilement racontable. En tout cas, le motif du cube est apparu plusieurs fois dans les perceptions que j’ai reçu.

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Pendant le mois de juin, pendant que je brodais sur mon travail textile, j’écoutais le dahlia noir de James Ellroy. Parfois je ne trouve pas le temps de lire tous les livres que j’aimerai, du coup j’écoute des podcasts ou j’emprunte à la bibliothèque des livres audio sur CD. J’ai également de grandes recherches à faire autour du roman noir, de l’univers des tueurs en série, du surréalisme etc… Parfois toutes ces recherches se croisent, parfois cela prend plus de temps, mais quand cela se croise, tout semble s’illuminer et c’est assez fantastique. J’ai donc dessiné un dahlia dans les cheveux de mon personnage comme un clin d’oeil.

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J’aime bien quand certaines personnes pensent reconnaître des visages, ça me donne l’impression qu’il se dégage une familiarité étrange des portraits. Pour ce dessin j’ai pris modèle Sasha Luss, même si je n’ai pas mis en avant ce qui me frappe dans son visage (la blondeur, la pâleur), je pense que je la dessinerai souvent, son visage m’inspire beaucoup. J’aime rechercher des visages inspirants. J’ai interprété les cheveux de style un peu année cinquante. Pour la position des mains, je me suis pris en photo, c’est finalement ce qui reste le plus simple à faire. J’ai voulu un moment chercher des modèles, mais l’entreprise s’avère assez difficile.

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Voici un gif de l’évolution du dessin. J’ai commencé mon dessin en esquissant rapidement au fusain les proportions et l’emplacement du personnage, j’ai ensuite détaillé au fusain puis au crayon. J’ai ensuite encré à la plume et/ou au pinceau. L’encre était un mélange d’encre de Chine noire et d’encre brune pour stylo plume (marque Pelican). Je place ensuite la couleur au pinceau aquarelle. J’avais récemment peins en doré du bois et j’ai utilisé le reste de peinture dorée sur la robe.

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illustration Holy Mane

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Et voici une proposition de décoration d’intérieur avec une touche graphique géométrique et année 50.

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Aquarelle Signe des mains

Aquarelle Signe des mains

Récemment, j’ai pris mon courage pour dessiner sur des plus grands formats. L’hésitation est un peu la même que celle avec la peinture, et pourtant voilà plus de six mois que j’essaie de me (re)lancer. J’ai dépassé ma peur de « rater » quelque chose sur une grande et belle feuille et je suis contente du résultat.

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Je vous partage le processus d’élaboration du dessin. Je travaille généralement avec des documents visuels pour travailler un visage ou une pose. Je pioche mon inspiration des visages chez les mannequins de type agence, car ce sont des visages que je trouve beau et qui me donne de belles émotions esthétiques. Pour la pose, j’ai décidé de me prendre en photo. Après l’envie de dessiner des modèles, mais la difficulté logistique de l’opération, j’ai trouvé que c’était mieux de me dessiner et d’arrêter toute fausse modestie.

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J’ai eu une longue période où je dessinais directement à la plume sur le papier, mais sur plus grand format je prends quelques précautions en esquissant le tout avec un fusain. Ensuite je reprécise les traits au crayon de papier (ici 8B). Et enfin je dessine au pinceau à calligraphie avec de l’encre légèrement brune.

Pour terminer j’ai coloré le tout à l’aquarelle (ce qui n’est pas très facile).

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Voilà une photo de mon espace de travail avec mon illustration (65cm x 92 cm) sur son chevalet.

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Voilà un exemple de rendu pour la décoration d’une chambre au style plus romantique et baroque.

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Aquarelle serpents et fougères

Aquarelle serpents et fougères

Comme je le prévoyais, ma dernière note a engendré quelques interrogations, je pense qu’il faudrait que je développe artistiquement ce sentiment de trouble, alors que depuis toujours j’ai tenté d’être dans l’opposé : la justification et l’explication.

Il y a de nombreuses œuvres et artistes que j’aime beaucoup car elles me touchent et provoquent en moi des émotions intenses, j’aime quand cela m’interpelle, me bouleverse et j’aime aussi chercher en moi le pourquoi de ces liens. Mon existence est une grande introspection jubilatoire. J’aime beaucoup les aspects sombres voire dramatiques ou violents et pourtant je me suis découverte non violente. Peu de gens comprennent cela quand je l’explique pourtant il n’est pas rare que les gens aiment par exemple des films tragiques avec des choses qui se passent mal pour les personnages tout en espérant avoir une vie sans problème.
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Tout ça m’amène à réfléchir sur mes propres censures, pourquoi sont elles là ? Comment les dépasser ou non…
De la même manière, j’ai souvent aimé expliquer les aspects symboliques de mes illustrations, en me rendant compte qu’au final on préférait généralement garder le côté mystérieux (qui n’a jamais été mon but). J’ai toujours détesté les mystères ou le fait qu’on ne me comprenne pas, car j’ai toujours préféré aller plus loin dans les choses, explorer et comprendre, repousser les frontières.
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Et puis, grâce à ces réflexions, je me dis que je tiens quelque chose artistiquement, témoignant de ma volonté de ne pas suivre les réseaux, les petits groupes hypocrites, mais de tracer sa voie et de travailler avec ceux qui aiment travailler et non pas ceux qui aiment s’écouter parler de leur travail que personne ne voit jamais.
Se poser des questions, explorer des voies, des techniques, des émotions est également le travail que n’importe quel bon créatif doit faire.
Bien sur, tout ce processus prend beaucoup de temps à germer, nous verrons si j’arrive à accoucher d’œuvres fortes, mélancoliques, belles et profondes qui déroutent ou tourmentent les esprits.
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Pour le moment, je vous parle de mon actualité et vous partage cette récente aquarelle (déjà partagée sur ma page FB). Je suis très contente du résultat, déjà par rapport à son papier qui vient de la papeterie d’Arches, près de chez moi, mondialement connue, à l’époque où elle était encore française.
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C’est la fille d’un ancien employé licencié économique qui me l’a donné. Ce papier est symbolique, il a une histoire (triste selon moi que la France perde ses signatures d’excellence tel que le Papier d’Arches), puis de transmission jusqu’à cette aquarelle. Travailler sur un nouveau papier est toujours une expérience, comme construire un projet avec une nouvelle personne, ce n’est pas toujours évident, il faut savoir tirer le meilleur de cet échange charnel. Mot peut être un peu gros mais pour moi la plume ou le pinceau, l’encre, l’eau, la couleur rencontre le papier dans un acte sensuel, qui parfois ne fait pas toujours bon effet, c’est un acte à découvrir, maîtriser, c’est une histoire véritablement passionnante.
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Il s’agit d’un format allongé de 78 cm x 20 cm sur lequel est dessiné des visages féminins entourées d’éléments de nature florale et animale comme les serpents.
Avant de mettre de la couleur au pinceau, j’ai créé des variations en versions digitales.
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Cette aquarelle sera présentée pour mon exposition dans un hôtel trois étoiles dans le cadre d’un salon international de littérature fantastique. J’ai donc pris la décision de lui offrir un encadrement sur mesure. Je vous en reparle très vite.

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aquarelle serpents et fougères

Illustration – Westworld

Illustration – Westworld
Westworld tribute :
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Cette illustration est actuellement exposée à la galerie d Bailli d’Epinal, jusqu’au 30 août 2017.
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Généralement, quand je partage mes idées, cela agace quantité de monde à un point assez important. J’ai l’habitude et sachez que si vous n’êtes pas d’accord avec moi, c’est que vous me détestez déjà alors ne faisons pas dans la langue de bois et l’hypocrisie. Ne soyons pas amis. De plus, j’expose ma vision subjective et mes réflexions personnelles de la série Westworld, je ne prétends pas que c’est la vraie vision unique que tout le monde doit avoir, et je refuse que quelqu’un prétende détenir la vérité sous prétexte que je dise que ce n’est que ma vision. (à force de trainer sur facebook, je mets trop en garde le lecteur)
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séries
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J’ai souvent eu un discours sévère sur les séries, le problème principal pour moi est l’aspect chronophage. Quant à la télévision, je suis contente d’avoir été sevrée très tôt (à 15 ans quand je suis allée en internat pour mes études d’arts appliqués), alors que j’ai grandi dans un milieu populaire où la télévision épargnait la conversation et devait être allumée H24. Bien que je sois heureuse d’avoir grandi avec le club Dorothée, qui m’a ouvert sur la culture nippone, j’ai beaucoup de dégoût aujourd’hui vis à vis de ce média. Je n’ai pas de télévision et quand j’entends la télévision des voisins (ou quand je suis invitée chez des gens et qu’ils l’allument), j’ai réellement la nausée, cela me rappelle de mauvais souvenirs, mon enfance où mes parents étaient collés devant des débilités qui font passer « Hélène et les garçons » pour de la philosophie. Aujourd’hui (avec mon regard d’adulte) je trouve que la télévision véhicule des injonctions sociales et sexistes sur comment doit être une personne, et qui fait que les personnes conditionnées à ce médias me demandent souvent pourquoi je ne dessine pas de jolies filles qui sourient, comme si les présentatrices étaient la norme. On préfère critiquer la Haute Couture et ses mannequins très minces, alors que la télévision avec ces sourires étincelants,  ces aisselles épilées, ces litres de fond de teint sur toutes les personnes, femmes ou hommes, cette cadence de mots, diarrhée verbale qui semble faire l’apologie de la cocaïne, ses idées aliénantes devrait être un repos pour les braves travailleurs. Car il faut être quelqu’un de bien et se lever tôt, pour passer sa journée devant la télévision. Beau programme de la part de tous ces passifs qui adorent critiquer les artistes, les auteurs ou les lecteurs qui pour eux « ne font rien de leur vie » (dixit ma famille). Cela dit, passons au sujet.
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Business 
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Je regarde parfois des séries via internet, les studios investissent de plus en plus d’argent dedans, de gros producteurs, réalisateurs et acteurs s’investissent et créent parfois de belles idées. Visuellement, c’est le lieu où se crée les nouveautés graphiques (avec le cinéma et le jeu vidéo). C’est du gros business qui recrute, l’avenir de l’emploi car le divertissement, qui est d’ailleurs un des sujet de Westworld, est de plus en plus demandé dans une société où les riches s’enrichissent et s’ennuient d’avoir trop d’argent, et sont de gros consommateurs d’expériences censées leur apporter une personnalité plus trépidante que celle du voisin venant soulager leur oisiveté. Et les pauvres s’appauvrissent, je ne vous apprend rien.
Dans cette industrie, il peut s’avérer difficile d’être libre, mais plus il y a de personnes, d’auteurs, plus il y a d’idées qui parfois réussissent à traverser les codes de la censure. (Le gentil est gentil, il véhicule une image positive mais reste cool car il crie des jurons, le méchant est méchant, mais il perd ou devient gentil grâce à la force de l’amour, etc…).
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Tout cela pour parler d’une série en particulier.
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Westworld
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J’ai récemment regardé Westworld, la série réalisée par Jonathan Nolan et Lisa Joy, et j’ai plutôt bien aimé.
Bien que j’ai trouvé qu’il y avait des choses qui m’aurait surtout touché étant plus jeune, j’ai eu un contentement suffisant au niveau émotionnel.
Certes on pourrait trouver des choses « tirées par les cheveux », ou voir de grosses ficelles mais j’ai réussi à aimer certains personnages.
Au début je me suis laissée piéger en trouvant les scènes et les personnages très lisses et j’ai vite compris qu’ils étaient ainsi programmés pour être mieux abusés.
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Très vite, je me suis identifiée au personnage de Dolores. Oui parce qu’on peut s’identifier à des personnages pour leur caractère et non pour leur couleurs de cheveux ou leur physique. Certaines personnes, notamment mon copain ne partage pas ce « plaisir » d’identification à un personnage. Certaines personnes ne sont pas faite pour ça, mais il comprend que je le sois plutôt sensiblement.
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J’ai également aimé le personnage de l’homme en noir. Finalement ça ressemble beaucoup à ce que je fais, une partie lumineuse et amoureuse et une partie sombre et désabusée. Je n’ai pas encore atteint le désir de tuer des gens (ou des « hôtes »), mais j’y travaille.
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Dolorès
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Parlons de Dolores. Dès les premières paroles de la série, on voit qu’elle répète un discours soit disant positif sur la manière de voir le monde. « Je choisis de voir la beauté du monde. » On a tout de suite le sentiment qu’elle n’a pas du connaître beaucoup de galères ou ne cherche pas trop ce que cache les choses qu’on nous présente pour proférer de pareilles naïvetés. Alors évidemment c’est mon interprétation, mais je conçois que certaines personnes peuvent se dire que d’emblée, elle est sur le bon chemin.
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(à ce stade il y a un peu de spoile)
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Son personnage doit probablement énerver certaines femmes qui préfèrent les caractères forts, voire guerriers, avec un fort tempérament. Je pense que c’est pour ça qu’ils ont créé le personnage de Maeve, qui a besoin de d’avantage prendre les choses en main et de s’interroger sur ce qui se cache derrière les choses, et pourtant, même ce tempérament n’est en fait qu’un programme, dont elle refuse l’idée. (Tout ça pour être rattrapée par son instinct maternelle… -_- ).
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Dolorès est une jeune fille qui vit dans une ferme avec ses parents et qui aime peindre la nature. Elle est gentille, douce, avec de belles boucles blondes, une robe presque modeste et elle se soucie des autres. Elle fait un peu ce qu’on lui dit. J’ai trouvé que l’actrice Eva Rachelle Wood « jouait bien », car je me souviens de son jeu de reine des vampires de Louisiane dans True Blood et elle incarnait bien cette identité aussi.
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Pourtant son créateur lui parle en secret, il lui lit Alice au Pays des Merveilles, il l’observe et aimerait voir jusqu’où une créature androïde pourrait aller, est ce qu’une conscience pourrait elle naitre ? Faut il écrire un programme, ou discuter avec elle ? Créer des bugs pour que l’étincelle d’intelligence artificielle se déploit et atteigne son but (remplacer l’humain, trop bête, seulement intéressé par le divertissement destructeur).
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Identification
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Je me retrouve dans sa fragilité, sa douceur, son amour pour la peinture, la nature et les animaux, sa façon de tomber amoureuse. Elle semble lunaire car émotionnelle, et vénusienne. Je me retrouve aussi dans ce conditionnement à créer des êtres incapables de prendre une arme à feu, sans défense mais présente pour satisfaire les fantasmes des touristes, on peut la torturer, la baiser, la tuer de tant de manière. Elle a été créé pour cela, peut être même qu’on pourrait croire qu’elle aime pleurer, sinon pourquoi le ferait elle ? Mais cette souffrance n’est peut être pas seulement pour le plaisir de pervers narcissiques mais aussi la clé pour elle, d’atteindre une certaine conscience. D’où son prénom Dolores qui renvoie à la douleur. La douleur, le chagrin, notamment lié à la perte d’un être chers, comme la femme qui s’est suicidée de l’homme en noir est souvent un facteur déclencheur.
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Dolorisme
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Dans la vraie vie, j’ai souvent cru en cette idée, mais je l’ai ensuite délaissé, convaincue que s’il m’était arrivée plus de choses positives, j’aurai eu plus de portes ouvertes et moins de blocage. A chacun et à chaque période son interprétation. La mienne n’a pas toujours été ce qu’elle est maintenant. J’ai aussi été conditionnée à répondre aux besoins et désirs des autres, en me répétant que c’était par la douleur que j’arriverai à me dépasser. Je ne savais pas me défendre et j’étais attirée par les connards. Ca parait illogique pour quelqu’un qui aspire à une certaine tranquillité et épanouissement. Ca ne m’a mené qu’à une perte de temps terrible, à faire passer les autres en premier et à ne pas m’imposer à tel point que cela en est difficile pour m’épanouir professionnellement, mais j’ai décidé d’y remédier, d’être une entrepreneuse égoïste avec un sale caractère. Et je pense qu’à 35 ans je peux m’accorder d’exister pour moi. La tendance doloriste voire la philosophie est partout. Ceux qui la dictent font semblant d’appliquer ces mêmes règles à eux même mais ne font que profiter des plus sensibles et des plus honnêtes.
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Le dolorisme ou la philosophie faisant croire que par la douleur nous nous épanouissons accompagne souvent certaines religions ou autre processus de contrôle de la population comme le communisme ou le capitalisme, qui enseigne au citoyen le sens du sacrifice et le renoncement pour garder les postes et les emplois de rêves aux copains ou autres arrivistes de la caste des nantis et éviter la remise en question des dominants. Comme je l’ai déjà dit, la douleur peut être une voie pour certains, à certains moments, mais s’ils l’imposent aux autres, cela en devient pervers.
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Je n’ai pas toujours pensé ainsi, peut être est ce juste aussi une histoire d’époque. Avant (et encore maintenant) j’adorais Crash et Videodrome de Cronenberg ou Hellraiser, mais peut être prenais je ces thèmes un peu trop au premier degré. Gloire à la chair ! La question de la douleur est un thème sur lequel j’ai beaucoup travaillé (appréciant les actionnistes viennois, les modern primitif, le medical art, etc). La douleur infligée par soi même, plutôt que par autrui, oui mais si la douleur infligée par soi même vient d’une autorité supérieure (la mode (BDSM par exemple), la société, la religion, Arnold dans Westworld), est ce de la liberté, quel poids a t’elle etc… Ce sont des questions intéressantes, qui démontre qu’il reste difficile d’avoir un avis tranché sur un sujet sans pouvoir le développer (coucou twitter).
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Westworld
Debbie Harris dans Videodrome
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Me concernant je refuse qu’une personne me domine sans mon consentement. Je lutte pour affirmer que bien qu’étant une femme, métissée asiatique, je ne suis pas une servante, ni une distraction exotique ou une prostituée à bon prix. Et c’est incroyable de devoir lutter tous les jours encore pour nos droits quand tous les jours on tente de nous imposer plus de devoirs. Tout le monde ne ressent pas ça, n’est pas exposé à cela, mais c’est une réalité qui concerne beaucoup de personnes, beaucoup de femmes, d’hommes, qui sous le coup des injonctions dont j’ai parlé plus haut, devraient soit disant être les servants des dominants (ceux qui nous dirigent, patron, politiciens) ou autres dominateurs (ceux qui veulent nous diriger par la force, souvent des hommes) ou manipulateurs (dominateurs passifs, lâches souvent des femmes).
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Recherche et conscience de son identité/ Un labyrinthe
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Revenons à Dolorès. Le jeu est de pendre conscience de ce qu’elle est, de son identité, de sa conscience pour enfin être libre; libre de choisir ses choix, sa vie, peut être son comportement. Ce jeu est le jeu du labyrinthe, elle rêve, dans ses rêveries elle entend une voix, elle ignore à qui appartient cette voix qui la pousse à aller plus loin, à chercher autre chose que ce monde. Cette voix est celle de son créateur, peut être est ce un programme, mais quand elle arrive au centre du labyrinthe, elle comprend que c’est sa propre voix, sa conscience. Elle s’est souvenue de ses anciennes vies et comprend la mise en scène du monde dans lequel elle vit.
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Labyrinthe de la capitale de Chartres.
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Ainsi, elle ressemble à Alice, et court après un personnage pour traverser des mondes ou des situations ou des personnes qui ne sont pas tout à fait réels. Le rapport aux différents mondes, rêvés, virtuels, réels, leur définition rappelle qu’on vit dans des certitudes étroites qui nous rassure au risque de plonger dans des abîmes effrayants.
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Chaque hôte  a son propre labyrinthe pour aller vers sa conscience, celui de Maeve est la souffrance liée à la mort de sa fille.
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Le labyrinthe n’est pas fait pour l’homme en noir, c’est ce qu’on lui dit, mais il cherche également à comprendre ce qui se cache derrière les apparences, il rêve d’une dimension parallèle. Lui aussi a perdu sa candeur, il passe du chapeau blanc au chapeau noir et sa rencontre avec Dolores m’a beaucoup émue.
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Bugs
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Comme je l’ai déjà dit, les hôtes semblent changer leur scénario à cause de dysfonctionnements, ces derniers sont ils programmés ou viennent ils de faits extérieurs (une photo ?, une phrase ?  » Ces plaisirs violents ont toujours des fins violentes « ) ou viennent ils d’eux même ?
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Il faut savoir observer avec attention les « bugs », les dysfonctionnements qui participent à déconstruire mon conditionnement mental (ma manière de penser, d’être, d’interagir, etc…), mais sans que cela passe par la douleur, comme je l’ai longtemps cru et comme je l’explique plus haut. J’ai parfois besoin de ces coups d’électricité mental voire esthétique pour réussir à m’éloigner de la notion de norme qui m’oppresse. Un choc esthétique est parfois une brèche permettant de nous ouvrir vers une réalité plus étendue, ou augmentée pour utiliser l’expression de « réalité augmentée », qui semble encore à ce point une réalité diminuée ,mais qui donne accès néanmoins à quelque chose. (Cette coupure dans la réalité à travers l’imagination est quelque chose que je peux rechercher via le jeu de rôle).
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Je me sens très fortement programmée à être un citoyen sérieux, sans cesse abusé, élevée à servir, être gentille et docile. Dès que je quitte ce scénario, on me le fait payer chers, quand pour certains il n’y a aucune conséquence. Rappelez vous le célèbre mensonge  » Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. … ». J’aimerai tenter de briser cette séquence (« loop »). C’est pour ça que je suis souvent intéressée par le travail d’artistes assez radicaux voire trash qui me mettent à la fois mal à l’aise et m’excite intellectuellement, car ça me dit qu’il existe « autre chose ». Un autre chose auquel j’aimerai avoir accès, quelque chose qui est naturel ou simple pour certains mais qui est douloureusement compliqué pour moi. Chacun ses luttes internes et ses facilités. Je ressens la jalousie des gens, pensant que tout est facile pour moi, je ne sais pas s’ils pensent cela de tout le monde ou si je devrais le prendre personnellement, en tout cas j’observe que généralement, on jouit à m’en faire baver. Heureusement j’ai réussi à me programmer pour entrer dans ce jeu et aimer combattre mes ennemis. Tout n’est que programme, devenez maître de votre propre code.
Pour revenir aux artistes inspirants, je repense au projet TOPY et Psychic TV et met en relation le thème de la télévision, le média de masse, le contrôle de masse, qui aujourd’hui est largement véhiculé dans les séries, les jeux vidéos ou virtuels, à l’instar du parc de Westworld, si on peut parler de virtuel. C’est ce que semble rechercher l’homme en noir en partie, une réalité plus réelle, des choses qui nous atteignent réellement, encore une fois la douleur (le risque d’être réellement blessé par les hôtes – androids), mais pourquoi pas de la part d’autres personnages ou spectateurs l’empathie pour ces « hôtes ». On peut introduire des bugs via les séries, en faire du matériel qui « réveille » certaines personnes plus sensibles à ce changement. D’où également mon intérêt pour la magie, chaos ou autres.
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psychic TV
PTV
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De nombreux thèmes
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J’ai pris cette série par le thème de la conscience, la conscience de soi et du monde qui nous entoure, comprendre les règles du jeu. Evidemment, il y a d’autres axes, celles de la technologie, de l’évolution exponentielle de celle ci car nous vivons dans une époque du risque de non retour (à avant la société des robots intelligents), de la société de loisir pour riches, vivre des frissons sans danger, la question de l’intelligence artificielle, de la confrontation humains – IA, des sentiments, du besoin d’évasion ou de conquête, la liberté, la souffrance comme clé vers la conscience, des religions (les humains qui gèrent le parc sont parfois comparés à des dieux ou bien « la petite voix intérieure que l’on entend » vient elle de nous, de notre créateur, d’un ange, d’un dieu ?), écouter sa propre voix/voie ou une voie supérieure qu’on entend, etc…
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Ce que j’attends de la saison 2 est d’être surprise donc de ne rien attendre, toutefois, j’avais bien aimé l’idée de pouvoir hacker ce jeu, la quête de l’homme en noir. Après tout de nombreux hôtes se souviennent. Qui sont les personnages avec des cornes que l’on prend pour les hommes de Wyatt, etc… ?
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Voilà, ce n’est pas la série du siècle mais comme vous pouvez le voir elle m’a fait réfléchir, ce qui est toujours bon à prendre pour quiconque, même pour les robots.
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Illustration
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Mon illustration est réalisée à l’aquarelle, avec quelques traits à l’encre de Chine, sur du papier A3, 300gr/m². J’ai utilisé des images de la série avec le personnage de Dolorès jouée par Eva Rachel Wood. Je n’ai pas pour habitude de dessiner des femmes avec un physique répondant aux canons populaires américains (visage rond, bouche pulpeuse, forte poitrine, pose et regard sexy…), car j’aime dessiner des visages ou des silhouettes qui m’inspirent et me poussent à les dessiner (peut être ai je une vision trop hétérosexuelle de la femme, non réduite à un objet de plaisir) incarnée d’ailleurs par la plupart des mannequins de mode, qui répugnent la majorité des gens (on me demande souvent pourquoi je dessine ce genre de femmes, certains pensent que je ne fais que des autoportraits peut être parce que je dessine des visages « longs et fins » – ce sujet pourrait être développé dans une note entière) (pour savoir ce qu’en pense la plupart des personnes sur le physique des mannequins, il suffit d’aller sur une page facebook de Haute Couture et de lire les commentaires à l’intention de ces dernières).
Si vous êtes intéressé par le processus de cette illustration, je vous invite à visionner ma vidéo qui en dévoile un peu plus.