Peinture : Fleur bleue

Peinture : Fleur bleue

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Romantisme
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Cela fait plusieurs années déjà que je visite la période Romantique en y découvrant des choses particulièrement troublantes : moi-même.

Ma démarche étant la recherche du moi profond, afin de le dévoiler et de le faire exister dans ce monde, actuellement hostile au romantisme, aux artistes et aux personnes sensibles et introverties, j’aime m’y baigner comme dans une source qui soigne mon âme et mon esprit des blessures de la civilisation moderne matérialiste et de ces injonctions à l’utilitarisme, la productivité de masse pour le profit d’un riche possédant, la vente de soi-même comme produit de divertissement (« se vendre »), convaincre non pas par nos savoir-faire, mais par notre attitude prétentieuse « winner » et sans émotions, si ce n’est bien-pensantes hypocrites. L’aube du Romantisme dans le crépuscule du XVIIIème siècle résonne en moi, mieux que les tendances populaires déversées par les médias appartenant aux castes des milliardaires de la planète.
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Ainsi Novalis et la fleur bleue. L’importance de la nature et de sa rencontre par les promenades et pérégrinations du français Jean Jacques Rousseau, ou encore son journal intime comme introspection rendue publique. Les sentiments personnels de Goethe. Et les artistes poètes, graveurs et peintres comme William Blake et son ami d’origine suisse Johann Heinrich Füssli.

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Le Romantisme protéiforme rassemble aussi bien la puissance, parfois dévastatrice et suicidaire des émotions et des sensations, le lointain et l’ailleurs dans l’espace et le temps : la beauté des ruines du passé (pas celles qu’on détruit, mais celles qu’on respecte qui témoignent d’un temps ancien), l’histoire et l’archéologie, le moyen-âge, ses romans et ses légendes arthuriennes ou de chevaliers (Byron), les grands écrivains du passé (Dante, Shakespeare,…), les anciens mythes et mythologies, l’exotisme des autres civilisations, les voyages et l’orientalisme (Byron, Delacroix), la haine du monde industriel (et du capitalisme) qui détruit les campagnes, le monde rural paysan et la nature, l’intérêt pour les petites gens, les gens du peuple, les marginalisés avec la création du folklore, la recherche des traditions et des contes populaires (frères Grimm), la nature dans ce qu’elle a de plus monumentale et parfois tragique, qu’ils s’agissent des grands glaciers ou des tempêtes maritimes (Turner), la puissance des émotions, de l’intime et des pensées personnelles et individuelles, le sacré, la spiritualité et le sensible, le fantastique et les choses étranges qui apparaissent dans le monde quotidien (apparitions, spectres, fantômes, lutins, petits peuples, fées,…), l’inspiration et les muses, le rêve et « l’inconscient »(théorisé plus tard par Freud, et utilisé par les surréalistes du début du XXème siècle), les choses sombres, bizarres et étranges dont le XIXème siècle se réapproprie et raffole (Baudelaire, Poe,…),…

Toutes ces choses constituent un chemin que les anciens ont construit, que je me dois de prendre et de partager en invitant chacun à s’y rendre, comme une révolte contre le monde moderne. Ce chemin vers le sensible, est le chemin sacré vers nous-même en tant qu’humain et non en tant qu’esclave, bientôt machine du capitalisme, déjà représenté dans Metropolis de Fritz Lang au début du XXème siècle, mais aussi présent chez de nombreux auteurs, comme Clive Barker (Hellraiser) ou les mangas Berserk. N’hésitez pas à consolider cet héritage en partageant en commentaire, les artistes, auteurs, musiciens, cinéastes qui vous semblent oeuvrer dans cette noble voie.

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Ma peinture

J’ai créé cette peinture à l’acrylique lors d’un marché d’artistes l’été 2018. J’aime bien peindre en public, à condition d’avoir préparé au préalable dans le silence et la solitude le sujet de mon tableau. Je suis mieux inspirée isolée, car j’ai trop d’empathie et je ressens trop de choses extérieures m’empêchant de me concentrer. Je ne parle pas non plus de tout le travail technique réalisé avant pour obtenir un résultat satisfaisant. J’ai remarqué que beaucoup de personnes se savaient pas comment une peinture se faisait, certaines m’ont demandé s’il s’agissait de collage, et ils ne réalisent ainsi pas le travail qu’il y a. C’est pour ça que c’est important de montrer au public tout le processus et le temps fourni dans une image. C’est aussi pourquoi je fais des vidéos de mes dessins que vous pouvez retrouver sur ma chaîne You Tube.
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Une fois, le visage peint, je ne voulais pas me contenter de cela. Je n’aime pas l’idée que n’importe qui peut faire la même chose que moi. Pas dans le sens où je me situe à un niveau supérieur à n’importe qui, mais dans le sens où, en tant qu’individualiste (ce qui n’est pas « égoïste » et encore moins « nombriliste »), je considère que chacun, ou n’importe qui est un individu, c’est à dire une personne unique avec son propre goût, sa propre expérience, sa propre sensibilité. Et en tant qu’individualiste, je me dois d’encourager chacun à être soi-même et non une copie de quelqu’un. Et je souhaite encourager la créativité personnelle, les émotions et les sensations pour chacun. Chaque personne est unique. Comme on dit, à force de vouloir rentrer dans le moule on fini par ressembler à une tarte. Rien de plus beau que l’authenticité, et donc le respect des autres dans leurs différences.

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Pour cette peinture, il me fallait ajouter des choses plus intimes, révélant mes recherches et mes sentiments du moment. Comme le dit le peintre romantique Caspar David Friedrich que j’aime citer (à peu près) : « l’artiste doit pouvoir représenter ce qu’il a face à lui, mais aussi ce qu’il a au fond de lui. » Il y a des lignes sinueuses rayés et chevronnées. Celles ci évoquent une sortie du corps particulièrement forte et marquante que j’avais fait. Il me semblait que mon corps traversait des vortex, des couloirs avec ce genre de motifs, pendant que j’entendais comme des sons de radio. Il y a des petits chevaux, déjà présents dans une autre peinture, évoquant le chevauchement vers d’autres mondes, à l’instar d’animaux psychopompes. Il y a la constellation de la licorne, présente à un point particulier au moment de ma naissance, signifiant une certaine capacité au soin apporté aux autres (ce qui en tant que féministe ne me plait pas particulièrement car je n’aime pas être réduite à cela sauf pour ceux que j’aime). Cette constellation est brodée sur la toile. Il y a une citation de Novalis de l’oeuvre Henri d’Ofterdingen associée à la fleur bleue qui se situe dans les cheveux de la femme.
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Fleur Bleue
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L’expression « fleur bleue » signifie aujourd’hui dans notre monde industriel matérialiste ce qui est niais, car sentimental et féminin, « gnangnan » voire geignard et plaintif. Aujourd’hui on dirait « fragile » ou « snowflake ». Mais justement, je choisis de défendre ces idées. La « fragilité », face à la brutalité n’est pas la chose la plus vile et haïssable de ces deux idées selon moi. Ce monde pue car il accepte trop, voire glorifie et encourage la brutalité, le crime et la délinquance et ringardise la bonté, l’honnêteté, le respect. Une société d’enfants-rois capricieux biberonnés à leurs smartphones et aux symboles capitalistes comme McDonalds, Apple, Amazon, qui ne rêvent qu’à la compétition et la destruction de l’autre pour se sentir plus puissants, affichant fièrement leur mépris de la culture, et de la sensibilité.  Je préfère défendre les animaux rares, les guépards (en référence au film de Visconti parlant de la chute de l’aristocratie) plutôt que ceux qui pullulent et « s’adaptent » : les cafards. Le sur-homme darwinien ressemble plus à ces insectes se complaisant dans la fange et la crasse que de celui qui a besoin de terre et de rivière. Mais face à l’agression je n’appelle pas non plus à la non violence, car celle-ci protège le système de la loi du plus fort. Ma philosophie qui n’engage que moi est la loi inspirée d’Hamurabi : Oeil pour Oeil, Dent pour Dent, non à la soumission ! Je continuerai donc de développer ma sensibilité, d’encourager les autres à le faire et de la propager du mieux que je le puisse.
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La fleur bleue : L’extase de la beauté poétique inspirée par les muses de l’Amour et son parcours initiatique pour y accéder. Cette idée a été sali par la bourgeoisie, qui par essence se réapproprie les créations et travaux d’autrui pour les copier (« l’ère de l’ersatz et autres textes contre la civilisation moderne » est le nom donné à un recueil de textes politique de William Morris qui explique l’aliénation du travailleur pour l’objet industriel sans âme), les industrialiser, les vider de leurs substance, pour en faire un produit marchand, de masse, de mauvaise qualité pour un usage obsolescent, exploitant et aliénant au passage l’ouvrier qui l’a produit, polluant la terre et volant les ressources. Ce qui est le contraire des valeurs du romantisme. Le Romantisme, les sentiments et les émotions sont à peu près des ennemis de la pensée bourgeoise capitaliste. C’est pour cela qu’il tente de décrédibiliser tout ça et n’hésite pas à réduire cela à des « affaires de bonnes femmes », là où la majorité des romantiques sont des hommes, le XIXème siècle accordant peu de place aux femmes, si ce n’est Mary Shelley (Frankenstein) parente de ce mouvement romantique à travers son mari Percey et de ses amis Lord Byron et Polidori (le vampire).
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La fleur bleue est une expression utilisée dans Henri d’Ofterdingen de Novalis. Elle symbolise un passage initiatique que l’auteur associe parfois au culte d’Isis, amenant vers une pensée plus spirituelle et moins matérialiste et « quotidienne ». Elle est l’âme du poète qui rencontre l’amour, la quête du jeune garçon devenant un homme,… L’importance du monde sensible et inspirant, de la nature et des rêves. Un rite initiatique développant la sincérité, l’ ouverture d’esprit, la capacité à comprendre les forêts de symboles nous amenant vers la plénitude d’un amour pur (que certains associent au désir sexuel voire sa consommation, pour faire plus trivial donc vendeur).
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Voilà tout ce que j’essaie de transmettre dans toute une série de peinture. Mais sans l’aisance du verbe parlé et de la représentation tournée en acte de divertissement public, l’image peut-elle éveiller à tout ce que je viens d’expliquer ?

Exposition de deux peintures de Holy Mane – mars 2019

Exposition de deux peintures de Holy Mane – mars 2019

J’expose deux peintures au Centre Culturel d’Epinal du lundi 18 au samedi 23 mars 2019 en compagnie du collectif Pigment’T.

Retrouvez nous chaque jour ou lors du vernissage qui aura lieu mardi à 18h30 !

 

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Lilies : aquarelle, gouache, feuille d’or sur papier d’Arches. 60 x 80 cm

 

 

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Naïades, broderie et acrylique sur toile. 73 x 100 cm

 

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Centre Culturel d’Epinal

4 rue Claude Gellée

Entrée libre

peinture – Serpette

peinture – Serpette

Je vous présente une peinture à l’huile sur châssis entoilé, réalisée entre mars et novembre 2016.

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.J’aime utiliser la peinture à l’huile pour réaliser de nombreux détails, mais cela prend beaucoup de temps pour finir une toile. C’est pourquoi j’en réalise deux à trois par an à un rythme d’une heure et demi par semaine, en espérant que je termine celle en cours pour entrer dans mon quota de deux par an.

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Je l’avais exposé à la galerie du Bailli en novembre 2016 à l’occasion de l’exposition et du marché de Noël. Elle était au côté de mes autres peintures  « Lune Noire » et « jeune fille et montagne. »

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Voilà quelques images de références pour ma peinture. On me demande souvent si je me peins, mais j’utilise plutôt des images de références venant de visages qui me plaisent, généralement des mannequins de mode. Je ne trouve absolument pas que je leur ressemble, mais si on a l’illusion que c’est le cas, tant mieux pour moi.

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Je vous montre en photos, les étapes de la réalisation de cette peinture. J’aime bien utiliser la spirale d’or pour construire mon dessin.

Je débute assez grossièrement pour placer les traits principaux, voire les masses de couleurs quand c’est nécessaire. A ce stade, on me dit souvent « mais tu as changé de style ! » avec joie (autour de moi les gens préfèrent les styles un peu naïf et expressif voire abstrait à la mode chez les peintres amateurs dans les années 60 à 80, alors que j’aime les détails et le réalisme fantastique pour ne pas dire le pop surréalisme émergent des années 2000). On peut voir un petit croquis annonçant l’intention de la composition, même si celle ci reste « simple ».

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Je ne peins pas avec de la nourriture, mais j’aime bien manger des gâteaux, c’est je pense le secret ultime d’une peinture réussie.

J’avais commencé par l’arrière plan, en voulant créer une zone de profondeur en utilisant du flou de perspective.

C’est assez intéressant de voir comme le visage change d’expression et prend vie selon qu’il évolue.

J’utilise très peu de noir, j’aime ajouter des ombres avec des mélanges de bleu outremer.

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On me demande souvent pourquoi je ne commence pas par les yeux ou si j’oublie de mettre des cils ou des cheveux, mais c’est parce que je place les détails en derniers.

J’avais une idée de fleurs au début, mais entre temps, je crois que j’ai oublié ou j’ai changé d’humeur pour faire des fleurs à pétales plus bombées, comme des roses ou des pivoines. J’aime bien  ce thème de la nature, des prairies printanières et également le thème plus sec de la serpette, de la faucheuse sévère et effrayante.

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J’aime bien cette couleur de cheveux, qui me rappelle certains films des années 60-70. J’aime de manière général l’ocre, mais plutôt par touches qu’en applat.

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Voici un gif de l’évolution de la peinture :

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Peinture : Esturgeon

Peinture : Esturgeon

 

Voici une peinture à la gouache sur carton entoilé réalisée en août 2015.

Je voulais représenter certains poissons comme l’esturgeon et la murène suite à une conversation avec mon conseiller occulte.

 

 

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J’avais envie d’utiliser une pâte de relief pour créer quelques textures sur la toile. Cela reste subtil en photo, mais se dévoile lorsqu’on observe cette peinture devant soi de plus près.

On voit notamment mon logo Holy Mane, tamponné dans la matière créant quelques motifs subtils.

 

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Pour cette peinture, j’ai avant tout voulu partir d’une palette de couleurs bien définie, un exercice intéressant dont voici le moodboard.

 

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Ensuite, sans trop savoir pourquoi j’ai dessiné ce squelette de cerf.

 

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Voici quelques étapes de la peinture :

 

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J’utilise peu la gouache sur toile ces derniers temps, j’utilise plutôt la peinture à l’huile, mais je voulais faire une peinture qui me prenne moins de temps. (Ma peinture « Lune noire » m’avait pris par exemple 40 heures).

 

 

 

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J’ai aimé peindre ces poissons dans une palette choisie, mais ce n’était pas si facile et j’ai du faire preuve de grande patience et de persévérance.

 

 

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J’ai présenté plusieurs fois cette peinture au public, notamment pour l’été des artistes en août 2016.

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Peinture aquarelle – « Marre »

Peinture aquarelle – « Marre »

 

Voici une aquarelle réalisée l’automne dernier.

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Je me suis inspirée d’une personne dans une marre menaçante.

La nature m’inspire beaucoup notamment une petite marre près de chez moi à qui je rends visite quelque fois. Il semble y voler quelques créatures invisibles et cela donne naissance à des herbes hautes, des feuillages et des fleurs harmonieusement mis ensemble.

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Je regarde l’environnement aussi avec des yeux de pattern designer, je chasse le motif, le dissèque et m’en inspire ouvertement. Rien de mieux qu’une balade pour voir toutes les textures, les matières et les couleurs nous donner envie de les imiter.

Voici donc quelques photos de la marre, qui inspire fortement pour des motifs camouflages.

 

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Voici des étapes du dessin.

 

 

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J’ai filmé un court instant du dessin au pinceau et à l’encre :

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un détail

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Peinture à l’huile – Kupala

Peinture à l’huile – Kupala
Pour cette peinture à l’huile, j’avais envie de peindre un endroit près d’une marre. Peindre le paysage et la nature est un exercice et je voulais m’y atteler dans le but de repousser mes limites. Cela fait plus d’un an que le paysage est devenu un sujet pour moi, même s’il n’apparaît souvent qu’en arrière plan d’un personnage. 
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J’avais envie de douceur dans le sujet et d’une saison plein de lumière. J’ai commencé cette peinture en novembre 2015 pour la terminer en février 2016 et l’hiver n’est pas la période la plus agréable alors il me fallait une saison et des couleurs plus douces.
Je n’ai pas eu un parti pris relativement « réaliste » dans le sens où les couleurs ne correspondent pas à la réalité du sujet. Je les ai posé ainsi, au fur et à mesure selon mon « inspiration ». J’aime avoir des relations et des émotions avec des couleurs de tubes de peinture. Je pense que si on enregistrait l’activité de mon cerveau on y verrai des impulsions électriques, il se passe une réelle communication invisible rien qu’à ce stade.
Dans le traitement des herbes, je n’ai pas été « réaliste » non plus c’est à dire que j’aurai peint quelques aplats avec des ombres et des lumières pour un rendu plus « photographique » et atmosphérique, j’ai plutôt quasiment peint les herbes une à une à l’instar des tapisseries mille fleurs médiévales que j’aime beaucoup, telle la Dame à la Licorne.
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Cluny, Dame à la Licorne, HD
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J’ai glissé quelques cubes sombres pour continuer mes séries de cubes, et y mettre des références alchimiques sur la matière première, même si les cubes sont bien plus que cela.
J’ai composé le personnage en me prenant en photo pour étudier les plis en peinture, dans la video que je partage ici, il s’agit de la peinture du détail des plis de la robe. Le visage n’est pas le mien mais un visage que j’ai trouvé beau, en accentuant le côté juvénile. La faon symbolise ici encore des éléments relatifs à la forêt, l’innocence.
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On peut voir différentes étapes de la peinture. Je commence par peindre grossièrement les formes et ensuite je reviens en couches sur elles. Peindre l’ensemble de la toile permet d’avoir une meilleure idée du rapport des couleurs entre elles. Je commence ensuite par le fond et notamment le ciel (quand il y en a un). Après je continue l’arrière plan en descendant. Je peins ensuite le personnage en commençant parfois par le vêtement, ensuite le visage. je fais les yeux et les détails en dernier et ensuite les cheveux dans lesquelles on peut voir des fleurs bleues.
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J’ai toujours un peu de mal à trouver des titres pour mes peintures, autant je peux m’épancher dans de longues explications, autant résumer avec un minimum de mot est parfois difficile.
Alors que j’avais terminé ma peinture mon copain l’a regardé comme si elle lui parlait. Il a « entendu » dans sa tête le mot « Kupala« , non pas qu’il soit schizophrène, mais dans notre approche artistique respective, nous travaillons à développer notre sensibilité, ce qui est souvent confondu dans notre société par les émotions ou encore la « sensiblerie ». La sensibilité est relative aux sens, la vue, l’odorat, etc… Il y a moins la notion de jugement ou d’ego que pour les émotions.
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On parle parfois de sixième sens qui serait en rapport avec l’intuition. En gros nous cherchons à développer notre intuition par des exercices comme s’il s’agissait de faire des exercices de dessin. Concrètement il peut s’agir pour moi de phases de méditation qui accompagne ma pratique de yoga en me concentrant sur les moindres informations, images, sons qu’on peut avoir. Beaucoup de gens ont des images qui leur apparaissent quand ils ferment les yeux, certaines personnes ont également des sons, moi j’ai aussi des « goûts » étant très portée sur la nourriture. Ce ne sont pas des hallucinations, c’est comme ces images qu’on peut avoir dans la tête. Si vous fermez les yeux et qu’on vous suggère de penser à un tigre, vous aurez surement une image mentale, bref, on peut développer notre esprit à aiguiser nos sens en partant de là. 
Notre société fait totalement l’impasse sur cela alors que le corps et l’esprit humain est capable de tout cela, rien à voir avec des croyances ou de la spiritualité, c’est physique. A partir de ces outils physiques, on en fait ce qu’on veut et c’est là qu’on peut parler de croyances.
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Après des recherches, il s’est avéré que Kupala était une déesse slave de la nature. Il n’en avait jamais entendu parlé et ce n’était pas dans ses centres d’intérêts, ils préfèrent faire des recherche sur les démons mais c’est une autre histoire.
Quand je crée, il se passe des choses invisibles tout à fait fascinantes selon moi. Je me sens connectée à quelque chose et poussée par quelque chose, seulement je n’arrive pas encore à comprendre exactement et précisément ce qu’il se passe. Avant Leonard de Vinci me semble t’il, on parlait d’inspiration venant de dieu.
Une théorie discutable serait que j’entre en connexion avec des égrégores (créés par des gens qui « prient » une entité ou l’entité elle même) qui me commandent telle ou telle peinture, dans le but d’avoir des formes matérielles dans ce monde causal. Ayant constaté que cela se passe souvent, je commence à croire en cela. Ca a notamment été très fort quand je faisais mon oeuvre « Kybele« , comme une certitude et quelque chose qui ne vient pas de moi mais qui passe par moi qui me pousse à faire telle chose d’artistique. Beaucoup d’écrivains ont des propos similaires, en peinture on parle d’artistes visionnaires à l’instar de William Blake, mais le terme me gène encore.
Ensuite je pense que si je travaille sur un thème sincèrement (ce que je fais tout le temps), que je m’entoure de lui, que je m’ouvre et me connecte, il se passe quelque chose. Pour ceux qui travaille en magie, en travaillant avec une entité, par exemple une déesse des eaux et de la nature, que l’on s’entoure de ses attributs, symboles etc, si celle ci accepte de travailler avec toi c’est à dire d’établir un échange, elle peut t’offrir sa protection et ses « pouvoirs ». Par pouvoir j’entends des choses probables comme être plus sensible avec le symbole de la lune, être plus guerrière avec le symbole de mars, être plus sévère avec le symbole de saturne etc, il ne s’agit pas – malheureusement – de pouvoir projeter des boules de feu mais d’agir sur des choses déjà présentes en nous. Du coup si vous détestez la nature, je doute qu’il faille choisir de s’associer avec des entités qui l’habite.
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Evidemment je peux contrôler et refuser cela, je ne suis pas dans le cas de voix que j’entendrai qui me demanderai de tuer des gens, mais j’essaie de m’ouvrir au maximum et laisser mon esprit se faire envahir par des choses proches de ma personnalité, c’est à dire la nature, ou des puissances féminines créatrices. Mais généralement quand on me demande de faire quelque chose que je ne veux pas, je ne le fais pas et les ennemis sont le prix de l’insoumission. Ses ennemis sont alors accueillis par les dieux anciens qui leur chuchotent leurs terreurs dans leurs rêves.

Peinture – Little horses

Peinture – Little horses

Toujours légèrement en retard pour présenter sur mon blogue mes illustrations. J’ai réalisé celle ci l’année dernière et je l’aime beaucoup.

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J’aimerai continuer à aller dans ce sens et mêler la précision des traits du visage et la stylisation plus libre de celle des cheveux tout en ajoutant un fond inspiré de mes recherches en pattern design.

Je l’ai réalisé à la peinture à l’eau, aquarelle principalement et reprend un peu le principe de « Serpentine » dans les lignes claires au pinceau, la palette de couleur restreinte, l’aquarelle et le fond décoratif.

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J’ai inclus un motif de cheval, pour cela je l’ai gravé dans une gomme et imprimé sur le papier.

 

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On retrouve également des motifs récurrents comme le cube, les cristaux et des symboles plus ou moins astrologiques. Le cheval a ici un symbole de protection et rappelle le signe du sagittaire, sensé m’encourager à aller vers mes projets.

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On peut dire que cela a plutôt bien marché car j’ai exposé cette peinture récemment au marché couvert d’Epinal avec d’autres artistes illustres locaux. Cette exposition fait d’ailleurs parti d’une longue liste qui s’est écrite cette année. J’en reparlerai prochainement.

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peinture à l’huile – Lune noire

peinture à l’huile – Lune noire

 

En actualisant mon book (celui que je transporte avec moi), je me suis rendue compte que je n’avais pas montré en détail ma peinture à l’huile « Lune noire ». Je suis très contente de cette peinture, elle représente beaucoup de choses et j’ai passé un temps considérable dessus (une quarantaine d’heure). Je l’avais préparé l’année dernière, et je l’ai fini en mars-avril 2015.

 

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Pour préparer une peinture, je ne commence jamais avec une toile blanche et un pinceau couvert de peinture, je crois bien que c’est un cliché qui existe rarement quand on peint à la manière réaliste comme je le fais. Je fais beaucoup de recherches, je réunis des idées et ensuite je recherche des documents visuels de référence qui m’inspire et correspond à mon idée. Quand je n’ai pas de personnage, je prends la pose et fait une photo de moi.

 

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Le visage vient d’un mannequin de défilé haute couture, on me demande souvent si je ne me suis pas représentée, j’aimerai bien être aussi jolie que les visages qui m’inspire et ceux qui travaillent dans la mode et le monde de la beauté (maquillage, cosmétique,…). Le pendentif avec mon logo existe réellement et la robe aussi, mais en noir. Je suis loin de savoir dessiner ou peindre des loups de mémoire, on s’imagine que c’est facile, mais pas du tout. Je fais ensuite un photomontage assez grossier grâce à photoshop et l’imprime sur papier. Maintenant j’utilise une tablette, ça me convient aussi.

 

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J’ai pu présenter cette peinture durant mon exposition à l’hotel Kyriad en mai 2015, j’étais plutôt assez fière.

 

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Cette peinture représente l’arcane majeure XVIII du Tarot : La lune. Ce n’est pas spécialement une carte de bon augure, car elle peut signifier l‘illusion, le mensonge, le rêve, quelque chose de flou. Pour moi la Lune est très importante, elle est une de mes dominante planétaire comme beaucoup d’artistes. Une planète n’est jamais que positive ou négative, elle a des aspects variées et parfois certains prennent le pas sur d’autres.

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On m’a longtemps reproché mon côté « lunaire », mais je n’ai jamais compris ce qu’il signifiait vraiment jusqu’à ce que je comprenne que les autres n’étaient pas comme moi. C’est un peu comme si des aveugles me reprochaient de voir des choses et d’y prêter attention. Je choisi volontairement un sens, car la lune représente la sensibilité, celle ci est assez mal vu dans nos sociétés basés sur le productivisme, le capitalisme, les loisirs rapides, pourtant c’est pour moi une grande chance et un don magnifique que d’être sensible, évidemment, beaucoup de gens aiment jouer avec notre sensibilité, c’est pourquoi il est important d’apprendre à se protéger. La carte de la lune nous indique qu’on peut se protéger grâce à la carapace de l’écrevisse, lié au signe du cancer. Le crabe peut se protéger avec sa carapace mais aussi pincer, à nous d’apprendre à développer cet aspect.

 

 

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Cette carte peut aussi représenter la magie, l’eau reflète comme un miroir un monde parallèle, c’est pour cela qu’on peut parler d’illusions, de choses qui ne sont pas celles qu’elles paraissent. La sensibilité de la lune permet de voir à travers les reflets, et à travers les rêves. Je fais très attention à mes rêves et mes visions et je travaille à développer cette sensibilité encore et encore.

J’ai figuré différentes étapes de ma peinture, on ne le sait pas, mais à chaque fois que je devais me lancer sur l’une d’elle, j’étais terrifiée et me demandais comme j’allai y arriver, c’est un peu la première fois que je peignais des paysages, puis des éléments architecturaux, puis de l’eau, le détail du visage, les cheveux, les plis de la robes, etc,… En revanche même si le ciel a été une étape effrayante, j’ai bien aimé le faire.

 

 

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La lune a un pouvoir attractif, on le voit plus clairement avec les marées, cette attraction est comme un pouvoir absorbant, celui permettant une grande empathie, en prenant les émotions alentours et bien plus (les traces liées à des lieux ou des objets). C’est pour ça que j’ai compris que je devais m’éloigner de la foule, du métro, j’ai tendance à absorber sans m’en rendre compte les émotions et celles ci sont rarement positives, ce qui affecte mon morale et de là je passe d’un état neutre à un état de tristesse d’où l’appellation de lunatique. Or je ne change jamais d’humeur sans raison, mais certaines personnes n’ont pas la capacité de ressentir ou de comprendre ce mécanisme, parfois je me demande si certaines personnes ressentent des choses, est ce agréable, ennuyeux, pratique ?

Parfois quand les gens savent que je fais une exposition, ils me demandent si « ça marche », si j’ai bien vendu etc,… Je suis toujours un peu gênée car j’ai l’impression qu’on me parle de mes enfants. Se séparer d’un travail aussi important est toujours particulier. Je sais que je fais mal ma commerciale sur ce coup, mais je suis un peu sentimental de mes peintures.

 

 

 

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peinture à l’huile « Fille et montagne »

peinture à l’huile « Fille et montagne »

Depuis quelques temps, j’essaie de plus travailler les couleurs. Il y a vraiment des teintes qui me donnent des émotions vibrantes et l’association de couleurs est comme un langage particulier.

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J’observe donc encore plus tout ce qui m’entoure (c’est pourquoi les intérieurs unis blancs ou gris m’ennuie). En ce moment j’adore observer le ciel et les variations du soleil dans les nuages, je réfléchis à la manière d’enregistrer cela. Je regarde ces teintes discrètement pour ne pas alimenter le cliché des « artistes déconnectés de la terre », qui ont « la tête dans les nuages », alors que justement mon cerveau capte un maximum d’informations, mes yeux analysent les couleurs et les formes dans le but de pouvoir retranscrire cela sur papier ou toile tellement cela me parait plus excitant que le dernier buzz à la mode sur facebook.

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Work in progress

Etapes de créations :

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A la fin de l’hiver dernier, je suis passée en Suisse et j’ai observé avec attention les montagnes. Elles me paraissaient également fascinantes et c’est pour cela que j’ai voulu en peindre. Cette peinture à l’huile sur carton entoilé et encadré a été exposé lors des Imaginales à l’hôtel Kyriad d’Epinal en mai 2015, je n’avais pas encore pris le temps de le montrer plus en détail.

 

exposition Holy Mane Hotel Kyriad

Peinture à l’huile – « Cavalière »

Peinture à l’huile – « Cavalière »

Je n’avais pas encore publié ici ma peinture à l’huile nommée « cavalière ».

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Elle m’est chère car c’est la première peinture que j’ai réalisé l’année dernière, ma reprise de l’huile après plusieurs années de pause. Pour certains la pratique de la peinture est une évidence, une facilité, mais pour moi chaque chose que je fais est soumis à de grandes réflexions et hésitations. Je me disais qu’il fallait que je produise plutôt des objets d’arts appliqués que des objets d’arts plastiques, car je n’osais pas m’affirmer en tant qu’artiste plasticienne (alors qu’il y a quelque chose de moins prétentieux de se définir en tant que technicien du design).
C’est aussi mon milieu social plutôt populaire et très peu réceptif à l’art qui m’a mis en tête que l’art n’était pas un vrai métier, à peine une occupation qui en vaut la peine. Il a été très difficile pour moi de m’autoriser à écouter qui j’étais, c’est à dire une créatrice. L’étiquette d’artiste est également floue, remplie de préjugés et d’amalgames, et c’est finalement en observant la place que les artistes occupaient dans d’autres pays que je me suis dit qu’il ne fallait pas que je me soucie trop de ces « on dit » typiques à la France et d’autres pays qui délaissent leur histoire et leur civilisation.
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cavalière peinture à l'huile
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La pratique d’un art est autant difficile dans sa technique, son sujet que dans sa réception dans une société matérialiste.
J’ai donc réussi à me libérer de certaines censures en me lançant de nouveau dans la peinture à l’huile, qui demande une quantité d’heures de travail pour un résultat souvent incertain. (Comme la broderie d’ailleurs).
J’ai ici débuté par l’exercice de reproduire un paysage de forêt d’automne. Le paysage est souvent un sujet mineur, mais c’est important de le maitriser un minimum. J’ai réussi à laisser le pinceau improviser le feuillage, je suis passée par le couteau pour tenter des effets plus graphiques, puis je suis revenue au pinceau. J’ai également suivi les conseils d’une artiste peintre de la région.
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Quand cette forêt était terminée je n’ai pas pu m’empêcher de lui ajouter un personnage, que j’ai voulu quelque peu mystérieux. Je travaillais déjà sur une gravure à la pointe sèche de cavalière, exposée en décembre dernier et j’ai voulu la représenter ici dans une toute autre technique. Je lui ai ajouté un halo rouge pour faire ressortir ce côté étrange et fantomatique.
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J’ai terminée cette peinture en hiver et je l’ai présenté à l’exposition de la Maison des Associations d’Epinal à la place de « Dendrobate » car celle ci était encore trop fraiche pour être exposée dans un lieu où je ne pouvais maitriser la qualité et le soin de l’accrochage et du déroulement de l’exposition. (Le professionnalisme et le soin des expositions est un vaste sujet auquel j’ai malheureusement du faire face pour une exposition à Paris).
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Cavalière, 2014.
Peinture à l’huile
29cm x 39 cm.

Exposition place des Vosges – Ete des artistes 2021

Exposition place des Vosges – Ete des artistes 2021

Retrouvez mon stand les samedis 10 juillet et 31 juillet 2021 sur la place des Vosges d’Epinal.
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Depuis 2016, je participe à l’Eté des Artistes, événement organisé par Pigment’T, mais je n’avais pas participé à celui de l’année dernière.
Retrouvez mes participations de 2016 et 2018 ou les videos de 2016 , juillet 2018 et août 2018.
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Sur mon stand, vous trouverez mes peintures originales, mais aussi des impressions format poster (A3) et format cartes postales. Il y aura aussi mon livre de coloriage, des bijoux d’art textile et des estampes de gravures. Vous pouvez déjà retrouver toutes ces oeuvres dans la rubrique boutique.
Il y aura des peintures originales mais aussi des foulards en démonstration, c’est à dire que vous pourrez les voir, mais il faudra les acheter sur le site Redbubble. Je vous montre ces foulards ici et vous explique comment aller sur le site ici.
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Voici des photos de mon stand de l’été des artistes de 2019.
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J’aurai également un stand le lendemain, le dimanche 11 juillet aux Voivres !
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Tribute to Martin Gore from Depeche Mode

Tribute to Martin Gore from Depeche Mode
Martin Gore Depeche Mode

Martin Gore Depeche Mode illustration Holy Mane

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1980 et 1990 – Club Dorothée et MTV

Je suis ce genre de personne qui achète « Speak and Spell », le premier album de Depeche Mode sorti en 1981 au sombre automne de 2020. Il m’a beaucoup aidé à surmonter une sorte de morosité hivernale de confinement.

Depeche Mode est un groupe très populaire que j’ai découvert à l’adolescence, notamment avec la sortie de « Barrel of a gun » en 1996. Je trouvais le clip étrange, donc il me plaisait, mais à cette époque j’avais besoin de musique plus « agressive » et américaine. J’écoutais alors « Mellon Collie and The Infinite Sadness » des Smashing Pumpkins avant de plonger vers 1998 dans « Antichrist Superstar » de Marilyn Manson à l’entrée du lycée. (Ces deux groupes ont d’ailleurs fait des reprises de Depeche Mode, « Personnal Jesus» pour Marilyn Manson en 2004 et « Never Let Me Down Again » pour Smashing Pumpkins, présent sur un album tribute a Depeche Mode que j’avais acheté en 1998 à cause de la présence de ce dernier groupe ainsi que Rammstein et Deftones. La reprise des Smashing Pumpkins est assez appréciée par le groupe ainsi que la reprise de Personnal Jesus que Johnny Cash a fait plus tard). Je connaissais le groupe de réputation (j’avais aussi vu le reportage live « 101 » qui était passé sur MCM) sans creuser d’avantage leur discographie. Dans ces années 90, Depeche Mode essayait d’enterrer leur image de groupe lié au style New Wave, en mettant plus de guitares saturées et en usant des claviers de façons plus « subtiles ». C’est un groupe qui préfère aller vers l’avant, vers l’avenir et aime la nouveauté technologique. Ils détestent notamment qu’on les associe au « New Romantics ». Je suis trop jeune pour avoir aimé le groupe à ses débuts, leurs premiers albums correspondent à une époque que je n’ai pas beaucoup vécu si ce n’est « inconsciemment » dans le décor des années d’enfance (à travers des sonorités, des jingles comme celui du Top 50, une esthétique graphique, etc… ) Dans les années 80, je m’intéressais plus aux dessins animés qu’à la musique anglaise et je n’ai pas grandi dans un environnement culturel stimulant. La télévision, comme pour la plupart des enfants de classe populaire était ma seule source de « culture ».

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2000 – dancefloor

J’ai toujours préféré les musiques un peu sombres et tristes (comme les films, la littérature, la peinture et les individus), et c’est tout naturellement que je gravitais autour du mouvement « gothique ». Mon goût s’est alors affiné vers moins de culture de masse américaine, télévisé et à la mode (propulsé par une communication commerciale privilégiée) pour plonger vers la musique anglaise prenant racine dans les années 80, et plus particulièrement après les Sex Pistols de 1975, tout en étant influencée par ce qui existait avant comme le disco ou le glam mais surtout David Bowie. J’ai réécouté avec plaisir les sons de synthétiseurs des années 80, après les avoir fuit dans les années 90 et début 2000. Et ce n’est pas tant la musique pop qui m’a reconnecté à ces sonorités que les premiers morceaux de Death In June comme sur l’album « Nada ! » de 1985 ou « Come Before Christ and Murder Love » sur « The World That Summer » l’année suivante ou d’autres groupes comme Dead Can Dance. Ce qui est pratique quand on cherche des albums rangés par ordre alphabétique dans des magasins est qu’ils sont réunis sous les lettres « De… ».

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2010 – Youtube

J’écoutais de temps en temps Depeche Mode comme une sorte de « easy listening » assez dansant et agréable donc je m’étais familiarisée avec les chansons mais pas avec le visages des musiciens. Ils se sont toujours défendus d’être sombre ou triste et c’est surement pourquoi je ne les écoutais pas souvent. Il y a quelques années, j’avais vu la vidéo de «Shake the Disease», où le groupe Depeche Mode était sur une sorte de péniche. Et j’ai eu une sorte d’attirance pour le blondinet peroxydé en tenue latex et yeux maquillés. C’était comme si je le voyais pour la première fois. Plus exactement je le regardais pour la première fois, car dans les années suivant cette période, son style me laissait plutôt indifférente.

A la fin de l’automne dernier, j’écoutais beaucoup plus cette musique, car je voulais quelque chose sur quoi danser, même si c’était toute seule en pyjama dans ma chambre, il me fallait lutter contre l’enfermement, le manque de soleil, l’addiction aux écrans en restant assise, et le froid humide. J’ai donc regardé plus de vidéos sur Youtube de Depeche Mode et notamment les lives des années 80 et c’est là que je suis devenue accroc.

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Devotion

J’avais parallèlement une sorte de saturation de certaines informations d’actualité (que mon esprit a besoin de connaître comme arme de résistance à ce qu’on nous fait subir) et j’avais besoin d’accrocher mon attention vers quelque chose de moins énervant. J’ai une grande capacité à aimer, à adorer, à aimer aimer, tomber amoureuse, être fan, ressentir l’amour des autres pour les autres, etc,… Je suis quelqu’un de très émotionnelle et d’empathique, et j’aime aussi analyser, raisonner et réfléchir. Je ressens très fortement les choses, mon coeur s’emballe très facilement. Comme il sait le faire pour des choses négatives, j’essaie de louer cette capacité d’émotion en le faisant battre pour des choses positives en m’entourant de belles choses, en écoutant de la musique que j’aime, en regardant des œuvres d’art, etc,… Mon coeur d’adolescente n’est pas enterré et je suis très heureuse de pouvoir continuer de ressentir ces choses, avec le recul de l’expérience (qui sait m’apporter la déception).

Ces morceaux de lives m’apportent beaucoup de joie. Puis j’ai regardé de plus en plus d’entretiens et j’ai déterré les Gigaoctects de Youtube au point d’avoir l’impression d’avoir vu toutes les vidéos sur le sujet, donc j’ai commencé à les regarder plusieurs fois, tous les jours. J’ai ensuite regardé sur Pinterest et Tumblr beaucoup de photos, puis j’ai cherché des gifs animés, puis j’ai créé des gifs animés, puis j’ai dessiné un peu, et puis dessiné sérieusement.

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Analyse d’émotion

Je me suis focalisée sur Martin Gore, le compositeur de Depeche Mode. J’ai étudié son thème astrologique. Si quelqu’un connaît son ascendant (ou son heure de naissance) je serai heureuse. Je me nourrissais de son aura en même temps que j’essayais de décortiquer intellectuellement ce que je ressentais, pourquoi je le ressentais, comment ça pouvait m’influencer, me faire avancer etc,…

Martin Gore ne ressemble pas spécialement au type physique qui m’attire, si ce n’est les yeux et les sourcils. J’apprécie généralement les personnes plus sombres, mais à la fois, j’adore son côté « Lion ». Il est à la fois exhibitionniste bronzé et souriant et à la fois très timide. En interview Andy rit parfois sur des anecdotes où Martin se mettait souvent nu. C’est la personne qui souffre de crise d’angoisse et qui aime se mettre plein de paillettes dorées.
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J’ai donc évidemment fait une sorte d’identification, étant moi même introvertie et aimant les paillettes. J’aurai aimé être une femme forte, guerrière, sombre, froide, dure qui ne montre pas ses émotions, une personne qui sait s’imposer, mais c’est complètement raté. J’apprends à m’aimer, à aimer ce que je suis intimement (grâce à l’astrologie) et c’est pour ça que j’ai aimé voir ces éléments (la timidité) chez quelqu’un, pour m’inspirer de son aura, dans le but de m’aimer à travers lui. C’est d’une certaine manière narcissique. Mais en même temps si j’étais narcissique (ce qui est un but – le côté Lion/paillettes), je n’aurai pas besoin de faire ce travail. Martin Gore m’apprend à être plus narcissique et à vivre mon introversion et ma timidité de façon flamboyante et positive. Tout ce que j’écris est l’analyse de mes sentiments, ce n’est pas quelque chose que j’ai décidé en amont, c’est le fruit du décorticage de ce que je ressentais. C’est également une hypothèse, et non une vérité absolue.
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Le style physique de Martin Gore

En regardant les interviews de Martin Gore, je me suis mise progressivement à aimer la moindre de ses expressions, chaque muscle de son visage transmet à mon cerveau une information qui stimule des endorphines. Sa voix est devenue un remède contre le stress. Je m’écoute des podcasts où il parle et cela suffit pour accélérer mon rythme cardiaque et tomber dans une sorte d’extase. Je suis totalement amoureuse de son accent anglais, de sa façon de parler. Son sourire généreux qui semble cacher un mélange de timidité et de provocation mêlé à un côté indolent crée une sorte de joie et de désir. Et tout cela a été amené grâce à son goût, à son style vestimentaire, entre provocation (quand il portait des robes ou des accessoires fétichistes), extravagance, et une touche sombre.
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Le mauvais « type d’attention » que cela a engendré, m’a pêché comme un poisson. Les entretiens reviennent sur le fait qu’au début, la presse s’est focalisée sur les vêtements de Martin Gore plutôt que sur la musique et que cela nuisait à l’image qu’ils auraient voulu donner. C’est pourquoi ils ont ensuite travaillé avec des personnes, comme Anton Corbijn pour mieux diriger le style visuel du groupe. Je dois dire que le style d’Anton Corbijn ne marche pas du tout sur moi, c’est un peu la raison pour laquelle je ne m’étais pas vraiment intéressée au groupe visuellement. Alors que j’adore le style « communiste/réalisme socialiste » (très présent chez Laibach) de la pochette de « A broken Frame » et « Construction Time Again ». Il marque vraiment le style des années 90, en noir et blanc, plus sobre, que je n’aime pas. Ce style années 90 est aussi très marqué par les publicités noir et blanc de sous vêtements unisexe Calvin Klein. Pourtant Anton Corbijn a réalisé un de mes clips préférés qui est « Heart Shaped Box » de Nirvana.

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Martin Gore, Depeche Mode, illustration Holy Mane

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Energie créative de l’innocence

C’est pourquoi je reste surtout amoureuse de la période des années 80, qui est une période extrêmement riche. Le côté naïf et juvénile que les musiciens reprochent à cette période est aussi ce qui leur donne une extraordinaire créativité et une volonté d’agir sans peur, grâce à l’ignorance. Signer chez Mute sans contrat, sortir un album chaque année et faire des tournées entre chaque, jusqu’à être parfois 24 mois sur les routes,… J’ai aussi besoin de retrouver cet âge d’insouciance comme une énergie créative qui m’inspire et m’aide à dépasser mes blocages de personne trop raisonnable et donc qui se limite. Pour ma peinture, ma création, j’ai besoin de voir que les choses sont possibles, qu’on s’en fout de rater, que l’acte de faire est ce qui compte, que de créer en « do it yourself » est une belle alternative devant le manque de moyens. Je passe trop de temps à analyser les stratégies de communication permettant de ne pas être noyée dans l’arène de compétition du monde moderne et cela me déprime beaucoup. Je passe trop de temps à faire de la promotion dans le vide plutôt qu’à créer de nouvelles choses. Mais c’est aussi parce que j’ai énormément de créations, de matières et que j’aimerai les faire vivre autrement que dans mes cartons. Toutes ces questions m’éloignent de la création pure et j’ai besoin d’être dans cette spontanéité artistique. C’est pourquoi les albums des années 80 de Depeche Mode sont vraiment une nourriture stimulante.

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Contrairement à ce qu’on peut imaginer, la presse n’était pas vraiment tendre avec eux au début, cherchant toujours à les réduire à un groupe à filles (expression d’ailleurs misogyne).
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Songs of Faith and Devotion

J’essaie d’analyser mes sentiments, mais aussi ceux des fans. Je ne me sens pas, à ce stade fan. J’ai été fan de Marilyn Manson, je le suis de Death In June, mais pas encore de Depeche Mode. Ce groupe peut compter sur ses fans, qui sont vraiment dans une adoration quasi religieuse qui elle même, inspire le groupe à son tour. Ceux qui se tatouent ou dorment devant l’ouverture des magasins pour acheter en premiers les billets de concert, qui écoutent en boucle un seul morceau pendant toute une journée en pleurant, qui s’évanouissent tellement leurs corps ne peuvent plus supporter tant d’émotion sont très nombreux. On parle souvent d’une de leur session de signature dans un magasin de musique, qui a créé des accidents, tellement il y avait de monde. Les vitres du magasin ont explosé, des personnes ont été blessé,… Martin Gore aime parler de ce sentiment religieux, de l’inspiration du gospel, d’une sorte de sacré qui peut réunir des humains. Il parle de la religion comme de la sexualité, ce sont deux thèmes puissants dans ses textes. « Condemnation », sur l’album « Songs of Faith and Devotion » sorti en 1993 est une de leur chanson préférée pour l’influence gospel.

J’aimerai moi aussi comprendre comment un groupe peut rendre des personnes fanatiques et surtout procurer un amour et une dévotion comme celle ci. Je pense qu’évidemment beaucoup sont nombreux à vouloir comprendre et utiliser « la recette du succès ».

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Composition du son

Concernant les compositions, ce que j’apprécie de façon intense sont les sortes de petites dissonances qu’il glisse dans ses mélodies. Ca me rend vraiment folle et résonne avec des sons que mon corps d’enfant à enregistré au coeur de sa mémoire. Quelques notes peuvent me bouleverser puissamment, notamment dans les notes de clavier de « A question of Lust » (lorsqu’il chante « It is all of these things and more  ») présente sur Black Celebration » de 1986.

J’aime énormément l’introduction (surtout dans les versions live des années 80) de Blasphemous Rumours » sur « Some Great Rewards » de 1984.

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J’aime l ‘energie de la chanson « Tora, Tora, Tora ! De Speak and Spell (1981) ; Pipeline sur « Construction Time Again » ou « Told You so » avec son petit côté oï ! (très lointain, mais je ne sais comment le dire mieux).

Les notes dans la mélodie chantée sont aussi parfois déroutantes (cela dépend évidemment de chaque oreille, de chaque « culture » musicale), la ligne de chant de la chanson « Home » sur l’album Ultra sorti en 1996 me séduit pour son audace d’aller dans les aiguës où on ne l’attend pas malgré un arrangement très années 90.

Martin Gore, lorsqu’il parle a une voix plutôt grave, et lorsqu’il chante, il peut aller vers le ténor et faire des « choeurs d’arrière chant » aiguës. Dave Gahan a une voix profonde et ronde plutôt impressionnante qui ne faiblit pas avec l’âge, contrairement à celle de Martin qui était surtout au sommet au début des années 2000. Il a d’ailleurs sorti un album solo de reprise en 2003, qui s’intitule « Counterfeit² » après un EP nommé « Counterfeit » en 1989. Il a depuis les années 80, pris des cours de chants et perfectionné sa voix et sa musique (abusant peut être des mini vibrato), c’est une des raisons pour laquelle ils voient leurs premiers morceaux avec des oreilles techniques plus sévères. Dave Gahan aussi a beaucoup progressé depuis leurs débuts quand ils avaient 18 ou 19 ans. Martin Gore est né en 1961 et Dave Gahan en 1962. Le premier a commencé un groupe avec leur camarade de lycée Andy Fletcher et Vince Clarcke dans « Composition of Sound » en 1980. Je trouve d’ailleurs le morceau « Ice Machine » vraiment bon.

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Alan Wilder a rejoint Depeche Mode par la suite en 1982, pour partir en 1995 entre « Songs of Faith and Devotion  » en 1993 et « Ultra » en 1996. Bien que les musiciens s’expliquent très peu ou vaguement sur le sens des paroles ou des titres de leurs chansons, préférant laisser chacun interpréter comme il le souhaite, Alan Wilder commente dans une interview que le terme « masses » est employé de façon un peu ironique. Certaines personnes disent que son départ vient aussi du fait que le son qu’il apportait était moins « commercial » et qu’il trouvait qu’on ne lui donnait pas assez de place au sein du groupe. Son départ coïncide avec la décennie qui m’intéresse moins, même si j’adore quelques morceaux, mais c’est surtout l’esprit des années 80 plutôt que le son qui fait appel à des choses profondes et étranges comme, codées en moi, du fait de grandir dans ces années là.

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Fragiles aspérités sensuelles

Il y a trop de morceaux que j’apprécie pour tous les citer (« one Caress » quand même), et l’émotion change et évolue d’écoute en écoute, ce qui est intéressant, notamment par la présence de petits sons subtils qu’on découvre peu à peu. Je suis à la fois mon sujet et mon analyste d’étude. Même si j’aimerai comprendre aussi ce qui se passe dans la tête, le corps et le coeur des autres fans. Quand je vais sur youtube, j’ai le très mauvais besoin de lire les commentaires des vidéos. C’est généralement la voix de la haine et des stupides, mais sous les vidéos de Depeche Mode, il n’est pas rare de lire des témoignages vraiment touchant où l’amour se ressent dans une sorte de possibilité humaine oubliée.

Dans le live « I want you now», je suis capable de pleurer d’émotion , même si la qualité de la vidéo est très mauvaise.

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La voix chantée de Martin Gore devient un vecteur d’émotion incroyable. C’est dans le grain, les petites aspérités que surviennent les pics d’amour. Tout ce qui est considéré comme des défauts, ce qui entrave au lisse, prend de la grâce et du charme. Comme beaucoup de fan, je préfère Martin Gore avec ses dents d’enfant de la working class. Il les a refaite et vit à Santa Barbara, on ne peut que lui souhaiter le meilleur. Chaque expression de moue du visage, tremblement de sourcils, main dans les cheveux, grain de beauté sont autant de marques de dévotion. Oui, je n’ai pas encore parlé de ses cheveux. Je vais donc censurer ce passage pour ne pas glisser dans le fétichisme.

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L’art du portrait

J’adore plus que tout dessiner des portraits. Ce que j’aimerai faire est capter la beauté. Ou capter l’émotion que je ressens devant le visage de certaines personnes et réussir à transmettre ces sensations sur du papier. C’est à la fois difficile et à la fois, je suis encouragée par la beauté et la grâce qui me transportent. Je ne sais pas si c’est vraiment possible qu’un artiste arrive vraiment à faire partager des émotions à la fois intenses et subtiles (dans la subtilité des détails qui provoquent des effets physiques intenses). J’essaie de le faire et en même temps, je crois que je suis poussée par quelque chose, par cet amour, cette dévotion. Je ne sais pas quels sont les mots qui expriment vraiment ce que je ressens. Je ne suis pas amoureuse, je ne suis pas « excitée sexuellement », il y a de l’identification, un besoin d’admiration, de modèle, de moteur, et dans le cas de Martin un besoin de douceur, de fragilité, de tendresse. Il incarne beaucoup cette vulnérabilité tant diabolisée à notre époque. C’est comme si il me rassurait en me disant que j’avais le droit d’être fragile. « Fragile, like a baby in your arms » sont les premières paroles de « A Question Of Lust », on est très loin du guerrier viril et pourtant on a envie d’être cette personne qui va protéger et donner tout son amour à cette créature sensible et pleine de créativité. On n’est plus dans le slogan actuel « prends mon argent », on n’est pas dans le « prends mon corps », mais on est dans le « prends mon amour ». Même si, comme je l’ai écrit plus haut, la sexualité est un des thèmes assumés. Dave Gahan aime également se dandiner sur scène, et cela doit séduire beaucoup de fans. Je crois que personnellement, je préfère le trouble que fait naître la sexualité, comme sur la chanson « A World Full Of Nothing », que le sexe en lui même.

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Le sexe peut être très bien, mais je crois qu’en ce moment dans notre société il est trop présent, trop vulgaire, réduit au corps voire au porno et cela m’ennuie. Je préfère les choses plus contrariées peut être, sans tomber dans la frustration non plus. Je suis quelqu’un qui aime les fioritures et je peux être qualifiée de midinette par ceux qui ne ressentent pas ce qui me rend la vie plus passionnante.

En dessinant le visage de Martin Gore, j’ai essayé de capter ce que j’aimais chez lui, mais je crois que je n’ai pas réussi à mettre suffisamment les mots, il y a une grande part que je n’arrive pas à déchiffrer et je ne sais pas si j’arrive alors à le reproduire sur papier, à faire comprendre la sensation d’un coeur qui saigne d’amour. Je trouve ça toujours un peu kitsch ou ringard de faire des portraits de stars, des « fan arts ». Cela rappelle des dessins d’adolescents et leurs posters de stars dans leurs chambres. Mais j’aimerai rendre hommage à cet état d’esprit. Le style des années 80 a été largement ringardisé, puis remis à la mode en parti, puis re-ringardisé, donc ce portrait pourra être pris de façons différentes selon notre culture et nos goûts. Je suis contente du résultat.

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Martin Gore Depeche Mode

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Ecouter le son des années 80 en 2020 me fait beaucoup de bien, cela a peut être un côté réconfortant que certains appellent « l’effet doudou », même si l’esprit de l’époque était tourné vers la nouveauté, les synthétiseurs, les ordinateurs. J’ai une âme nostalgique, pour des musiciens qui, donc ne partagent pas mes goûts, vu qu’ils se tournent vers les expérimentations nouvelles, inspirés par d’autres groupes comme Kraftwerk. Mais c’est la même chose pour beaucoup de personnes qui aiment écouter des musiciens d’avant garde comme Beethoven ou Eric Satie.

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Martin Gore a aussi sorti des albums instrumentaux, notamment « MG » en 2015, et récemment « The Third Chimpazee » en février 2021 également chez Mute.

 

Art textile inspiré par la Mésopotamie III

Art textile inspiré par la Mésopotamie III

Voici la troisième et dernière partie sur mon travail artistique inspiré de la Mésopotamie.
Retrouvez la première partie ICI et la deuxième ICI.
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En 2017, je me suis inspirée de la Mésopotamie pour créer une série d’oeuvres d’Art Textile.
Ce projet est né au moment où j’animais des ateliers d’art textile à l’Académie d’Art Plastique d’Epinal, une association locale d’arts plastiques. J’ai eu envie de proposer de travailler autour d’un thème commun qui donnerait sur une exposition, après une première en 2016. Le thème que nous avions choisi était « rêves d’Orient ». J’étais très contente de faire cette exposition, avec l’aide précieuse des participants.
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L’année d’après, j’ai pu faire revivre l’exposition de mon travail grâce à des ateliers d’art textile donnés à des élèves de lycée dans le cadre de cours d’Histoire. Après la présentation de ma démarche, les lycéens étaient invités à s’inspirer d’une oeuvre archéologique antique (par exemple présente sur le site du Louvre) et de créer une interprétation plastique textile, accompagnée d’une démarche écrite.
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Ecriture et « Oeil pour Oeil ». Cette loi est une des lois que j’applique dans la vie, se référant dans mon histoire personnelle à une « renaissance » ou développement de « l’instinct de survie », mentionné par A. Lavey. Les trente premières années de ma vie, j’étais beaucoup plus dans le fait de pardonner à l’autre et de m’adapter pour son confort. Cela ne m’a conduit qu’à passer à côtés d’opportunités et m’a ralenti vers mes projets personnels artistiques et spirituels, tout en dégradant ma confiance et mon estime de soi. Hélas, les personnes toxiques existent et il faut pouvoir se défendre face à elle, malgré le désir d’être aimable, il faut savoir couper les liens avec toutes personnes qui nous rabaissent.
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J’utilise encore ces inscriptions dans mes peintures, comme des sortes de mantra.
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Mes recherches d’écriture sur argile.

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Le tissage à la main « do it yourself », en se construisant un métier (la structure de tissage) pour tisser.

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J’utilise des grosses aiguilles à tricoter pour soulever quelques fils de chaîne, afin de créer un motif, dont le modèle se trouve imprimé sur papier.

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Un des sujets que j’aime est ce qui concerne la parure. Aujourd’hui associée à la superficialité ou au capitalisme, une étude plus historique nous renseignera sur le rôle de la parure comme protection magique, marqueur social (la position dans la société ou le métier exercé), identitaire (la famille, le clan), marqueur de rituels (passage à l’âge adulte,…) (pendant longtemps les jeunes filles portaient des nattes alors que les femmes mariées portaient les cheveux longs relevés sur la tête, etc…), coquetterie naturelle, etc,…

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Le dessin crayonné sur papier.

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L’aquatinte est une technique de gravure. Ici j’ai masqué les zones (foncées) avec un vernis. J’ai ensuite plongé la plaque de zinc dans de l’acide qui a attaqué les surfaces non masquées. Cela crée une « texture en grain », qui lors de l’impression crée une sorte de « grain ». Ces étapes sont très longues à réalisées. Ensuite j’enlève le vernis avec un solvant.

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Les traits du contour du personnages ont été gravé en premier, en eaux forte (acide).
Cette plaque représente la matrice, qui une fois couverte d’encre, permet d’imprimer sur papier une estampe, ou sur tissu comme ici.

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Le résultat est assez peu visible mais le rendu aérien donne une sensation fantomatique intéressante.

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Sur papier :

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Légendes des illustrations utilisées.

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Art textile inspiré par la Mésopotamie II – Ishtar

Art textile inspiré par la Mésopotamie II – Ishtar

Voici la deuxième partie concernant mes créations d’art textile inspirées de la Mésopotamie. Contrairement à ce que j’ai écrit, je présente ce travail en trois parties.
(Retrouvez la première partie ici).
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En 2017, je me suis inspirée de la Mésopotamie pour créer une série d’oeuvres d’Art Textile.
Ce projet est né au moment où j’animais des ateliers d’art textile à l’Académie d’Art Plastique d’Epinal, une association locale d’arts plastiques. J’ai eu envie de proposer de travailler autour d’un thème commun qui donnerait sur une exposition, après une première en 2016. Le thème que nous avions choisi était « rêves d’Orient ». J’étais très contente de faire cette exposition, avec l’aide précieuse des participants.
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L’année d’après, j’ai pu faire revivre l’exposition de mon travail grâce à des ateliers d’art textile donnés à des élèves de lycée dans le cadre de cours d’Histoire. Après la présentation de ma démarche, les lycéens étaient invités à s’inspirer d’une oeuvre archéologique antique (par exemple présente sur le site du Louvre) et de créer une interprétation plastique textile, accompagnée d’une démarche écrite.
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Une exposition des travaux des élèves avait été faite. Il y avait même du jus de fruit en guise de vernissage.
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Je pense qu’on est dans une époque où les adolescents ont besoin de prendre confiance dans l’expression de soi. Le but n’est pas de créer une oeuvre magnifique, mais d’arriver à sortir quelque chose de personnel, inspirée par des faits concrets, et le livrer à d’autres personnes.
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Pour chercher l’approche de ma démarche artistique, j’aime réaliser une carte heuristique.

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Ce travail de recherche me plonge dans une période où j’écoutais les cours de Dominique Charpin et lisait quelques livres sur le sujet, tentant d’apprendre l’écriture et de lire les épopées et mythes. Toutes ces recherches résonnent aujourd’hui encore en moi (même si ma mémoire fait que j’ai oublié beaucoup de choses hélas). Ainsi vous trouverez ici surtout les clés des symboles que je mets dans mes peintures plus récentes : Ishtar, Babylone, Hamurabi, Assurbanipal, etc…

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Légendes des illustrations utilisées.

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Motifs répétés en vente sur Society6 et Redbubble

Motifs répétés en vente sur Society6 et Redbubble

Vous pouvez déjà acheter mes créations en ligne dans la partie « boutique » de mon site. En espérant que les marchés et salon d’artistes physiques puissent reprendre un jour.

Vous pouvez aussi acheter l’exploitation de certains de mes motifs répétés, imprimés sur des objets (que je ne fabrique pas moi même). Cet article vous explique tout :

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Une des choses que j’adore faire sont les motifs répétés. Vous pouvez en voir de nombreux sur mon site depuis plusieurs années . On me pose souvent la question de leur utilité. Une des applications possibles est l’impression sur divers types d’objets. Ca tombe bien il existe de nombreux sites s’occupant de ces impressions. On peut trouver mes créations sur trois plateformes :

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- Spoonflower

./edit : en ce moment ce site me demande un document de taxe depuis leurs nouvelles mises à jours et je ne sais pas comment leur envoyer (puisqu’il ne faut pas l’envoyer par mail), du coup toute vente est en suspens//

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Pour les tissus, les papiers cadeaux et papiers peints (en rouleau).

Je propose des illustrations sur Spoonflower depuis 2014. La contrainte de mon côté est que je dois acheter mes propres créations pour pouvoir les mettre en vente au public. Ils ont un large choix de tissu et gèrent très bien le « all over » et la répétition des motifs, permettant de créer des rouleaux de papier cadeaux.

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Le site est traduit en français et bien qu’américain ils se sont développés pour avoir une antenne en Europe pour garantir des livraisons plus économiques et rapides. Les créateurs gagnent 10% du prix d’achat du produit. Si vous voulez me soutenir, le mieux est de m’acheter des peintures originales lors de mes expositions, de m’acheter les droits d’exploitation d’une illustration ou de m’inviter à faire un atelier artistique rémunéré.

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- Society 6

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Pour les papiers cadeaux (par feuilles), coussins, carnets, trousses, masques, …

J’ai commencé à proposer des illustrations sur ce site en 2011. A ce moment là, j’avais déjà testé d’autres plateformes (Spreadshirt, A little Market, Etsy,…). Il faut faire énormément de promotions, passant par des jeux, des concours, des partages, des « vote for me », des promotions suivant les fêtes, et les marges sont assez faibles (l’artiste reçoit en moyenne 10% du prix de l’article acheté, soit beaucoup moins que les frais de port). Du coup je n’ai pas été active sur ce site.

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Mais depuis que je fais beaucoup de « pattern design » (motifs textiles ou motifs répétés), j’avais vraiment envie de les voir sur des objets. J’ai aussi eu des demandes dans ce sens.

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Le site s’est vraiment très bien développé ces dernières années, il y a beaucoup de personnes et il est très dynamique. Les objets proposés sont très variés, il y a même des meubles, et la mise en page est claire, en revanche j’ai eu des retours qu’il y avait quelques bugs (les pages d’articles qui ne s’affichaient pas) et moi aussi j’ai eu des difficultés à charger un motif. Le site semble seulement en anglais (à vérifier). Je trouve que les articles sont un peu chers, mais ils ont l’air et la réputation d’être de bonnes qualités. J’étais surtout intéressée par le papier cadeau en feuille, peut être moins chers que sur Spoonflower. Il faut comparer, ces sites font souvent des promotions.

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- Redbubble

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Pour les foulards, coussins, carnets, trousses, masques, …

Je me suis inscrite récemment sur ce site, en 2020 parce qu’il était en français (anglais et allemand) et les prix sont plus intéressants que sur Society6. Le créateur peut moduler sa marge, ce qui est donc plus intéressant pour lui.

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C’est surtout les foulards que je trouve parfaits pour les récents motifs circulaires que j’ai dessiné. Il y a aussi des masques, ils sont différents de ceux proposés par Society6. En revanche je trouve l’interface moins intuitive que celle de Society6. Je n’arrive pas à faire apparaitre tous mes articles sur ma page « boutique » par exemple, le client doit aller dans « explorer les oeuvres », puis cliquer pour chaque nouveau motif.

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Dans ces deux derniers sites, sont affichés mes motifs dans leurs ensembles et non dans leurs détails, or l’intérêt de ces motifs est qu’ils fonctionnent de loin mais aussi de près, les détails sont intéressants.

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Ces sites gèrent tout (présentation et interface du site, messagerie, impression des produits, vente, envoi,…), ainsi le créateur peut consacrer son temps à son métier : créer (et non vendre). En revanche ce dernier doit quand même faire sa promotion (hélas). Si la poste perd un courrier, si le site ne prend pas en compte la carte bleue, c’est avec eux qu’il faut gérer, le créateur n’est pas responsable. Mais ce sont des sites qui font ça très bien, ils ont une grande clientèle et expérience de la vente en ligne.

Chacun des ces trois sites possèdent leurs caractéristiques propres, et j’ai voulu tester différentes plateformes car rien ne vaut l’expérience pour voir ce qui nous correspond le mieux.

 

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Question : Pourquoi ne pas fabriquer moi-même des produits comme des trousses ou des masques, pour recevoir 100% du prix ?

 

Concernant les prix, si je faisais moi même ces produits, il faudrait que j’achète les matières premières (par exemple le tissu sur Spoonflower donc compter une vingtaine d’euros avec les frais d’envoi), le fil, les élastiques, les fermetures à glissières, ensuite que je réfléchisse au plan de montage du produit et qu’enfin je passe à la réalisation de celui-ci me prenant sûrement un ou deux jours. Et cela c’est à supposer que je dispose du matériel, d’un local, de l’électricité, d’outils informatiques, d’emballage, etc,… Ensuite il me faudra encore mettre en place un site internet (ce que j’ai déjà mais cela ne se fait pas tout seul ou gratuitement), un système de paiement , puis que j’envoie la marchandise emballée en m’assurant de sa réception. Le prix serait beaucoup plus élevé que sur le site parce qu’en tant qu’indépendante qui paye des charges, je ne détiens pas des moyens de productions (machines industrielles, travailleurs et ouvriers à la chaine, bureau ou bâtiment,…). Pour rentrer dans mes frais je devrais vendre un masque à 200 €.
Pour Society6, je trouve néanmoins que les tarifs (en rapport avec leurs moyens de productions) sont un peu élevés. Bien que l’artiste (moi même) soit à l’origine de l’illustration, l’entreprise (Society6), garde 90% du prix des produits.
Je propose mes illustrations sur ce site, pour les personnes qui aimeraient avoir ces illustrations.
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Plutôt que vendeuse ou artisane (produisant des produits en séries), je suis avant tout illustratrice, c’est à dire que vous pouvez me commander des illustrations et je vends les « droits d’exploitation » pour être utilisés sur ce que vous voulez (disque, livre, magazine, T shirt, logo,…). C’est un peu compliqué les statuts en France, mais c’était à la base pour répondre à des besoins spécifiques, hélas le statut d’artiste est de plus en plus rogné (malgré ceux qui disent avoir confiance au gouvernement…).
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Depuis le début de l’automne j’ai entamé deux séries de motifs répétés. Une série en « all over » (répété à l’infini) et une série en répétition circulaire (qu’on appelle parfois aussi en forme de mandala ou de rosace).
Dans la première série, j’ai mis en vente 2 motifs sur Society6.
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J’ai réalisé plusieurs « all over » avec des personnages féminins, des éléments végétaux et j’ai aussi appris à pratiquer « le dessin automatique », c’est à dire à me laisser aller en dessinant (ce que je ne sais pas vraiment faire). Ce motif s’appelle « motif 05″
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Ensuite j’ai trouvé que ce serait amusant de créer un motif avec des corps en positions sexuelles. J’ai fait un premier motif et puis celui ci avec des formes plus linéaires rappelant éventuellement l’art nouveau ou le psychédélisme des années 60. (Il s’appelle « motif 09″)
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Dans la deuxième série, il s’agit de motifs plus inspirés de thème du moyen-âge et de la Renaissance. Cela fait un moment que je voulais travailler ce style que j’adore. J’ai bien évidemment associé des thèmes plus personnels, c’est pourquoi on retrouve souvent des lapins. J’ai créé deux motifs dont le sens (bas haut) va vers l’extérieur du cercle. Puis d’autres dans le sens opposé.
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Le motif « rose pastel » et casque :
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Ce motif bleu vert est le dernier que j’ai dessiné. Il s’inspire de mes précédents motifs. Ici, il y a plutôt une seule ligne rappelant un défilé militaire.

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Motif vert d’eau défilé militaire :

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Voici maintenant les motifs mis sur Redbubble.

J’ai mis d’autres motifs circulaires. Il en existe d’autres, que je partagerai dans une autre note, et de nombreux qui sont encore dans ma tête.

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Motif bleu et renard :

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Motif « chocolat » danse macabre :

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Motif « menthe » et squelette :

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