Holy Mane expose à la Chapelle de la Suche (3)

Holy Mane expose à la Chapelle de la Suche (3)

Voici un mois que mon exposition à la Chapelle de la Suche est terminée. Ce fut jusqu’à ce jour, ma plus belle exposition, dans un écrin de choix.

Elle avait lieu du 6 août au 5 septembre 2021. J’ajoute quelques photos de ce mois incroyable pour mes peintures :

 

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Exposition place des Vosges – Ete des artistes 2021

Exposition place des Vosges – Ete des artistes 2021

Retrouvez mon stand les samedis 10 juillet et 31 juillet 2021 sur la place des Vosges d’Epinal.
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Depuis 2016, je participe à l’Eté des Artistes, événement organisé par Pigment’T, mais je n’avais pas participé à celui de l’année dernière.
Retrouvez mes participations de 2016 et 2018 ou les videos de 2016 , juillet 2018 et août 2018.
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Sur mon stand, vous trouverez mes peintures originales, mais aussi des impressions format poster (A3) et format cartes postales. Il y aura aussi mon livre de coloriage, des bijoux d’art textile et des estampes de gravures. Vous pouvez déjà retrouver toutes ces oeuvres dans la rubrique boutique.
Il y aura des peintures originales mais aussi des foulards en démonstration, c’est à dire que vous pourrez les voir, mais il faudra les acheter sur le site Redbubble. Je vous montre ces foulards ici et vous explique comment aller sur le site ici.
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Voici des photos de mon stand de l’été des artistes de 2019.
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J’aurai également un stand le lendemain, le dimanche 11 juillet aux Voivres !
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La solidarité travestie en concours de propagande idéologique.

La solidarité travestie en concours de propagande idéologique.

Coup de communication de l’État en faveur de la Culture, celui-ci annonce un « plan de relance » permettant aux artistes de ne pas trop la ramener concernant leur baisse de revenus pendant les mois d’interdiction de pouvoir travailler.

Ainsi l’annonce d’une commande de 30 millions d’euros aux jeunes artistes montre comment la France ne laisse pas tomber ses artistes.
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.Alfons Mucha peignant son épopée slave, juste pour mettre une belle image

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Artistes

Mais qu’est ce qu’un artiste ?

Concrètement (fiscalement dans le cas de la France), il s’agit de tous travailleurs qui vend (donc déclare) des œuvres ou des services artistiques, mais aussi toute la chaîne de travail permettant à ces artistes de proposer leur création. Dans le cas des comédiens et des musiciens, il faut donc compter les techniciens comme les ingénieurs du son, les régisseurs de salles de spectacles, les cameramen de plateaux télévision, etc. Cette catégorie vague peut donc concerner le clown qui propose des animations dans les hôpitaux, comme le présentateur télé, le graphiste qui met en page des menus de restaurant, le correcteur orthographique d’un article sur les verrues plantaires, le dessinateur de bande dessiné ou le peintre du dimanche qui expose à la foire à la saucisse (je parle de moi).
(edit : pendant les régionales, la gauche a présenté un tract journal prenant la défense de la culture en rappelant la nécessité de rouvrir les lieux de culture, notamment « les discothèques ». )

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La commande, intitulée « Mondes nouveaux » précise :

« Le présent appel se donne pour objectif de sélectionner des artistes ou collectifs d’artistes, français ou résidents en France, dans les disciplines suivantes : arts visuels, musique, spectacle vivant, écritures, design et arts appliqués. »

Revenus artistiques

Pour la plupart de ces artistes, pouvoir tirer un revenu régulier permettant de subvenir à leurs besoins matériels était déjà une énorme galère bien avant les confinements.

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Trouver des clients ou prestataires n’est pas toujours facile, certains artistes dépendent parfois d’un seul client, notamment le parc Disneyland Paris engageant sous des conditions abusives des décorateurs de spectacles et autres comédiens réduits à rembourser leurs cours de théâtre en portant des costumes Mickey Mouse lors des parades. Certains animateurs d’émissions de divertissement ou stars de télé-réalité gagnent très bien leurs vies, (pour relativiser son salaire rapporté par Stéphane Guillon (un contrat de 250 millions pour 5 ans, soit plus de 215 000 € par mois), Cyril Hanouna se défend en indiquant que Claire Chazal gagnait 120 000 € par mois) tandis que des sculpteurs sur pierre tentent de faire valoir leurs qualité face à la mode et l’économie des sculptures en impressions numériques. La précarité des artistes réside aussi dans la nécessité de faire comprendre que l’art est un vrai métier qui mérite une vraie rémunération (et non un affichage « ça te fera de la pub »).

Le cas des illustrateurs de bandes dessinées est assez symptomatique. Le secteur marche très bien, de nombreuses BD sortent chaque année avec des chiffres de vente en expansion, mais certains éditeurs font de moins en moins leur travail de promotion et payent de moins en moins les illustrateurs (environ 8% du prix d’une BD soit moins de 2€ pour un album vendu 20€, pour des mois de travail où il faut bien payer son loyer).

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Ce problème est souvent évoqué lors du festival de bande dessiné d’Angoulême sans que des mesures concrètes soient réellement appliquées. La presse aime aussi parler des revendications des « intermittents du spectacle ». Là aussi, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne et une représentation théâtrale ou musicale n’est souvent que la phase qui cache les heures et les heures de répétitions, souvent entendu comme du travail invisible mais pourtant réel. Ceux qui viennent de familles privilégiées en capital économique (les moyens) et social (les relations) auront plus facilement le loisir de travailler dans de bonnes conditions matérielles avec les contacts permettant la tenue d’un spectacle et la garantie d’un public, tandis que ceux qui doivent penser à économiser chaque centime pour continuer de payer leur loyer abandonneront peut être une carrière réservée finalement à un entre soi qui met rarement en avant les classes moins privilégiées.

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Compétition

Heureusement, l’État est là pour montrer son soutien « en même temps » qu’il brandit des barrières créatives, administratives et matérielles à la majorité des artistes.

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Le journal Le Monde diffuse cette publicité en présentant :

« Cette « grande commande artistique » avait été promise par le gouvernement lors de la présentation, le 3 septembre 2020, du plan de relance, doté de 100 milliards d’euros, dont 2 milliards pour la culture. »

On découvre ensuite qu’il s’agit d’un concours « les candidats doivent soumettre leur projet à un comité artistique ». Les concours sont une méthode bien appréciée des capitalistes. Appliquer la compétition tout en enrobant l’opération d’épithète « solidaire ». Alors que les institutions sont capables de réclamer à chaque artiste les taxes qu’ils doivent payer, celles-ci semblent moins capables de retrouver ces personnes pour vraiment les aider de façon plus équitables. Ainsi, alors que chaque « cotisant » pourrait se voir aidé, il n’y aura en réalité qu’une aide pour quelques personnes sélectionnées. Cela n’a rien d’un plan de relance, cela n’a rien à voir avec de la solidarité. Le capitalisme impose son paradigme du « que le meilleur gagne tout en fournissant les dés pipés », remplaçant les luttes sociales du « donner à ceux qui en ont besoin » sur l’exemple de la sécurité sociale.

Cette logique se retrouve dans les formes de « philanthrocapitalismes » de mentalité américaine qui déverse de l’argent pour contourner les structures démocratiques en place et imposer des contreparties, des idéologies et des idées dignes des pires régimes totalitaires, en ancrant leur puissance et leur monopole, comme l’explique Vandana Shiva à propos des industries agricoles (et le brevetage des semences) notamment. Je parle de l’influence des Etats Unis et des philanthropes comme les Rockefeller dans l’art moderne et contemporain dans mon article « Faut il aimer l’art contemporain », paru dans le numéro 90 de la revue Rébellion.

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Cette commande publique ressemble à la majorité des commandes publiques (1 %, etc.), ateliers ou résidences d’artistes. Ces initiatives devraient être ouvertes, transparentes et accessibles à tous les artistes mais sont en réalité bien souvent un système d’entre soi institutionnel déguisé permettant de distribuer de l’argent public à ses relations et amis qui répètent à loisir les slogans « démocratie » ou « solidarité » (et maintenant « inclusivité ») pour cacher leur clientélisme arriviste, discriminatoire et profondément bourgeois.

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Jeunes

L’article du Monde poursuit en signalant la favorisation des jeunes :

« Dans les faits, aucun critère d’âge n’a été fixé pour répondre à cet « appel à manifestation d’intérêt » du ministère de la culture, même si « une attention particulière » sera portée aux jeunes créateurs, promet-on Rue de Valois. »

En gros on a le droit de participer mais pas de gagner, un peu comme dans la société démocratique capitaliste « parle toujours » plutôt que « ferme ta gueule » en régime de dictature. L’adjectif « jeune » est assez particulier, surtout lorsqu’on sait qu’un artiste qui travaille depuis plus de 15 ans est souvent encore désigné comme un « jeune artiste » ou un « jeune créateur ». Mais il n’a pourtant plus le droit aux aides réservées aux jeunes, car tout d’un coup il n’est plus jeune. Toujours trop jeune pour recevoir une rémunération juste, mais plus assez jeune pour avoir les « aides pour les jeunes ». C’est magique, c’est un peu comme le « face je gagne, pile tu perds ».

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Mondes nouveaux

Le document PDF de présentation de la commande intitulée « Mondes Nouveaux » précise l’orientation artistique demandée.

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Sans surprise tout cela devra être progressiste et contre le passé. Cela peut sembler une évidence tant on est baigné dans cette idéologie imposant l’idée que le passé est forcément horrible et le futur forcément radieux, or l’histoire et le présent nous prouvent que les choix capitalistes amènent la planète et les êtres vivants vers la destruction, la dépression, l’accroissement des inégalités entre riches et pauvres, les extinctions de masse des espèces, les catastrophes climatiques, la plastification des océans, la violence, etc…

« Une évidence s’impose à celles et ceux qui s’efforcent d’en dégager la portée historique : tout est à refaire. »

«  pour tâcher de tirer un bilan du passé »

«  Des mondes nouveaux, riches de promesses. Car peut-être a-t-on oublié que les artistes, les créatrices et créateurs étaient les mieux à même de répondre à nos aspirations, les acteurs essentiels de nos transformations, les meilleurs interprètes, aussi, du tremblement du temps. »

« au cœur d’un monde qui a pour mission de se reconstruire. »

Pourtant pour reconstruire, il ne faut pas le faire avec les mêmes logiques capitalistes qui ont mené au chaos actuel.
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Désacraliser la Sainte Chapelle

Les artistes sont invités à proposer des projets « en résonance avec un ou des sites du patrimoine architectural, historique et naturel ».

« Afin que ces créations puissent dialoguer avec des espaces emblématiques, les créateurs qui le souhaiteront pourront proposer des projets en résonance avec un ou des sites du patrimoine architectural, historique et naturel relevant du Centre des monuments nationaux (CMN) ou du Conservatoire du Littoral (CdL). « 

La volonté de cette commande est de mettre les œuvres proposées en relation avec des endroits de nature ou des œuvres du passé (églises, châteaux, littoraux,…). On devine clairement la volonté d’insulter ces merveilles pour les réduire à la vision progressiste de l’idéologie souhaitant « déconstruire le passé » (et la nature).

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Jury

Pour être sélectionné, il faudra envoyer un dossier comprenant la formation et le parcours artistique. Comme la plupart des CV, cela permettra de voir par quels entre-sois institutionnels (écoles des Beaux Arts, Fondations privées, musées publiques,…) et idéologiques le candidat a été formaté. Il faudra aussi qu’il rédige une note d’intention de l’œuvre qu’il souhaite réaliser. Le dépôt des dossiers sera disponible le 28 juin (soit la semaine prochaine).

Les candidats sélectionnés pourront recevoir jusque 10 000 € pour créer leur œuvre.

La sélection sera décidé par un comité artistique qui pourra également proposer un accompagnement.

« Celui-ci est composé de neuf professionnels de l’art, parmi lesquels le chorégraphe Noé Soulier, le musicien Bruno Messina, le plasticien Julien Creuzet, le philosophe Ronan de Calan, la directrice de la Villa Gillet, Lucie Campos, la responsable de Lille Design, Caroline Naphegyi, Rebecca Lamarche-Vadel, la directrice de la Fondation d’entreprise Galeries Lafayette, ou encore Chloé Siganos, la directrice des spectacles vivants au Centre Pompidou.«

J’aurai aimé étudier en détail le profil de chaque personne de ce jury (et si vous voulez contribuer à cette analyse n’hésitez pas), mais je vais me pencher sur mon domaine « de compétence », celui des arts plastiques en regardant un peu le parcours de Julien Creuzet.

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Oeuvre de l’artiste plasticien Julien Creuzet
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Un article de mixtemagazine titre :

« « Exposées à la FIAC et la Frieze de Londres, ses œuvres, chargées d’histoire coloniale, proposent une vision riche et composite du monde qui n’est pas sans confronter l’art et la pensée occidentale à leur ethnocentrisme. »«

On a donc affaire à des œuvres et des démarches dénonçant « l’ethnocentrisme de la pensée occidentale ». Cela ressemble à un dogme à répéter, que je retrouve souvent de la part des artistes, professeurs et intervenants des écoles des Beaux Arts et autre médias dominants.

« il pratique un art hétérogène et réflexif dont les pièces ne sont certes pas systématiquement grandes, mais presque toujours immersives (parfois littéralement : il pratique la VR) »

La technologie est bien évidemment valorisée, les casques de réalité virtuelles s’inscrivant parfaitement dans le monde-machine de smart-cities et économies virtuelles encouragées par le patron de DAVOS favorable au transhumaniste.

«  » Je pense que mon émotion est caribéenne. En même temps, elle est profondément urbaine, dans le sens où j’ai beaucoup d’affection pour le bouillonnement des grandes villes, l’agitation, la diversité, la poussière, les détritus. »

Encore une fois, il ne s’agit pas de promouvoir des cultures autochtones traditionnelles, mais de faire la promotion de l’urbanité, de la ville moderne.

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.Oeuvre de l’artiste plasticien Julien Creuzet

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« M. Est-ce que la reconsidération des œuvres du passé fait partie des missions de la décolonisation de l’art et des esprits ? Que penses-tu, par exemple, des débats sur le corps indigène chez Gauguin ?

J. C. C’est un exemple intéressant. Aujourd’hui, les États-Uniens se posent la question : doit-on montrer les œuvres de Gauguin ? Est-ce que ce n’était pas un pédophile raciste, d’un white male ayant décidé d’abuser de jeunes filles et d’exotisme ? Dans les monuments parisiens, les choses à requestionner sont nombreuses également : la place de la Concorde, les lions comme symboles royaux, ou ne serait-ce que la place de l’or, qui est partout dans l’art hexagonal sans jamais avoir été produit dans des sols purement français. On ne manque pas de choses à requestionner – y compris la restitution des œuvres à l’Afrique. On nous dit qu’il faut des infrastructures, des musées. Mais ces œuvres n’étaient pas non plus faites pour être pérennisées : elles avaient des fonctions, des usages sociaux, que l’on ne pratique voire ne connaît plus. La pérennité des œuvres d’art est purement occidentale. »

On reconnaît ici encore les slogans idéologiques formatés des institutions artistiques qu’on retrouve chez l’intervenant aux Beaux Arts de Cergy, Geoffroy de Lagasnerie, que je critiquais déjà dans un article écrit l’an dernier, puis plus en détails dans l’article publié dans le numéro 90 de la revue Rébellion :

- vision occidentale (donc mauvaise) de la pérennité des œuvres (dogme idéologique que j’ai retrouvé dans le magazine Sciences & Vie consacré au patrimoine),

- diabolisation du passé, de l’histoire, du patrimoine,

- déconstruction des musées,

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.Oeuvre de l’artiste plasticien Julien Creuzet

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« M. Ces questionnements multiples, leur trouves-tu des réponses ? Sur la restitution des œuvres, par exemple ?

J. C. Si on veut y répondre, je crois qu’il faut d’abord qu’on se demande ce qu’est une œuvre d’art aujourd’hui. Quand on considère l’état économique, climatique, humanitaire du monde, faut-il construire des musées qui coûtent de l’argent, prennent beaucoup de place en stockage, sans parler de la spéculation du marché de l’art ? Est-ce qu’il n’y a pas là une forme d’indécence ? Je crois qu’il y a un nouveau format muséal à inventer, que les collections d’art qui ont marqué l’Histoire et sont nourries du pillage, du vol ou de la duperie, doivent être remises en question. Il faudrait trouver de nouvelles modalités muséales. C’est peut-être une pensée utopique, mais un musée du monde, pourquoi pas itinérant, avec une collection à l’échelle internationale et qui voyagerait sans cesse, ce serait intéressant. »

Tout cela s’inscrit dans le projet déjà évoqué dans d’autres articles de la destruction des œuvres du passé, de l’histoire, de l’héritage, de toute chose permettant de comprendre l’humanité, sa filiation… Cette stratégie permet bien évidemment de rendre amnésique les peuples pour les soumettre aux nouvelles dictatures technologiques capitalistes que les entreprises, les banques, le marché spéculatif des crypto-monnaies et des NFT, les élites, « young leaders », chefs d’État et patrons de multinationales du forum économique mondial de Davos dirigé par Klaus Schwab, nous imposent.

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« La directrice du FMI s’est interrogée : qu’est-ce que « l’histoire retiendra de cette crise ? » Un grand retour en arrière ou cette « grande réinitialisation » ? »

Pour ces « élites » au pouvoir, il faut absolument rejeter son identité, son patrimoine culturel et génétique pour pouvoir mieux consommer les produits biotechnologiques qu’on nous proposera contre rémunération régulière.

Dans un article, Anselm Jappe écrit à propos des techniques de reproduction médicalement assistées :

 « Tout comme Monsanto avait fait sa fortune en stérilisant les semences pour pouvoir les revendre tous les ans, les tentatives de banaliser l’hétéronomie reproductive ressemblent bien à une tentative de nous forcer à devoir acheter nos propres enfants »  à commenté une personne bien avertie. »

C’est pourquoi parler d’art contemporain pourrait sembler un sujet qui n’intéresse que peu de gens, pourtant la propagande qu’il permet s’inscrit dans une logique globale de remplacement de tout ce qui permet aux humains de vivre dans leurs diversités, leurs identités, leurs autonomies et leurs dignités.

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Toutes ces choses me poussent à vouloir lutter pour la sauvegarde de notre héritage humain, de l’histoire des hommes et des femmes. Cela me force à vouloir protéger les œuvres d’art, les créations et les joyaux architecturaux, témoins d’un savoir faire aujourd’hui oublié, ringardisé, diabolisé. Le Beau n’est pas seulement interdit, il doit être effacé par cette idéologie du progrès, qui n’est que le progrès, à l’instar de la croissance, de la fortune des humains les plus psychopathes sans limite pour l’hubris, se cachant derrière un « philanthropisme » mesquin et destructeur. Aujourd’hui en France, la destruction de l’Histoire, passe notamment par l’égorgement de professeurs d’histoire, avec une soumission ou une complaisance des pouvoirs publiques pour la montée de ces menaces (alors que le pouvoir sait prendre des mesures fortes et inacceptables pour les gilets jaunes réclamant plus de justices sociales).

« . Es-tu satisfait des conditions dans lesquelles il t’est permis de travailler en tant qu’artiste en France aujourd’hui ?

J. C. De nos jours, en France, il est possible en venant de diverses classes sociales, d’économies différentes, d’intégrer une école des Beaux-Arts pour y recevoir un enseignement de niveau master 2, pour très peu d’argent me semble-t-il. »

L’artiste remercie le système qui l’a porté et ses institutions, sauf que ce qu’il avance n’est pas tout à fait vrai. Cette réponse est un peu dans le style du « tout le monde peut participer, mais on ne sélectionnera que les jeunes ». De nombreuses personnes issues des classes défavorisées ne savent pas qu’on peut intégrer les Beaux Arts et ce n’est pas sûr d’être pris sans avoir la culture bourgeoise nécessaire pour la sélection.

Même moi, qui ne me trouve pas totalement inculte et incapable de créer et formuler une pensée critique, je n’ai pas cette culture qui m’a permis d’intégrer ces écoles. L’art est inenvisageable pour les classes « populaires ». Et c’est d’ailleurs pourquoi ma famille m’a renié. Ce rejet du noyau familial est très contraignant et fait que peu de jeunes osent choisir cette voie artistique.

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Je tiens à préciser que je n’ai rien contre l’artiste, la personne ou ses œuvres. Chacun a le droit de créer ce qu’il veut mais je critique et dénonce l’idéologie qu’il porte (consciemment ou non). Lui même, dans une de ses réponses semble vouloir s’extraire des cases ou hashtags (« migration », « décoloniaux ») dans lesquelles les médias et les institutions veulent l’assigner.

« M. Ces questions d’histoire et de migrations, de personnes ou de matériaux, sont-elles au centre de ton œuvre ?

J. C. Précisément, le mot que je n’ai pas employé, c’est “migration”. C’est toi qui le dis et qui projettes une vision de ma pratique, ce qui me semble important à soulever. On a parlé d’une certaine idée de la culture, de géographies différentes, mais pas de la migration.

On peut bien sûr en débattre ! Je ne refuse pas le mot, loin de là, mais on m’en parle beaucoup, et je pense que c’est lié au fait que je suis racisé. C’est comme si je parlais de la migration malgré moi.

M. Un autre terme t’a été plusieurs fois associé, c’est “décolonial”. Peux-tu nous en dire plus ? Qu’est-ce que l’art décolonial ?

J. C. Encore une catégorie ! Cela vient des gens qui pensent par le prisme académique et qui créent une nouvelle case. On entend aussi souvent “post-colonial”, comme s’il y avait un après possible à l’histoire coloniale… Décoloniser, ça veut dire décharger, disséquer, décortiquer tout ce qui, dans notre culture, notre langage, a été colonisé. C’est comprendre ce qu’est un individu racisé, et que quelque chose a été transmis – par le sang, par la culture, par d’autres moyens encore. »

Ainsi, cet artiste est lui aussi d’une certaine façon victime de cette dictature idéologique, car on l’enferme dans le cliché tendance du moment (le « décolonialisme ») plutôt que de prendre en compte sa personnalité et sa singularité. Il est peut être conscient qu’il est un kleenex interchangeable par un même « racisé » au discours semblable sortant de l’usine idéologique des institutions artistiques. Pendant des années, j’ai moi même voulu m’exprimer sincèrement sur les combats qui m’animent.

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.Oeuvre de l’artiste plasticien Julien Creuzet

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J’ai toujours essayé de « bien faire », de « faire plaisir », de suivre ce qu’il fallait. J’ai essayé de dessiner des personnages comme il fallait, d’avoir un style plus « commercial », plus souriant, plus coloré, plus familial, plus bourgeois, mais finalement j’ai toujours été exclue de cette « culture », la seule légitime, la seule qui permette d’avoir des clients, d’exposer dans des lieux « prestigieux », qui permet d’avoir des contrats… Je ne suis pas la seule, et finalement nous sommes très nombreux à ne pas être conformes, qu’il s’agisse d’artistes graveurs comme Aude de Kerros, ou d’artistes à la rue, nous sommes la majorité à être exclus des opportunités.

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Il est alors urgent et nécessaire de construire des cultures alternatives, autonomes qui défendent des valeurs, questionnent le Beau sans le détruire, (contrairement à ceux qui dénoncent le Beau pour cacher leur manque de maîtrise et de goût), il est temps de reconstruire des cultures alternatives où toutes les classes, mêmes les plus populaires peuvent s’exprimer en dehors du rôle dans lesquels les élites financières veulent les réduire. Il est temps de retrouver de la sincérité, de la liberté d’expression, de la diversité d’opinion, de l’authenticité, de l’amour du Beau, de la technique apprise de l’histoire, de la vérité…

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Art Textile – Kali

Art Textile – Kali

Le froid soudain de l’automne tardif me donne besoin de m’emmitoufler. Mon corps perçoit l’humidité avant mon esprit. Les sens, négligés par les sociétés dites modernes me signalent que je dois adapter mon quotidien.
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Pourtant le mois de septembre est souvent un mois où s’agitent les projets. Je suis en recherche permanente de projets, mais aussi de temps pour les faire. C’est donc frustrant de ne pouvoir faire tout ce qu’on aimerait. J’étais très productive sur la peinture dernièrement, puis je dois écrire un article qui me pousse à faire des recherches, tout ça alors que j’étais dans une phase d’ouverture sensorielle, c’est à dire où je me mettais dans une phase réceptive, vers la nature, la méditation, l’imagination du jeu de rôle et loin des écrans,… Il faut que j’accepte les choses comme elles viennent si elles suivent les cycles supérieurs (de la nature avec les saisons, de la lune, de Kali,…).
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Le British Museum ouvre une exposition sur le Tantra. Une exposition que j’adorerais visiter.

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Cela me pousse à reparler de mon travail textile que j’avais fait pour l’exposition Erotic Art de Plombières-les-Bains pour février 2018.
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Lors de la création de cette toile peinte et brodée, je m’étais replongée dans l’inspiration de Kali, déesse indienne qui m’est apparue il y a plus de vingt ans avec une certaine puissance et qui ne cesse d’être présente pour m’aider à puiser de la force de vie, de transformation et de mort (symbolique). J’avais partagé cette note en janvier 2018 sur Kali la noire.
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A sa relecture, je m’aperçois que je suis de nouveau dans ce « stress » de septembre qui veut m’amener sur de nombreux projets, alors que je dois prendre le temps de maturer chaque chose une fois à la suite (à peu près). La nature, c’est aussi les saisons et l’expérience douloureuse de l’inconfort et du froid. Il y a des leçons à en tirer, et généralement elles sont de prendre le temps d’écouter son corps, pour pouvoir écouter son esprit et sa sensibilité, mais tout cela est à l’inverse du calendrier du monde moderne productiviste.
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Pour créer cette toile représentant Kali dans un acte sexuel sur Shiva, posé sur une peau de tigre, je m’étais imprégnée de ses énergies. Kali a plusieurs facettes, c’est pourquoi elle est d’une certaine façon lunaire. Elle représente le cycle de la vie, de la mort, de la renaissance que peuvent représenter les différentes phases de la Lune. Kali a quatre bras, dans certaine versions, l’un d’eux porte une épée courbe, un réceptacle, une tête de démon tranchée et une faucille.
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La faucille, dans le symbolisme européen d’origine greco-romaine rappelle Chronos, le temps et la destinée, assimilée à Cronos qui porte la faucille avec laquelle il tranche le sexe de son père, et dévore ses enfants (qui est une phase de l’Alchimie) puis assimilée à Saturne (qui donne ces aspects astrologiques aux personnes nées sous cette étoile). Dans le symbolisme occidental, la faucille est l’attribut de Saturne, et représente la Mort qui fauche les humains. La mort est souvent représentée comme un squelette dans un vêtement noir à grande capuche, tenant une faux et parfois un sablier symbolisant le temps qui passe. On retrouve cette figure (sans le sablier) dans l’arcane XIII du tarot de Marseille : l’arcane sans nom.

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Cette Mort n’est pas toujours la mort physique de personne mais représente la fin d’un cycle, la fin de quelque chose, et cela peut aboutir par une renaissance. En Astrologie, c’est à dire dans le symbolisme européen d’influence greco-romaine, egyptienne et mésopotamienne, (mélangé d’autres influences perses, arabes, chinoises et indiennes,…), Saturne représente la rigueur, la sévérité, le discernement : il est là pour trancher les idées, être radical. C’est pourquoi son influence peut être importante lorsque nous avons besoin de « passer à autre chose », « faire le deuil de quelque chose », « éliminer les scories qui nous empoisonnent », il peut aussi nous aider à dire adieu à nos contacts toxiques.
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On peut invoquer son influence quand on a besoin de discipline, de précision, de méticulosité. Saturne est souvent mal aimée car elle est associée à la Mort et dans nos sociétés modernes capitalistes on a tendance à vouloir cacher cela tout en en profitant pour en faire un business lucratif, alors que dans les sociétés traditionnelles, la mort doit être intégrée comme faisant partie de la vie. Même si cela s’apparente à de la tristesse quant à la perte d’une personne aimée, il faut la célébrer. Le Mexique est un pays qui célèbre magnifiquement ce sujet sans tabou. Le tabou est toujours quelque chose qui crée des névroses, des peurs et des fascinations, c’est pour ça qu’il est nécessaire de regarder la réalité comme elle est.
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J’avais créé un sigil personnel de Kali pour qu’elle m’accompagne dans mon quotidien. Je crée des sigils, talismans, objets de rituels et objets magiques avec ses énergies. Je peux éventuellement en créer sur commande personnalisée si cela vous intéresse.
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carte postale disponible dans ma boutique en ligne.

Kali est également une déesse guerrière comme Ishtar déesse assyro-babylonienne de l’Amour et de la Guerre. D’une façon moderne, on pourrait dire qu’elle ne se laisse pas dominer. Beaucoup de personnes ont d’ailleurs commenté le fait qu’elle s’accouple en étant au dessus de son parèdre, comme dans une position de domination. Pour ma part, ces commentaires ne sont pas ce qui m’intéresse le plus dans sa figure, mais c’est sûr que ça attire un certain public confondant spiritualité et sexualité. Car en effet, d’un point de vie occidentale, les sculptures indiennes érotiques peuvent paraître exotiques mais c’est surtout parce que chez nous la sexualité a longtemps été un tabou. Aujourd’hui elle est toujours plus ou moins mal comprise, mais selon moi c’est à cause d’un capitalisme qui rend les individus nombrilistes consommateurs de chair et de sexe rapide, souvent virtuel, c’est une vision très matérialiste qui prône la quantité à la qualité et oublie l’individu, l’esprit et le corps.
Vous trouverez plus d’informations sur ce sujet dans cet article :

« Tantra introduced a different idea. Rather than seeking pleasure as an end in itself, Tantra taught practitioners to harness the body and sensuality in order to unite with divinity and attain transformational power. Tantric sexual rites were also distinguished by their transgressive nature, engaging with the taboo rather than repressing it. »

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« Once attacked by colonial officials as perverse, since the 1960s Tantra as a tradition has been celebrated as the ‘art of sexual ecstasy’ in the West. Although Tantric visual culture features a proliferation of erotic images and many Tantric texts include descriptions of sexual rites, these make up only a small proportion of the content. While kama (‘desire’) was a principal goal of life according to mainstream Hinduism, one of the central aims of Tantric sex was to unite with divinity, rather than to seek pleasure for its own sake. Tantra validates the body and the sensual as a means of achieving liberation and generating power. »

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J’ai exposé cette toile pour une exposition sur le thème de l’érotisme, même si elle signifie bien plus que ça. On peut aussi dire que l’érotisme est bien plus importante que sa réduction à une simple stimulation sexuelle, très employée par le système de la publicité pour nous donner envie de consommer un produit miracle qui nous éloigne de nous mêmes. J’aimerai opérer sur un registre supérieur, plus sensible, artistique et spirituel.

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Merci au maire et au préfet des Vosges (avec le micro) pour leur présence à cette exposition.
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Merci à l’équipe d’Erotic Art de m’avoir invité trois années à exposer mes oeuvres.
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Merci aux musiciens présents pour nous faire redécouvrir un des instrument traditionnel de la région : l’épinette des Vosges.
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Holy Mane au marché d’automne

Holy Mane au marché d’automne

Comme l’année dernière, je serai présente pour le Marché d’Automne qui se tiendra le week end prochain !

 

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Je présenterai de nombreuses cartes postales, (comme celles sur les signes astrologiques) et cartes de voeux pour les fêtes. J’exposerai également quelques peintures nouvelles et des livres de coloriage qui peuvent être de bons cadeaux pour les achats de fin d’années !

Ou ? : 

Centre Culturel d’Epinal

4 rue claude gellée 88000

Quand ? :

samedi 9 Novembre de 9 h à 19 h
et dimanche 10 Novembre de 11 h à 17 h 00

 

Voici comment cela se passait l’an dernier :

 

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Exposition Holy Mane aux Imaginales 2019

Exposition Holy Mane aux Imaginales 2019

Cette année, vous pourrez me retrouver aux Imaginales 2019 !

J’expose au Centre Culturel, rue Claude Gellée près de la Basilique du 14 au 27 mai 2019.

Je partage le lieu avec Manu’Art, grand amateur de pop culture un brin nostalgique.

 

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Le vernissage devrait être, après divers changements, le samedi matin à 10h. Serez-vous disponible ?

Cela ne m’arrange pas car je devrais participer à la Fashion Night la veille, un événement dans la ville d’Epinal de 17h à minuit.

Ce n’est pas non plus vraiment une heure pour un vernissage festif, mais on m’a dit de façon définitive :  » Nous devons néanmoins respecter l’agenda de Monsieur le Maire. » (Ce qui me fait un peu me sentir dindon de la farce tant je déteste la subordination non rémunérée. )

Monsieur le maire qui était présent ainsi que toute l’équipe du festival pendant la conférence de presse dans la jolie salle de la BMI.

 

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A cette occasion, nous avons reçu les magazines de communication du festival :

 

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Voici donc mon exposition annoncée et intitulée « De Natures fantastiques », pour reprendre le thème des Imaginales qui est « Natures », et y ajouter ma participation au Fantastique. La nature et le fantastique sont omniprésents dans mon travail.

 

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Je présenterai ce texte expliquant un peu mon parcours, mon travail et ma démarche artistique.

 

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L’exposition est également annoncé dans ce journal :

 

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J’y présenterai 29 oeuvres, dont mes plus grands formats (73 x 100 cm), ce qui en fait ma plus grande exposition personnelle pour le moment.

Cela représente un travail énorme et j’espère que vous serez nombreux à découvrir en vrai et de plus près mes peintures !

 

 

 

Exposition Holy Mane au Casino de Plombières

Exposition Holy Mane au Casino de Plombières

Après les expositions Erotic Art, les stands « Plomb’art« , la manifestation « les peintres dans la rue« , et l’exposition » chez Achille Créations,…

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j’ai la très grande joie de vous annoncer le début de mon exposition personnelle au Casino de Plombières-les-Bains !

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Elle se déroule du 12 septembre au 2 novembre 2018.

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L’entrée du Casino est libre et gratuite et ouverte de 10h à 2h du matin. Vous aurez la possibilité d’accéder à la salle de spectacle, au restaurant ou aux salles de jeux, mais vous pouvez aussi simplement admirer mes oeuvres dans le bel écrin luxueux du Casino.

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Mes peintures sont visibles de l’extérieur via ces grandes fenêtres situées derrières moi.

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Ce Casino prend position dans l’ancien bâtiment rénové de la gare de Plombières-les-bains qui amenait autrefois des passages venu de Paris, pour leur offrir les joies du thermalisme, de la beauté des Vosges et des nombreuses manifestations fastueuses d’alors. Il a conservé cet esprit du voyage et du siècle dernier, le restaurant a notamment le style des anciens wagons.

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photos partagées par Philippe Heulluy

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Testé et approuvé !

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Napoléon III a fait beaucoup pour rendre populaire cette ville en s’intéressant aux anciens thermes romains. Il a construit de nouveaux thermes pour les curistes et autres amateurs de sources chaudes. J’aime personnellement ces villes thermales, où semblent danser des fantômes riches et des artistes du passé.

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La ville de Plombières a une aura magique et romantique, avec ses anciens immeubles tombant malheureusement en ruines et sa nature vosgienne particulière. Les saisons et la nature colorent cette ville de façon remarquables, que ce soit le soleil ou la neige, il y a un charme particulier. Cette ville a été nominé « village préférée des français » pour la célèbre émission télévisée de Stéphane Bern.

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Pendant la manifestation « les peintres dans la rue ».

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J’avais choisi de peindre l’élgise.

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La peinture est le seul paysage que l’on retrouve dans mon exposition au Casino.

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J’expose toujours quelques oeuvres dans la boutique Achille Créations au 14b rue Lietard au milieu de plusieurs autres artistes et d’un … cartomancien. N’hésitez pas à me contacter si vous y venez, j’aurai le plaisir de vous faire visiter mon exposition.

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Exposition Erotic Art, février 2018 au Clos des Augustins.

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Manifestation « Plomb’art » avec mon stand devant l’espace Berlioz, juillet 2017

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Exposition Erotic Art, février 2017 à l’espace Stanislas.

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Devant le clos des Augustins, à l’arrière de l’église, février 2017.

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Le marché de Noël est un moment fort de l’année à Plombières.

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Le couloir du Casino avec la vitrine de mes bijoux d’art.

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Le Casino de Plombères-les-Bains où j’expose jusqu’au 2 novembre 2018.

 

 

Exposition Holy Mane à Luxeuil-les-Bains

Exposition Holy Mane à Luxeuil-les-Bains

Vous pouvez découvrir six de mes peintures et six de mes broches à l’espace Frichet de Luxeuil-les-bains en Haute-Saône.

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L’exposition, qui a lieu dans le cadre de la Fête des Parcs débute lundi 16 avril et se termine le 22 avril 2018.

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Ce fut l’occasion pour moi de découvrir cette jolie ville..
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Pour l’occasion, vous pourrez vois trois peintures à l’acrylique que j’ai peinte en mars 2018, jamais exposées.

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L’orgue de la basilique Saint Pierre.

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Je crois que j’ai quelque chose avec les villes thermales…

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stand Holy Mane au marché d’Automne

stand Holy Mane au marché  d’Automne

Tout ce week end (il a déjà commencé), je présente un stand au Centre Culturel d’Epinal (une nouvelle fois). Vous pourrez  trouver des cartes de voeux, que j’ai faite pour l’occasion, ainsi que mes cahiers de coloriage Astro et le reste.

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Il reste donc demain dimanche, pour venir découvrir mon travail.

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J’avais déjà proposé des oeuvres originales ou en séries limités l’année dernière pour la même occasion, mais comme d’habitude je suis très en retard dans la publication de ce blog. Je continue d’être active localement et à participer à diverses manifestations, que ce soit dans le cadre professionnel (illustration, art plastique) ou pour le loisir (chant, jeux de rôle,…). Mon but est de faire connaître mon travail auprès de clients potentiels, qu’ils soient particuliers ou professionnels. N’hésitez pas à aller voir mon book pour avoir un aperçu de ce que je propose. Si vous êtes intéressés ou simplement curieux, vous pouvez m’écrire à info@holymane.com .

Je vous attends demain, avec ou sans bûche vosgienne.

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Art textile – exposition Rêves d’Orient

Art textile – exposition Rêves d’Orient

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En ce moment et jusque dimanche, est présentée notre exposition au Centre Culturel d’Epinal. Il s’agit du travail réalisé par les membres de l’atelier Fiber Art Epinal que je co-anime, un atelier d’arts plastiques ouverts aux adultes qui a lieu tous les 15 jours. J’expose moi même cinq oeuvres d’art textile. Nous avons choisi ensemble le thème « Rêves d’orient », et j’ai choisi de m’orienter vers la Mésopotamie avec un petit détour vers le XIXème siècle, son romantisme et son orientalisme. C’est pourquoi j’ai représenté les portraits du poète anglais Lord Byron et du peintre français Eugène Delacroix.

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Comme annoncé plusieurs fois, notamment sur les réseaux sociaux, le vernissage a eu lieu mardi 24 octobre avec une petite performance d’une artiste italienne, elle était déjà venu l’année dernière pour notre première exposition et a bien voulu réitérer l’expérience.

Je partagerai mes explications de mes oeuvres, que j’ai imprimé sur des cartels ici sur mon site plus tard.

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Merci à tous ceux qui sont venus me soutenir pour l’organisation de cette exposition, merci aux curieux et aux amateurs, aux élus municipaux, merci aux artistes et aux participants.

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Exposition – Obey – Shepard Fairey

Exposition – Obey – Shepard Fairey

En ce moment, à Epinal dans les Vosges, est présentée une exposition de 250 oeuvres de l’artiste mondialement connu Shepard Fairey dit, Obey.

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Mon premier souvenir de son travail remonte à la ligne 2 aérienne du métro entre Barbès et Stalingrad. De là on avait une vue idéale sur ses collages recouvrant les vieux murs d’immeubles parisiens. Il s’agissait de collage en noir et blanc du visage du catcheur qu’il a photocopié comme une signature.

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A cette époque, je ne détestais pas le street art, je partageais l’idée de réappropriation du mobilier urbain, qui donnait l’impression d’oppression sur l’individu : marcher sur les lignes, dans les clous, ne pas être en marge, etc… Tout ce que la société contemporaine de consommation oblige à faire, être, penser,… J’aimais le détournement des objets et des concepts, l’esprit Dada, voire situationniste ou punk. J’aimais les actions de Zeus, les mosaïques Space Invaders, … Les contraintes sociales nourrissaient ce besoin artistique.
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Puis c’est devenu à mes yeux de plus en plus mou, bourgeois, niais et laid. N’importe qui voulant afficher ses petits dessins insignifiants sur un mur avec beaucoup plus de caractères agissait comme un chien qui pisse pour marquer son territoire, avec parfois un message soit disant poétique d’un vide affligeant. Le concept de réappropriation de l’environnement urbain par ses utilisateurs (public) est devenu une réappropriation bourgeoise (privé et illégal = vol) de biens personnels à posséder dans une culture de la sur consommation toujours de plus en plus assumée.
Je comprends le street art dans les ZAC, mais pas sur le patrimoine, ceux que certains ne savent différencier et qui révèle de leur (non) sensibilité.
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J’ai suivi l’évolution du travail de Shepard Fairey naturellement en considérant son travail graphique, très inspiré du pop art mais surtout des mouvements de propagande du XXème siècle. Graphiquement le futurisme, le constructivisme russe, les régimes communistes et fascistes ont un fort impact visuel. Là encore, on retrouve Dada, des artistes si peu considérés pour leur « monochrome », mais dont l’influence est incontestable comme Malevitch, l’enseignement du Bauhaus, etc…
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Bien que toutes ces théories et ces pratiques de ces maîtres de l’art moderne qui ont formé le monde publicitaire du capitalisme d’aujourd’hui aient profité à l’effeuillage des fioritures typographiques que j’aime tant, jusqu’à la récente amputation d’empattement du logo Google, leurs influences sont incroyables et incontestables.
On peut aimer les fioritures et les détails et reconnaître l’influence et le génie de la modernité.
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Ce que j’aime dans le travail contemporain de Shepard fairey est la composition de ces « affiches », le choix d’une palette graphique réduite mais efficace, le talent d’avoir créé sa signature par le copié-collé. J’ai ensuite écouté les interviews présentés dans cette exposition et j’ai été beaucoup moins séduite par le propos que je trouvais assez basique, adolescent (dans le confort des jupons de sa mère). Son rapport à l’argent est assez peu assumé, voire hypocrite, alors que personne n’est dupe, il doit bien gagner sa vie en tant que « rebelle » utile. Que reste-t-il de « rebelle » de l’action de soutenir ainsi Obama et les meilleurs stratégies publicitaires ?
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J’ai ensuite aimer son utilisation de plus en plus présente de différentes trames, de all-over (qui titille ma création d’impression textile), de travail de textures (à la mode au début des années 2000, puis revenu aujourd’hui avec les « filtres » et autres gadgets technologiques donnant l’impression « d’authenticité » (c’est à la mode également les tuto sur « comment être authentique »… belle époque). J’aime beaucoup les brillances de noirs, surtout lorsqu’il s’agit de paillette et l’utilisation du doré brillant, sur du noir mat, les superpositions de certains travaux qui rappelles ceux des nouveaux réalistes des années 60, qu’on ne peut apprécier véritablement plus en vrai (en exposition par exemple) que reproduite sur papier ou sur un écran.
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Cette exposition vaut vraiment le coup d’oeil, pour les passionnés comme pour les curieux, c’est une chance qu’Epinal reçoive ce grand nom de l’art contemporain et du graphisme.
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Shepard Fairey, dit Obey à Epinal du 5 septembre au 17 octobre 2015 à la Lune en parachute, 46b rue de Saint Michel.

 

 

 

 

Aquarelle Dahlia et cube

Aquarelle Dahlia et cube

 

 

 

 

Septembre. Les gens que je croise me demandent comment se passe la reprise.
J’ai passé l’été à travailler en partie sur une oeuvre de création textile dont je suis très contente, destinée à être exposée prochainement en Italie, à préparer une exposition qui s’est annulée au dernier moment au mois d’août, à me lancer sur de nouvelles illustrations en couleur sur grand format et enfin à préparer la
convention lolita Modern Doll Fest. Même si j’ai profité des forêts et des lacs de ma région, j’aurai voulu un été qui ne se termine pas. Néanmoins, le changement de saison crée sur moi d’étranges changements, comme le fait que je n’ai pratiquement pas fait de crochet depuis le printemps, mais que mon corps « réclame » maintenant des pelotes de laines et des crochets. Cela me donne également envie de créer de nouveaux vêtements, comme si de nouveaux besoins se développaient à l’instar de la nature changeante. Le concept de vacances et de reprise est assez vague pour le meilleur comme pour le pire car lorsque j’ai besoin de décompresser, de me reposer ou de faire une pause, c’est tout simplement impossible, il me faut toujours un carnet de to do list de projets engageants (nouvelles expos) comme ennuyants (administration). (En réalité je n’ai pas de carnet, mais j’ai un classeur, tellement j’organise au maximum toutes mes idées).

Dans mes dernières aquarelles, j’avais déjà montré cette aquarelle « Signe des mains ».

En voici une autre.

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mon travail de création textile, j’avais commencé à dessiner des cubes sombres, c’est un motif très ancien chez moi, j’en avais déjà parlé dans mon précédent blogue. J’ai besoin de puiser en moi les symboles qui résonnent particulièrement plutôt que de recopier les symboles à la mode. Je développe aussi, en complément de mon travail graphique, un travail personnel sur mes sensations. A l’instar d’arts martiaux internes (le tai chi par exemple) que j’ai pratiqué pendant 5 ans et d’arts martiaux externes (que je commence très lentement à pratiquer), l’art se travaille à l’extérieur mais aussi à l’intérieur.

J’ai parfois envie de partager mes expériences en ce domaine mais c’est assez difficilement racontable. En tout cas, le motif du cube est apparu plusieurs fois dans les perceptions que j’ai reçu.

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Pendant le mois de juin, pendant que je brodais sur mon travail textile, j’écoutais le dahlia noir de James Ellroy. Parfois je ne trouve pas le temps de lire tous les livres que j’aimerai, du coup j’écoute des podcasts ou j’emprunte à la bibliothèque des livres audio sur CD. J’ai également de grandes recherches à faire autour du roman noir, de l’univers des tueurs en série, du surréalisme etc… Parfois toutes ces recherches se croisent, parfois cela prend plus de temps, mais quand cela se croise, tout semble s’illuminer et c’est assez fantastique. J’ai donc dessiné un dahlia dans les cheveux de mon personnage comme un clin d’oeil.

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J’aime bien quand certaines personnes pensent reconnaître des visages, ça me donne l’impression qu’il se dégage une familiarité étrange des portraits. Pour ce dessin j’ai pris modèle Sasha Luss, même si je n’ai pas mis en avant ce qui me frappe dans son visage (la blondeur, la pâleur), je pense que je la dessinerai souvent, son visage m’inspire beaucoup. J’aime rechercher des visages inspirants. J’ai interprété les cheveux de style un peu année cinquante. Pour la position des mains, je me suis pris en photo, c’est finalement ce qui reste le plus simple à faire. J’ai voulu un moment chercher des modèles, mais l’entreprise s’avère assez difficile.

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Voici un gif de l’évolution du dessin. J’ai commencé mon dessin en esquissant rapidement au fusain les proportions et l’emplacement du personnage, j’ai ensuite détaillé au fusain puis au crayon. J’ai ensuite encré à la plume et/ou au pinceau. L’encre était un mélange d’encre de Chine noire et d’encre brune pour stylo plume (marque Pelican). Je place ensuite la couleur au pinceau aquarelle. J’avais récemment peins en doré du bois et j’ai utilisé le reste de peinture dorée sur la robe.

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Et voici une proposition de décoration d’intérieur avec une touche graphique géométrique et année 50.

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