peinture – Serpette

peinture – Serpette

Je vous présente une peinture à l’huile sur châssis entoilé, réalisée entre mars et novembre 2016.

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.J’aime utiliser la peinture à l’huile pour réaliser de nombreux détails, mais cela prend beaucoup de temps pour finir une toile. C’est pourquoi j’en réalise deux à trois par an à un rythme d’une heure et demi par semaine, en espérant que je termine celle en cours pour entrer dans mon quota de deux par an.

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Je l’avais exposé à la galerie du Bailli en novembre 2016 à l’occasion de l’exposition et du marché de Noël. Elle était au côté de mes autres peintures  « Lune Noire » et « jeune fille et montagne. »

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Voilà quelques images de références pour ma peinture. On me demande souvent si je me peins, mais j’utilise plutôt des images de références venant de visages qui me plaisent, généralement des mannequins de mode. Je ne trouve absolument pas que je leur ressemble, mais si on a l’illusion que c’est le cas, tant mieux pour moi.

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Je vous montre en photos, les étapes de la réalisation de cette peinture. J’aime bien utiliser la spirale d’or pour construire mon dessin.

Je débute assez grossièrement pour placer les traits principaux, voire les masses de couleurs quand c’est nécessaire. A ce stade, on me dit souvent « mais tu as changé de style ! » avec joie (autour de moi les gens préfèrent les styles un peu naïf et expressif voire abstrait à la mode chez les peintres amateurs dans les années 60 à 80, alors que j’aime les détails et le réalisme fantastique pour ne pas dire le pop surréalisme émergent des années 2000). On peut voir un petit croquis annonçant l’intention de la composition, même si celle ci reste « simple ».

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Je ne peins pas avec de la nourriture, mais j’aime bien manger des gâteaux, c’est je pense le secret ultime d’une peinture réussie.

J’avais commencé par l’arrière plan, en voulant créer une zone de profondeur en utilisant du flou de perspective.

C’est assez intéressant de voir comme le visage change d’expression et prend vie selon qu’il évolue.

J’utilise très peu de noir, j’aime ajouter des ombres avec des mélanges de bleu outremer.

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On me demande souvent pourquoi je ne commence pas par les yeux ou si j’oublie de mettre des cils ou des cheveux, mais c’est parce que je place les détails en derniers.

J’avais une idée de fleurs au début, mais entre temps, je crois que j’ai oublié ou j’ai changé d’humeur pour faire des fleurs à pétales plus bombées, comme des roses ou des pivoines. J’aime bien  ce thème de la nature, des prairies printanières et également le thème plus sec de la serpette, de la faucheuse sévère et effrayante.

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J’aime bien cette couleur de cheveux, qui me rappelle certains films des années 60-70. J’aime de manière général l’ocre, mais plutôt par touches qu’en applat.

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Voici un gif de l’évolution de la peinture :

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Peinture : Esturgeon

Peinture : Esturgeon

 

Voici une peinture à la gouache sur carton entoilé réalisée en août 2015.

Je voulais représenter certains poissons comme l’esturgeon et la murène suite à une conversation avec mon conseiller occulte.

 

 

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J’avais envie d’utiliser une pâte de relief pour créer quelques textures sur la toile. Cela reste subtil en photo, mais se dévoile lorsqu’on observe cette peinture devant soi de plus près.

On voit notamment mon logo Holy Mane, tamponné dans la matière créant quelques motifs subtils.

 

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Pour cette peinture, j’ai avant tout voulu partir d’une palette de couleurs bien définie, un exercice intéressant dont voici le moodboard.

 

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Ensuite, sans trop savoir pourquoi j’ai dessiné ce squelette de cerf.

 

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Voici quelques étapes de la peinture :

 

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J’utilise peu la gouache sur toile ces derniers temps, j’utilise plutôt la peinture à l’huile, mais je voulais faire une peinture qui me prenne moins de temps. (Ma peinture « Lune noire » m’avait pris par exemple 40 heures).

 

 

 

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J’ai aimé peindre ces poissons dans une palette choisie, mais ce n’était pas si facile et j’ai du faire preuve de grande patience et de persévérance.

 

 

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J’ai présenté plusieurs fois cette peinture au public, notamment pour l’été des artistes en août 2016.

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Peinture aquarelle – « Marre »

Peinture aquarelle – « Marre »

 

Voici une aquarelle réalisée l’automne dernier.

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Je me suis inspirée d’une personne dans une marre menaçante.

La nature m’inspire beaucoup notamment une petite marre près de chez moi à qui je rends visite quelque fois. Il semble y voler quelques créatures invisibles et cela donne naissance à des herbes hautes, des feuillages et des fleurs harmonieusement mis ensemble.

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Je regarde l’environnement aussi avec des yeux de pattern designer, je chasse le motif, le dissèque et m’en inspire ouvertement. Rien de mieux qu’une balade pour voir toutes les textures, les matières et les couleurs nous donner envie de les imiter.

Voici donc quelques photos de la marre, qui inspire fortement pour des motifs camouflages.

 

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Voici des étapes du dessin.

 

 

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J’ai filmé un court instant du dessin au pinceau et à l’encre :

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un détail

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Peinture à l’huile – Kupala

Peinture à l’huile – Kupala
Pour cette peinture à l’huile, j’avais envie de peindre un endroit près d’une marre. Peindre le paysage et la nature est un exercice et je voulais m’y atteler dans le but de repousser mes limites. Cela fait plus d’un an que le paysage est devenu un sujet pour moi, même s’il n’apparaît souvent qu’en arrière plan d’un personnage. 
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J’avais envie de douceur dans le sujet et d’une saison plein de lumière. J’ai commencé cette peinture en novembre 2015 pour la terminer en février 2016 et l’hiver n’est pas la période la plus agréable alors il me fallait une saison et des couleurs plus douces.
Je n’ai pas eu un parti pris relativement « réaliste » dans le sens où les couleurs ne correspondent pas à la réalité du sujet. Je les ai posé ainsi, au fur et à mesure selon mon « inspiration ». J’aime avoir des relations et des émotions avec des couleurs de tubes de peinture. Je pense que si on enregistrait l’activité de mon cerveau on y verrai des impulsions électriques, il se passe une réelle communication invisible rien qu’à ce stade.
Dans le traitement des herbes, je n’ai pas été « réaliste » non plus c’est à dire que j’aurai peint quelques aplats avec des ombres et des lumières pour un rendu plus « photographique » et atmosphérique, j’ai plutôt quasiment peint les herbes une à une à l’instar des tapisseries mille fleurs médiévales que j’aime beaucoup, telle la Dame à la Licorne.
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Cluny, Dame à la Licorne, HD
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J’ai glissé quelques cubes sombres pour continuer mes séries de cubes, et y mettre des références alchimiques sur la matière première, même si les cubes sont bien plus que cela.
J’ai composé le personnage en me prenant en photo pour étudier les plis en peinture, dans la video que je partage ici, il s’agit de la peinture du détail des plis de la robe. Le visage n’est pas le mien mais un visage que j’ai trouvé beau, en accentuant le côté juvénile. La faon symbolise ici encore des éléments relatifs à la forêt, l’innocence.
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On peut voir différentes étapes de la peinture. Je commence par peindre grossièrement les formes et ensuite je reviens en couches sur elles. Peindre l’ensemble de la toile permet d’avoir une meilleure idée du rapport des couleurs entre elles. Je commence ensuite par le fond et notamment le ciel (quand il y en a un). Après je continue l’arrière plan en descendant. Je peins ensuite le personnage en commençant parfois par le vêtement, ensuite le visage. je fais les yeux et les détails en dernier et ensuite les cheveux dans lesquelles on peut voir des fleurs bleues.
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J’ai toujours un peu de mal à trouver des titres pour mes peintures, autant je peux m’épancher dans de longues explications, autant résumer avec un minimum de mot est parfois difficile.
Alors que j’avais terminé ma peinture mon copain l’a regardé comme si elle lui parlait. Il a « entendu » dans sa tête le mot « Kupala« , non pas qu’il soit schizophrène, mais dans notre approche artistique respective, nous travaillons à développer notre sensibilité, ce qui est souvent confondu dans notre société par les émotions ou encore la « sensiblerie ». La sensibilité est relative aux sens, la vue, l’odorat, etc… Il y a moins la notion de jugement ou d’ego que pour les émotions.
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On parle parfois de sixième sens qui serait en rapport avec l’intuition. En gros nous cherchons à développer notre intuition par des exercices comme s’il s’agissait de faire des exercices de dessin. Concrètement il peut s’agir pour moi de phases de méditation qui accompagne ma pratique de yoga en me concentrant sur les moindres informations, images, sons qu’on peut avoir. Beaucoup de gens ont des images qui leur apparaissent quand ils ferment les yeux, certaines personnes ont également des sons, moi j’ai aussi des « goûts » étant très portée sur la nourriture. Ce ne sont pas des hallucinations, c’est comme ces images qu’on peut avoir dans la tête. Si vous fermez les yeux et qu’on vous suggère de penser à un tigre, vous aurez surement une image mentale, bref, on peut développer notre esprit à aiguiser nos sens en partant de là. 
Notre société fait totalement l’impasse sur cela alors que le corps et l’esprit humain est capable de tout cela, rien à voir avec des croyances ou de la spiritualité, c’est physique. A partir de ces outils physiques, on en fait ce qu’on veut et c’est là qu’on peut parler de croyances.
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Après des recherches, il s’est avéré que Kupala était une déesse slave de la nature. Il n’en avait jamais entendu parlé et ce n’était pas dans ses centres d’intérêts, ils préfèrent faire des recherche sur les démons mais c’est une autre histoire.
Quand je crée, il se passe des choses invisibles tout à fait fascinantes selon moi. Je me sens connectée à quelque chose et poussée par quelque chose, seulement je n’arrive pas encore à comprendre exactement et précisément ce qu’il se passe. Avant Leonard de Vinci me semble t’il, on parlait d’inspiration venant de dieu.
Une théorie discutable serait que j’entre en connexion avec des égrégores (créés par des gens qui « prient » une entité ou l’entité elle même) qui me commandent telle ou telle peinture, dans le but d’avoir des formes matérielles dans ce monde causal. Ayant constaté que cela se passe souvent, je commence à croire en cela. Ca a notamment été très fort quand je faisais mon oeuvre « Kybele« , comme une certitude et quelque chose qui ne vient pas de moi mais qui passe par moi qui me pousse à faire telle chose d’artistique. Beaucoup d’écrivains ont des propos similaires, en peinture on parle d’artistes visionnaires à l’instar de William Blake, mais le terme me gène encore.
Ensuite je pense que si je travaille sur un thème sincèrement (ce que je fais tout le temps), que je m’entoure de lui, que je m’ouvre et me connecte, il se passe quelque chose. Pour ceux qui travaille en magie, en travaillant avec une entité, par exemple une déesse des eaux et de la nature, que l’on s’entoure de ses attributs, symboles etc, si celle ci accepte de travailler avec toi c’est à dire d’établir un échange, elle peut t’offrir sa protection et ses « pouvoirs ». Par pouvoir j’entends des choses probables comme être plus sensible avec le symbole de la lune, être plus guerrière avec le symbole de mars, être plus sévère avec le symbole de saturne etc, il ne s’agit pas – malheureusement – de pouvoir projeter des boules de feu mais d’agir sur des choses déjà présentes en nous. Du coup si vous détestez la nature, je doute qu’il faille choisir de s’associer avec des entités qui l’habite.
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Evidemment je peux contrôler et refuser cela, je ne suis pas dans le cas de voix que j’entendrai qui me demanderai de tuer des gens, mais j’essaie de m’ouvrir au maximum et laisser mon esprit se faire envahir par des choses proches de ma personnalité, c’est à dire la nature, ou des puissances féminines créatrices. Mais généralement quand on me demande de faire quelque chose que je ne veux pas, je ne le fais pas et les ennemis sont le prix de l’insoumission. Ses ennemis sont alors accueillis par les dieux anciens qui leur chuchotent leurs terreurs dans leurs rêves.

Peinture – Little horses

Peinture – Little horses

Toujours légèrement en retard pour présenter sur mon blogue mes illustrations. J’ai réalisé celle ci l’année dernière et je l’aime beaucoup.

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J’aimerai continuer à aller dans ce sens et mêler la précision des traits du visage et la stylisation plus libre de celle des cheveux tout en ajoutant un fond inspiré de mes recherches en pattern design.

Je l’ai réalisé à la peinture à l’eau, aquarelle principalement et reprend un peu le principe de « Serpentine » dans les lignes claires au pinceau, la palette de couleur restreinte, l’aquarelle et le fond décoratif.

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J’ai inclus un motif de cheval, pour cela je l’ai gravé dans une gomme et imprimé sur le papier.

 

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On retrouve également des motifs récurrents comme le cube, les cristaux et des symboles plus ou moins astrologiques. Le cheval a ici un symbole de protection et rappelle le signe du sagittaire, sensé m’encourager à aller vers mes projets.

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On peut dire que cela a plutôt bien marché car j’ai exposé cette peinture récemment au marché couvert d’Epinal avec d’autres artistes illustres locaux. Cette exposition fait d’ailleurs parti d’une longue liste qui s’est écrite cette année. J’en reparlerai prochainement.

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exposition marché couvert Epinal

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peinture à l’huile – Lune noire

peinture à l’huile – Lune noire

 

En actualisant mon book (celui que je transporte avec moi), je me suis rendue compte que je n’avais pas montré en détail ma peinture à l’huile « Lune noire ». Je suis très contente de cette peinture, elle représente beaucoup de choses et j’ai passé un temps considérable dessus (une quarantaine d’heure). Je l’avais préparé l’année dernière, et je l’ai fini en mars-avril 2015.

 

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Pour préparer une peinture, je ne commence jamais avec une toile blanche et un pinceau couvert de peinture, je crois bien que c’est un cliché qui existe rarement quand on peint à la manière réaliste comme je le fais. Je fais beaucoup de recherches, je réunis des idées et ensuite je recherche des documents visuels de référence qui m’inspire et correspond à mon idée. Quand je n’ai pas de personnage, je prends la pose et fait une photo de moi.

 

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Le visage vient d’un mannequin de défilé haute couture, on me demande souvent si je ne me suis pas représentée, j’aimerai bien être aussi jolie que les visages qui m’inspire et ceux qui travaillent dans la mode et le monde de la beauté (maquillage, cosmétique,…). Le pendentif avec mon logo existe réellement et la robe aussi, mais en noir. Je suis loin de savoir dessiner ou peindre des loups de mémoire, on s’imagine que c’est facile, mais pas du tout. Je fais ensuite un photomontage assez grossier grâce à photoshop et l’imprime sur papier. Maintenant j’utilise une tablette, ça me convient aussi.

 

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J’ai pu présenter cette peinture durant mon exposition à l’hotel Kyriad en mai 2015, j’étais plutôt assez fière.

 

exposition Holy Mane Hotel Kyriad

 

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Cette peinture représente l’arcane majeure XVIII du Tarot : La lune. Ce n’est pas spécialement une carte de bon augure, car elle peut signifier l‘illusion, le mensonge, le rêve, quelque chose de flou. Pour moi la Lune est très importante, elle est une de mes dominante planétaire comme beaucoup d’artistes. Une planète n’est jamais que positive ou négative, elle a des aspects variées et parfois certains prennent le pas sur d’autres.

lune noire peinture à l'huile

 

On m’a longtemps reproché mon côté « lunaire », mais je n’ai jamais compris ce qu’il signifiait vraiment jusqu’à ce que je comprenne que les autres n’étaient pas comme moi. C’est un peu comme si des aveugles me reprochaient de voir des choses et d’y prêter attention. Je choisi volontairement un sens, car la lune représente la sensibilité, celle ci est assez mal vu dans nos sociétés basés sur le productivisme, le capitalisme, les loisirs rapides, pourtant c’est pour moi une grande chance et un don magnifique que d’être sensible, évidemment, beaucoup de gens aiment jouer avec notre sensibilité, c’est pourquoi il est important d’apprendre à se protéger. La carte de la lune nous indique qu’on peut se protéger grâce à la carapace de l’écrevisse, lié au signe du cancer. Le crabe peut se protéger avec sa carapace mais aussi pincer, à nous d’apprendre à développer cet aspect.

 

 

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Cette carte peut aussi représenter la magie, l’eau reflète comme un miroir un monde parallèle, c’est pour cela qu’on peut parler d’illusions, de choses qui ne sont pas celles qu’elles paraissent. La sensibilité de la lune permet de voir à travers les reflets, et à travers les rêves. Je fais très attention à mes rêves et mes visions et je travaille à développer cette sensibilité encore et encore.

J’ai figuré différentes étapes de ma peinture, on ne le sait pas, mais à chaque fois que je devais me lancer sur l’une d’elle, j’étais terrifiée et me demandais comme j’allai y arriver, c’est un peu la première fois que je peignais des paysages, puis des éléments architecturaux, puis de l’eau, le détail du visage, les cheveux, les plis de la robes, etc,… En revanche même si le ciel a été une étape effrayante, j’ai bien aimé le faire.

 

 

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La lune a un pouvoir attractif, on le voit plus clairement avec les marées, cette attraction est comme un pouvoir absorbant, celui permettant une grande empathie, en prenant les émotions alentours et bien plus (les traces liées à des lieux ou des objets). C’est pour ça que j’ai compris que je devais m’éloigner de la foule, du métro, j’ai tendance à absorber sans m’en rendre compte les émotions et celles ci sont rarement positives, ce qui affecte mon morale et de là je passe d’un état neutre à un état de tristesse d’où l’appellation de lunatique. Or je ne change jamais d’humeur sans raison, mais certaines personnes n’ont pas la capacité de ressentir ou de comprendre ce mécanisme, parfois je me demande si certaines personnes ressentent des choses, est ce agréable, ennuyeux, pratique ?

Parfois quand les gens savent que je fais une exposition, ils me demandent si « ça marche », si j’ai bien vendu etc,… Je suis toujours un peu gênée car j’ai l’impression qu’on me parle de mes enfants. Se séparer d’un travail aussi important est toujours particulier. Je sais que je fais mal ma commerciale sur ce coup, mais je suis un peu sentimental de mes peintures.

 

 

 

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peinture à l’huile « Fille et montagne »

peinture à l’huile « Fille et montagne »

Depuis quelques temps, j’essaie de plus travailler les couleurs. Il y a vraiment des teintes qui me donnent des émotions vibrantes et l’association de couleurs est comme un langage particulier.

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J’observe donc encore plus tout ce qui m’entoure (c’est pourquoi les intérieurs unis blancs ou gris m’ennuie). En ce moment j’adore observer le ciel et les variations du soleil dans les nuages, je réfléchis à la manière d’enregistrer cela. Je regarde ces teintes discrètement pour ne pas alimenter le cliché des « artistes déconnectés de la terre », qui ont « la tête dans les nuages », alors que justement mon cerveau capte un maximum d’informations, mes yeux analysent les couleurs et les formes dans le but de pouvoir retranscrire cela sur papier ou toile tellement cela me parait plus excitant que le dernier buzz à la mode sur facebook.

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Work in progress

Etapes de créations :

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A la fin de l’hiver dernier, je suis passée en Suisse et j’ai observé avec attention les montagnes. Elles me paraissaient également fascinantes et c’est pour cela que j’ai voulu en peindre. Cette peinture à l’huile sur carton entoilé et encadré a été exposé lors des Imaginales à l’hôtel Kyriad d’Epinal en mai 2015, je n’avais pas encore pris le temps de le montrer plus en détail.

 

exposition Holy Mane Hotel Kyriad

Peinture à l’huile – « Cavalière »

Peinture à l’huile – « Cavalière »

Je n’avais pas encore publié ici ma peinture à l’huile nommée « cavalière ».

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Elle m’est chère car c’est la première peinture que j’ai réalisé l’année dernière, ma reprise de l’huile après plusieurs années de pause. Pour certains la pratique de la peinture est une évidence, une facilité, mais pour moi chaque chose que je fais est soumis à de grandes réflexions et hésitations. Je me disais qu’il fallait que je produise plutôt des objets d’arts appliqués que des objets d’arts plastiques, car je n’osais pas m’affirmer en tant qu’artiste plasticienne (alors qu’il y a quelque chose de moins prétentieux de se définir en tant que technicien du design).
C’est aussi mon milieu social plutôt populaire et très peu réceptif à l’art qui m’a mis en tête que l’art n’était pas un vrai métier, à peine une occupation qui en vaut la peine. Il a été très difficile pour moi de m’autoriser à écouter qui j’étais, c’est à dire une créatrice. L’étiquette d’artiste est également floue, remplie de préjugés et d’amalgames, et c’est finalement en observant la place que les artistes occupaient dans d’autres pays que je me suis dit qu’il ne fallait pas que je me soucie trop de ces « on dit » typiques à la France et d’autres pays qui délaissent leur histoire et leur civilisation.
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cavalière peinture à l'huile
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La pratique d’un art est autant difficile dans sa technique, son sujet que dans sa réception dans une société matérialiste.
J’ai donc réussi à me libérer de certaines censures en me lançant de nouveau dans la peinture à l’huile, qui demande une quantité d’heures de travail pour un résultat souvent incertain. (Comme la broderie d’ailleurs).
J’ai ici débuté par l’exercice de reproduire un paysage de forêt d’automne. Le paysage est souvent un sujet mineur, mais c’est important de le maitriser un minimum. J’ai réussi à laisser le pinceau improviser le feuillage, je suis passée par le couteau pour tenter des effets plus graphiques, puis je suis revenue au pinceau. J’ai également suivi les conseils d’une artiste peintre de la région.
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Quand cette forêt était terminée je n’ai pas pu m’empêcher de lui ajouter un personnage, que j’ai voulu quelque peu mystérieux. Je travaillais déjà sur une gravure à la pointe sèche de cavalière, exposée en décembre dernier et j’ai voulu la représenter ici dans une toute autre technique. Je lui ai ajouté un halo rouge pour faire ressortir ce côté étrange et fantomatique.
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J’ai terminée cette peinture en hiver et je l’ai présenté à l’exposition de la Maison des Associations d’Epinal à la place de « Dendrobate » car celle ci était encore trop fraiche pour être exposée dans un lieu où je ne pouvais maitriser la qualité et le soin de l’accrochage et du déroulement de l’exposition. (Le professionnalisme et le soin des expositions est un vaste sujet auquel j’ai malheureusement du faire face pour une exposition à Paris).
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Cavalière, 2014.
Peinture à l’huile
29cm x 39 cm.

Exposition Holy Mane à Luxeuil-les-Bains

Exposition Holy Mane à Luxeuil-les-Bains

Vous pouvez découvrir six de mes peintures et six de mes broches à l’espace Frichet de Luxeuil-les-bains en Haute-Saône.

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L’exposition, qui a lieu dans le cadre de la Fête des Parcs débute lundi 16 avril et se termine le 22 avril 2018.

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Ce fut l’occasion pour moi de découvrir cette jolie ville..
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Pour l’occasion, vous pourrez vois trois peintures à l’acrylique que j’ai peinte en mars 2018, jamais exposées.

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L’orgue de la basilique Saint Pierre.

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Je crois que j’ai quelque chose avec les villes thermales…

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Exposition à la galerie du Bailli jusqu’au 14 mars

Exposition à la galerie du Bailli jusqu’au 14 mars

 

 

 

 

Pour ceux qui ne me suivent pas sur les réseaux sociaux, j’expose en ce moment trois illustrations à la galerie du Bailli d’Epinal.

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L’exposition a commencé la semaine dernière et se poursuit jusque mercredi 14 mars 2018. Je serai présente demain mardi et mercredi de 13h30 à 18h pour celles et ceux qui aimeraient me rencontrer ou me poser des questions.

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J’expose pour la première fois mon aquarelle « Mars », en hommage au dieu de la guerre chez les romains (et Arès chez les grecs). Je prépare d’ailleurs une vidéo pour vous en parler plus en détails.

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J’expose cette aquarelle « Escape » que j’avais déjà exposé aux Imaginales de 2017.

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J’expose pour la première fois ma dernière peinture terminée « blue bird ».

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A très bientôt !

 

 

Exposition Erotic Art 2018

Exposition Erotic Art 2018
Cette année encore je participe à l’exposition Erotic Art pendant la semaine de la Saint Valentin à Plombières les Bains.
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J’ai déjà pu dire combien je trouvais cette ville charmante, notamment par son architecture fin XIXème et début XXème, hantée par les fantômes du Second Empire et de l’Art Nouveau. Les bâtiments sont malheureusement pour certains laissés à l’abandon, mais cela leur procure un certain charme romantique, mêlée à la brume des forêts et vibrant de l’énergie des sources thermales. Cette ville m’inspire par bien des aspects que je n’ai pas encore totalement exploré.
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Le clos des Augustins où se tient une partie de l’exposition, et où j’expose.
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Cette année nous sommes beaucoup d’artistes (je ne sais pas combien mais le livret d’exposition est un véritable catalogue) et encore plus d’oeuvres, réparties sur quatre lieux de la Ville.
L’exposition a démarré hier samedi avec le vernissage, dont j’ai pu partagé plusieurs fois sur les réseaux sociaux.
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Le Maire de Plombières et le Député de la troisième circonscription des Vosges Christophe Naegelen (avec le micro) ont ouvert l’exposition par leurs discours et leurs bienveillances. C’est toujours agréable de voir les élus aider à la culture et oser s’aventurer sur des terrains aussi audacieux que celui de l’érotisme en ces temps de relents puritain.
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Je ferai des notes plus détaillées sur les oeuvres originales que je présente, mêlant peinture et textile sur grands formats.
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L’exposition se poursuit de mercredi à dimanche 18 février 2018.

Nouvelle Lune et Kali la noire

Nouvelle Lune et Kali la noire

 

Je relisais un livre sur Kali pour me remettre dans son sillage, l’invoquer pour de nouvelles oeuvres à venir. Le travail d’illustration ne se contente pas de devoir maitriser les techniques du dessin, dans la forme, la lumière, la couleur, l’anatomie, la perspective et tant de choses qu’une seule vie ne permet pas de gagner totalement. Il faut à l’illustrateur de se nourrir de culture, terme vaste, mais il lui faut aussi la semence qui fasse germer l’idée que lui apporte cette culture.  Cette graine s’exprime par la poésie, la philosophie, la spiritualité et d’autres choses encore.
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Pour que je puisse aimer le travail d’un artiste, et d’un illustrateur en particulier, il faut que je puisse sentir derrière ses lignes une curiosité intellectuelle et culturelle, une maturité esthétique, une pensée dense et palpable, sinon le travail d’une photocopieuse ou de la machine en général peut très bien faire l’affaire. Pour que l’humain ne disparaisse, il ne doit pas laisser la machine le supplanter, c’est pour ça qu’il doit recultiver son âme avant que la machine se développe jusque là, si ce n’est pas déjà en cours. Une personnalité, une intégrité, des émotions, des sensations, voilà le minimum qu’un vrai artiste doit pouvoir accoucher.
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lune noire
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Ces derniers temps, je me sens bousculée par les projets, j’en ai déjà parlé et je m’en réjouis plutôt, mais cela condamne certaines choses à être mises de côté. Je suis déjà socialement et familialement totalement dévouée à mon art, dans le sens où j’ai renoncé à partager du temps avec ce qui ne le fait pas fructifier. L’Art demande des sacrifices, et cela, peu de gens peuvent le comprendre…
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Aujourd’hui se dresse dans le ciel la lune noire, l’absence de lumière dans la nuit. Cette nouvelle lune s’annonce plutôt négative pour moi. C’est drôle car il y a quelques jours je lisais sur des réseaux sociaux les apports bénéfiques des phases de la lune. Tout était si positif, et donc hypocrite et manichéen comme savent le faire les mythomanes new ageux. Il était dit que pendant la nouvelle lune, il fallait commencer de nouveaux projets. Ma croyance et celle de nombreuses traditions pensent l’inverse. La nouvelle lune symbolise souvent la Mort. Et ici, astrologiquement elle ne m’aide pas à rester dans le bien être.
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(les lunes correspondent ici au standard du pacifique, en France par exemple les pleines lunes de janvier et mars sont le 2). Pour les heures précises, vous pouvez consulter ce site.
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Je parle de la Lune car je parle de cycle quand je parle de Kali. Le cycle de la Vie, et de la Mort. Et c’est très étrange que je lise des lignes sur elle ce jour. (Même si je fais des recherches depuis quelques jours et que je construis mon projet depuis quelques semaines).
Donc pour que l’artiste puisse mettre de la consistance et de la vie dans son oeuvre, il doit faire aussi des recherches. Et cela, peu le comprennent… « ah, elle s’amuse, elle fait passer le temps,… elle n’est pas sérieuse,… ». Et pourtant il en faut du sérieux pour se remettre à bâcher sur les livres, les conférences, les émissions, prendre des notes, faire des synthèses et laisser l’esprit s’adonner à son intuition pour sélectionner les morceaux les plus germinateurs ».
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Kali est liée à la Vie, la Création et aussi la Mort. Ainsi il est nécessaire d’avoir des jours d’inertie. Je déteste l’inertie, c’est quelque chose qui m’effraie et que j’évite au plus haut point. Je ne sais pourquoi ça me rend malade. C’est pour ça que j’ai du mal à rester avec des gens, à part si les conversations se font riches et productives, ce qui est rare, mais en même temps je ne cherche pas assez, je n’ai pas le temps, je dois travailler le dessin et penser à l’Art.
Aujourd’hui ne devrait donc pas être un jour pesant mais un jour de « temps mort ». Kali surpasse la notion de temps.
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« Kâlî détruit Mahâkâla au moment de la grande dissolution; c’est à dire que Kâli, puissance du temps, absorbe Kâla (le temps), le destructeur universel. »
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L’hindouisme nous apprend a relativiser le temps. Pourquoi ai je si peur du temps qui passe ? Pourquoi me lamente-je de n’avoir que 24h dans une journée ?
Je disais plus bas, qu’un jour je mourrai et n’aurai pu profiter de toutes les oeuvres d’Art incroyables que peut contenir mon coeur. C’est quelque chose de douloureux. Je n’ai pas le temps car j’ai peur du temps qui passe et de l’inertie, comme la Mort, que je crois être mes ennemis. Mais le cycle qu’incarnent les grandes déésses mères fécondantes que sont Kali ou Ishtar ou tant d’autres qui ne sont que plus ou moins la même entité sous des langues et des terroirs différents, s’étant incarnée différemment pour mieux se faire comprendre des différents peuples du monde, ce cycle est vital, il est la Vie.
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Kali
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Pourquoi se soumettre à rendre des comptes à ceux qui nous oppressent ?
Pourquoi courir contre la montre alors qu’on pourrait parfois s’octroyer le temps de souffler, de dormir, de mourir, pour mieux renaître. Cette nouvelle lune, entre deux pleines lunes de janvier m’apprend l’humilité de la mort. J’ai la sensation d’avoir vécu des morts initiatiques, en rêve, sur le Pont du Diable. Je crois en avoir déjà parlé. Ce jour j’ai réalisé combien n’importe qui pouvait (et voulait) me tuer. (Depuis je sens cette sensation chez certaines personnes à mon égard, cela fut nécessaire pour développer mon instinct, à travers mon instinct de survie : devenir l’animal qui sent le prédateur et apprend à développer ses poisons).
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Il me faut absolument penser à redevenir un être sensible qui ne court pas après la productivité, les expositions, les projets, les contrats, car je n’ai rien à prouver à personne, je n’ai aucun compte à rendre; pour devenir un être complet, il me faut prendre le temps de réaliser mes projets un à un en leur donnant le temps nécessaire. Je dois prendre du temps pour aller au delà de mes problèmes techniques de vidéo, continuer mes peintures à l’huile qui me prennent plusieurs mois, filer et tisser trame par trame pour sentir la matière, crocheter les mètres de fils en motifs. Personne ne m’arrête mais aussi personne ne doit accélérer le rythme nécessaire des cycles de création. Plus de philosophie, d’esthétique, de spiritualité, de pratique magique, d’émotions, d’amour et de temps morts.
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PS : Rien à voir, mais j’ai testé l’application/le site Canva. Je n’en voyais pas l’utilité car j’utilise Photoshop, mais pour ceux qui ne disposent pas de ce logiciel, cela permet de notamment créer facilement des « panneaux de tendance » ou graphisme élémentaire.

Etre en Marche ou ne pas être en marche

Etre en Marche ou ne pas être en marche

Bonjour à tous et Bonne Année 2018 !

Comme toujours, je me sens débordée par les projets. C’est à la fois excitant, positif, mais à la fois cela demande une organisation et surtout de devoir sacrifier d’autres choses, notamment ma présence sur mon site. Et pourtant il est également prioritaire et nécessaire de partager mes actualités. J’ai beaucoup de mal à trouver du temps pour éditer mes vidéos, qui ont repris plus d’un an de retard. Filmer et éditer prend du temps, mais également se mettre à jour sur les paramètres techniques, notamment le fait que mon PC rame trop pendant le montage. Ajouter à cela mes routines de dessins à pratiquer. Sinon certaines choses avancent doucement mais surement, comme ma peinture à l’huile, mon tissage, etc,… D’autres sont en suspend, comme la fabrication de métiers à tisser, et d’autres sont sur le feu, comme l’exposition de février à Plombière les Bains. J’ai partagé ma pièce sur mon facebook pour les curieux.

Mais globalement ces projets sont hyper positifs et excitants. Pourtant je me sens débordée et je me rends compte que je n’aurai pas le temps de lire ces livres pris à la BMI, voir ces films, me promener ici ou là… Un jour, je vais mourir et je n’aurai pas eu le plaisir d’être enivrée par certaines lectures, musiques, films,… Et je pense notamment aux créations du XIXème siècle, qui m’intéresse beaucoup. De toute manière si le passé simple disparaît, autant ne plus lire d’écrits contemporains.

 

 

 

illustration

 

Bref, je passe en coup de vent pour partager ce gif, que j’ai tenté de partager sur les réseaux sociaux avant de me dire « mais les gif animés, c’est so 2010… »

 

Je me suis basée sur la vidéo d’un youtuber pour dessiner différentes étapes d’une certaine marche sur papier.

Illustration – Westworld

Illustration – Westworld
Westworld tribute :
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Cette illustration est actuellement exposée à la galerie d Bailli d’Epinal, jusqu’au 30 août 2017.
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Généralement, quand je partage mes idées, cela agace quantité de monde à un point assez important. J’ai l’habitude et sachez que si vous n’êtes pas d’accord avec moi, c’est que vous me détestez déjà alors ne faisons pas dans la langue de bois et l’hypocrisie. Ne soyons pas amis. De plus, j’expose ma vision subjective et mes réflexions personnelles de la série Westworld, je ne prétends pas que c’est la vraie vision unique que tout le monde doit avoir, et je refuse que quelqu’un prétende détenir la vérité sous prétexte que je dise que ce n’est que ma vision. (à force de trainer sur facebook, je mets trop en garde le lecteur)
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séries
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J’ai souvent eu un discours sévère sur les séries, le problème principal pour moi est l’aspect chronophage. Quant à la télévision, je suis contente d’avoir été sevrée très tôt (à 15 ans quand je suis allée en internat pour mes études d’arts appliqués), alors que j’ai grandi dans un milieu populaire où la télévision épargnait la conversation et devait être allumée H24. Bien que je sois heureuse d’avoir grandi avec le club Dorothée, qui m’a ouvert sur la culture nippone, j’ai beaucoup de dégoût aujourd’hui vis à vis de ce média. Je n’ai pas de télévision et quand j’entends la télévision des voisins (ou quand je suis invitée chez des gens et qu’ils l’allument), j’ai réellement la nausée, cela me rappelle de mauvais souvenirs, mon enfance où mes parents étaient collés devant des débilités qui font passer « Hélène et les garçons » pour de la philosophie. Aujourd’hui (avec mon regard d’adulte) je trouve que la télévision véhicule des injonctions sociales et sexistes sur comment doit être une personne, et qui fait que les personnes conditionnées à ce médias me demandent souvent pourquoi je ne dessine pas de jolies filles qui sourient, comme si les présentatrices étaient la norme. On préfère critiquer la Haute Couture et ses mannequins très minces, alors que la télévision avec ces sourires étincelants,  ces aisselles épilées, ces litres de fond de teint sur toutes les personnes, femmes ou hommes, cette cadence de mots, diarrhée verbale qui semble faire l’apologie de la cocaïne, ses idées aliénantes devrait être un repos pour les braves travailleurs. Car il faut être quelqu’un de bien et se lever tôt, pour passer sa journée devant la télévision. Beau programme de la part de tous ces passifs qui adorent critiquer les artistes, les auteurs ou les lecteurs qui pour eux « ne font rien de leur vie » (dixit ma famille). Cela dit, passons au sujet.
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Business 
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Je regarde parfois des séries via internet, les studios investissent de plus en plus d’argent dedans, de gros producteurs, réalisateurs et acteurs s’investissent et créent parfois de belles idées. Visuellement, c’est le lieu où se crée les nouveautés graphiques (avec le cinéma et le jeu vidéo). C’est du gros business qui recrute, l’avenir de l’emploi car le divertissement, qui est d’ailleurs un des sujet de Westworld, est de plus en plus demandé dans une société où les riches s’enrichissent et s’ennuient d’avoir trop d’argent, et sont de gros consommateurs d’expériences censées leur apporter une personnalité plus trépidante que celle du voisin venant soulager leur oisiveté. Et les pauvres s’appauvrissent, je ne vous apprend rien.
Dans cette industrie, il peut s’avérer difficile d’être libre, mais plus il y a de personnes, d’auteurs, plus il y a d’idées qui parfois réussissent à traverser les codes de la censure. (Le gentil est gentil, il véhicule une image positive mais reste cool car il crie des jurons, le méchant est méchant, mais il perd ou devient gentil grâce à la force de l’amour, etc…).
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Tout cela pour parler d’une série en particulier.
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Westworld
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J’ai récemment regardé Westworld, la série réalisée par Jonathan Nolan et Lisa Joy, et j’ai plutôt bien aimé.
Bien que j’ai trouvé qu’il y avait des choses qui m’aurait surtout touché étant plus jeune, j’ai eu un contentement suffisant au niveau émotionnel.
Certes on pourrait trouver des choses « tirées par les cheveux », ou voir de grosses ficelles mais j’ai réussi à aimer certains personnages.
Au début je me suis laissée piéger en trouvant les scènes et les personnages très lisses et j’ai vite compris qu’ils étaient ainsi programmés pour être mieux abusés.
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Très vite, je me suis identifiée au personnage de Dolores. Oui parce qu’on peut s’identifier à des personnages pour leur caractère et non pour leur couleurs de cheveux ou leur physique. Certaines personnes, notamment mon copain ne partage pas ce « plaisir » d’identification à un personnage. Certaines personnes ne sont pas faite pour ça, mais il comprend que je le sois plutôt sensiblement.
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J’ai également aimé le personnage de l’homme en noir. Finalement ça ressemble beaucoup à ce que je fais, une partie lumineuse et amoureuse et une partie sombre et désabusée. Je n’ai pas encore atteint le désir de tuer des gens (ou des « hôtes »), mais j’y travaille.
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Dolorès
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Parlons de Dolores. Dès les premières paroles de la série, on voit qu’elle répète un discours soit disant positif sur la manière de voir le monde. « Je choisis de voir la beauté du monde. » On a tout de suite le sentiment qu’elle n’a pas du connaître beaucoup de galères ou ne cherche pas trop ce que cache les choses qu’on nous présente pour proférer de pareilles naïvetés. Alors évidemment c’est mon interprétation, mais je conçois que certaines personnes peuvent se dire que d’emblée, elle est sur le bon chemin.
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(à ce stade il y a un peu de spoile)
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Son personnage doit probablement énerver certaines femmes qui préfèrent les caractères forts, voire guerriers, avec un fort tempérament. Je pense que c’est pour ça qu’ils ont créé le personnage de Maeve, qui a besoin de d’avantage prendre les choses en main et de s’interroger sur ce qui se cache derrière les choses, et pourtant, même ce tempérament n’est en fait qu’un programme, dont elle refuse l’idée. (Tout ça pour être rattrapée par son instinct maternelle… -_- ).
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Dolorès est une jeune fille qui vit dans une ferme avec ses parents et qui aime peindre la nature. Elle est gentille, douce, avec de belles boucles blondes, une robe presque modeste et elle se soucie des autres. Elle fait un peu ce qu’on lui dit. J’ai trouvé que l’actrice Eva Rachelle Wood « jouait bien », car je me souviens de son jeu de reine des vampires de Louisiane dans True Blood et elle incarnait bien cette identité aussi.
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Pourtant son créateur lui parle en secret, il lui lit Alice au Pays des Merveilles, il l’observe et aimerait voir jusqu’où une créature androïde pourrait aller, est ce qu’une conscience pourrait elle naitre ? Faut il écrire un programme, ou discuter avec elle ? Créer des bugs pour que l’étincelle d’intelligence artificielle se déploit et atteigne son but (remplacer l’humain, trop bête, seulement intéressé par le divertissement destructeur).
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Identification
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Je me retrouve dans sa fragilité, sa douceur, son amour pour la peinture, la nature et les animaux, sa façon de tomber amoureuse. Elle semble lunaire car émotionnelle, et vénusienne. Je me retrouve aussi dans ce conditionnement à créer des êtres incapables de prendre une arme à feu, sans défense mais présente pour satisfaire les fantasmes des touristes, on peut la torturer, la baiser, la tuer de tant de manière. Elle a été créé pour cela, peut être même qu’on pourrait croire qu’elle aime pleurer, sinon pourquoi le ferait elle ? Mais cette souffrance n’est peut être pas seulement pour le plaisir de pervers narcissiques mais aussi la clé pour elle, d’atteindre une certaine conscience. D’où son prénom Dolores qui renvoie à la douleur. La douleur, le chagrin, notamment lié à la perte d’un être chers, comme la femme qui s’est suicidée de l’homme en noir est souvent un facteur déclencheur.
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Dolorisme
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Dans la vraie vie, j’ai souvent cru en cette idée, mais je l’ai ensuite délaissé, convaincue que s’il m’était arrivée plus de choses positives, j’aurai eu plus de portes ouvertes et moins de blocage. A chacun et à chaque période son interprétation. La mienne n’a pas toujours été ce qu’elle est maintenant. J’ai aussi été conditionnée à répondre aux besoins et désirs des autres, en me répétant que c’était par la douleur que j’arriverai à me dépasser. Je ne savais pas me défendre et j’étais attirée par les connards. Ca parait illogique pour quelqu’un qui aspire à une certaine tranquillité et épanouissement. Ca ne m’a mené qu’à une perte de temps terrible, à faire passer les autres en premier et à ne pas m’imposer à tel point que cela en est difficile pour m’épanouir professionnellement, mais j’ai décidé d’y remédier, d’être une entrepreneuse égoïste avec un sale caractère. Et je pense qu’à 35 ans je peux m’accorder d’exister pour moi. La tendance doloriste voire la philosophie est partout. Ceux qui la dictent font semblant d’appliquer ces mêmes règles à eux même mais ne font que profiter des plus sensibles et des plus honnêtes.
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Le dolorisme ou la philosophie faisant croire que par la douleur nous nous épanouissons accompagne souvent certaines religions ou autre processus de contrôle de la population comme le communisme ou le capitalisme, qui enseigne au citoyen le sens du sacrifice et le renoncement pour garder les postes et les emplois de rêves aux copains ou autres arrivistes de la caste des nantis et éviter la remise en question des dominants. Comme je l’ai déjà dit, la douleur peut être une voie pour certains, à certains moments, mais s’ils l’imposent aux autres, cela en devient pervers.
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Je n’ai pas toujours pensé ainsi, peut être est ce juste aussi une histoire d’époque. Avant (et encore maintenant) j’adorais Crash et Videodrome de Cronenberg ou Hellraiser, mais peut être prenais je ces thèmes un peu trop au premier degré. Gloire à la chair ! La question de la douleur est un thème sur lequel j’ai beaucoup travaillé (appréciant les actionnistes viennois, les modern primitif, le medical art, etc). La douleur infligée par soi même, plutôt que par autrui, oui mais si la douleur infligée par soi même vient d’une autorité supérieure (la mode (BDSM par exemple), la société, la religion, Arnold dans Westworld), est ce de la liberté, quel poids a t’elle etc… Ce sont des questions intéressantes, qui démontre qu’il reste difficile d’avoir un avis tranché sur un sujet sans pouvoir le développer (coucou twitter).
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Westworld
Debbie Harris dans Videodrome
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Me concernant je refuse qu’une personne me domine sans mon consentement. Je lutte pour affirmer que bien qu’étant une femme, métissée asiatique, je ne suis pas une servante, ni une distraction exotique ou une prostituée à bon prix. Et c’est incroyable de devoir lutter tous les jours encore pour nos droits quand tous les jours on tente de nous imposer plus de devoirs. Tout le monde ne ressent pas ça, n’est pas exposé à cela, mais c’est une réalité qui concerne beaucoup de personnes, beaucoup de femmes, d’hommes, qui sous le coup des injonctions dont j’ai parlé plus haut, devraient soit disant être les servants des dominants (ceux qui nous dirigent, patron, politiciens) ou autres dominateurs (ceux qui veulent nous diriger par la force, souvent des hommes) ou manipulateurs (dominateurs passifs, lâches souvent des femmes).
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Recherche et conscience de son identité/ Un labyrinthe
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Revenons à Dolorès. Le jeu est de pendre conscience de ce qu’elle est, de son identité, de sa conscience pour enfin être libre; libre de choisir ses choix, sa vie, peut être son comportement. Ce jeu est le jeu du labyrinthe, elle rêve, dans ses rêveries elle entend une voix, elle ignore à qui appartient cette voix qui la pousse à aller plus loin, à chercher autre chose que ce monde. Cette voix est celle de son créateur, peut être est ce un programme, mais quand elle arrive au centre du labyrinthe, elle comprend que c’est sa propre voix, sa conscience. Elle s’est souvenue de ses anciennes vies et comprend la mise en scène du monde dans lequel elle vit.
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Labyrinthe de la capitale de Chartres.
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Ainsi, elle ressemble à Alice, et court après un personnage pour traverser des mondes ou des situations ou des personnes qui ne sont pas tout à fait réels. Le rapport aux différents mondes, rêvés, virtuels, réels, leur définition rappelle qu’on vit dans des certitudes étroites qui nous rassure au risque de plonger dans des abîmes effrayants.
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Chaque hôte  a son propre labyrinthe pour aller vers sa conscience, celui de Maeve est la souffrance liée à la mort de sa fille.
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Le labyrinthe n’est pas fait pour l’homme en noir, c’est ce qu’on lui dit, mais il cherche également à comprendre ce qui se cache derrière les apparences, il rêve d’une dimension parallèle. Lui aussi a perdu sa candeur, il passe du chapeau blanc au chapeau noir et sa rencontre avec Dolores m’a beaucoup émue.
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Bugs
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Comme je l’ai déjà dit, les hôtes semblent changer leur scénario à cause de dysfonctionnements, ces derniers sont ils programmés ou viennent ils de faits extérieurs (une photo ?, une phrase ?  » Ces plaisirs violents ont toujours des fins violentes « ) ou viennent ils d’eux même ?
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Il faut savoir observer avec attention les « bugs », les dysfonctionnements qui participent à déconstruire mon conditionnement mental (ma manière de penser, d’être, d’interagir, etc…), mais sans que cela passe par la douleur, comme je l’ai longtemps cru et comme je l’explique plus haut. J’ai parfois besoin de ces coups d’électricité mental voire esthétique pour réussir à m’éloigner de la notion de norme qui m’oppresse. Un choc esthétique est parfois une brèche permettant de nous ouvrir vers une réalité plus étendue, ou augmentée pour utiliser l’expression de « réalité augmentée », qui semble encore à ce point une réalité diminuée ,mais qui donne accès néanmoins à quelque chose. (Cette coupure dans la réalité à travers l’imagination est quelque chose que je peux rechercher via le jeu de rôle).
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Je me sens très fortement programmée à être un citoyen sérieux, sans cesse abusé, élevée à servir, être gentille et docile. Dès que je quitte ce scénario, on me le fait payer chers, quand pour certains il n’y a aucune conséquence. Rappelez vous le célèbre mensonge  » Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. … ». J’aimerai tenter de briser cette séquence (« loop »). C’est pour ça que je suis souvent intéressée par le travail d’artistes assez radicaux voire trash qui me mettent à la fois mal à l’aise et m’excite intellectuellement, car ça me dit qu’il existe « autre chose ». Un autre chose auquel j’aimerai avoir accès, quelque chose qui est naturel ou simple pour certains mais qui est douloureusement compliqué pour moi. Chacun ses luttes internes et ses facilités. Je ressens la jalousie des gens, pensant que tout est facile pour moi, je ne sais pas s’ils pensent cela de tout le monde ou si je devrais le prendre personnellement, en tout cas j’observe que généralement, on jouit à m’en faire baver. Heureusement j’ai réussi à me programmer pour entrer dans ce jeu et aimer combattre mes ennemis. Tout n’est que programme, devenez maître de votre propre code.
Pour revenir aux artistes inspirants, je repense au projet TOPY et Psychic TV et met en relation le thème de la télévision, le média de masse, le contrôle de masse, qui aujourd’hui est largement véhiculé dans les séries, les jeux vidéos ou virtuels, à l’instar du parc de Westworld, si on peut parler de virtuel. C’est ce que semble rechercher l’homme en noir en partie, une réalité plus réelle, des choses qui nous atteignent réellement, encore une fois la douleur (le risque d’être réellement blessé par les hôtes – androids), mais pourquoi pas de la part d’autres personnages ou spectateurs l’empathie pour ces « hôtes ». On peut introduire des bugs via les séries, en faire du matériel qui « réveille » certaines personnes plus sensibles à ce changement. D’où également mon intérêt pour la magie, chaos ou autres.
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psychic TV
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De nombreux thèmes
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J’ai pris cette série par le thème de la conscience, la conscience de soi et du monde qui nous entoure, comprendre les règles du jeu. Evidemment, il y a d’autres axes, celles de la technologie, de l’évolution exponentielle de celle ci car nous vivons dans une époque du risque de non retour (à avant la société des robots intelligents), de la société de loisir pour riches, vivre des frissons sans danger, la question de l’intelligence artificielle, de la confrontation humains – IA, des sentiments, du besoin d’évasion ou de conquête, la liberté, la souffrance comme clé vers la conscience, des religions (les humains qui gèrent le parc sont parfois comparés à des dieux ou bien « la petite voix intérieure que l’on entend » vient elle de nous, de notre créateur, d’un ange, d’un dieu ?), écouter sa propre voix/voie ou une voie supérieure qu’on entend, etc…
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Ce que j’attends de la saison 2 est d’être surprise donc de ne rien attendre, toutefois, j’avais bien aimé l’idée de pouvoir hacker ce jeu, la quête de l’homme en noir. Après tout de nombreux hôtes se souviennent. Qui sont les personnages avec des cornes que l’on prend pour les hommes de Wyatt, etc… ?
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Voilà, ce n’est pas la série du siècle mais comme vous pouvez le voir elle m’a fait réfléchir, ce qui est toujours bon à prendre pour quiconque, même pour les robots.
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Illustration
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Mon illustration est réalisée à l’aquarelle, avec quelques traits à l’encre de Chine, sur du papier A3, 300gr/m². J’ai utilisé des images de la série avec le personnage de Dolorès jouée par Eva Rachel Wood. Je n’ai pas pour habitude de dessiner des femmes avec un physique répondant aux canons populaires américains (visage rond, bouche pulpeuse, forte poitrine, pose et regard sexy…), car j’aime dessiner des visages ou des silhouettes qui m’inspirent et me poussent à les dessiner (peut être ai je une vision trop hétérosexuelle de la femme, non réduite à un objet de plaisir) incarnée d’ailleurs par la plupart des mannequins de mode, qui répugnent la majorité des gens (on me demande souvent pourquoi je dessine ce genre de femmes, certains pensent que je ne fais que des autoportraits peut être parce que je dessine des visages « longs et fins » – ce sujet pourrait être développé dans une note entière) (pour savoir ce qu’en pense la plupart des personnes sur le physique des mannequins, il suffit d’aller sur une page facebook de Haute Couture et de lire les commentaires à l’intention de ces dernières).
Si vous êtes intéressé par le processus de cette illustration, je vous invite à visionner ma vidéo qui en dévoile un peu plus.

Prochainement – stand et livre de coloriage Astrologie

Prochainement – stand et livre de coloriage Astrologie

L’été passe toujours trop vite à mon goût, et je ne dis pas cela parce que je suis en vacances, mais parce que j’aime la chaleur.

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Au contraire, je suis toujours à fond dans une multitude de projets qui m’empêche de « me reposer ». Tout d’abord, la période estivale est ici une période touristique et je participe à l’événement « l’été des artistes » sur la place des Vosges d’Epinal.

La dernière fois c’était le 29 juillet, je vous en parlais ici. Et ma seconde présence sera demain samedi 19 août 2017 !

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Au premier plan, le métier à tisser DIY !

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Donc rendez vous sur la belle place historique de la cité des Images !

Et j’ai préparé pour l’occasion une nouveauté !

J’ai remarqué que beaucoup de visiteurs ne savaient pas trop situer mes créations pour des adultes ou des enfants. Mon style romantique est résolument adulte mais les couleurs pastels, roses et le style doux et féminin met le doute. En réalité je ne me fixe aucune barrière mais je crée avant tout pour moi, qui suis plutôt adulte (il me semble ?). On m’achète des articles pour offrir souvent à des enfants, notamment certains petits miroirs roses ou quelques unes des cartes postales (et même une peinture). Mais je pense que je m’identifie surtout à une post adolescente amatrice d’art, de mode et de contre cultures… Je reste une gothic lolita dans l’âme et la sensibilité. Le mois dernier j’ai été très contente de vendre des cartes à de jeunes touristes. Certaines personnes m’ont même dit avoir flashé sur certaines de mes illustrations. C’est vraiment un bonheur d’avoir ce genre de retours. Ca ne m’arrive pas souvent mais quand ça arrive ça semble bien affirmé, en gros ça plait ou ça ne plait pas.

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Plus il y a du soleil plus je suis contente moins je souris.

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Pour revenir au secteur « enfant », ce n’est pas quelque chose auquel je me ferme, au contraire, j’ai même baladé mon book dans un petit salon jeunesse histoire de rencontrer des éditeurs. Mais en fait le thème « enfant » est plutôt très coloré, c’est à dire des couleurs assez vives et souvent proches des couleurs primaires, alors que ma palette est résolument plus subtil, plus « mode », c’est à dire influencée par la mode et la décoration où les tons sont beaucoup plus riches et issus de mélanges variés. (D’ailleurs quand on fait de la peinture depuis longtemps c’est assez pénible de voir des couleurs « directement sorties du tube » dans le travail d’autres peintres, c’est plus du collage de couleurs que de la composition personnelle, chaque couleur a sa propre vibration, sa propre émotion). En ce moment le rose pastel est d’ailleurs très en vogue, même pour les adultes. Egalement concernant le trait, la mode est au trait simple et direct alors que moi j’aime les détails, et j’aimais aussi cela quand j’étais enfant, heureusement dans les années 80 j’ai eu de beaux livres illustrés avec plein de détails et de couleurs douces. J’ai demandé à différents éditeurs leur manière de sélectionner des illustrateurs et même s’il n’y a pas de règle unique, on retrouve une tendance où ils regardent directement les autres livres pour enfants publiés, en gros ils ne cherchent pas à la source et veulent voir des produits finis. C’est un peu dommage ce manque de prise de risque car ça signifie que pour commencer à être publié il faut avoir déjà été plusieurs fois publié… Un peu comme quand on cherche un premier emploi et que toutes les boîtes demandent des débutants (pour payer un salaire moins chers) « avec 2 années d’expériences », donc comment décrocher le premier job ? Mais bon je comprends que le monde de l’édition n’est pas un monde où il y a de grands libertés, c’est souvent un milieu qui ne va pas très bien financièrement, un vaste et triste débat…

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Illustration du Cancer exposé dans un salon de thé.

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Sur les étals de librairie, cela fait plusieurs années que l’on trouve des « livres de coloriage« . Au début j’étais sceptique et je me demandais comment cette tendance pouvait perdurer, mais encore aujourd’hui on en trouve et même des rayons entiers. C’est un phénomène assez étrange qui flirte avec les tendances « zen » (qui n’est pas une tendance à la base et loin d’être de tout repos), « anti-stress », « bien être », « hygge », « spirituel », etc… Tout des termes marketings qui marchent à fond, un peu comme la tendance vegan ou bio, d’ailleurs le site amazon investit maintenant dans le bio. Je ne suis pas contre le bio, mais je me méfie du greenwashing, mais ce n’est pas le sujet.

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Exposition de l’illustration des Gémeaux à l’hôtel Kyriad donnant sur la rue.

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Pour ma part le « coloring book » (en anglais c’est mieux vendeur ?) n’est pas un produit qui me semblait pour moi, déjà parce que je « colorie » déjà mes propres illustrations et ensuite parce que cela donnait un côté enfantin à ma pratique qui est plutôt une discipline rigoureuse pas du tout anti stress. Je trouvais qu’il y avait quelque chose de réducteur, un côté dînette qui n’allait pas aider à défendre le côté professionnel de cette activité déja bien mis à mal par les clichés de l’artiste glandeur.

Mais force est de constater qu’il existe un véritable marché, une véritable demande. Du coup j’ai voulu tenter la chose en mélangeant la tendance actuelle et mes observations quant aux produits que je proposais, donc le voilà, mon livre de coloriage :

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Il est limité à 24 exemplaires (12 signes du zodiaques fois 2), numéroté et signé, fait à la main avec de la patience et l’esprit Do It Yourself que j’aime tant. Du DIY plus punk que loisir créatif, mais ça c’est une autre histoire, à moins que je l’ai déjà raconté…

Son format est en A5, imprimé sur papier 150 grammes qui permet de colorier au crayons mais également aux feutres.

Le sujet de l’astrologie est un sujet prégnant tant les symboles et les astres guident ma vie. Ainsi même l’amateur pourra se familiariser avec les symboles des planètes, des signes et des éléments (eau, air, terre, eau représenté par des triangles, que j’ai tatoué sur les doigts). J’ai utilisé les personnages que j’avais déjà dessiné et utilisé sur un autre fond pour un projet d’exposition qui n’a pas encore vu le jour (il me faut une salle et retrouver un imprimeur souhaitant travailler). J’ai déjà exposé les signes du cancer, gémeaux et sagittaire aux Imaginales. J’ai également imprimé un tissu avec ces motifs. Maintenant je dévoile les douze signes dans un fond qui s’apprête mieux au coloriage avec du dessin vectoriel décoratif inspiré de mandala.

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Vous pourrez retrouver tout cela demain samedi 19 août sur la place des Vosges, mais vous pouvez aussi m’en commander par message privé.

J’aurai également quelques illustrations originales et mes créations textiles, je ferai d’ailleurs une démonstration de tissage DIY comme la dernière fois.

Niveau projet, je travaille toujours sur la Mésopotamie pour de l’art textile que j’exposerai fin octobre, c’est un sujet qui m’amène bien loin que je compte poursuivre. J’avoue que cela prend tellement de temps que je ne suis pas prête (et oui la broderie est quelque chose de trèès long..). J’exposerai fin août à la Galerie du Bailli quelques dessins originaux, notamment un tribute à la série Westworld (oh lala c’est déjà la semaine prochaine). J’ai aussi eu un dessin édité dans une revue littéraire, la revue AOC. Et j’ai milles vidéos à éditer, je vous reparle de tout ça au plus vite.

A demain j’espère.