Exposition Holy Mane aux Imaginales 2019

Exposition Holy Mane aux Imaginales 2019

Cette année, vous pourrez me retrouver aux Imaginales 2019 !

J’expose au Centre Culturel, rue Claude Gellée près de la Basilique du 14 au 27 mai 2019.

Je partage le lieu avec Manu’Art, grand amateur de pop culture un brin nostalgique.

 

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Le vernissage devrait être, après divers changements, le samedi matin à 10h. Serez-vous disponible ?

Cela ne m’arrange pas car je devrais participer à la Fashion Night la veille, un événement dans la ville d’Epinal de 17h à minuit.

Ce n’est pas non plus vraiment une heure pour un vernissage festif, mais on m’a dit de façon définitive :  » Nous devons néanmoins respecter l’agenda de Monsieur le Maire. » (Ce qui me fait un peu me sentir dindon de la farce tant je déteste la subordination non rémunérée. )

Monsieur le maire qui était présent ainsi que toute l’équipe du festival pendant la conférence de presse dans la jolie salle de la BMI.

 

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A cette occasion, nous avons reçu les magazines de communication du festival :

 

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Voici donc mon exposition annoncée et intitulée « De Natures fantastiques », pour reprendre le thème des Imaginales qui est « Natures », et y ajouter ma participation au Fantastique. La nature et le fantastique sont omniprésents dans mon travail.

 

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Je présenterai ce texte expliquant un peu mon parcours, mon travail et ma démarche artistique.

 

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L’exposition est également annoncé dans ce journal :

 

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J’y présenterai 29 oeuvres, dont mes plus grands formats (73 x 100 cm), ce qui en fait ma plus grande exposition personnelle pour le moment.

Cela représente un travail énorme et j’espère que vous serez nombreux à découvrir en vrai et de plus près mes peintures !

 

 

 

Exposition de deux peintures de Holy Mane – mars 2019

Exposition de deux peintures de Holy Mane – mars 2019

J’expose deux peintures au Centre Culturel d’Epinal du lundi 18 au samedi 23 mars 2019 en compagnie du collectif Pigment’T.

Retrouvez nous chaque jour ou lors du vernissage qui aura lieu mardi à 18h30 !

 

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Lilies : aquarelle, gouache, feuille d’or sur papier d’Arches. 60 x 80 cm

 

 

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Naïades, broderie et acrylique sur toile. 73 x 100 cm

 

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Centre Culturel d’Epinal

4 rue Claude Gellée

Entrée libre

Exposition « Pléiades » au Bailli

Exposition « Pléiades » au Bailli

Je vous invite à une nouvelle exposition qui aura lieu du 22 au 27 février 2019 à la Maison du Bailli à Epinal.

 

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J’expose quatre oeuvres originales avec le collectif Pigment’ T. N’hésitez pas à venir au vernissage qui aura lieu vendredi à partir de 18h30 !

 

Je serai par ailleurs présente à la galerie dimanche après midi !

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Dernièrement, je suis passée par différents états émotionnels et de réflexion qui se sont concrétisés par une petite série d’illustrations. Je les ai partagé sur les réseaux antisociaux et je vais tenter de résumer les idées ici.

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« Je voulais juste à la base des dessins en tant que supports d estampes (imprimer une plaque gravée et encrée) puis finalement elles existent pour elles mêmes, comme des particules de vie, comme des amas d étoiles. Je les ai nommé Pléiades, ces étoiles proche de la constellation du Taureau qui m est cher, plus nombreuses que les sept soeurs grecques. Certaines semblent avoir eu des mains ou des yeux emportés par des grenades des forces de l ordre capitaliste, mais ce n est qu un pur hasard »

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Cet été, j’étais dans un besoin de couleurs pastels, notamment du fait de son impopularité auprès de certains préjugés anti féminin, autant de la part de certains phallocrates que chez certaines féministes et autres moralistes new ageux (prônant le capitalisme « naturel » et vert et préjugeant les femmes coquettes de superficielles sans jamais leur donner la parole). Le rose pastel est notamment une de mes couleurs préférés, qui m’apporte beaucoup de bonheur quand je la vois, notamment lorsqu’elle prend possession des nuages. Elle porte le stigmate d’une féminité niaise qu’il faudrait dépasser. La seule chose qu’il faille dépasser est ce qu’on nous impose qui ne nous correspond pas, et en l’occurrence on nous impose de la rejeter. Même si ces cinq dernières années elle revient beaucoup dans la mode, certaines personnes y restent allergiques pour ces préjugés. J’ai déjà parlé du rose pastel et de son association au bébé féminin au début du XXème siècle, je comprends combien il peut constituer un symbole genré à combattre, mais je trouve que c’est un cliché ringard. C’est plus souvent de la part des hommes, que je ressens (et non le ressenti n’est pas moins vrai que n’importe quelle injonction médiatique) un besoin de combattre un corps assumant son féminin sensible et maniéré (un corps de femme comme un corps d’homme d’ailleurs), ou ont ils plutôt l’impression d’une légitimation à laisser s’exprimer leurs pulsions de domination.

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Ensuite, l’automne m’a donné envie de me protéger du froid et j’ai eu besoin de rechausser mes rangers et porter mes manteaux noirs. La gravure me manquait, j’avais besoin de retrouver la texture et la matière de l’aquatinte. Le noir revenait dans mes dessins. Cela s’est superposé à une pression sociale qui trouvait un moment de respiration dans la crise des Gilets Jaunes. Je relisais et écoutais des podcasts critiquant le monde moderne et le capitalisme matérialiste, cherchait des alternatives écologiques au désastre de la terre sans cesse souillée, qui est une chose qui me rend très souvent triste. William Morris, Jean-Claude Michéa, Henri GuilleminFrançois Jarriges, Bernard Stiegler, les techno-critiques romantiques, Deep Green Resistance et les éco-féministes m’ont consolé de mes tourments.

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Le jeu de rôle que je repratique depuis près de deux ans me mène vers le théâtre, la performance, le rituel, le shamanisme, la danse, la musique et l’expression physique et orale. Il m’aide à « invoquer » les esprits m’aidant à me déconstruire des normes sociétales et me guider vers ce à quoi j’aspire : une certaine spiritualité, un état de reconnexion avec le monde sensible et les esprits invisibles. Les théâtreux parlent des « ghosts » invoqués par Shakerpeare, lorsqu’ils incarnent un personnage. La musique dark folk Sturmpecht m’inspire beaucoup.

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J’ai eu ensuite une phase photographique, d’abord pour travailler sur ma perception de la lumière, afin de mieux la représenter en peinture, d’où le fait aussi que je peignais des néons roses. Cela m’a apporté une certaine délivrance, je me suis sentie « inspirée » (possédée) lors d’un de mes shooting et c’était très agréable, j’avais l’impression d’accéder à quelque chose de différent, de m’élever de la matière (que je ne rejette pas par ailleurs). Et j’avais aussi le plaisir intellectuel de me rendre compte que j’avais accéder à un de mes objectifs. J’avais envie de me replonger dans Current 93, Coil et surtout John Balance et la Chaos Magick.

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Cet état de lâcher prise m’a amené vers la création de dessins quasi automatiques, à la manière de Austin Osman Spare. Je voulais revenir à la gravure, à la texture sombre et donc créer des supports à imprimer, mais finalement je les laisse ainsi, prêt à être exposés.

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Hier la mort de Karl Lagerfeld, dont j’aime et respecte l’érudition et l’amour des belles choses m’a fait reconsidérer ma démarche. J’aime la discipline et la rigueur et le lâché prise n’est peut être qu’une injonction à laquelle je ne devrais pas me normer. Du coup je pense que c’était plutôt un état émotionnel et de sensibilité (permettant le contact avec le monde sensible) qui m’a conduit à ce résultat plus fluide, plus « poissons ». Car au fond de moi je trouve la discipline plus sexy que la négligence et mon but est de travailler sur mon être intérieur et authentique. Et je ne suis pas la personne détendue qu’on aime, que la société valide et encourage mais tant pis car je garde en mémoire la citation de Jean Cocteau comme une maxime : « Ce que le public te reproche, cultives le, c’est toi. »

Exposition Young Fiber Contest en Italie

Exposition Young Fiber Contest en Italie

Je viens de terminer une pièce d’art textile qui m’a pris beauuuucoup de temps. Je suis très en retard sur la publication des notes de mon blogue, du coup retour sur une exposition de cet été.

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J’ai participé à une exposition d’art textile dans la ville de Chieri en Italie du nord près de Turin qui avait lieu du 17 juin au 18 juillet 2016. Il s’agissait à la base d’un concours pour les moins de 35 ans : Young Fiber Contest, organisé via une exposition « Trame d’Autore ».

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Lieu d’exposition, une ancienne blanchisserie réhabilitée (il me semble).

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J’ai proposé une pièce composée d’une de mes broches à œil réalisé en fin détails de broderie de fils, de perles, de dentelles, de fausse fourrure et d’un oeil articulé d’ancienne poupée. Cela était la base mais aussi le centre de mon oeuvre, appelé « Roue oculaire ». L’oeil est un élément récurent dans mon travail, c’est celui qui voit, qui ressent mais qui voit aussi au delà du visible, oeil omniscient et conscient, il a un caractère mystique, sauvage, raffiné et parfois effrayant. Il est le témoin et au delà. Pour le mettre en évidence au sein d’un monde en mouvement, je l’ai placé au centre d’une « roue », la roue est un symbole primordial, à la fois élément technique de progrès et symbole du cycle de la vie, elle incarne le monde en mouvement. Ce symbole de roue prend la forme d’un ensemble de jersey crocheté en cercle, ce qui peut rappeler les napperons anciens, je vois dans le crochet et le tricot le symbole de la transmission des savoirs et des techniques, hélas qui se perdent.

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La toile du fond est d’un rouge sombre et brillant, cela accentue le côté organique déjà présent dans l’organe de l’oeil. Cela ajoute un côté vivant, sensoriel, étrange et quelque peu chimérique d’une créature magique « qui voit ».
Cela se présente comme une sorte d’étendard, forme que j’ai pris l’habitude d’utiliser car j’aime les bannières affichant l’identité et les droits de ceux qui la portent.
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Ce fut donc ma troisième exposition à Chieri. Cette fois ci la communication avec les organisateurs n’étaient pas vraiment limpide. Parfois les choses se passent bien, et parfois on ne peut que constater l’absence de respect que certains témoignent pour les artistes.
J’ai eu beaucoup de mal à avoir des réponses à mes mails, même en demandant des requêtes sur leurs murs facebook.
Apparemment je n’étais pas la seule à n’avoir reçu aucune réponse de la part des organisateurs, ils n’ont pas reçu d’autres oeuvres sélectionnées, j’ai trouvé que leur organisation avait un vrai manque de sérieux, même s’il y avait un prix, des journalistes, des élus, la télévision. Si j’étais mauvaise langue je dirais que cela cachait des manoeuvres pas très claires avec le prétexte d’accueillir des artistes, sur leur dos. Encore la politique, pour laquelle les artistes sont les éternels dindons. C’est tout de même inadmissible que des organisateurs ne prennent pas la peine de répondre à des mails, ni n’indiquent clairement à quelle adresse envoyer les oeuvres ni ne nous informent de leurs retours. Heureusement que j’ai pu me débrouiller autrement. Mais préparer une oeuvre n’est jamais quelque chose de simple : remplir des dossiers, rédiger des présentations, faire des photos et réaliser une oeuvre est autant de facette du travail d’un artiste.
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Catalogue d’exposition :

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 Cela me rappelle de faire attention aux personnes ou organismes avec lesquels je travaille, même quand ils sont officiels. Déjà tout ce qui a une connotation « humanitaire », je me méfie maintenant car derrière les beaux discours se cachent souvent les abus les plus indignes (rien qu’à voir tous les diners de charités aux Etats Unis et entendre les discours des riches je ris jaune). Je conseille aux artistes de rédiger une politique très clairs, en français les conditions de vente, CGV etc,… Il faut avoir des garanties sur le transport des oeuvres, leurs assurances, le paiement, le pourcentage perçu, et si notre présence est requise sur les défraiements possibles. Ca parait évident mais souvent les gens veulent se la jouer intime pour éviter toutes « ces questions chiantes ». Maintenant tout ce qui est flou, « à l’arrache », je préfère couper court. On dit souvent que les artistes ont la grosse tête, mais c’est parce qu’on essaie sans arrêt d’abuser de leurs « sensibilités » et « manque de sens des affaires » (ce qui est un cliché). Je dois sans cesse justifier mes tarifs et conditions, mais je préfère passer pour une prétentieuse qu’être la soubrette de ces messieurs.
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On est souvent pris, nous artistes, pour des demeurés, on méprise nos études d’arts, d’histoire, de philosophie, nos recherches plastiques, esthétiques et conceptuelles. On sert la main a des « gens importants » qui nous réduisent à des idiots utiles, quand on essaie de tourner notre travail en propagande, quelle qu’elle soit. . Aucune conversation sur l’art n’est possible, on entend des clichés stupides, des considérations esthétiques triviales, mais on doit sourire en acceptant de jouer le rôle de l’idiot. On peine à croire qu’ils sont habitués des expositions et de la culture tellement cela nous laisse l’impression qu’ils n’ont jamais rien vu de leurs vies. Et puis ça parle argent, si on a bien vendu, de combien est notre CA. Et vous ? vous avez bien dépensé l’argent du contribuable ?
Bref, un petit « coup de gueule » qu’il est malheureusement nécessaire de rappeler. Mais qui ne m’empêche pas de continuer de créer.
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Merci à Andrea pour les photos.