Peinture : Fleur bleue

Peinture : Fleur bleue

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Romantisme
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Cela fait plusieurs années déjà que je visite la période Romantique en y découvrant des choses particulièrement troublantes : moi-même.

Ma démarche étant la recherche du moi profond, afin de le dévoiler et de le faire exister dans ce monde, actuellement hostile au romantisme, aux artistes et aux personnes sensibles et introverties, j’aime m’y baigner comme dans une source qui soigne mon âme et mon esprit des blessures de la civilisation moderne matérialiste et de ces injonctions à l’utilitarisme, la productivité de masse pour le profit d’un riche possédant, la vente de soi-même comme produit de divertissement (« se vendre »), convaincre non pas par nos savoir-faire, mais par notre attitude prétentieuse « winner » et sans émotions, si ce n’est bien-pensantes hypocrites. L’aube du Romantisme dans le crépuscule du XVIIIème siècle résonne en moi, mieux que les tendances populaires déversées par les médias appartenant aux castes des milliardaires de la planète.
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Ainsi Novalis et la fleur bleue. L’importance de la nature et de sa rencontre par les promenades et pérégrinations du français Jean Jacques Rousseau, ou encore son journal intime comme introspection rendue publique. Les sentiments personnels de Goethe. Et les artistes poètes, graveurs et peintres comme William Blake et son ami d’origine suisse Johann Heinrich Füssli.

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Le Romantisme protéiforme rassemble aussi bien la puissance, parfois dévastatrice et suicidaire des émotions et des sensations, le lointain et l’ailleurs dans l’espace et le temps : la beauté des ruines du passé (pas celles qu’on détruit, mais celles qu’on respecte qui témoignent d’un temps ancien), l’histoire et l’archéologie, le moyen-âge, ses romans et ses légendes arthuriennes ou de chevaliers (Byron), les grands écrivains du passé (Dante, Shakespeare,…), les anciens mythes et mythologies, l’exotisme des autres civilisations, les voyages et l’orientalisme (Byron, Delacroix), la haine du monde industriel (et du capitalisme) qui détruit les campagnes, le monde rural paysan et la nature, l’intérêt pour les petites gens, les gens du peuple, les marginalisés avec la création du folklore, la recherche des traditions et des contes populaires (frères Grimm), la nature dans ce qu’elle a de plus monumentale et parfois tragique, qu’ils s’agissent des grands glaciers ou des tempêtes maritimes (Turner), la puissance des émotions, de l’intime et des pensées personnelles et individuelles, le sacré, la spiritualité et le sensible, le fantastique et les choses étranges qui apparaissent dans le monde quotidien (apparitions, spectres, fantômes, lutins, petits peuples, fées,…), l’inspiration et les muses, le rêve et « l’inconscient »(théorisé plus tard par Freud, et utilisé par les surréalistes du début du XXème siècle), les choses sombres, bizarres et étranges dont le XIXème siècle se réapproprie et raffole (Baudelaire, Poe,…),…

Toutes ces choses constituent un chemin que les anciens ont construit, que je me dois de prendre et de partager en invitant chacun à s’y rendre, comme une révolte contre le monde moderne. Ce chemin vers le sensible, est le chemin sacré vers nous-même en tant qu’humain et non en tant qu’esclave, bientôt machine du capitalisme, déjà représenté dans Metropolis de Fritz Lang au début du XXème siècle, mais aussi présent chez de nombreux auteurs, comme Clive Barker (Hellraiser) ou les mangas Berserk. N’hésitez pas à consolider cet héritage en partageant en commentaire, les artistes, auteurs, musiciens, cinéastes qui vous semblent oeuvrer dans cette noble voie.

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Ma peinture

J’ai créé cette peinture à l’acrylique lors d’un marché d’artistes l’été 2018. J’aime bien peindre en public, à condition d’avoir préparé au préalable dans le silence et la solitude le sujet de mon tableau. Je suis mieux inspirée isolée, car j’ai trop d’empathie et je ressens trop de choses extérieures m’empêchant de me concentrer. Je ne parle pas non plus de tout le travail technique réalisé avant pour obtenir un résultat satisfaisant. J’ai remarqué que beaucoup de personnes se savaient pas comment une peinture se faisait, certaines m’ont demandé s’il s’agissait de collage, et ils ne réalisent ainsi pas le travail qu’il y a. C’est pour ça que c’est important de montrer au public tout le processus et le temps fourni dans une image. C’est aussi pourquoi je fais des vidéos de mes dessins que vous pouvez retrouver sur ma chaîne You Tube.
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Une fois, le visage peint, je ne voulais pas me contenter de cela. Je n’aime pas l’idée que n’importe qui peut faire la même chose que moi. Pas dans le sens où je me situe à un niveau supérieur à n’importe qui, mais dans le sens où, en tant qu’individualiste (ce qui n’est pas « égoïste » et encore moins « nombriliste »), je considère que chacun, ou n’importe qui est un individu, c’est à dire une personne unique avec son propre goût, sa propre expérience, sa propre sensibilité. Et en tant qu’individualiste, je me dois d’encourager chacun à être soi-même et non une copie de quelqu’un. Et je souhaite encourager la créativité personnelle, les émotions et les sensations pour chacun. Chaque personne est unique. Comme on dit, à force de vouloir rentrer dans le moule on fini par ressembler à une tarte. Rien de plus beau que l’authenticité, et donc le respect des autres dans leurs différences.

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Pour cette peinture, il me fallait ajouter des choses plus intimes, révélant mes recherches et mes sentiments du moment. Comme le dit le peintre romantique Caspar David Friedrich que j’aime citer (à peu près) : « l’artiste doit pouvoir représenter ce qu’il a face à lui, mais aussi ce qu’il a au fond de lui. » Il y a des lignes sinueuses rayés et chevronnées. Celles ci évoquent une sortie du corps particulièrement forte et marquante que j’avais fait. Il me semblait que mon corps traversait des vortex, des couloirs avec ce genre de motifs, pendant que j’entendais comme des sons de radio. Il y a des petits chevaux, déjà présents dans une autre peinture, évoquant le chevauchement vers d’autres mondes, à l’instar d’animaux psychopompes. Il y a la constellation de la licorne, présente à un point particulier au moment de ma naissance, signifiant une certaine capacité au soin apporté aux autres (ce qui en tant que féministe ne me plait pas particulièrement car je n’aime pas être réduite à cela sauf pour ceux que j’aime). Cette constellation est brodée sur la toile. Il y a une citation de Novalis de l’oeuvre Henri d’Ofterdingen associée à la fleur bleue qui se situe dans les cheveux de la femme.
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Fleur Bleue
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L’expression « fleur bleue » signifie aujourd’hui dans notre monde industriel matérialiste ce qui est niais, car sentimental et féminin, « gnangnan » voire geignard et plaintif. Aujourd’hui on dirait « fragile » ou « snowflake ». Mais justement, je choisis de défendre ces idées. La « fragilité », face à la brutalité n’est pas la chose la plus vile et haïssable de ces deux idées selon moi. Ce monde pue car il accepte trop, voire glorifie et encourage la brutalité, le crime et la délinquance et ringardise la bonté, l’honnêteté, le respect. Une société d’enfants-rois capricieux biberonnés à leurs smartphones et aux symboles capitalistes comme McDonalds, Apple, Amazon, qui ne rêvent qu’à la compétition et la destruction de l’autre pour se sentir plus puissants, affichant fièrement leur mépris de la culture, et de la sensibilité.  Je préfère défendre les animaux rares, les guépards (en référence au film de Visconti parlant de la chute de l’aristocratie) plutôt que ceux qui pullulent et « s’adaptent » : les cafards. Le sur-homme darwinien ressemble plus à ces insectes se complaisant dans la fange et la crasse que de celui qui a besoin de terre et de rivière. Mais face à l’agression je n’appelle pas non plus à la non violence, car celle-ci protège le système de la loi du plus fort. Ma philosophie qui n’engage que moi est la loi inspirée d’Hamurabi : Oeil pour Oeil, Dent pour Dent, non à la soumission ! Je continuerai donc de développer ma sensibilité, d’encourager les autres à le faire et de la propager du mieux que je le puisse.
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La fleur bleue : L’extase de la beauté poétique inspirée par les muses de l’Amour et son parcours initiatique pour y accéder. Cette idée a été sali par la bourgeoisie, qui par essence se réapproprie les créations et travaux d’autrui pour les copier (« l’ère de l’ersatz et autres textes contre la civilisation moderne » est le nom donné à un recueil de textes politique de William Morris qui explique l’aliénation du travailleur pour l’objet industriel sans âme), les industrialiser, les vider de leurs substance, pour en faire un produit marchand, de masse, de mauvaise qualité pour un usage obsolescent, exploitant et aliénant au passage l’ouvrier qui l’a produit, polluant la terre et volant les ressources. Ce qui est le contraire des valeurs du romantisme. Le Romantisme, les sentiments et les émotions sont à peu près des ennemis de la pensée bourgeoise capitaliste. C’est pour cela qu’il tente de décrédibiliser tout ça et n’hésite pas à réduire cela à des « affaires de bonnes femmes », là où la majorité des romantiques sont des hommes, le XIXème siècle accordant peu de place aux femmes, si ce n’est Mary Shelley (Frankenstein) parente de ce mouvement romantique à travers son mari Percey et de ses amis Lord Byron et Polidori (le vampire).
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La fleur bleue est une expression utilisée dans Henri d’Ofterdingen de Novalis. Elle symbolise un passage initiatique que l’auteur associe parfois au culte d’Isis, amenant vers une pensée plus spirituelle et moins matérialiste et « quotidienne ». Elle est l’âme du poète qui rencontre l’amour, la quête du jeune garçon devenant un homme,… L’importance du monde sensible et inspirant, de la nature et des rêves. Un rite initiatique développant la sincérité, l’ ouverture d’esprit, la capacité à comprendre les forêts de symboles nous amenant vers la plénitude d’un amour pur (que certains associent au désir sexuel voire sa consommation, pour faire plus trivial donc vendeur).
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Voilà tout ce que j’essaie de transmettre dans toute une série de peinture. Mais sans l’aisance du verbe parlé et de la représentation tournée en acte de divertissement public, l’image peut-elle éveiller à tout ce que je viens d’expliquer ?

Idéologie Contre l’ ancien monde

Idéologie Contre l’ ancien monde

A propos de la peinture et de l’art (de nos) contemporain(s)

Idéologie Contre l’ ancien monde

Depuis plusieurs années, je lis des propositions d’une idéologie qui s’installe à gauche. Elle ressemble à celle de DAESH avec un voile de bienveillance, mais proposant tout de même des moyens d’actions comme le sabotage de projets de personnes qu’elle considère et dénonce être ses ennemis : les artistes, auteurs, plasticiens. Surtout ceux qui ont l’outrecuidance de représenter des femmes (avec des morceaux de peau dessus) en image, (ce qui est mon cas. Le fait d’être moi-même une femme « racisée » pauvre, issue de milieu précaire et populaire de parent immigré, vivant en milieu rural ne change rien, ce qui prouve l’hypocrisie de cette mascarade).

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Ingres
https://www.lepoint.fr/monde/un-prof-renvoye-pour-avoir-montre-des-tableaux-d-ingres-et-de-modigliani-08-01-2018-2184897_24.php


J’ai de plus en plus souvent des liens suggérés sur les réseaux sociaux de révisionnisme historique. Le XIXème siècle est particulièrement bien ciblé. Tous
ses grands auteurs, ses grands peintres sont dressés comme les plus grands oppresseurs du monde. Je ne dis pas qu’ils étaient tous des saints, mais que leurs œuvres constituent un héritage que nous devons connaître à défaut d’aimer. Qui de Victor Hugo est un misogyne imposant à sa maîtresse qu’elle ne voit d’autres hommes que lui, qui de Delacroix peignant des femmes marocaines ou algériennes, en les objectivant fatalement de son male gaze, tout cela expliqué par des stars populaires du football offrant la visite aux jeunes défavorisés des quartiers au musée Delacroix. Les exemples sont nombreux et j’essaie de les oublier pour ma santé mentale. Lors de l’incendie de Notre Dame, quel enthousiasme devant la chute du clocher d’Eugène Viollet le Duc, probablement un violeur car c’est écrit dans son nom. Généralement les arguments sont de ce type, voire plus loufoque. Comment exploiter l’oeuvre (mentalité des plus bourgeoise) de Lovecraft alors qu’ »il était raciste ». (Je mets des guillemets pour dire que je ne veux pas rentrer dans ce débat là, mais dans celui de sa réappropriation alambiquée en même temps que sa condamnation). Un article très consulté nous donne l’argument suivant pour démontrer le racisme de Lovecraft. « Il avait peur de la mer, or c’est de la mer que vient les migrants ». « Il a écrit une nouvelle intitulée « la couleur tombée du ciel », la couleur, tout est dit ». Plus les arguments sont faibles et simplistes, à l’instar des sites conspirationnistes (nous apprenant que le monde est dominé en cachette par une race d’homme-reptiles) plus ils reçoivent d’enthousiasme auprès d’un public identitaire (se cherchant une identité sociale) réduit à approuver et répéter les codes imposés pour avoir l’espoir de faire parti d’un groupe, d’une culture, d’une identité.

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Femmes d’Alger, Delacroix

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Féminisme, écologie, critique du capitalisme et récupération politique

Me sentant moi même féministe, car  je refuse qu’on réduise, prive de droits une personne en fonction de son genre, que je suis pour l’épanouissement physique, intellectuel, professionnel, social d’un individu, pour sa libération envers ses devoirs (et sa place physique) domestiques, conjugaux, familiaux,… que je défends son droit de porter des jupes, d’avoir des relations sexuelles entre adultes consentants, que je suis contre les abus, les harcèlements, les agressions, je lis des critiques féministes. Je ne suis pas d’accord avec toutes, car il existe plusieurs tendances au sein des milieux, créant parfois désaccords, parfois haine ou violence. Ce milieu est de plus en plus phagocyté par une mouvance anti-blanche (contre les femmes blanches), notamment via des médias originaires du Qatar comme Al Jazeera et son habillage cool sur les réseaux sociaux AJ+ expliquant en quoi les suffragettes demandant le droit de vote au début du XXème siècle ne sont que des racistes qu’il faut dénoncer. Cette vidéo a beaucoup circulé, vous l’avez peut être vu. La stratégie est souvent la même : défendre le droit des opprimés, pour rallier ceux (comme moi) qui pensent cette lutte légitime, puis accuser sa cible. La cible étant la civilisation occidentale, la femme blanche, l’homme blanc, les hétérosexuels. Bien évidemment, prendre la défense des homo n’est qu’une manœuvre politique, car on sait bien combien de nombreuses personnes des pays arabes condamnant de prison ou de mort les homosexuels, aiment les balancer le haut des immeubles. Quant à la liberté des femmes ou le sort des travailleurs étrangers, je vous laisse vous renseigner.

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Courbet (mort pendant la Commune lorsque les bourgeois républicains ont tiré sur le peuple)

Je suis aussi très concernée en matière d’écologie (pas l’écologie capitaliste greenwashing) et j’ai pu voir là aussi, un discours contre l’homme blanc occidental, sa civilisation et sa culture. L’argument paraît simpliste : ce sont des hommes blancs qui polluent le plus, donc tous les hommes blancs polluent par nature. Faire des généralités négatives sur une race est interdite et punit par la loi, mais là on peut en faire, car magie, le racisme anti blanc n’existe pas. Pourtant la haine des blancs existe, sauf qu’on nous apprend qu’elle est légitime, nécessaire. Mais là, ce n’est pas non plus un appel à la haine.
J’ai grandi en France et j’ai pu recevoir une éducation grâce au système public des écoles, j’ai pu découvrir des livres en allant gratuitement dans des bibliothèques, j’ai pu être soigné parce qu’il existe un système de santé protégeant ses citoyens. Mes parents ont perçu des allocations sociales en faisant des enfants et aujourd’hui ils ont droit à une retraite, après avoir pu percevoir de l’argent quand ils étaient au chômage ou reçu un salaire juste avec des
congés payés, des droits sociaux et même des tickets restau. J’ai pu aller gratuitement dans des musées, aller à des concerts ou des cinéma plein air grâce à toutes ces choses que je trouve essentielles. Et contrairement à ce que les capitalistes tentent de nous faire croire, ceci n’est pas le progrès technologique. Tout ceci sont issus de luttes sociales, anti-capitalistes. Ce sont des choses précieuses et menacées par les capitalistes, c’est à dire les patrons (MEDEF, lobby, think tank…), le gouvernement et les médias à qui ils appartiennent. C’est notre héritage le plus précieux et nos droits sociaux les plus menacés. Et ils sont aussi menacés par ces personnes qui parasitent les milieux de gauche, souhaitant la destruction de notre système social, mais pas de notre système capitaliste. Les gens privilégiés de gauche soutiennent largement les destructions des biens publics dans les « quartiers », incendie de bibliothèque, théâtre, gymnase, école,… Après je suis consciente que la gestion de ces lieux est souvent confiée à des « amis » privilégiés des élus, que ceux-ci seront directeurs de telle institutions puis d’une autre etc, prenant l’argent et distribuant les offres de projets à leurs amis, famille, portefeuille de privilégiés, et que cela est problématique. Mais ces personnes seront peu impactées par la destruction de ces lieux, au contraire des travailleurs, du public et du contribuable. Ce ne sont pas ces personnes, cette gestion, ce management qui est remis en cause (alors qu’il le faudrait), les casseurs veulent juste s’attaquer symboliquement à ces lieux publics partageant la culture, la connaissance et le savoir.

Parce que, on nous explique que la culture, la connaissance et le savoir sont offensants, racistes, homophobes, validistes, patriarcaux, néo-colonialistes, etc,…

Alors que toute cohabitation avec des dealers, agression physique ne sont pas offensants, on l’a cherché en portant une jupe trop courte, en marchant sur un trottoir trop étroit, à sortir trop tard, etc,…

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émeutes à Rennes en 2018

Professionnels de l’art politiquement correct

Je voudrais présenter l’analyse d’un article lu récemment, reprenant cette idéologie. On pourrait penser que ce sont des extrémistes isolés qui n ‘ont aucun poids, mais c’est tout à fait faux. Cet article a été partagé dans des groupes d’entraide aux artistes, réunissant professeurs, professionnels, représentants politiques, etc,… Ce genre d’idéologie révisionniste, visant à nier la culture, réécrire l’histoire pour expliquer en quoi elle est offensante et dominante et donc à condamner au bûcher et donc détruire la culture occidentale est présente et responsable de par exemple la loi Haine, (proposée par une femme tenant des propos racistes envers les asiatiques, parlant de « amendement des pédés » ou traitant de « putes » ses homologues féminines,…) visant à censurer tout contenu d’idées alternatives à celles imposées par le gouvernement et ses médias. Par exemple, les seules personnes qui résistent réellement contre la domination et l’oppression et qui condamnent la monté des prix et des taxes, la diminution des droits sociaux, l’exploitation du travail par la casse des droits des travailleurs, réunis sous la bannière des gilets jaunes, seront censurés, sans parler des lanceurs d’alerte, des écolos condamnant les pratiques écocides des entreprises, etc.
Ces personnes (gilets jaune,…) sont largement boudés par « les artistes », c’est à dire les personnes qui adhèrent à cette idéologie de destruction de la culture et de l’art, et qui se sont installés dans les lieux « dominants » de la culture et de l’art (prof, élus, responsable de musées, artistes,…) pour les détruire de l’intérieur. Lorsque de vrais artistes sincères et aimant l’art défendent ces causes sociales, les médias font de leur mieux pour les nier, car on ne donne la parole qu’aux « artistes » privilégiés, riches, politiquement correct, bourgeois. Les autres, c’est à dire la majorité des personnes devant déclarer et être taxé sur la vente de leurs œuvres (« artistes-auteurs plasticiens » administrativement et fiscalement) ne sont jamais entendus et sont toujours marginalisés. [Je parle de cette catégorie car c’est celle que je connais, mais bien évidemment il existe d’autres catégories dans le même cas].

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Geneviève Legay manifestante Gilets Jaunes

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violences policières juste après la photo précédente

Pour les artistes de gauche, elle fait partie des boomers et du monde d’avant. Peu de défense de la part des bourgeois et des artistes privilégiés.

Exemple concret avec un article :

https://www.contretemps.eu/rhetorique-art-contemporain-acceleration-conservatrice/

Donc cet article s’intitule « « Sauver l’art ». Les rhétoriques de l’art contemporain au service de l’accélération conservatrice »

> « En cette période trouble, j’aimerais m’interroger sur la formulation de ces nombreux appels ici et là à « sauver l’art » et/ou lui conférant une vertu salvatrice. En effet, au prisme d’une approche historique et matérialiste des conditions de production de l’art occidental, ces sollicitations m’apparaissent aussi choquantes que les appels au sauvetage des banques au lendemain de la crise des subprimes de 2008. »

Déja, il prétend combattre toute forme de domination, par exemple celle d’un artiste intervenant en milieu scolaire proposant la création d’une œuvre collaborative. L’auteur s’indigne que l’artiste (de sa propre expérience) soit payé et non les élèves, système affirmant ainsi la domination de l’artiste sur les élèves en milieu carcéral (le collège). Je rappelle que ce texte était partagé sur un groupe de soutien aux artistes, c’est à dire souvent sur la manière de se faire reconnaître en temps que travailleur méritant rémunération. Cette domination démontrée, cela ne l’empêche par de l’exprimer dans un style, qui chez moi s’appelle de la branlette intellectuelle, mêlée d’expression idéologique bien reconnaissable (on sent les études à papa de droits et les aspirations politiques). Aucune sensibilité, juste le rabâchage du package sans la moindre logique. Réduire un atelier créatif à « des rapports sociaux de classe, de race, de genre, de sexe » est tout bonnement ridicule. J’ai moi même proposé des ateliers à des élèves, je n’ai pas été raciste, misogyne, classiste (discrimination envers les classes populaires) mais apparemment, grâce à l’art et mon statut d’artiste, je l’étais.

> «il m’est arrivé récemment d’intervenir auprès d’élèves d’une classe ULIS1 dans le cadre d’ateliers organisés par une association. Cet organisme invite chaque année des artistes à produire des « œuvres collectives » avec les élèves. Dans le cadre de ce projet, seul·e·s les artistes sont rémunéré·e·s pour le travail effectué en vue de la production de ces œuvres dite « collectives », déniant aux élèves leur droit à revendiquer la valeur de leur travail. De ce rapport inégalitaire donnant lieu à du travail gratuit découle un rapport d’autorité au profit de l’artiste, une stature renforcée par les récits mystificateurs des institutions détentrices des moyens de production du projet (l’association et les financeurs publics et privés) à propos de l’art : une activité prétendument créatrice de lien social. «

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> « Très vite je faisais l’expérience d’un projet qui ne pouvait qu’aboutir à un processus civilisationniste d’occultation de l’hétérogénéité des sentiments et des sensibilités des élèves. Malgré des bons moments passés avec les élèves et mes tentatives de faire infuser des outils d’autogestion autour du budget alloué au projet, la puissance du cadre institutionnel nous condamnait tou·te·s à partager un temps contraint par le travail pour moi (nécessité de gagner ma vie) et par le régime disciplinaire du collège pour les élèves (les élèves n’avaient pas le choix de participer ou non à cet atelier) entretenant des rapports sociaux de classe, de race, de genre, de sexe déjà lourdement à l’œuvre dans la classe. »

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Delacroix, la liberté guidant le peuple

> « Le récit fictif sur les vertus émancipatrices de l’art formulé par l’association en réponse aux attentes de ses financeurs (État, entreprises privées), l’univers carcéral du collège, les attentes des élèves eux·elles-mêmes à propos de l’art inculquées par les artistes des ateliers précédents, ma propre appréhension du contexte ont finalement conduit à ce que chacun·e soit assigné·e à son rôle social dans la reproduction des rapports de domination : subventionneur publics et sponsors privés sur l’association, association employeuse sur l’artiste employé, le collège sur l’artiste employé, l’artiste sur les élèves, tout cela sur fond de validisme, sexisme, homophobie et racisme structurel. »

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> « Il me semble que la totalité des contextes institutionnels dans lesquels je suis intervenu dans le monde de l’art, souvent pour des raisons alimentaires, est gouvernée par de tels récits mystificateurs. Ces systèmes de croyances prédéterminent les agent·e·s de l’art à agir dans le déni des enchevêtrements qui se tissent entre les conditions de production de leur art, la classe, la race, le sexe et le genre, un déni omniprésent dans le cadre de pratiques artistiques formalistes valorisant la forme pour la forme. »

(à répéter en boucle)

Stratégie d’endoctrinement :

Même exercice de manipulation, au début on répète de larges lignes, pour créer l’adhésion. Le conservatisme est ainsi définit comme étant le capitalisme (alors que le capitalisme est plutôt le monde moderne techno-industriel progressiste), l’état pénal et policier, les démantèlements des droits sociaux (pratiqué par le capitalisme et non le conservatisme),…


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« Il me semble donc utile de se livrer à un exercice de démantèlement sémantique de ces discours en se posant la question de savoir ce qu’on désigne précisément lorsqu’on prononce le mot « art » en relation avec l’art contemporain à l’aune de l’accélération conservatrice en cours (sauvetage de l’économie capitaliste, intensification de l’état pénal et policier, démantèlement du droit du travail, etc.) «

Une fois qu’on est d’accord avec ces valeurs, on nous explique que l’art c’est le conservatisme : donc si on aime l’art, on aime la police etc,… (tout ce qui vient d’être dénoncé plus haut). Rappelez vous que si vous trouvez l’oeuvre de Delacroix « la liberté guidant le peuple » inspirante, vous participez à « l’économie capitaliste, intensification de l’état pénal et policier, démantèlement du droit du travail, etc. »

Ainsi vous pouvez zapper le début pour entrer dans le vif du sujet.

> « S’il est évidemment urgent de plaider pour une réponse de gauche à la crise dans le milieu de l’art en soutien aux travailleur·euse·s les plus précaires, mais surtout les plus exploité·e·s par les institutions (vacataires, gardien·ne·s de salle, agent·e·s de nettoyage, stagiaires, volontaires en service civique, travailleur·euse·s non ou peu rémunéré·e·s…), il me semble aussi primordial de ne pas le faire au nom de l’art. »

On adhère à telle lute, on nous propose une solution qui n’a rien à voir et qui défend notre idéologie. Ainsi on pourrait dire : « il est important de sauver les éco-systèmes de notre terre, subissant de toute part l’agression polluante, il semble ainsi primordial de relancer l’économie et d’ainsi injecter 4 milliards de vos impôts à l’industrie automobile ». Bon en fait, c’est un peu ce que nous disent les ministres, mais il faut comprendre la manipulation.

> « Derrière l’art se cachent toujours des systèmes d’oppression.«

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> « En un sens, la sociologie de l’art développée par Pierre Bourdieu opère à la manière d’un hommage à l’art occidental et à ses métamorphoses endogènes. En s’appuyant sur le cas d’Édouard Manet, le concept de révolution symbolique se limite à décrypter les bouleversements des ordres esthétiques internes au champ de l’art sans forcément proposer une réflexion critique à propos de l’art en tant que fait civilisationnel. Son approbation subjective de ce qu’il perçoit comme une peinture hérétique et subversive chez Édouard Manet, tend à consolider des croyances en la peinture, au format de l’exposition, ou en la figure de l’artiste propres aux sociétés européennes sans s’aventurer dans une mise en question plus globale à propos de la valeur de l’art dans la société coloniale, patriarcale, hétéronormée et capitaliste de l’époque. «

Traduction : Un mec (blanc hétéro) qui, depuis fait référence en art, a osé parlé d’une peinture sans critiquer la société colonialiste, patriarcale, hétéronormée et capitaliste de l’époque.

J’ai souvent lu également, en quoi les artistes étaient d’horribles personnes ( colonialistes, patriarcales, hétéronormées, sexistes, homophobes, validistes et capitalistes) dès lors qu’ils dessinaient, autre chose que des images dénonçant très très explicitement sans nuances ni ambiguïté le colonialisme, patriarcat, hétéronormisation, sexisme, grossophobie, homophobie, validisme et capitalisme). En gros, si tu ne te rends pas utile à la propagande, tu es un ennemi et on doit brûler ta création et toi même. Un peu comme ce que faisait Adolf Hitler avec l’art dégénéré et les artistes non conformes et musiciens dans les camps. C’est vrai quoi, un violoniste tzigane n’est pas meilleur, même s’il pratique et étudie le violon depuis 30 ans qu’un enfant de 10 ans venant pour la première fois de faire une « note » avec un violon, qui d’ailleurs est un instrument de musique oppressif de dominant. Le seul instrument autorisé étant le djembé (mais pas joué par des blancs car c’est de l’appropriation culturelle).

Ensuite l’article dénonce une personne (Heinich) en accord avec le type (Bourdieu) qui parle du mec qui a peint (Manet) une meuf à poil (Olympia) sans dénoncer la société colonialiste, patriarcale, hétéronormée et capitaliste de l’époque. Cette personne a écrit un article en 2016 contre le prosélytisme extrémiste et sexiste en pleine affaire du burkini. Ca prouve donc que l’art c’est tous des fachos !

Mais gardons un style plus branlette pas du tout dominant parce que luttant contre les idées colonialistes, patriarcales, hétéronormées et capitalistes.

> «En outre l’une des légataires de ce courant de pensée les plus établi·e·s et les plus académiques, Nathalie Heinich, s’est illustrée par des prises de position réactionnaires révélant les nombreux présupposés et les impensés auxquels peut parfois mener cette méthode sociologique. Face à ces constats d’autres approches relevant plutôt du matérialisme historique peuvent quant à elles s’avérer fortes utiles dans la perspective d’un démantèlement progressif des institutions culturelles. »

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> « Ces luttes [ les mouvements des droits civiques aux États-Unis, les luttes décoloniales d’inspiration tiers-mondistes, les mouvements féministes et lgbtqia+ d’inspiration marxiste ] et les nouveaux outils qu’elles ont engendrés ont notamment conduit à dévoiler l’aspiration universaliste et essentialiste de l’hégémonie occidentale et sa vocation à contraindre l’ensemble des corps [physiques] aux formats du capitalisme blanc hétéro patriarcal érigé en système-monde. «

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Dana Shutz (voir le lien plus bas)

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Même l’art engagé à gauche est de l’art, donc fasciste :

Ainsi titrée, la position est claire et extrême mais pourtant partagée par des professionnels de l’art, l’auteur étant lui même artiste exposant dans des institutions culturelles (cela rappelle les blancs qui accusent tous les blancs de racisme, les hommes féministes qui accusent tous les hommes dont eux-mêmes, etc,…) et c’est ce partage par le milieu lui même qui est inquiétant.

Destruction de la culture occidentale

> « La figure de l’artiste engagé et la critique institutionnelle : des positions conservatrices contre des stratégies effectives de lutte « 

> « L’histoire des luttes a prouvé à maintes reprises en quoi ces stratégies – la critique institutionnelle et l’art engagé – sont vouées à l’échec et intensifient des mécanismes de reproduction et de reconfiguration des rapports de domination. De fait, les régimes de représentation du champ de l’art s’adressent principalement aux personnes privilégiées et à leurs régimes d’affects, limitant le spectre des publics pouvant accéder à leur message. «

Plutôt que de cultiver les personnes non privilégiées, autant brûler l’art et la création contemporaine, pour la remplacer par la culture de masse capitaliste du divertissement. C’est pareil avec l’école en fait : si tu ne comprends pas, ne cherche pas à comprendre, brûle l’école, car tu as la science infuse : la terre est plate et dominée par des reptiliens pédophiles. (ces derniers mots m’assurant un meilleur référencement sur google, merci la connaissance « intuitive » libérée de la domination systémique des anciens. ) De même que de corriger l’orthographe des gens est maintenant oppressif et très mal vu, heureusement que les émoticônes remplacent la langue française, cette domination oppressive sur laquelle il faut faire pression pour la réformer.

Ce paragraphe rappelle combien l’appropriation culturelle des artistes est colonialiste, patriarcale, hétéronormée, sexiste, homophobe, validiste, classiste et capitaliste. Vivement que les tenants de cette idéologie instaurent des acronymes comme LGBTqia+^ parce que la longueur de mon article dissuadera le lecteur fou et conservateur qui s’y risque, si la loi anti Haine et les bloqueurs le permettent. (peut on dire « Inch anti haine »?)
Cela rappelle qu’un artiste blanc ne peut pas peindre une personne noire. Mais si elle peint une personne blanche, elle participe à la domination des blancs. Donc en fait, elle ne peut pas peindre tout court. Etre artiste, être peintre est déjà un délit en soi si tu n’est pas noir (car les asiatiques on s’en fout sauf quand ça sert les intérêts). En revanche tu peux à la limite faire de l’abstrait, car délivré des normes oppressives, à l’instar des gens qui n’ont jamais peint, car c’est là que le talent est à son paroxysme : quand il n’est pas développé, quand il est nivelé par le bas. Autant t’amputer les mains, et ton art sera moins validiste (discrimination des personnes non valides, anciennement appelées des handicapés, mais c’est un peu offensant).

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Dana Shutz (elle est blanche donc ne peut « se réapproprier » le combat contre les violences envers les noirs en peignant une victime noire)

Pour le coup, je suis d’accord avec le constat ci dessous. Mais ma lutte des inégalités ne passe pas par la censure de l’art et la stigmatisation de l’artiste. Les cibles ne sont pas les mêmes. Pour moi c’est la capitalisme, pas l’art.

> « Il est important de rappeler que ces processus de dévoiement du langage de l’émancipation brandi à la façon d’étendards n’ont jamais produit de réels changements structurels et ne se basent sur aucune feuille de route en vue d’agir concrètement contre l’oppression. Cette appropriation des formes de la contestation tend au contraire à invisibiliser et freiner les groupes investis dans des luttes plus radicales en leur déniant le droit de protester au prétexte que le changement serait déjà en cours et pris en charge par les institutions elles-mêmes. «

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> «  il me semble évident que l’art contemporain, ses institutions et ses acteurs·rice·s jouent contre l’émancipation.«

Donc, ensuite viennent les propositions d’action contre l’art qui est par essence colonialiste, patriarcale, hétéronormée, sexiste, homophobe, validiste, classiste et capitaliste.

> »Ce texte énumère les luttes qui ont opté pour des stratégies confrontationnelles en rupture nette avec le système en procédant à des sabotages de vernissages, des occupations, des grèves, des actions, des boycotts, des campagnes de shaming et de callout à l’instar du collectif Decolonize This Place. Les deux auteur·e·s font remarquer que ces tactiques engageant des rapports de force réels avec les institutions sont particulièrement fertiles parce qu’elles se construisent en convergence avec des luttes exogènes au milieu de l’art (anti-racisme, anti-sexisme, anti-classisme). «

Et ensuite, l’article espère que les musées disparaissent et propose comment le faire.

> »À bien y regarder, les institutions d’art contemporain sont relativement récentes, et face aux défis auxquels elles sont confrontées, leur survie semble précaire. »

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>« Malgré quelques années d’écart et aux vues des nombreuses crises en cours dans le champ de l’art contemporain, une telle destinée institutionnelle apparaît fort probable, ou du moins souhaitable. Ce phénomène est d’ailleurs déjà plus ou moins en puissance s’agissant des grands événements internationaux de l’art contemporain à l’instar des biennales. »

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>« Les grèves, les boycotts et les occupations sont autant de phénomènes qu’il place sous le signe de l’exode et de la suspension des formes politiquement et intrinsèquement corrompues de l’art.«

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> »Pratique des assemblées, appels au boycott, cortèges de manif, sabotages de vernissage, auto-enquêtes, groupes de travail et d’autodéfense, tous les ingrédients sont aujourd’hui rassemblés au sein de ce mouvement pour envisager une mutation vers un retrait productif et la constitution d’institutions hybrides. Et si la mutation n’opère pas cette fois-ci, il est désormais évident que la contestation et le retrait des institutions culturelles s’organisent, se densifie en France et c’est une excellente nouvelle !«

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Hylas et les nymphes  John William Waterhouse (retiré un moment de son musée pour avertir sur le sexisme).
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En résumé

>« De ce point de vue et au-delà des cas individuels, l’art est aujourd’hui un problème majeur au sens où il contribue activement à stabiliser l’ordre établi du monde. Toute position visant à relativiser cet état de fait agit sous la forme d’un discours éminemment réactionnaire contre la vérité de la généalogie politique de l’art, notamment lorsqu’elle émane d’un·e directeur·rice d’institution, d’un·e mécène ou encore d’un·e artiste ou d’un·e commissaire d’exposition qui tirent des privilèges de ce système. Plutôt que d’alimenter des conversations propres à leurs récits au sujet des conditions de la survie de leurs institutions, il me semble plus stimulant de commencer à discuter des modalités de leurs démantèlements progressifs. «

Je n’ai honnêtement pas compris comment des personnes se revendiquant professionnels de l’art peuvent partager un tel point de vue. Et j’ai bien évidemment commenté cet article avec ma voix dissonante des autres commentaires tels que « texte parfait », mais néanmoins cordial et sans style (m’étant déjà fait reproché mon cynisme sur ce groupe). Mais je n’ai eu aucune réponse et je pense que le débat ne ferait qu’empirer ma profonde tristesse face à ce gâchis.

Je comprends maintenant pourquoi il y a si peu d’émotion lorsque DAESH bombarde et détruit des constructions (pourtant non blanches occidentales) et des sculptures de son patrimoine, que ce soit la cité antique de Palmyre, les Bouddha d’Afghanistan (par des talibans), ou dans le musée d’Irak. Je comprends pourquoi les gens sont heureux de voir Notre Dame brûler comme ils jubileraient devant des autodafés nazis (c’est pour le référencement). Je comprends pourquoi on n’encourage plus la culture, ou plutôt qu’on la remplace par des produits de consommations de divertissement. La haine de la culture, le mépris des artistes, le dégoût du beau, du savoir, de la connaissance, remplacés par la promotion de la bêtise, de la vulgarité, du bruit sont des choses face auxquelles je me sens démunie et isolée. Je ne vois même pas la possibilité de lutte ou de préservation. Je suis assez défaitiste sur ces sujets.

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Des alliés à droite ?

Certains se diraient que j’ai un discours de droite ou d’extrême droite, vu que « si on n’est pas avec eux, on est forcément des fascistes ». Que les opinions, même si elles sont les mêmes, ont des étiquettes différentes avec les modes. Par exemple, « être Charlie » et défendre la liberté d’expression était vu comme quelque chose « de gauche » et c’était largement populaire quand des islamistes ont assassiné les dessinateurs du journal. Aujourd’hui, c’est devenu suspect, Zineb El Rhazoui, ancienne porte parole du mouvement féministe de quartier « ni putes ni soumises » travaillant chez Charlie Hebdo, reçoit régulièrement des menaces de mort et est perçue de droite. Sur twitter, on voit bien que plus beaucoup de personne  sont « Charlie ». Avant, dénoncer l’extrêmisme religieux et le sexisme des religions étaient vu de gauche, maintenant c’est le contraire. Avant, défendre la liberté sexuelle des femmes, le fait de se mettre en mini jupe ou faire du monokini sur la plage, c’était vu comme de gauche, maintenant c’est le contraire. Bientôt, alors que défendre le droit à l’avortement est perçu de gauche, ça finira par devenir de droite et ce sera interdit par la « nouvelle gauche ». La gauche de la censure, du puritanisme et de la culture populaire capitaliste, aujourd’hui incarnée par des bourgeois et des privilégiés crachant sur des ruraux gilets jaunes.
Personnellement, je pense qu’un individu peut défendre le droit des humains et l’art, la beauté et la culture. Je ne me sens pas partisane d’un bord ou d’un autre, mais j’essaie d’écouter toutes les voies et de ne rejeter personne pour faire mon opinion. (Et c’est pourquoi malheureusement je lis ce genre d’article qui souhaite détruire tout ce que je suis et que j’aime, pour tenter de comprendre).

Concernant la droite, je lis souvent dans ses lignes des choses auxquelles je ne peux adhérer, elle est majoritairement capitaliste et rejette les droits sociaux, souvent climatosceptique et antiféministe, on retrouve chez eux également un package aussi ridicule qu’à gauche. Je ne peux apprécier que les individus avec des pensées, des sensibilités et des réflexions et non les idéologies.
Quant à la religion c’est pareil. J’admire la spiritualité, la Foi, l’art, l’histoire, les mythes et la culture, mais la moralité et le comportement identitaire (suivant un package idéologique fermé) me pose problème.

Ce qui est malhonnête est de vouloir faire croire qu’en dénonçant les ravages d’une idéologie, je fasse partie des défenseurs (ce n’est pas le cas je dois le préciser) des hommes dominateurs qui abusent de leurs privilèges et de leurs autorités, des harceleurs de rue ou des adolescents misogynes accrocs aux jeux vidéos et aux stages de « séduction ».

Me mettre (moi même ou par d’autres) dans le même sac que des personnes qui ont besoin d’un code couleur capillaire pour comprendre l’orientation politique ou sexuelle d’une personne ou plus bêtement et réalistement « dans quel camp idéologique » une personne se situe, c’est assez offensant. Pour parler d’art contemporain, je lis la presse, les sites et les groupes spécialisés, c’est rarement à droite que je rencontrerai quelqu’un d’enthousiaste pour aller m’accompagner à une biennale d’art contemporain ou au planning familial pour une IVG. Mais maintenant ils sauront qu’ils ont des alliés chez les artistes contemporains conceptuels eux-mêmes. L’extrême droite a des alliés à l’extrême gauche. Peut être est ce le début d’une entente harmonieuse.

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Une marionnette devant l’origine du monde de Gustave Courbet

Stratégie du politiquement correct

En fait, on peut se questionner sur la sincérité de ces gens tant les propositions «bien-pensantes » sont grotesques. Pourtant il en existe des combats à mener, mais inventer des oppressions parce qu’une peinture figurative représente une femme, c’est un peu déplacé par rapport aux femmes qui galèrent en demandant un travail justement rémunéré pour nourrir leurs enfants .

C’est tellement gros de cracher dans la soupe ainsi que tu ne peux que voir la supercherie. (Mais vu la popularité du truc, tu constates que non, comme la théorie des homme-reptiles). Qu’un homme blanc cisgenre bourgeois t’explique à ce point que «  l’art est aujourd’hui un problème majeur au sens où il contribue activement à stabiliser l’ordre établi du monde. Toute position visant à relativiser cet état de fait agit sous la forme d’un discours éminemment réactionnaire contre la vérité de la généalogie politique de l’art », tu comprends que sa grande souffrance c’est d’avoir grandi dans un milieu bourgeois où ses parents l’obligeaient à faire des études de droit (ce qui en soi peut être difficile à vivre, mais est ce comparable à ceux qui se font systématiquement insulter et dépouiller violemment en sortant de chez eux parce qu’ils ne vivent pas dans des quartiers bourgeois, et qui n’auront jamais d’autre avenir que celui d’enchaîner les missions interim sous payées si leurs corps le leur permet). On peux ainsi comprendre qu’on n’affiche pas nos idées sincères, mais une propagande d’État, permettant, elle seule, à intégrer le système discriminatoire mais avec des bougies et des nounours (ou des babyfoots et des consoles de jeux, comme je le vois dans certaines propositions d’emploi cool cachant un management connard) permettant d’exister.

La sincérité n’est plus une valeur depuis longtemps, bien qu’elle fusse un noble sujet au XIXème siècle (Flaubert, Courbet,…) soit disant offensant. Il faut afficher cette idéologie, tel le code d’entrée permettant l’accès à ce qui devrait être modestement « des droits égaux pour tous les citoyens vivant sous la bannière des droits de l’homme » : Un accès à un emploi honnête, justement rémunéré, la possibilité de travailler dans des secteurs réservés à la caste des bourgeois (la culture), la liberté d’expression, etc,…

Je suis d’accord avec Yves Michaud, l’art (et tout contenu « culturel ») se doit aujourd’hui d’être bankable, il doit remplir ces trois critères :

- être rentable

- être populaire

- être bien pensant

https://www.youtube.com/watch?v=gL1vImUnBO0&feature=youtu.be

Conclusion

Bref les artistes ne sont soutenus ni à droite ni à gauche. Pourtant l’art et la culture rendent les gens moins cons. Mais je comprends qu’il est préférable pour les idéologies d’avoir des masses stupides à contrôler et dominer.

Edit : J’ai écrit ce texte le 23 mai 2020, depuis l’actualité a engendré plus de tensions sociales et raciales. Les bien pensants tentent de diviser les gens : noirs contre blancs, blancs contre noirs, là où il faudrait logiquement plus d’harmonie. Cette stratégie vise à substituer les luttes sociales par des luttes raciales, pour ne plus attaquer les patrons créant les inégalités mais attaquer « le racisme » (ce qui est vague et moins nominatif). Les injonctions reçues des bourgeois blancs bien pensants, les appels aux dons pour des associations, l’appel aux lynchage de ceux qui ne sont pas des « alliés », rendent les choses plus virulentes.
Cliver les gens, faire de la ségrégation, appeler à la haine des blancs ou de la culture « blanche », censurer (ou condamner si on ne cède pas à l’auto censure) ne fait finalement que participer à la montée du vote Rassemblement Nationnal. Si je ne vois pas d’alliés à droite, eux en ont à gauche.
J’ai hésité à publier ce texte, sachant qu’il me condamnerait au bûcher et me fermerait plus de portes professionnelles, mais cette idéologie m’en a t’elle déjà ouverte ? Non elle n’en ouvre qu’aux bourgeois blancs, elles s’en fout du libre arbitre des femmes racisés pauvres. Elle ne fait que créer des histoires (success stories) et des récits (storytelling) d’entraides envers ceux qu’on exploite ou rejette, pour cacher le système inégalitaire que cette idéologie (partagée par les médias dominants, ça devrait nous avertir) protège. Puis avec le contexte, la délation et la suppression d’un de mes contenus se moquant gentiment de la bien-pensance, je ne peux avoir envie que de m’exprimer plus.

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video « draw with me » The House

video « draw with me » The House

Je vous partage aujourd’hui les vidéos de la progression (work in progress) d’une de mes récentes illustrations.

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Je dois avouer que je publie peu sur mon site, habituée par l’interaction des réseaux sociaux. Pourtant la temporalité des sites internet me parait plus apaisante que celles des fils d’actualité très rapide, rendant le contenu obsolète très rapidement, et influençant le cerveau à avoir de moins en moins de temps de concentration ou d’attention, ce qui est alarmant (Bernard Stiegler l’explique très bien) sur la façon dont la population traite les informations qu’elle perçoit.

 

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En ce début d’année, je me suis remise à travailler sur la perspective et à y inclure des personnages. J’ai étudié avec plus d’attention les façades des bâtiments, j’ai même ressorti quelques unes de mes photos de voyage. J’aime de plus en plus les arts décoratifs, ce qui me gênait quand j’étudiais un peu plus l’art contemporain vers mes 20 ans car on associe à tord le décoratif à du superflu ou du superficiel alors que la beauté dans les détails nous permet de mieux vivre lorsque nous la croisons. Dans un monde à l’environnement de plus en plus gris, fait de bretelles d’autoroute pollué et d’entrepôts en tôle ondulé, la coquetterie d’une forme gracieuse ou les couleurs de fleurs sauvages est une inspiration d’air pur salvatrice.

J’aime beaucoup les vidéos comme vous avez pu le voir sur ma chaine Youtube. Mais cela demande un temps incroyable à faire. Si vous aimez ce travail, n’hésitez pas à laisser un pouce bleu pour m’encourager à faire d’autres vidéos. Ou alors je continuerai d’en sortir deux par an. Mais je me demande si vous préférez voir le seul résultat final, ou si la phase de création vous intéresse ?

 

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Le support est sur papier A3 et la couleur est principalement faite à l’aquarelle. Les contours sont faits à la plume et à l’encre de Chine noire. Le fond est à l’encre violette colorex, ce qui n’est pas indélibile.
Je voulais donner un style inspiré des années 60 aux vêtements. J’ai intitulé cette illustration « the house » car je travaille un peu plus le décor et le fond de mes illustrations.
La vidéo est en deux parties :

 

A propos des privilèges

A propos des privilèges

Au début du confinement, j’ai écrit un texte par rapport à l’indécence de certains bourgeois qui ne comprennent pas en quoi c’est problématique de se réjouir de ne pas être logé à la même enseigne que les pauvres.
http://diglee.com/indecence/
« Je sors de mon silence pour contrer cette vague de haine et vous dire que moi, eh bien je suis ravie de savoir que certains ont des jardins et peuvent admirer le printemps qui fleurit.
Je suis ravie de savoir que des enfants peuvent encore courir libres dans une prairie couverte de jonquilles, soulagée que tous, nous ne soyons pas logés à la même enseigne, celle d’être confinés dans de minuscules appartements ternes perchés sur le bitume gris des villes. »
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Pour nuancer et expliquer au mieux le propos, le développement peut paraître long mais nécessaire pour tenter d’être plus claire. Je l’ai partagé sur Facebook mais je le partage maintenant ici. Etant souvent touchée en tant qu’artiste, femme et métisse par les discriminations liées au travail, j’ai beaucoup lu (et écouté des vidéos, conférences,…) sur les questions d’inégalités, sur la critique du travail gratuit, la nécessité de valoriser le travail artistique, la précarité, l’uberisation proche du statut de free-lance, la défense des acquis sociaux,… Je les partage sur ma page Facebook.
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Témoignage de la vie réelle
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Il y a quelques années en 2008, avait eu lieu à Paris une exposition des photographies de André Zucca intitulée « les français sous l’occupation ». C’était une exposition montrant photos et objets des années 39-45 témoignant comment certains parisiens tentaient de vivre, certains profitaient bien, sous ce climat particulier. A l’époque bien évidemment personne ne savait comment allait se terminer la guerre et beaucoup pensaient à leur survie, cela signifiait pour beaucoup devenir collaborationniste avec l’ennemi nazi. Cette exposition avait choqué car elle refusait de montrer que les français n’étaient pas tous de courageux résistants et libérateurs de la France. Des pressions ont été faites pour annuler cette exposition, mais elle est restée en changeant le titre « les français… » par « des français sous l’occupation ».
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Andre Zucca Rue de Rivoli, Paris, 1941
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Inégalités
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Comme le soulignent légitimement de nombreux articles, la crise du coronavirus aura montré les inégalités. Nous ne sommes pas tous logés en confinement à la même enseigne. J’espère que nous serons plus nombreux à voir le problème de ces inégalités, qui sont là le reste du temps, criés en manifestation, en billets sur internet, dans des livres ou des journaux,…
Ces inégalités ne sont pas dues, comme tentent de le faire croire ceux à qui cela profite, au fait que des fainéants n’ont pas eu envie de travailler ou que d’autres ne savent pas « saisir leurs chances », comme j’ai encore pu le lire sur les réseaux sociaux aujourd’hui, mais plus à des entreprises qui licencient pour du profit, qui piétinent le droit du travail par un management sauvage, à celles qui marginalisent et privent d’emploi certaines personnes, etc,… La chance n’est pas la même dès lors que nous disposons de capitaux, économiques, sociaux ou culturels différents comme l’expliquait déjà Pierre Bourdieu.
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Indécence
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Evidemment la société est composée d’individus tous différents, il n’y a pas les gentils précaires, certains en effet sont fainéants et fraudeurs, et les méchants riches, certains et j’en compte parmi mes amis ont une conscience qui ne s’arrête pas à leur compte en banque. De même que l’égoïsme et l’égocentrisme n’a pas de classe (dans les deux sens du terme).
Mais l’indécence chez les privilégiés est de se complaire dans l’illusion qu’ils sont au dessus des autres et qu’ils ont un droit quasi divin, comme le pensaient les monarques de pouvoir plus profiter du luxe ou de simplement des produits de base ou même de la nature, de la santé ou de la sécurité, pendant que les autres ne pourront ni se les offrir ni les rêver. Je n’ai aucun problème avec le luxe, le confort ou l’argent. Si des parents aisés ont voulu donner à leurs enfants toutes les chances et les gâteries qu’ils pouvaient, je trouve ça bien car pour moi c’est le rôle des parents de leur apporter ce qu’ils peuvent (sinon ils ne devraient pas faire d’enfants). Ce qui me dérange en revanche c’est de se vanter de ses privilèges, de narguer les autres tout en continuant à véhiculer ce qui crée les différences de moyens, tout en les encourageant, en faisant s’accroître ces écarts de richesse, en pratiquant la ségrégation économique…
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Le mécanisme de la précarité
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Car ces inégalités sont pour la majorité fabriquées de toute pièce par ceux qui veulent garder le pouvoir et la richesse. Comment faire pression sur les salariés si on ne peut les mettre en concurrence avec l’armée de réserve que constitue les chômeurs, eux même mis en concurrence avec les SDF, mis en concurrence avec les immigrés ? Ils défendent leurs intérêts, quelque part je les comprends, bien que ça ne puisse que créer une pauvreté et une insécurité qu’ils se prendront tôt ou tard à la gueule. Ces inégalités ne sont pas juste le fruit de la chance ou du mérite. Les personnes plus riches attirent les contacts, elles ont plus de contacts, de services gratuits et de passe-droit. Elles se marient et se reproduisent entre elles et lèguent leurs capitaux à leurs enfants, qui peuvent bénéficier d’éducation privilégiée, de métiers privilégiés, de clients, de nouveaux contacts, d’expérience (tourisme,…) privilégiés.
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Se rendre compte des privilèges
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Avez-vous déjà remarqué sur internet une personne poster le compte rendu en images d’une soirée privée, une entrée VIP à tel événement, des vacances offertes par des compagnies touristiques, des cadeaux de produits de beauté offertes par des marques de luxe, un partenariat pour travailler avec telle entreprise qui vous fait de la publicité et étoffe votre CV, un test du corona-virus. Vous êtes-vous un jour demandé « pourquoi pas moi après tout ? » La réponse est que vous êtes pauvres, issus d’un milieu modeste ou ne savez pas développer la logique capitaliste visant à prendre ce qui appartient à tous, écraser les autres pour se hisser au sommet, mentir et tricher (comme on le voit chez les concurrents des télé réalité) etc,… Dans un sens on vous apprend qu’être modeste ne vous mènera nulle part, mais qu’avoir une attitude de requin (même si les requins sont moins féroces) peut parfois être récompensé. Je trouve ça dommage d’encourager les individus dans cette voie, cela crée une société d’égoïstes infantilisés immatures et irresponsables (et non individualistes qui sont des individus et non des accumulateurs de possessions). Certains en lisant cela se diront surement « je ne suis pas d’accord, j’ai une bonne situation, j’ai travaillé dur pour cela et je n’ai pas la mentalité capitaliste », et pourtant, vos parents vous auront peut être payé un loyer dans Paris pour que vous puissiez développer votre réseau ? Comme je l’ai dit plus haut, cela ne fait pas de vous un salaud, mais un privilégié et il faut s’en rendre compte. Les privilégiés ne sont pas tous des tyrans, mais la plupart continuent de discriminer les pauvres, de ne pas vouloir travailler avec eux ou les payer honnêtement pour leur travail, voire de les penser comme des larbins,… Quand ils le font, ils pensent faire de la charité et ne manquent pas de montrer à la terre entière à quel point ils sont de bonnes personnes, parfois ils portent même des badges « Amnesty International », c’est à se demander ce que cela cache. Seulement voilà, le fait de penser qu’on aide quelqu’un, alors qu’on travaille avec cette personne est déjà une mentalité de subordination ou de hiérarchie où le client prestataire est « inférieur ». Lorsque vous travaillez avec un client privilégié, vous ne vous posez pas en sauveur, vous trouvez ça juste normal, c’est du business.
Ecoutez Juan Branco, les Charlot-Pinçon et bien d’autres en témoigner.  Et non, tout cela n’est pas due parce que les privilégiés sont des êtres exceptionnels, plus intelligents, malins ou meilleurs que les autres, cela est due à une richesse (et donc des réseaux que celle-ci attire) de base.
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Normes
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Encore une fois je ne juge pas le fait de bénéficier de tous cela, mais je juge le fait d’agir pour conserver et exacerber ces inégalités, ne serait-ce en imposant son concept de « normalité ». La norme est une construction sociale, mais elle semble aussi une construction de classe. Un enfant qui grandira entouré de femmes de ménage à qui donner des ordres, réussira mieux qu’un enfant qui grandira à devoir s’écraser et faire la femme de ménage. Cela s’appelle le savoir-être, qui fait parti du capital culturel. Je ne pense plus qu’aujourd’hui connaître les oeuvres de Wagner, de Dante ou de Delacroix contribue à réussir car les nouveaux riches ont imposé leurs nouvelles cultures dénuées de raffinement, en revanche savoir parler avec confiance et autorité à quelqu’un que l’on interrompt sans cesse, que l’on n’écoute pas ou qu’on ignore ostensiblement, pour obtenir quelque chose est ce qui marche le plus dans notre société aujourd’hui. Et de la même façon, ne pas écouter une personne introvertie, trop polie ou respectueuse fait partie de la nouvelle donne. « Il faut s’imposer », c’est à dire être grossier, fermé aux autres et sans gêne. Ce qui crée une société mal éduquée agissant de plus en plus de façon violente et triviale où la loi du plus fort est de mise.
Pour le Docteur Raoult, c’est normal que des milliers de personnes meurent chaque année de maladies liées au monde moderne (problèmes respiratoires liés à la pollution, obésité, cancer, problèmes cardio vasculaire liés à la mauvaise nourriture, dépression et addictions , virus liés à l’exploitation animale industrielle,…). Sa norme, ce sont les statistiques des années précédentes. Mais est ce une norme éthique, une norme doit-elle éthique ? On peut voir que ces normes sacrifient les individus pour des masses.
De la même façon, pour les bourgeois, c’est à dire une majorité de personnes ayant vécu avec des privilèges et d’autres personnes, issues de milieux modestes mais qui ont la mentalité capitaliste (concurrence, abuser des autres, s’imposer, opportuniste menteur et tricheur, …), il est normal qu’il y ait des « faibles » qu’on abuse et des « forts » qu’on respecte. Mais cette normalité est elle vraiment juste ? Est elle normal pour ceux qui souffrent des inégalités et ceux qui restent honnêtes et polis ? A mon sens, non. Nous n’avons pas la même vision de la normalité car nous n’avons pas la même éducation, la même sensibilité ou la même empathie.
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Expliquer à un bourgeois que sa conception n’est pas « normale » ou juste, sera difficile à faire entendre, quand de base ces gens rejettent toute forme d’empathie et classe même cette faculté dans la case « faiblesse ». Le bourgeois prend, s’approprie, vole, c’est sa norme. Il se sert des autres, se fait servir et abuse des autres. Ce n’est non seulement une norme, mais c’est un sentiment de plaisir, un sentiment de domination qui lui fait se sentir au dessus des autres. Comment lui faire entendre que cette façon d’être et de penser, même si c’est celle qui domine dans les médias et la société,qui est encouragée dès l’école puis dans les entreprises est problématique ? Pour les laissés pour compte, les perdants, les invisibles, les parias, les bourgeois ne peuvent avoir aucune empathie ou compréhension car cette « caste inférieure » leur est utile symboliquement (pour se sentir dominant) et matériellement (financièrement et d’un point de vue utilitariste, c’est à dire de l’abus et l’exploitation de l’autre). Ceci est une tendance humaine innée chez certaines personnes, comme le fait de vouloir tuer des gens par exemple. Ils vivent ensuite dans une société avec des lois et des limites (l’homicide étant interdit par la loi) et se comportent en fonction. Si la société non seulement autorise la pensée capitaliste (nombriliste, d’accumulation par le vol du bien commun, de tendance à exploiter les humains, le vivant, les ressources,…) mais en plus l’encourage, les individus qui ont ses traits bourgeois ne peuvent entendre que cette mentalité capricieuse et nombriliste est problématique, mais ils savent aussi qu’ils doivent avoir une image publique opposée à cette attitude.
Au temps de la monarchie, il n’était pas normal qu’un simple paysan puisse s’adresser à un noble. Ces normes étaient faites par et pour les dominants. Expliquer qu’il n’est pas normal pour un noble de maltraiter un esclave et il réagira comme les privilégiés d’aujourd’hui, avec déni, mépris et arrogance. Ces gens ne changeront peut être pas, même si certains ont plus de coeur que de besoins de dominer. J’écris donc cela pour les dominés, ceux qui applaudissent les bourgeois, qui ont de la tristesse quand ils leurs arrivent un petit bobo, qui sont prêts à les soutenir quoi qu’il en coûte. Ne soyez pas aveuglés par leurs systèmes de castes, ne soyez pas leurs fanatiques, ne soyez pas leurs laquais. Privilégier ceux qui ont de réels mérites, ceux qui n’ont pas d’attaché-presse ou de financeur pour « réussir », ceux qui n’écrasent pas les autres pour se montrer important comme Nabilla ou comme « une star mondiale dans son domaine« , comme dirait le Docteur Raoult.
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Le contraire du ruissellement de l’argent
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Etre privilégiée n’est pas un problème, consommer des produits luxueux ou high tech, montrer des beautés de ce monde via ses réseaux sociaux non plus, mais il faut être reconnaissant des moyens financiers (attirants des réseaux et des cadeaux) que l’on a. Ces moyens viennent souvent du fait de les avoir pris, exigé, volé à d’autres (en exploitant des ressources ou des ouvriers par exemple). Se sentir plus malin ou plus intelligent parce qu’on vole l’autre n’a rien d’admirable. L’emploi que vous avez gagné est aussi celui que vous avez pris à un autre, qui en avez peut être plus besoin. L’argent qui revient aux plus riches est celui pris aux plus pauvres, il est cette économie, ce manque ayant contribué à la dégradation de nos services publics (personnels soignants, professeurs, chercheurs, agents culturels,… ces gens que vous méprisez car n’exhibant pas assez de formes extérieures de richesse) pour faire fructifier les entreprises possédantes et leurs actionnaires. L’argent que vous gagnez naît souvent de l’exploitation salariale des ouvriers plus précaires, faisant un boulot dont vous avez le privilège de pouvoir refuser sans que cela n’affecte vos soucis de payer votre loyer, remplir votre frigo, rembourser vos prêts d’étude et payer tous les abonnements horribles que la société capitaliste nous impose doucement. Des centaines de milliers de français n’en peuvent plus, certains dorment dehors et tentent de se défendre en manifestant pour protéger leurs retraites, leurs chômages ou leurs aides sociales (APL,…) des coupes organisées par l’Etat corrompu par les patrons et les marchés dont sont issus peut être vos proches. Vous vanter de ce que vous avez le loisir de manger pendant que des milliers de personnes ont peur de ne plus pouvoir s’acheter des pâtes, est indécent et ignoble.
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privilèges
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Le bourgeois n’est pas systématiquement un salaud.
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Je conseillerai même que quand on a les moyens, on devrait consommer plus équitablement, veiller à ne pas faire appel à l’uberisation qui précarise encore plus, ne pas acheter sur Amazon quand on a le choix de faire vivre du commerce de proximité, ne pas encourager les entreprises qui délocalisent, licencient en masse pour le profit, polluent, déforestent, assassinent les animaux sauvages ou les humains qui vivent sur leurs terres de ressources que ces entreprises cherchent à exproprier, ne pas prendre la place de ceux qui peuvent moins exister, leur laisser la parole éventuellement, la chance de pouvoir avoir accès à des études ou un métier qu’ils aimeraient faire, notamment en les engageant plutôt qu’en engageant des personnes de votre « réseau » de privilégiés, etc,…
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Arrêter de légitimer ceux qui achètent des marques ou des produits (dont le tourisme) onéreux et traitent de « prolo » ou de « clodo » ceux qui ne le peuvent pas (mentalité qu’on impose dès l’école et qui brime dans la cour de récréation), arrêter de traiter les gens comme des serviteurs mais leur rendre la dignité d’être humain en considérant leurs paroles et leurs savoir-faire sans condescendance, arrêter d’exiger  comme un enfant gâté à ces gens de faire du travail gratuit (rendre des services, donner des choses alors qu’ils ont peu) tout en les méprisant parce qu’ils ne gagnent pas assez d’argent (car on leur demande de toujours faire du travail gratuit), le genre de service ou de sacrifice que vous n’oseriez pas demander à quelqu’un qui a plus de moyen, pour vous faire bien voir ou pire, faire de la spéculation sociale, c’est à dire vous montrer généreux entre personnes dont vous vous êtes assurés qu’ils pourront rendre (en leur demandant ce qu’ils « font dans la vie » qui veut dire « combien gagnent ils »). S’entourer de gens sur lesquels on spécule et se croire généreux est comme se croire généreux d’acheter des parts de marché. Peut être avez- vous été élevé en ayant du personnel travaillant pour vous et un sens de la hiérarchie et que cela est votre « normalité », celle de donner des ordres à des gens qui doivent en recevoir tout en partageant publiquement une image de star hollywoodienne à un gala de charité ou donnant un discours en recevant un prix en robe Haute-Couture, « être charlie » et écrire de la bien pensance sur le respect de la démocratie et votre combat contre les inégalités, signer des pétitions virtuelles, tout en perpétuant les valeurs de la croissance, la croissance des inégalités dont vous jouissez.

Illustration – Dans les bois

Illustration – Dans les bois

J’aurai pu appeler cette illustration d’une question qu’on me pose souvent « Pourquoi avez-vous choisi de vous installer dans les Vosges ? », mais je crains que l’humour et le second degré ne fassent place à la parano, la suspicion et la xénophobie.

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Ces derniers jours, je travaille sur des compositions de personnages dans des atmosphères nécessitant de pratiquer la perspective. J’en suis assez contente. Ici j’ai l’impression d’avoir réussit à mélanger soucis du détail et stylisation rapide.

 

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Ce dessin est peint à l’aquarelle (avec quelques retouches numériques) sur du papier A3, 180g.

Il s’inspire du style horor folk, où se mêlent paganisme, sorcellerie, féminité, nature, contes, folklore et romantisme.

 

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Exposition de février au Bailli

Exposition de février au Bailli

J’expose à partir du vendredi 7 février 2020 quatre illustrations de formats A3.
Cette exposition collective est à la galerie du Bailli, place des Vosges d’Epinal, elle se termine le mercredi 12 janvier.

Vous êtes invités au vernissage qui aura lieu le vendredi à 18h30.

 

 

Cette illustration est la plus ancienne des quatre, elle date de 2017.

« Trèfles »

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Cette illustration est la plus récente, elle a été réalisé en janvier 2020. On pourra y voir un ajout sur le fond de lignes libres décoratives, inspirées de mon travail aux feutres pour Edding.

« Cheveux au carré »

 

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Ces deux dernières illustrations ont été réalisé vers décembre 2018.

Je travaillais la texture du fond de façon « sales », en recherche de grains ajoutant un peu de caractère.

« Cheveux roses néon »

 

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« Lapin bleu »

 

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Ces quatres peintures sur papier sont disponibles à la vente au prix de 250 € (sans cadre). N’hésitez pas à m’écrire si cela vous intéresse, mais je ne fais pas d’envois postaux. Je suis toujours disponible si vous êtes une galerie ou un agent désireux de travailler avec moi. N’hésitez pas à me contacter.

 

Je serai à la galerie le vendredi 7 et le mercredi 12 à partir de 13h.

Cartes de Voeux Holy Mane

Cartes de Voeux Holy Mane

Vous l’avez probablement vu sur mes réseaux sociaux, j’ai créé des cartes de voeux et elles sont disponibles depuis quelques temps dans la rubrique boutique.

Si vous voulez vous démarquer et témoigner du soutien, de l’intérêt ou de l’amitié à une personne, choisissez de lui écrire un mot personnalisé sur une jolie carte. (Vérifiez quand même l’orthographe, on ne sait jamais).

 

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Je propose des cartes pour les fêtes d’hiver ou la célébration de certains événements tout au long de l’année. La plupart reprend mes motifs répétés (pattern design).

 

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Certaines sont plus classiques avec un texte « Joyeuses Fêtes », mais certaines sont plus « rock’n roll » avec un texte « stay weird » (restez bizarre) ou « be strange » (sois étrange) approprié pour résister au conformisme qui nous pousse à laisser de côté notre créativité pour rejoindre une norme qui ne convient pas à tout le monde. Il y a un petit côté humour par détournement des conventions. Mais dans tous les cas, donner des occasions pour faire la fête c’est bien et important.

 

 

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Remercier les bons moments, les bons amis, profitez des bonnes choses !
Vous pouvez offrir ces cartes ou les garder pour vous. Elles sont pliées, permettant d’écrire un petit mot personnalisé à l’intérieur.

Cela permet aussi de les faire tenir toute seule, posée en décoration sur une étagère par exemple.

 

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Ambassadrice Tombow et Edding

Ambassadrice Tombow et Edding

J’ai le plaisir d’être ambassadrice pour des feutres de la marque Tombow et Edding pour une journée de démonstration.

Pour cela j’ai réalisé toute sorte de décorations et d’illustrations sur différents supports.

 

 

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Pour me voir, essayer ou me poser des questions sur ses feutres, ça se passe demain samedi 7 décembre de 9h à 12h et de 14h 19h dans le magasin Bureau Vallée de Saint-Nabord.

 

 

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La marque Tombow est une marque japonaise de feutres aquarellables. J’utilise beaucoup l’aquarelle, mais je n’avais pas encore testé en dehors des godets de peinture. Il se trouve que c’est également très beau et unique car les « pigments » sont beaucoup plus fins, ce qui permet une belle luminosité aux couleurs. Les amateurs de couleurs pastels comme moi seront ravis.

 

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La marque Edding offre plusieurs types de feutres selon les supports choisis :

1- Des feutres pour textile, et vous savez comment le textile est très important pour moi. Vous pouvez customiser des tote bag, des trousses, des T shirts ou tout type de tissus clairs. Une fois repassé, le tissu peut être lavé sans que le dessin ne disparaisse. Je ferai une démonstration de ces feutres.

 

2- Des feutres pour porcelaine. Cela permet de personnaliser sa vaisselle ou autres objets en porcelaine ou en verre. Une fois dessiné, il suffit de les cuire au four à 150° et ça résiste au lave-vaisselle. Pour ma part, j’ai testé avec des tasses, un petit pot de lait et un vase et je pense que 140° aurait été mieux pour le vase. On peut dessiner à main levé, si on se trompe, on peut essuyer le feutre quand il n’est pas encore sec. J’adore dessiner des éléments décoratifs sur des supports en volume, j’adore dessiner des motifs répétés ou pattern design.

 

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Dans le four.

 

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J’ai dessiné des arcanes de Tarot.

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3 – Des feutres pour surfaces lisses comme le verre, le plastique, le métal,… J’ai décoré des pots en verre et j’aime beaucoup la texture glissante contre le verre. La texture est plus épaisse qu’avec les feutres précédents. Ils sont différents et complémentaires. J’ai dessiné des petites runes sur des éléments décoratifs en verre et le résultat est très bien (les runes peuvent être utilisées pour la décoration, le tirage divinatoire, la méditation ou comme accessoire pour du Jeu de Rôle par exemple). La texture épaisse permet de faire sortir des couleurs pastels sur des supports sombres, ce qui est très intéressant. J’ai aussi testé sur des plumes que je ramasse lors de mes balades en forêt et le résultat est très bien aussi !

 

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Honnêtement, je recommande ces feutres pour l’usage indiqué, ils sont très pratiques et de bonnes qualités. (Ceci est mon avis personnel, je ne suis pas payée pour le dire).

A demain !

Holy Mane au marché d’automne

Holy Mane au marché d’automne

Comme l’année dernière, je serai présente pour le Marché d’Automne qui se tiendra le week end prochain !

 

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Je présenterai de nombreuses cartes postales, (comme celles sur les signes astrologiques) et cartes de voeux pour les fêtes. J’exposerai également quelques peintures nouvelles et des livres de coloriage qui peuvent être de bons cadeaux pour les achats de fin d’années !

Ou ? : 

Centre Culturel d’Epinal

4 rue claude gellée 88000

Quand ? :

samedi 9 Novembre de 9 h à 19 h
et dimanche 10 Novembre de 11 h à 17 h 00

 

Voici comment cela se passait l’an dernier :

 

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Cartes postales Astrologie

Cartes postales Astrologie

Vous pouvez maintenant vous procurez mes illustrations sur les douzes signes du zodiaque en impression format carte postale !

Elles sont imprimées sur papier mat et mesurent 14 x 10,7 cm.

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Chaque signe astrologique à sa particularité que j’ai retranscrit dans l’illustration.

Vous pouvez retrouver cela dans ma rubrique « boutique », sur le menu de ce site.

Bélier :

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Ces illustrations ont été utilisé pour mon livre DIY de coloriage, également disponible à la vente !

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Trois signes ont été imprimés en grands formats et plusieurs fois exposés ! (saurez-vous les reconnaître ?)

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Poissons :

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Verseau :

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Capricorne :

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Sagittaire :

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Scorpion :

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Balance :

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Vierge :

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Lion :

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Cancer :

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Gémeaux :

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Taureau :

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(le gros logo dessus m’a été motivé par le fait d’avoir retrouvé un de mes designs non crédité utilisé par un obscur site chinois pour vendre un T-shirt.

Stand Holy Mane pour l’été des artistes

Stand Holy Mane pour l’été des artistes

Voici l’été qui s’affirme et comme chaque année depuis 2016, je participe à animer le quartier de la vieille ville d’Epinal et sa magnifique place des Vosges avec l’association d’artistes Pigment’ T.

Voici quelques photos de l’été dernier :

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Cette année vous pourrez retrouver mon stand avec mes peintures, mes illustrations, mes posters, mes cartes, mes bijoux,… ce samedi 6 et 27 juillet, et 24 août. Nos stands vous attendent de 9h à 18h !

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L’année dernière j’avais commencé à faire des démonstrations de peinture en public ! Les réactions étaient positives et je le referai le 27 juillet ! J’hésite encore à le faire ce samedi car la canicule ne facilite pas la démonstration.

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Vous pourrez découvrir cette démonstration dans une prochaine petite vidéo !

 

Holy Mane à la Fashion Night

Holy Mane à la Fashion Night

Chaque année, la ville d’Epinal organise une soirée où les commerces ouvrent jusque minuit, des défilés sont organisés, des célébrités sont invités, des artistes sont exposés, des DJS animent les rues etc,…

 

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Cela s’appelle la Fashion Night qui a pour but de mettre en valeur la mode et la beauté en permettant aux spinaliens et visiteurs de passer une bonne soirée, tout en faisant un peu de shopping.

 

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Il y a deux ans, j’avais participé en exposant quelques illustrations au marché couvert.

L’année dernière, j’avais en plus d’une exposition au marché couvert un stand présentant mes créations.

 

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J’exposais à côté du stand du tourneur sur bois Achille Créations et ses magnifiques lampes !

 

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Et cette année je recommence l’événement avec une nouvelle fois un stand place Pinau !

Cela se passe demain vendredi 17 mai 2019 dans le centre ville d’Epinal. De 18h à minuit.

Et n’oubliez pas, j’ai également une grande exposition au Centre Culturel à quelques mètres de là !

 

 

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L’occasion de vous montrer en vidéo l’ambiance de la soirée !
Pour voir plus en détail certains de mes créations textiles c’est ici.

 

Exposition Holy Mane aux Imaginales 2019

Exposition Holy Mane aux Imaginales 2019

Cette année, vous pourrez me retrouver aux Imaginales 2019 !

J’expose au Centre Culturel, rue Claude Gellée près de la Basilique du 14 au 27 mai 2019.

Je partage le lieu avec Manu’Art, grand amateur de pop culture un brin nostalgique.

 

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Le vernissage devrait être, après divers changements, le samedi matin à 10h. Serez-vous disponible ?

Cela ne m’arrange pas car je devrais participer à la Fashion Night la veille, un événement dans la ville d’Epinal de 17h à minuit.

Ce n’est pas non plus vraiment une heure pour un vernissage festif, mais on m’a dit de façon définitive :  » Nous devons néanmoins respecter l’agenda de Monsieur le Maire. » (Ce qui me fait un peu me sentir dindon de la farce tant je déteste la subordination non rémunérée. )

Monsieur le maire qui était présent ainsi que toute l’équipe du festival pendant la conférence de presse dans la jolie salle de la BMI.

 

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A cette occasion, nous avons reçu les magazines de communication du festival :

 

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Voici donc mon exposition annoncée et intitulée « De Natures fantastiques », pour reprendre le thème des Imaginales qui est « Natures », et y ajouter ma participation au Fantastique. La nature et le fantastique sont omniprésents dans mon travail.

 

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Je présenterai ce texte expliquant un peu mon parcours, mon travail et ma démarche artistique.

 

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L’exposition est également annoncé dans ce journal :

 

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J’y présenterai 29 oeuvres, dont mes plus grands formats (73 x 100 cm), ce qui en fait ma plus grande exposition personnelle pour le moment.

Cela représente un travail énorme et j’espère que vous serez nombreux à découvrir en vrai et de plus près mes peintures !

 

 

 

Exposition au Forum des Métiers d’art 2018

Exposition au Forum des Métiers d’art 2018

Mardi prochain, le 2 avril 2019, je serai présente de 9h à 17h à la Rotonde de Thaon-les-Vosges pour le Forum des Métiers d’art et de la transmission des savoirs. L’occasion de mettre quelques images de la précédente session à laquelle j’avais déjà participé :

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J’exposais un stand sur lequel on pouvait retrouver mes illustrations et mes créations textiles.

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Je proposais également une démonstration de tissage à la main sur un métier à tisser Do It Yourself.

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Le lieu d’exposition était assez beau, c’était la Rotonde, un espace accueillant diverses manifestations, concerts, spectacles et salons,…

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