Idéologie Contre l’ ancien monde

Idéologie Contre l’ ancien monde

A propos de la peinture et de l’art (de nos) contemporain(s)

Idéologie Contre l’ ancien monde

Depuis plusieurs années, je lis des propositions d’une idéologie qui s’installe à gauche. Elle ressemble à celle de DAESH avec un voile de bienveillance, mais proposant tout de même des moyens d’actions comme le sabotage de projets de personnes qu’elle considère et dénonce être ses ennemis : les artistes, auteurs, plasticiens. Surtout ceux qui ont l’outrecuidance de représenter des femmes (avec des morceaux de peau dessus) en image, (ce qui est mon cas. Le fait d’être moi-même une femme « racisée » pauvre, issue de milieu précaire et populaire de parent immigré, vivant en milieu rural ne change rien, ce qui prouve l’hypocrisie de cette mascarade).

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Ingres
https://www.lepoint.fr/monde/un-prof-renvoye-pour-avoir-montre-des-tableaux-d-ingres-et-de-modigliani-08-01-2018-2184897_24.php


J’ai de plus en plus souvent des liens suggérés sur les réseaux sociaux de révisionnisme historique. Le XIXème siècle est particulièrement bien ciblé. Tous
ses grands auteurs, ses grands peintres sont dressés comme les plus grands oppresseurs du monde. Je ne dis pas qu’ils étaient tous des saints, mais que leurs œuvres constituent un héritage que nous devons connaître à défaut d’aimer. Qui de Victor Hugo est un misogyne imposant à sa maîtresse qu’elle ne voit d’autres hommes que lui, qui de Delacroix peignant des femmes marocaines ou algériennes, en les objectivant fatalement de son male gaze, tout cela expliqué par des stars populaires du football offrant la visite aux jeunes défavorisés des quartiers au musée Delacroix. Les exemples sont nombreux et j’essaie de les oublier pour ma santé mentale. Lors de l’incendie de Notre Dame, quel enthousiasme devant la chute du clocher d’Eugène Viollet le Duc, probablement un violeur car c’est écrit dans son nom. Généralement les arguments sont de ce type, voire plus loufoque. Comment exploiter l’oeuvre (mentalité des plus bourgeoise) de Lovecraft alors qu’ »il était raciste ». (Je mets des guillemets pour dire que je ne veux pas rentrer dans ce débat là, mais dans celui de sa réappropriation alambiquée en même temps que sa condamnation). Un article très consulté nous donne l’argument suivant pour démontrer le racisme de Lovecraft. « Il avait peur de la mer, or c’est de la mer que vient les migrants ». « Il a écrit une nouvelle intitulée « la couleur tombée du ciel », la couleur, tout est dit ». Plus les arguments sont faibles et simplistes, à l’instar des sites conspirationnistes (nous apprenant que le monde est dominé en cachette par une race d’homme-reptiles) plus ils reçoivent d’enthousiasme auprès d’un public identitaire (se cherchant une identité sociale) réduit à approuver et répéter les codes imposés pour avoir l’espoir de faire parti d’un groupe, d’une culture, d’une identité.

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Femmes d’Alger, Delacroix

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Féminisme, écologie, critique du capitalisme et récupération politique

Me sentant moi même féministe, car  je refuse qu’on réduise, prive de droits une personne en fonction de son genre, que je suis pour l’épanouissement physique, intellectuel, professionnel, social d’un individu, pour sa libération envers ses devoirs (et sa place physique) domestiques, conjugaux, familiaux,… que je défends son droit de porter des jupes, d’avoir des relations sexuelles entre adultes consentants, que je suis contre les abus, les harcèlements, les agressions, je lis des critiques féministes. Je ne suis pas d’accord avec toutes, car il existe plusieurs tendances au sein des milieux, créant parfois désaccords, parfois haine ou violence. Ce milieu est de plus en plus phagocyté par une mouvance anti-blanche (contre les femmes blanches), notamment via des médias originaires du Qatar comme Al Jazeera et son habillage cool sur les réseaux sociaux AJ+ expliquant en quoi les suffragettes demandant le droit de vote au début du XXème siècle ne sont que des racistes qu’il faut dénoncer. Cette vidéo a beaucoup circulé, vous l’avez peut être vu. La stratégie est souvent la même : défendre le droit des opprimés, pour rallier ceux (comme moi) qui pensent cette lutte légitime, puis accuser sa cible. La cible étant la civilisation occidentale, la femme blanche, l’homme blanc, les hétérosexuels. Bien évidemment, prendre la défense des homo n’est qu’une manœuvre politique, car on sait bien combien de nombreuses personnes des pays arabes condamnant de prison ou de mort les homosexuels, aiment les balancer le haut des immeubles. Quant à la liberté des femmes ou le sort des travailleurs étrangers, je vous laisse vous renseigner.

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Courbet (mort pendant la Commune lorsque les bourgeois républicains ont tiré sur le peuple)

Je suis aussi très concernée en matière d’écologie (pas l’écologie capitaliste greenwashing) et j’ai pu voir là aussi, un discours contre l’homme blanc occidental, sa civilisation et sa culture. L’argument paraît simpliste : ce sont des hommes blancs qui polluent le plus, donc tous les hommes blancs polluent par nature. Faire des généralités négatives sur une race est interdite et punit par la loi, mais là on peut en faire, car magie, le racisme anti blanc n’existe pas. Pourtant la haine des blancs existe, sauf qu’on nous apprend qu’elle est légitime, nécessaire. Mais là, ce n’est pas non plus un appel à la haine.
J’ai grandi en France et j’ai pu recevoir une éducation grâce au système public des écoles, j’ai pu découvrir des livres en allant gratuitement dans des bibliothèques, j’ai pu être soigné parce qu’il existe un système de santé protégeant ses citoyens. Mes parents ont perçu des allocations sociales en faisant des enfants et aujourd’hui ils ont droit à une retraite, après avoir pu percevoir de l’argent quand ils étaient au chômage ou reçu un salaire juste avec des
congés payés, des droits sociaux et même des tickets restau. J’ai pu aller gratuitement dans des musées, aller à des concerts ou des cinéma plein air grâce à toutes ces choses que je trouve essentielles. Et contrairement à ce que les capitalistes tentent de nous faire croire, ceci n’est pas le progrès technologique. Tout ceci sont issus de luttes sociales, anti-capitalistes. Ce sont des choses précieuses et menacées par les capitalistes, c’est à dire les patrons (MEDEF, lobby, think tank…), le gouvernement et les médias à qui ils appartiennent. C’est notre héritage le plus précieux et nos droits sociaux les plus menacés. Et ils sont aussi menacés par ces personnes qui parasitent les milieux de gauche, souhaitant la destruction de notre système social, mais pas de notre système capitaliste. Les gens privilégiés de gauche soutiennent largement les destructions des biens publics dans les « quartiers », incendie de bibliothèque, théâtre, gymnase, école,… Après je suis consciente que la gestion de ces lieux est souvent confiée à des « amis » privilégiés des élus, que ceux-ci seront directeurs de telle institutions puis d’une autre etc, prenant l’argent et distribuant les offres de projets à leurs amis, famille, portefeuille de privilégiés, et que cela est problématique. Mais ces personnes seront peu impactées par la destruction de ces lieux, au contraire des travailleurs, du public et du contribuable. Ce ne sont pas ces personnes, cette gestion, ce management qui est remis en cause (alors qu’il le faudrait), les casseurs veulent juste s’attaquer symboliquement à ces lieux publics partageant la culture, la connaissance et le savoir.

Parce que, on nous explique que la culture, la connaissance et le savoir sont offensants, racistes, homophobes, validistes, patriarcaux, néo-colonialistes, etc,…

Alors que toute cohabitation avec des dealers, agression physique ne sont pas offensants, on l’a cherché en portant une jupe trop courte, en marchant sur un trottoir trop étroit, à sortir trop tard, etc,…

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émeutes à Rennes en 2018

Professionnels de l’art politiquement correct

Je voudrais présenter l’analyse d’un article lu récemment, reprenant cette idéologie. On pourrait penser que ce sont des extrémistes isolés qui n ‘ont aucun poids, mais c’est tout à fait faux. Cet article a été partagé dans des groupes d’entraide aux artistes, réunissant professeurs, professionnels, représentants politiques, etc,… Ce genre d’idéologie révisionniste, visant à nier la culture, réécrire l’histoire pour expliquer en quoi elle est offensante et dominante et donc à condamner au bûcher et donc détruire la culture occidentale est présente et responsable de par exemple la loi Haine, (proposée par une femme tenant des propos racistes envers les asiatiques, parlant de « amendement des pédés » ou traitant de « putes » ses homologues féminines,…) visant à censurer tout contenu d’idées alternatives à celles imposées par le gouvernement et ses médias. Par exemple, les seules personnes qui résistent réellement contre la domination et l’oppression et qui condamnent la monté des prix et des taxes, la diminution des droits sociaux, l’exploitation du travail par la casse des droits des travailleurs, réunis sous la bannière des gilets jaunes, seront censurés, sans parler des lanceurs d’alerte, des écolos condamnant les pratiques écocides des entreprises, etc.
Ces personnes (gilets jaune,…) sont largement boudés par « les artistes », c’est à dire les personnes qui adhèrent à cette idéologie de destruction de la culture et de l’art, et qui se sont installés dans les lieux « dominants » de la culture et de l’art (prof, élus, responsable de musées, artistes,…) pour les détruire de l’intérieur. Lorsque de vrais artistes sincères et aimant l’art défendent ces causes sociales, les médias font de leur mieux pour les nier, car on ne donne la parole qu’aux « artistes » privilégiés, riches, politiquement correct, bourgeois. Les autres, c’est à dire la majorité des personnes devant déclarer et être taxé sur la vente de leurs œuvres (« artistes-auteurs plasticiens » administrativement et fiscalement) ne sont jamais entendus et sont toujours marginalisés. [Je parle de cette catégorie car c’est celle que je connais, mais bien évidemment il existe d’autres catégories dans le même cas].

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Geneviève Legay manifestante Gilets Jaunes

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violences policières juste après la photo précédente

Pour les artistes de gauche, elle fait partie des boomers et du monde d’avant. Peu de défense de la part des bourgeois et des artistes privilégiés.

Exemple concret avec un article :

https://www.contretemps.eu/rhetorique-art-contemporain-acceleration-conservatrice/

Donc cet article s’intitule « « Sauver l’art ». Les rhétoriques de l’art contemporain au service de l’accélération conservatrice »

> « En cette période trouble, j’aimerais m’interroger sur la formulation de ces nombreux appels ici et là à « sauver l’art » et/ou lui conférant une vertu salvatrice. En effet, au prisme d’une approche historique et matérialiste des conditions de production de l’art occidental, ces sollicitations m’apparaissent aussi choquantes que les appels au sauvetage des banques au lendemain de la crise des subprimes de 2008. »

Déja, il prétend combattre toute forme de domination, par exemple celle d’un artiste intervenant en milieu scolaire proposant la création d’une œuvre collaborative. L’auteur s’indigne que l’artiste (de sa propre expérience) soit payé et non les élèves, système affirmant ainsi la domination de l’artiste sur les élèves en milieu carcéral (le collège). Je rappelle que ce texte était partagé sur un groupe de soutien aux artistes, c’est à dire souvent sur la manière de se faire reconnaître en temps que travailleur méritant rémunération. Cette domination démontrée, cela ne l’empêche par de l’exprimer dans un style, qui chez moi s’appelle de la branlette intellectuelle, mêlée d’expression idéologique bien reconnaissable (on sent les études à papa de droits et les aspirations politiques). Aucune sensibilité, juste le rabâchage du package sans la moindre logique. Réduire un atelier créatif à « des rapports sociaux de classe, de race, de genre, de sexe » est tout bonnement ridicule. J’ai moi même proposé des ateliers à des élèves, je n’ai pas été raciste, misogyne, classiste (discrimination envers les classes populaires) mais apparemment, grâce à l’art et mon statut d’artiste, je l’étais.

> «il m’est arrivé récemment d’intervenir auprès d’élèves d’une classe ULIS1 dans le cadre d’ateliers organisés par une association. Cet organisme invite chaque année des artistes à produire des « œuvres collectives » avec les élèves. Dans le cadre de ce projet, seul·e·s les artistes sont rémunéré·e·s pour le travail effectué en vue de la production de ces œuvres dite « collectives », déniant aux élèves leur droit à revendiquer la valeur de leur travail. De ce rapport inégalitaire donnant lieu à du travail gratuit découle un rapport d’autorité au profit de l’artiste, une stature renforcée par les récits mystificateurs des institutions détentrices des moyens de production du projet (l’association et les financeurs publics et privés) à propos de l’art : une activité prétendument créatrice de lien social. «

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> « Très vite je faisais l’expérience d’un projet qui ne pouvait qu’aboutir à un processus civilisationniste d’occultation de l’hétérogénéité des sentiments et des sensibilités des élèves. Malgré des bons moments passés avec les élèves et mes tentatives de faire infuser des outils d’autogestion autour du budget alloué au projet, la puissance du cadre institutionnel nous condamnait tou·te·s à partager un temps contraint par le travail pour moi (nécessité de gagner ma vie) et par le régime disciplinaire du collège pour les élèves (les élèves n’avaient pas le choix de participer ou non à cet atelier) entretenant des rapports sociaux de classe, de race, de genre, de sexe déjà lourdement à l’œuvre dans la classe. »

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Delacroix, la liberté guidant le peuple

> « Le récit fictif sur les vertus émancipatrices de l’art formulé par l’association en réponse aux attentes de ses financeurs (État, entreprises privées), l’univers carcéral du collège, les attentes des élèves eux·elles-mêmes à propos de l’art inculquées par les artistes des ateliers précédents, ma propre appréhension du contexte ont finalement conduit à ce que chacun·e soit assigné·e à son rôle social dans la reproduction des rapports de domination : subventionneur publics et sponsors privés sur l’association, association employeuse sur l’artiste employé, le collège sur l’artiste employé, l’artiste sur les élèves, tout cela sur fond de validisme, sexisme, homophobie et racisme structurel. »

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> « Il me semble que la totalité des contextes institutionnels dans lesquels je suis intervenu dans le monde de l’art, souvent pour des raisons alimentaires, est gouvernée par de tels récits mystificateurs. Ces systèmes de croyances prédéterminent les agent·e·s de l’art à agir dans le déni des enchevêtrements qui se tissent entre les conditions de production de leur art, la classe, la race, le sexe et le genre, un déni omniprésent dans le cadre de pratiques artistiques formalistes valorisant la forme pour la forme. »

(à répéter en boucle)

Stratégie d’endoctrinement :

Même exercice de manipulation, au début on répète de larges lignes, pour créer l’adhésion. Le conservatisme est ainsi définit comme étant le capitalisme (alors que le capitalisme est plutôt le monde moderne techno-industriel progressiste), l’état pénal et policier, les démantèlements des droits sociaux (pratiqué par le capitalisme et non le conservatisme),…


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« Il me semble donc utile de se livrer à un exercice de démantèlement sémantique de ces discours en se posant la question de savoir ce qu’on désigne précisément lorsqu’on prononce le mot « art » en relation avec l’art contemporain à l’aune de l’accélération conservatrice en cours (sauvetage de l’économie capitaliste, intensification de l’état pénal et policier, démantèlement du droit du travail, etc.) «

Une fois qu’on est d’accord avec ces valeurs, on nous explique que l’art c’est le conservatisme : donc si on aime l’art, on aime la police etc,… (tout ce qui vient d’être dénoncé plus haut). Rappelez vous que si vous trouvez l’oeuvre de Delacroix « la liberté guidant le peuple » inspirante, vous participez à « l’économie capitaliste, intensification de l’état pénal et policier, démantèlement du droit du travail, etc. »

Ainsi vous pouvez zapper le début pour entrer dans le vif du sujet.

> « S’il est évidemment urgent de plaider pour une réponse de gauche à la crise dans le milieu de l’art en soutien aux travailleur·euse·s les plus précaires, mais surtout les plus exploité·e·s par les institutions (vacataires, gardien·ne·s de salle, agent·e·s de nettoyage, stagiaires, volontaires en service civique, travailleur·euse·s non ou peu rémunéré·e·s…), il me semble aussi primordial de ne pas le faire au nom de l’art. »

On adhère à telle lute, on nous propose une solution qui n’a rien à voir et qui défend notre idéologie. Ainsi on pourrait dire : « il est important de sauver les éco-systèmes de notre terre, subissant de toute part l’agression polluante, il semble ainsi primordial de relancer l’économie et d’ainsi injecter 4 milliards de vos impôts à l’industrie automobile ». Bon en fait, c’est un peu ce que nous disent les ministres, mais il faut comprendre la manipulation.

> « Derrière l’art se cachent toujours des systèmes d’oppression.«

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> « En un sens, la sociologie de l’art développée par Pierre Bourdieu opère à la manière d’un hommage à l’art occidental et à ses métamorphoses endogènes. En s’appuyant sur le cas d’Édouard Manet, le concept de révolution symbolique se limite à décrypter les bouleversements des ordres esthétiques internes au champ de l’art sans forcément proposer une réflexion critique à propos de l’art en tant que fait civilisationnel. Son approbation subjective de ce qu’il perçoit comme une peinture hérétique et subversive chez Édouard Manet, tend à consolider des croyances en la peinture, au format de l’exposition, ou en la figure de l’artiste propres aux sociétés européennes sans s’aventurer dans une mise en question plus globale à propos de la valeur de l’art dans la société coloniale, patriarcale, hétéronormée et capitaliste de l’époque. «

Traduction : Un mec (blanc hétéro) qui, depuis fait référence en art, a osé parlé d’une peinture sans critiquer la société colonialiste, patriarcale, hétéronormée et capitaliste de l’époque.

J’ai souvent lu également, en quoi les artistes étaient d’horribles personnes ( colonialistes, patriarcales, hétéronormées, sexistes, homophobes, validistes et capitalistes) dès lors qu’ils dessinaient, autre chose que des images dénonçant très très explicitement sans nuances ni ambiguïté le colonialisme, patriarcat, hétéronormisation, sexisme, grossophobie, homophobie, validisme et capitalisme). En gros, si tu ne te rends pas utile à la propagande, tu es un ennemi et on doit brûler ta création et toi même. Un peu comme ce que faisait Adolf Hitler avec l’art dégénéré et les artistes non conformes et musiciens dans les camps. C’est vrai quoi, un violoniste tzigane n’est pas meilleur, même s’il pratique et étudie le violon depuis 30 ans qu’un enfant de 10 ans venant pour la première fois de faire une « note » avec un violon, qui d’ailleurs est un instrument de musique oppressif de dominant. Le seul instrument autorisé étant le djembé (mais pas joué par des blancs car c’est de l’appropriation culturelle).

Ensuite l’article dénonce une personne (Heinich) en accord avec le type (Bourdieu) qui parle du mec qui a peint (Manet) une meuf à poil (Olympia) sans dénoncer la société colonialiste, patriarcale, hétéronormée et capitaliste de l’époque. Cette personne a écrit un article en 2016 contre le prosélytisme extrémiste et sexiste en pleine affaire du burkini. Ca prouve donc que l’art c’est tous des fachos !

Mais gardons un style plus branlette pas du tout dominant parce que luttant contre les idées colonialistes, patriarcales, hétéronormées et capitalistes.

> «En outre l’une des légataires de ce courant de pensée les plus établi·e·s et les plus académiques, Nathalie Heinich, s’est illustrée par des prises de position réactionnaires révélant les nombreux présupposés et les impensés auxquels peut parfois mener cette méthode sociologique. Face à ces constats d’autres approches relevant plutôt du matérialisme historique peuvent quant à elles s’avérer fortes utiles dans la perspective d’un démantèlement progressif des institutions culturelles. »

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> « Ces luttes [ les mouvements des droits civiques aux États-Unis, les luttes décoloniales d’inspiration tiers-mondistes, les mouvements féministes et lgbtqia+ d’inspiration marxiste ] et les nouveaux outils qu’elles ont engendrés ont notamment conduit à dévoiler l’aspiration universaliste et essentialiste de l’hégémonie occidentale et sa vocation à contraindre l’ensemble des corps [physiques] aux formats du capitalisme blanc hétéro patriarcal érigé en système-monde. «

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Dana Shutz (voir le lien plus bas)

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Même l’art engagé à gauche est de l’art, donc fasciste :

Ainsi titrée, la position est claire et extrême mais pourtant partagée par des professionnels de l’art, l’auteur étant lui même artiste exposant dans des institutions culturelles (cela rappelle les blancs qui accusent tous les blancs de racisme, les hommes féministes qui accusent tous les hommes dont eux-mêmes, etc,…) et c’est ce partage par le milieu lui même qui est inquiétant.

Destruction de la culture occidentale

> « La figure de l’artiste engagé et la critique institutionnelle : des positions conservatrices contre des stratégies effectives de lutte « 

> « L’histoire des luttes a prouvé à maintes reprises en quoi ces stratégies – la critique institutionnelle et l’art engagé – sont vouées à l’échec et intensifient des mécanismes de reproduction et de reconfiguration des rapports de domination. De fait, les régimes de représentation du champ de l’art s’adressent principalement aux personnes privilégiées et à leurs régimes d’affects, limitant le spectre des publics pouvant accéder à leur message. «

Plutôt que de cultiver les personnes non privilégiées, autant brûler l’art et la création contemporaine, pour la remplacer par la culture de masse capitaliste du divertissement. C’est pareil avec l’école en fait : si tu ne comprends pas, ne cherche pas à comprendre, brûle l’école, car tu as la science infuse : la terre est plate et dominée par des reptiliens pédophiles. (ces derniers mots m’assurant un meilleur référencement sur google, merci la connaissance « intuitive » libérée de la domination systémique des anciens. ) De même que de corriger l’orthographe des gens est maintenant oppressif et très mal vu, heureusement que les émoticônes remplacent la langue française, cette domination oppressive sur laquelle il faut faire pression pour la réformer.

Ce paragraphe rappelle combien l’appropriation culturelle des artistes est colonialiste, patriarcale, hétéronormée, sexiste, homophobe, validiste, classiste et capitaliste. Vivement que les tenants de cette idéologie instaurent des acronymes comme LGBTqia+^ parce que la longueur de mon article dissuadera le lecteur fou et conservateur qui s’y risque, si la loi anti Haine et les bloqueurs le permettent. (peut on dire « Inch anti haine »?)
Cela rappelle qu’un artiste blanc ne peut pas peindre une personne noire. Mais si elle peint une personne blanche, elle participe à la domination des blancs. Donc en fait, elle ne peut pas peindre tout court. Etre artiste, être peintre est déjà un délit en soi si tu n’est pas noir (car les asiatiques on s’en fout sauf quand ça sert les intérêts). En revanche tu peux à la limite faire de l’abstrait, car délivré des normes oppressives, à l’instar des gens qui n’ont jamais peint, car c’est là que le talent est à son paroxysme : quand il n’est pas développé, quand il est nivelé par le bas. Autant t’amputer les mains, et ton art sera moins validiste (discrimination des personnes non valides, anciennement appelées des handicapés, mais c’est un peu offensant).

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Dana Shutz (elle est blanche donc ne peut « se réapproprier » le combat contre les violences envers les noirs en peignant une victime noire)

Pour le coup, je suis d’accord avec le constat ci dessous. Mais ma lutte des inégalités ne passe pas par la censure de l’art et la stigmatisation de l’artiste. Les cibles ne sont pas les mêmes. Pour moi c’est la capitalisme, pas l’art.

> « Il est important de rappeler que ces processus de dévoiement du langage de l’émancipation brandi à la façon d’étendards n’ont jamais produit de réels changements structurels et ne se basent sur aucune feuille de route en vue d’agir concrètement contre l’oppression. Cette appropriation des formes de la contestation tend au contraire à invisibiliser et freiner les groupes investis dans des luttes plus radicales en leur déniant le droit de protester au prétexte que le changement serait déjà en cours et pris en charge par les institutions elles-mêmes. «

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> «  il me semble évident que l’art contemporain, ses institutions et ses acteurs·rice·s jouent contre l’émancipation.«

Donc, ensuite viennent les propositions d’action contre l’art qui est par essence colonialiste, patriarcale, hétéronormée, sexiste, homophobe, validiste, classiste et capitaliste.

> »Ce texte énumère les luttes qui ont opté pour des stratégies confrontationnelles en rupture nette avec le système en procédant à des sabotages de vernissages, des occupations, des grèves, des actions, des boycotts, des campagnes de shaming et de callout à l’instar du collectif Decolonize This Place. Les deux auteur·e·s font remarquer que ces tactiques engageant des rapports de force réels avec les institutions sont particulièrement fertiles parce qu’elles se construisent en convergence avec des luttes exogènes au milieu de l’art (anti-racisme, anti-sexisme, anti-classisme). «

Et ensuite, l’article espère que les musées disparaissent et propose comment le faire.

> »À bien y regarder, les institutions d’art contemporain sont relativement récentes, et face aux défis auxquels elles sont confrontées, leur survie semble précaire. »

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>« Malgré quelques années d’écart et aux vues des nombreuses crises en cours dans le champ de l’art contemporain, une telle destinée institutionnelle apparaît fort probable, ou du moins souhaitable. Ce phénomène est d’ailleurs déjà plus ou moins en puissance s’agissant des grands événements internationaux de l’art contemporain à l’instar des biennales. »

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>« Les grèves, les boycotts et les occupations sont autant de phénomènes qu’il place sous le signe de l’exode et de la suspension des formes politiquement et intrinsèquement corrompues de l’art.«

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> »Pratique des assemblées, appels au boycott, cortèges de manif, sabotages de vernissage, auto-enquêtes, groupes de travail et d’autodéfense, tous les ingrédients sont aujourd’hui rassemblés au sein de ce mouvement pour envisager une mutation vers un retrait productif et la constitution d’institutions hybrides. Et si la mutation n’opère pas cette fois-ci, il est désormais évident que la contestation et le retrait des institutions culturelles s’organisent, se densifie en France et c’est une excellente nouvelle !«

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Hylas et les nymphes  John William Waterhouse (retiré un moment de son musée pour avertir sur le sexisme).
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En résumé

>« De ce point de vue et au-delà des cas individuels, l’art est aujourd’hui un problème majeur au sens où il contribue activement à stabiliser l’ordre établi du monde. Toute position visant à relativiser cet état de fait agit sous la forme d’un discours éminemment réactionnaire contre la vérité de la généalogie politique de l’art, notamment lorsqu’elle émane d’un·e directeur·rice d’institution, d’un·e mécène ou encore d’un·e artiste ou d’un·e commissaire d’exposition qui tirent des privilèges de ce système. Plutôt que d’alimenter des conversations propres à leurs récits au sujet des conditions de la survie de leurs institutions, il me semble plus stimulant de commencer à discuter des modalités de leurs démantèlements progressifs. «

Je n’ai honnêtement pas compris comment des personnes se revendiquant professionnels de l’art peuvent partager un tel point de vue. Et j’ai bien évidemment commenté cet article avec ma voix dissonante des autres commentaires tels que « texte parfait », mais néanmoins cordial et sans style (m’étant déjà fait reproché mon cynisme sur ce groupe). Mais je n’ai eu aucune réponse et je pense que le débat ne ferait qu’empirer ma profonde tristesse face à ce gâchis.

Je comprends maintenant pourquoi il y a si peu d’émotion lorsque DAESH bombarde et détruit des constructions (pourtant non blanches occidentales) et des sculptures de son patrimoine, que ce soit la cité antique de Palmyre, les Bouddha d’Afghanistan (par des talibans), ou dans le musée d’Irak. Je comprends pourquoi les gens sont heureux de voir Notre Dame brûler comme ils jubileraient devant des autodafés nazis (c’est pour le référencement). Je comprends pourquoi on n’encourage plus la culture, ou plutôt qu’on la remplace par des produits de consommations de divertissement. La haine de la culture, le mépris des artistes, le dégoût du beau, du savoir, de la connaissance, remplacés par la promotion de la bêtise, de la vulgarité, du bruit sont des choses face auxquelles je me sens démunie et isolée. Je ne vois même pas la possibilité de lutte ou de préservation. Je suis assez défaitiste sur ces sujets.

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Des alliés à droite ?

Certains se diraient que j’ai un discours de droite ou d’extrême droite, vu que « si on n’est pas avec eux, on est forcément des fascistes ». Que les opinions, même si elles sont les mêmes, ont des étiquettes différentes avec les modes. Par exemple, « être Charlie » et défendre la liberté d’expression était vu comme quelque chose « de gauche » et c’était largement populaire quand des islamistes ont assassiné les dessinateurs du journal. Aujourd’hui, c’est devenu suspect, Zineb El Rhazoui, ancienne porte parole du mouvement féministe de quartier « ni putes ni soumises » travaillant chez Charlie Hebdo, reçoit régulièrement des menaces de mort et est perçue de droite. Sur twitter, on voit bien que plus beaucoup de personne  sont « Charlie ». Avant, dénoncer l’extrêmisme religieux et le sexisme des religions étaient vu de gauche, maintenant c’est le contraire. Avant, défendre la liberté sexuelle des femmes, le fait de se mettre en mini jupe ou faire du monokini sur la plage, c’était vu comme de gauche, maintenant c’est le contraire. Bientôt, alors que défendre le droit à l’avortement est perçu de gauche, ça finira par devenir de droite et ce sera interdit par la « nouvelle gauche ». La gauche de la censure, du puritanisme et de la culture populaire capitaliste, aujourd’hui incarnée par des bourgeois et des privilégiés crachant sur des ruraux gilets jaunes.
Personnellement, je pense qu’un individu peut défendre le droit des humains et l’art, la beauté et la culture. Je ne me sens pas partisane d’un bord ou d’un autre, mais j’essaie d’écouter toutes les voies et de ne rejeter personne pour faire mon opinion. (Et c’est pourquoi malheureusement je lis ce genre d’article qui souhaite détruire tout ce que je suis et que j’aime, pour tenter de comprendre).

Concernant la droite, je lis souvent dans ses lignes des choses auxquelles je ne peux adhérer, elle est majoritairement capitaliste et rejette les droits sociaux, souvent climatosceptique et antiféministe, on retrouve chez eux également un package aussi ridicule qu’à gauche. Je ne peux apprécier que les individus avec des pensées, des sensibilités et des réflexions et non les idéologies.
Quant à la religion c’est pareil. J’admire la spiritualité, la Foi, l’art, l’histoire, les mythes et la culture, mais la moralité et le comportement identitaire (suivant un package idéologique fermé) me pose problème.

Ce qui est malhonnête est de vouloir faire croire qu’en dénonçant les ravages d’une idéologie, je fasse partie des défenseurs (ce n’est pas le cas je dois le préciser) des hommes dominateurs qui abusent de leurs privilèges et de leurs autorités, des harceleurs de rue ou des adolescents misogynes accrocs aux jeux vidéos et aux stages de « séduction ».

Me mettre (moi même ou par d’autres) dans le même sac que des personnes qui ont besoin d’un code couleur capillaire pour comprendre l’orientation politique ou sexuelle d’une personne ou plus bêtement et réalistement « dans quel camp idéologique » une personne se situe, c’est assez offensant. Pour parler d’art contemporain, je lis la presse, les sites et les groupes spécialisés, c’est rarement à droite que je rencontrerai quelqu’un d’enthousiaste pour aller m’accompagner à une biennale d’art contemporain ou au planning familial pour une IVG. Mais maintenant ils sauront qu’ils ont des alliés chez les artistes contemporains conceptuels eux-mêmes. L’extrême droite a des alliés à l’extrême gauche. Peut être est ce le début d’une entente harmonieuse.

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Une marionnette devant l’origine du monde de Gustave Courbet

Stratégie du politiquement correct

En fait, on peut se questionner sur la sincérité de ces gens tant les propositions «bien-pensantes » sont grotesques. Pourtant il en existe des combats à mener, mais inventer des oppressions parce qu’une peinture figurative représente une femme, c’est un peu déplacé par rapport aux femmes qui galèrent en demandant un travail justement rémunéré pour nourrir leurs enfants .

C’est tellement gros de cracher dans la soupe ainsi que tu ne peux que voir la supercherie. (Mais vu la popularité du truc, tu constates que non, comme la théorie des homme-reptiles). Qu’un homme blanc cisgenre bourgeois t’explique à ce point que «  l’art est aujourd’hui un problème majeur au sens où il contribue activement à stabiliser l’ordre établi du monde. Toute position visant à relativiser cet état de fait agit sous la forme d’un discours éminemment réactionnaire contre la vérité de la généalogie politique de l’art », tu comprends que sa grande souffrance c’est d’avoir grandi dans un milieu bourgeois où ses parents l’obligeaient à faire des études de droit (ce qui en soi peut être difficile à vivre, mais est ce comparable à ceux qui se font systématiquement insulter et dépouiller violemment en sortant de chez eux parce qu’ils ne vivent pas dans des quartiers bourgeois, et qui n’auront jamais d’autre avenir que celui d’enchaîner les missions interim sous payées si leurs corps le leur permet). On peux ainsi comprendre qu’on n’affiche pas nos idées sincères, mais une propagande d’État, permettant, elle seule, à intégrer le système discriminatoire mais avec des bougies et des nounours (ou des babyfoots et des consoles de jeux, comme je le vois dans certaines propositions d’emploi cool cachant un management connard) permettant d’exister.

La sincérité n’est plus une valeur depuis longtemps, bien qu’elle fusse un noble sujet au XIXème siècle (Flaubert, Courbet,…) soit disant offensant. Il faut afficher cette idéologie, tel le code d’entrée permettant l’accès à ce qui devrait être modestement « des droits égaux pour tous les citoyens vivant sous la bannière des droits de l’homme » : Un accès à un emploi honnête, justement rémunéré, la possibilité de travailler dans des secteurs réservés à la caste des bourgeois (la culture), la liberté d’expression, etc,…

Je suis d’accord avec Yves Michaud, l’art (et tout contenu « culturel ») se doit aujourd’hui d’être bankable, il doit remplir ces trois critères :

- être rentable

- être populaire

- être bien pensant

https://www.youtube.com/watch?v=gL1vImUnBO0&feature=youtu.be

Conclusion

Bref les artistes ne sont soutenus ni à droite ni à gauche. Pourtant l’art et la culture rendent les gens moins cons. Mais je comprends qu’il est préférable pour les idéologies d’avoir des masses stupides à contrôler et dominer.

Edit : J’ai écrit ce texte le 23 mai 2020, depuis l’actualité a engendré plus de tensions sociales et raciales. Les bien pensants tentent de diviser les gens : noirs contre blancs, blancs contre noirs, là où il faudrait logiquement plus d’harmonie. Cette stratégie vise à substituer les luttes sociales par des luttes raciales, pour ne plus attaquer les patrons créant les inégalités mais attaquer « le racisme » (ce qui est vague et moins nominatif). Les injonctions reçues des bourgeois blancs bien pensants, les appels aux dons pour des associations, l’appel aux lynchage de ceux qui ne sont pas des « alliés », rendent les choses plus virulentes.
Cliver les gens, faire de la ségrégation, appeler à la haine des blancs ou de la culture « blanche », censurer (ou condamner si on ne cède pas à l’auto censure) ne fait finalement que participer à la montée du vote Rassemblement Nationnal. Si je ne vois pas d’alliés à droite, eux en ont à gauche.
J’ai hésité à publier ce texte, sachant qu’il me condamnerait au bûcher et me fermerait plus de portes professionnelles, mais cette idéologie m’en a t’elle déjà ouverte ? Non elle n’en ouvre qu’aux bourgeois blancs, elles s’en fout du libre arbitre des femmes racisés pauvres. Elle ne fait que créer des histoires (success stories) et des récits (storytelling) d’entraides envers ceux qu’on exploite ou rejette, pour cacher le système inégalitaire que cette idéologie (partagée par les médias dominants, ça devrait nous avertir) protège. Puis avec le contexte, la délation et la suppression d’un de mes contenus se moquant gentiment de la bien-pensance, je ne peux avoir envie que de m’exprimer plus.

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What’s the fuck ?

What’s the fuck ?
Si mon esprit contestataire vous donne de l’urticaire, ne lisez pas ce qui suit.
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Je repensais à l’attitude d’un homme envers moi, cela n’avait rien de personnel, mais avait tout de même un air de machisme aimant réduire un certain type de femmes. Celles qui tentent d’avancer malgré qu’on les rabaisse sans cesse, celles qui veulent rester féminines et sensibles malgré la médiocrité et la vulgarité dans laquelle on souhaite les remettre. Car là, on veut bien les encourager à rester à cette place.
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Un clown raté avait fait mine de m’envoyer un projectile au visage, alors que je passais pour m’occuper de mon stand devant lequel il s’était placé. Ce stand m’avait demandé beaucoup de préparation et de stress et m’avait rendu physiquement fébrile. Ce danger de projectile dans mes nouvelles lunettes (m’empêchant de bien voir) m’avait énervée et j’avais brandi un doigt d’honneur sous les hués du petit groupe qui s’était établi là. Je trouvais cela assez « punk et rock’n roll », mais apparemment pas le « punk et rock’n roll » de rigueur, celui qu’on achète en boutique, made in China.
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Ce qui est choquant n’est pas de voir une femme manifester son désaccord par un doigt d’honneur quand un homme fait mine de l’agresser gratuitement, mais d’approuver un homme à pouvoir en toute légitimité populaire humilier publiquement une femme sans consentement ou faire mine de l’agresser « pour la blague ».
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Certains se sentiront sans doute choqués que l’on puisse montrer cela à des enfants. Oui, choqués de montrer aux enfants qu’une femme puisse répondre, sans violence physique, mais par un doigt, à une simulation d’agression. « Une femme ne fait pas ces gestes déplacés, un homme a plus le droit. » En revanche pour eux ce n’est pas du tout choquant de montrer aux enfants et de perpétrer l’image qu’un homme puisse agresser une femme ou lui imposer des blagues, généralement beaufs, invariablement pour l’écraser.
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De ce fait, certaines femmes, qui aimeraient pouvoir affirmer leur féminité, leur sensibilité, voire leur délicatesse savent que non, elles doivent en permanence jouer les guerrières. Il ne faudrait pas que pour l’égalité des hommes et des femmes, ces dernières s’accaparent les injonctions des hommes, comme le « courage, la force, etc… », qui obligerait donc aux femmes d’être toutes des femmes fortes.  Car si on ne se montre pas « forte », on « appelle » soit disant à ce genre d’actes déplacés. Une asiatique à lunette habillée en robe et à la carrure d’adolescente, faut dire qu’elle provoque un peu et qu’elle cherche forcément à être une cible.
Sauf que je revendique le droit d’être forte si je le veux mais tout autant vulnérable, douce ou sensible selon mes humeurs et mes choix. Je rêve de ne pas être en permanence sur mes gardes, je rêve de pouvoir sourire sans qu’on interprète cela comme un signe d’autorisation ou d’invitation à me faire importuné, je rêve de porter des jupes en dentelles et des petites chaussures à talon, sauf que je sais que je me fais moins emmerder si je porte des rangers et des treillis, là où d’autres femmes mettent des survêtements de sport. Souvent certaines de ces femmes aimeraient pouvoir assumer une certaine féminité et ce qui se produit souvent est qu’elles sont les complices des bourreaux en jalousant et réprimant celles qui osent l’élégance ou l’insouciance.
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Quant aux femmes qui aiment être importunées ou soumises. Je respecte leurs choix, souvent elles savent maîtriser la situation, mais ce n’est pas le cas pour toutes et elles ne devraient pas avoir à imposer leurs fantasmes. C’est pour cela que je ne leur impose pas les miens, aussi romantiques et mièvres peuvent ils leur paraître, car je veux respecter cette multiplicité, cette complexité féminine qui fait que nous sommes toutes différentes, mais que nous n’avons pas à être les jouets, si ce n’est non consentie, du premier homme qui passe.
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J’hésite à faire des illustrations sur ce thème. Je pourrais les décliner en T shirt, qu’en pensez vous ?
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J’espère que j’en déçois certains ou certaines, qui sur un malentendu m’imaginaient serviable ou pensaient qu’avec mes yeux bridés, je devais ma soumission aux français. Ma règle reste que je respecte ceux qui me respecte et fuck ceux qui me cherchent des ennuis. Ce n’est pas juste une posture personnelle, visant à défendre mon existence, c’est aussi suivre une utopie de princesse où chacun, et surtout les hommes se sentant dans leur droit, seraient éduqués à ne pas importuner les autres, ou les regarder de haut en bas comme s’ils étaient des alien.
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D’ailleurs à toi, qui me regardait ainsi hier, et à toutes celles et ceux qui ne savent pas quoi faire en présence d’un individu, aussi bizarre puisse t’il lui sembler, un simple « bonjour » fait l’affaire. Vous pouvez même l’enseigner à vos enfants.
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summertime happiness

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J’aime beaucoup l’été, surtout après ce premier hiver dans les Vosges où je ne pouvais quitter mes sept épaisseurs de vêtements. Il fait froid en hiver mais également très chaud en été, la canicule n’épargne pas l’est de la France.

Le rebord de ma fenêtre :

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Mon basilic pourpre (qui ne l’est plus vraiment).

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Profiter des bois est un bonheur incroyable, ça me délasse de l’écran de l’ordinateur et des impératifs du quotidien. (En ce moment je prépare une journée d’exposition de mes récents dessins dans un parc et les préparatifs sont un peu épuisants). Cela m’aide à mieux dormir, à mieux respirer, à être mieux et enfin je me répète, la nature est une source d’inspiration incroyable, et elle se renouvelle à chaque instant. Récemment, sur une plage de rochers près de chez moi, j’essaie d’observer la Moselle et de voir venir les esprits des eaux. Je travaille ma sensibilité, j’ai encore du chemin à faire pour cerner l’invisible. Il faut que je leur dédie des peintures.

 

Sur les bords de la Moselle

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Une plage de caillou

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Bipolaire

Bipolaire
J’ai lu cet article, et je me suis sentie concernée parce que je suis souvent jugée « trop sensible » et que j’aime passionnément l’univers (mais pas le milieu) de la mode. Pour moi sensibilité et mode sont indissociables. Chacun adopte les meilleurs analyses et remèdes à ses maux car chacun est différent et je ne blâme pas ces choix, je partage justes les sentiments qui me sont venus à la lecture de l’article et peut être quelques remèdes.
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Étiquettes du monde moderne

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J’ai toujours une gêne face aux étiquettes, surtout les étiquettes pathologiques. A la fois cela peut permettre d’être mieux compris, ou alors plus enfermé dans une définition réduite voire aléatoire, et puis sans oublier que cela fait le bonheur des marchés pharmaceutiques.
J’ai toujours une gêne devant la réception de la « sensibilité » par la société : sorte de maladie, handicap, et en effet cela est devenue discriminée, du coup avec un mot du médecin, certaines choses passent mieux en société.
On passe du terme « sensibilité » à « hyper-sensibilité », comme pour montrer que l’extrême est mauvais, qu’il faille un soit disant « juste milieu », qu’on est hors norme, marginal, non adaptable, donc rejetable, excluable.
Pour ma part, je suis sensible et j’aime cela. Cet état est idéal pour capter la mode. Le problème est qu’on capte tout, les belles choses, les bonnes, les mauvaises. Certains appellent cela avoir « des hauts et des bas », et on appelle cela, parfois, la bipolarité.

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Marginalisation

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Ma sensibilité a souvent engendré le rejet et l’exploitation par les autres. J’ai manqué de nombreuses occasions d’emplois sous prétexte que « je ne pourrais pas tenir la pression ». La part de créativité de mon travail n’a jamais été consultée, les DRH préfèrent cerner la capacité d’endurance au labeur d’un candidat, même si c’est juste pour gérer les stocks de magazines dans l’arrière salle d’une obscure chaine de librairies.

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Certaines personnes sensibles savent naturellement se protéger, se défendre, d’autres non.
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 Plonger au coeur de moi même en acceptant cette sensibilité comme une qualité et non un défaut m’a aidé à comprendre ce qui se passait, sans l’avis d’une soit disant autorité médicale, ayant pour but homogénéiser la population à des individus neutres et « gris », et surtout résignés et médicamentés.
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Après avoir écoutée voire suivie les avis de tous ceux qui aiment avoir un avis sur tout de manière consentante (psy à l’écoute, hypnothérapeute-arnaqueur) ou non (famille, gens), j’ai aujourd’hui une lecture différente de ce que je vis. Et j’arrive à avoir d’autres réponses que celles qui serait « une maladie traitée par médicaments ».
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Remède vitaliste

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Je tends vers une philosophie vitaliste de l’existence, j’ai toujours souhaité prendre soin de mon corps. Je comprends ceux qui n’en ressentent pas le besoin, mais mon corps est lui aussi sensible, je peux tomber malade, avoir des douleurs facilement et c’est avant tout par nécessité que j’ai du me prendre en main par la pratique de taï chi et de yoga, et une attention portée à mon alimentation.
Dans cette même logique vitaliste, et à la suite de mauvaises rencontres et expériences, j’ai du apprendre à me défendre. J’ai du apprendre à apprécier la vie jusqu’à réveiller mon instinct de survie, très largement bâillonné par le carcan familial. Cela n’est pas facile et je suis encore en train de réveiller mes ressources naturelles et « animales ». Pour cela, je regarde du côté du chamanisme. Un chaman est un individu qu’on qualifierait dans nos sociétés modernes d’hyper-sensible, voire de bipolaire, capable de se mettre en connexion avec les forces de la nature, végétales, animales, et autres esprits en vadrouille. Dans de nombreuses sociétés traditionnelles, chaque individu avait sa place, et on ne forçait pas une personne sensible à ne plus l’être ou une personne brutale à ne plus l’être, on lui donnait l’activité adéquate et tout cela devait former un ensemble complémentaire. Ainsi mon discours n’est pas de dire que tous doivent être sensibles, mais que tous doivent être eux mêmes (du moment qu’on ne commette pas d’injustice) sans se mentir et sans forcer les autres à suivre leurs modèles.
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Animal sauvage

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L’instinct de survie et la défense invoquent la violence de l’animal en soi.
J’ai longtemps choisi la non violence, étant de nature pacifiste, mais j’ai aussi un grand besoin de justice et une horreur de l’injustice. Certains diront que l’homme est injuste par nature et que dans sa grande majorité, il a besoin de dominer et de détruire l’autre. Je ne peux qu’acquiescer face à ce constat tout en voulant naïvement croire à autre chose. La règle première de la survie est donc de ne pas choisir la « non-violence » face à l’agression répétée et gratuite.
La personne sensible ne doit pas être l’espèce rare en voie de disparition ou le gibier des exploiteurs nuisibles sans talents.
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L’interprétation des « hauts et des bas ».

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Chacun selon ses croyances religieuses, morales, sociétales ou scientifiques interprètent ces différents moments donnés à l’individu « non gris » pour reprendre l’article (ou non tièdes) ou êtres sensibles que fut l’humain. Pour les « hauts », c’est assez difficile à expliquer tellement c’est personnel et évident, mais pour ma part, un environnement de nature et créatif, émule mon cerveau et me rend heureuse.
Pour les bas (baisse de morale, tristesse sans raison apparente ou mauvaise nouvelle, etc), j’ai principalement trois axes d’identification. Je tiens à préciser que j’appellerai cela des « croyances » pour ne vexer personnes, mais pour moi ce sont des certitudes. Depuis plusieurs années j’entraine mon esprit à percevoir un maximum d’informations et de sensations pour développer mes capacités de voyances (ou d’extra sensibilité) et ce sont celles ci qui ont confirmées certaines pistes.
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- La santé. C’est pour moi la première raison des « bas », le manque de sommeil (ou mauvais sommeil), le manque de nutriments, d’exercices physiques, de « promenades oxygénantes » pour le cerveau.
- Les astres. En observant l’étude de l’astrologie, on remarque des faits tout à fait incroyables. C’est un sujet trop long à développer mais cela est un bon indicateur de « choses qui arrivent » plus ou moins bien dans notre vie. Et parfois, et ce n’est pas la faute d’un « mercure rétrograde », les planètes nous donnent des « bas » (mais aussi des « hauts »).
- Les attaques. Et parfois il y en a de nombreuses. Pour les personnes sensibles qui n’ont pas développées de défenses, cela peut être la déprime permanente. C’est pour ça que j’ai parlé de devoir de défense pour parer ces nuisibles. Ces attaques peuvent être verbales, physiques ou mentales. Je renvoie à la création d’égrégores pour éventuellement prévenir de cela. Cela peut être simplement la présence de personnes avec la volonté de nuire qui nous prend toute notre énergie. Ces dernières années, je me rendais souvent dans le quartier de la goutte d’Or à Paris ou à Porte de Clignancourt. J’ai habité Clichy et Aubervilliers. Pour moi, le métro, surtout dans le nord de Paris était devenu très difficile, je me faisais souvent bousculer à Barbès, et je n’aime pas du tout cela. On m’a souvent dit que j’étais trop sensible, que je devais ceci cela, que c’était moi le problème, que s’était il passé dans mon enfance pour que je n’apprécie pas qu’un individu m’insulte dans un métro bondé ? etc… Alors oui, beaucoup de personnes supportent, d’autre ne voient pas le problème et d’autres encore adorent cette « ambiance chaude », mais moi non. Donc j’ai déménagé dans les Vosges parce que j’ai choisi une meilleure qualité de vie, à hauteur de ma sensibilité. Et cette sensibilité n’est donc pas qu’un handicap (sauf pour le MEDEF), elle est surtout ce qui me permet de créer et de développer ma magie. Mais nos meilleurs ennemis sont bien souvent plus proches que les inconnus des métros ou des rues et il est nécessaire d’y faire le ménage.
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Encore une fois, les êtres sensibles n’ont pas à être les souffre-douleurs des êtres nuisibles (certains diront des pervers narcissique) ou la vache à lait des pseudo artistes copieurs sans talents. La sensibilité, comme la connexion avec les forces de la nature est une force vitale redoutable.

Le festival Les imaginales (2014)

Le festival Les imaginales (2014)

Créé en 2002, le festival « Les imaginales » est un salon international de littérature d’imaginaire et de fantastique, situé dans l’est de la France à Epinal, ville de l’Image, mondialement connue pour ces « Images d’Epinal ».

 

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Durant quatre jours, il rassemble des passionnés mais aussi des professionnels, éditeurs, écrivains, artistes invités autour d’ateliers, de conférences, de cafés littéraires, d’expositions, de jeux, et bien d’autres choses dans différents lieux de la ville mais surtout au parc du Cours le long de la Moselle, aménagé pour l’occasion en magnifique espace de rencontre.
Le parc du Cours :
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L’espace du Cours :
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L’intérieur des chapiteaux :

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Dans le parc :
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L’année dernière, je m’y suis rendue pour la première fois. Une belle occasion de découvrir la ville et ce qui s’y passe. L’ambiance est détendue, réunissant tous les âges et tous les milieux s’intéressant à la culture et à la littérature de l’imaginaire. De nombreux stands permettent de découvrir des artistes, des romans, ou de faire de bonnes affaires.
Dans la bulle, où se situent les stands et les éditeurs :
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L’espace restauration de la bulle.
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L’association des Imaginales maçonniques et ésotériques d’Epinal participait également à l’évènement en nous ouvrant les portes du temple maçonnique autour d’invités et de conférences vraiment passionnantes. Cette année 2015, les sujets seront « Ré-enchantement du monde, La face obscure de l’humanité, Lumière et Utopies ».
Le temple maçonnique :
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http://imaginalemepinal.com/
La 14ème édition se déroulera du jeudi 28 au dimanche 31 mai. Cette année, le thème du festival est Mutation(s) et parmi les exposants il y aura les photographies de Charles Fréger au musée de l’Image.
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Happy Beltane !

Happy Beltane !

Bonjour, comme vous le savez peut être la fin du mois d’avril est un moment très important pour moi. Depuis que j’ai décidé de célébrer les choses pour m’apporter plus de Joie et la faire fructifier, et d’honorer la Vie en tant que source de Création, je fête mon jour de naissance avec grand enthousiasme. Peut être que comme moi, vous avez souvent entendu dire que le jour d’anniversaire n’était qu’une fête d’enfant, et qu’il fallait grandir en renonçant à ce genre de futilité égoïste. Evidemment, en choisissant de me tourner vers la Joie, je ne peux que m’opposer face à ceux qui veulent nous priver de nous aimer, aussi futilement cela puisse leur paraître. D’autres y voient un compteur d’années qui nous rapproche vers la vieillesse, mais je pense que le contraire de la vieillesse est non pas l’âge mais la maladie et les mauvais soins apportés au corps, sans parler de la résignation à vivre etc.

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La nuit de Walpurgis est l’invention catholique visant à diaboliser les fêtes païennes célébrant la vie. Elle décrit des Sabbats de sorcières et autres créatures adorateurs du Démon. L’adoration du démon n’est autre que l’adoration de la nature et de son renouveau. La nature représentant une force sacrée et magique non compatible avec ceux qui veulent asservir les humains. Il est dit qu’à cette époque de l’année, le 30 avril, mais également le 31 octobre dans la nuit d’Halloween, les mondes s’entrecroisent, celui des morts, des vivants et autres créatures mystérieuses.

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Beltane est une fête traditionnelle fêtée dans certains pays européens visant à célébrer la nature et sa fertilité pour ainsi avoir des moissons riches en été et éviter les pénuries.

J’aime beaucoup le film The wicker man de 1973 qui aborde ces thèmes.

J’écoute très régulièrement sa bande originale qui me replonge dans une époque avec un esthétisme que j’adore.

Le mat de mai est aussi un symbole très beau, j’aimerai tellement voir des spectacles et des défilés festifs de ces anciennes croyances folkloriques.

Malheureusement tout cela tend à disparaître, quand il n’est pas récupéré par des ringards new ageux (ce que je reproche à ces gens là sont leurs morales réductrices et leurs hypocrisies exagérées).

J’avais récemment écrit ces mots sous l’agacement de voir constamment la création et la sensibilité bafouée :

L’homme moderne s’est éloigné de sa sensibilité et de sa création, ainsi il a perdu sa part magique, sa capacité à penser et pratiquer ce qui sort de la « raison ». Le capitalisme actuel rejette et discrimine le monde de la sensation, de la réflexion, de la philosophie, de l’art, il ne cesse (et c’est la définition du bourgeois) de transformer tout ce qu’il peut en produit et dénature ainsi l’essence créative et la nature, qui ne devrait pour lui qu’être soumises au diktat démocratique (à l’opposé de la publicité, qui elle séduit le peuple pour mieux le pervertir).
Avant le capitalisme, les religions ont voulu priver l’homme de sa pratique magique, de sa vision du monde sensible et de son action fertile (en accord avec la nature) sur celui ci, dans le seul but de dominer les humains et les rendre esclaves. C’est pourquoi elles ont rendu illicite la création.
Le problème est qu’actuellement certaines religions ne se contentent pas d’exercer leur culte de manière privée et personnelle, elles imposent à tous leurs idéologies et détruisent et exterminent sans résistance. Tout ce qui déplaît à ces gens, la musique, la sensualité, la différence etc est appelé « Satan » (Satan qui, chez les non religieux n’existe pas et ne devient que le symbole de tout ce que les religieux détestent), ainsi les complotistes, antisémites, frustrés, fanatiques, recommencent leur chasse aux sorcières au XXIème siècle pour un monde sous contrôle, capitaliste, et absolument pas traditionaliste, comme ils essaient de le faire croire.

 

Je me rapproche de plus en plus de la nature, et je sens également un besoin de renouer avec une ancienne connaissance des plantes. Ma génération n’a pas du tout été sensibilisé à apprendre les noms et les vertus de ce qu’offre la nature. C’est assez regrettable mais il n’est tard pour personne d’apprendre et réapprendre le monde qui nous entoure. Nous vivons dans une époque charnière où les grandes entreprises capitalistes font tout pour nous déraciner, il reste encore quelques ressources libres qu’il faut pouvoir garder libre.

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J’aime créer des couronnes de fleurs, celle ci n’était peut être pas la plus belle que j’ai faite, mais c’était important que je puisse porter une couronne pour mon anniversaire. J’ai fait une vidéo, mais la qualité est basse, j’espère que ça vous donnera tout de même envie de vous rapprocher de la nature.

couronne de fleur from Holy Mane on Vimeo.

Cartes postales de Suisse I

Cartes postales de Suisse I

Cela va bientôt faire un an que j’ai quitté la région parisienne pour les Vosges. La nature continue de plus en plus à m’inspirer et c’est un bonheur de pouvoir arpenter quelques sentiers pédestres pour se ressourcer. Ce besoin que j’avais depuis tant d’années mais que je ne savais formuler en moi tellement j’étais fermée sur la région parisienne, je suis heureuse d’avoir pu y répondre.

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Récemment j’ai repris la peinture à l’huile, je vous la partagerai ici bientôt, mais j’étais si pressée de la montrer qu’on peut déjà la voir sur ma page Facebook. J’ai toujours autant de plaisir à dessiner et peindre les visages, mais j’ai voulu inclure un paysage en arrière plan et je me suis sentie moins confiante. J’ai du réapprendre à peindre des montagnes, qui symboliquement représentent la nature dans sa force massive et sa persistance à travers les époques. Je suis allée « étudier » des anciennes peintures au musée et j’ai tentée de capter « l’air » de la nature autour de moi.

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J’ai eu la chance de passer quelques jours à l’étranger le mois dernier et j’ai pu admirer les montagnes de la Suisse. J’adore le sentiment de modestie face à l’intensité d’un paysage aussi monumental, un sentiment de vulnérabilité comme le vertige que l’on peut ressentir devant autant d’espace qu’on ne peut contrôler. Une modestie qui nous ramène à la question de savoir qui on est, pourquoi on est ici, et pour moi, quelque chose qui me ramène encore et toujours vers la création, la sensibilité et l’émotion.

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Le lac Léman et les Alpes. 

J’ai pris beaucoup de photos pour les utiliser en peinture, étudier les textures, la richesse des couleurs et j’ai aussi appris de nouvelles fonctions sur photoshop pour réussir à rendre un paysage, ce qui est assez difficile.

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Moi mangeant un sandwich devant les Alpes.

Bloglovin

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J’ai toujours aimé les blogues, écrire et lire les journaux intimes des gens me plaisait. Il y a un mot français pour « blog », j’aime à le rappeler et j’essaie souvent d’éviter les anglicisme, pourtant je lis principalement des sites en anglais car la mentalité française me parait moins « avant-gardiste » sur le plan créatif. Il y a une dizaine d’années, les blogues étaient vu comme des choses futiles, puis avec l’engouement des réseaux sociaux et de tumblr, c’est apparu plus riche.

bloglovin holy mane

Holy Mane

Aujourd’hui, une entreprise qui veut établir une bonne promotion sait qu’elle doit avoir un site internet, et si celui ci contient une partie « blog », cela lui assurera plus de traffic et de publicité. Beaucoup de personnes gagnent leur vie en ayant un blogue, ou en écrivant du contenu pour d’autres personnes, créant des photos, du design et bien plus. J’essaie de suivre quelques uns de ces sites, mais j’ai vite tendance à vouloir remonter toutes leurs archives ou cliqué sur tous les liens intéressants. J’essaie d’avoir quelques blogues parlant régulièrement de mode, d’art et de design mais aussi de freelance, d’entreprenariat, de conseils de business, de découverte d’outils ou d’applications pour m’aider à être plus productive. (Toggl, zappier et Evernote sont ceux que j’utilise beaucoup.) J’étais inscrite sur bloglovin depuis bien longtemps mais ne m’en servait pas, puis je suis revenue voir l’interface actuelle qui me plait beaucoup plus et m’invite à l’utiliser. J’ai surtout des dizaines d’onglets ouverts en permanence, et Bloglovin m’aidera à centraliser tout ça sur un seul onglet.

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Exposition à la Maison du Bailli

Exposition à la Maison du Bailli

Le 27 décembre a démarrée une exposition collective à la Maison du Bailli d’Epinal, à laquelle Laurent Braun et Holy Mane ont participé.

 

 

exposition Holy Mane

 

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Au centre de la vieille ville de la Cité des Images, dans l’une des plus belle maison construite au début du XVIIème siècle, devenue un lieu d’exposition, on pouvait voir deux photographies de Laurent Braun et trois gravures de Holy Mane.

 

Bailli

 

L’utilisation de presses anciennes permettent d’expérimenter la technique de la gravure. Les recherches de Holy Mane s’orientent autant au travers de techniques traditionnelles qu’à l’aide de matériaux plus expérimentaux comme le recyclage de matériaux d’emballage, le plastique etc,…

Cette exposition est visible jusqu’au début de l’année 2015.

 

 

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cavaliere

 

 

 

 

 

 

lookbook.nu

lookbook.nu

Voici le mois de septembre, comme un mois de rentrée des classes où de nouvelles résolutions se mettent en place. J’ai décidé de partager plus de choses personnelles, comme des tenues, sur ce blogue que j’aime beaucoup, mais qui pourrait être mieux, plus vivant. En ce moment je remets le nez dans wordpress et je vois toutes les belles possibilités qu’il peut offrir. J’ai tendance à être accroc aux réseaux sociaux tout en subissant une certaine frustration, déception. J’ai longtemps été accroc à myspace, au forum suicide girls, puis tumblr, où je pouvais y passer des heures, de même pour twitter et aujourd’hui facebook. J’ai réussi à définitivement quitter certaines plateformes et rester très légèrement sur twitter et tumblr. Juste ce qu’il faut, c’est sur j’ai la sensation de manquer des news, des tendances d’images, mais tout cela pour un précieux gain de temps. Je suis encore présente sur facebook mais tente de réduire mes présences et j’espère que m’impliquer d’avantage dans le « blogging » me le permettra.

Je porte une longue robe noire en coton trouvé chez Guerisol, avec une ceinture que j’ai tissé aux cartons, des bracelets indiens, des boucles d’oreilles africaines acheté aux puces de Clignancourt, un collier Holy Mane que j’ai fait avec son pendentif « globe ». J’ai trouvé le châle dans une brocante cet été, il me rappelle mon enfance chez ma grand mère. Mes barrettes en fleurs noires viennent de H&M.

2014 est pour moi la grande année des changements positifs ! Tous ces désirs ont été très durs à réaliser, tant les sacrifices que demandent des choix peuvent paraître difficiles mais tout avance dans l’harmonie et surtout la création. J’ai opté pour une qualité de vie plus proche de mes besoins et mes envies, c’est pourquoi j’ai quitté Paris pour les Vosges, et je réalise le bienfait de la nature proche de moi. Celle ci a toujours été une source d’inspiration importante dans mon travail, et quand j’étais à Paris ou en Seine Saint Denis, je ressentais un réel manque. J’ai toujours voulu accorder une attention particulière à mon corps et ma santé, avoir une alimentation saine, un minimum de sport comme le yoga ou le tai chi que j’ai pratiqué pendant cinq ans. Et puis surtout je trouve que Paris perd de plus en plus son authenticité et son aura artistique (enfin cela depuis plusieurs décennie en fait), malgré quelques bonnes expositions.
Aujourd’hui j’aime tellement où je suis, que je me demande pourquoi j’ai eu si peur pendant toutes ces années de « tout quitter » pour vivre mieux. Je lis aussi d’avantage de blogues ces derniers jours et j’ai trouvé des échos à mon malaise parisien. Avec Internet, on peut plus facilement travailler depuis où on veut, et avoir des clients internationaux, alors pourquoi ne pas être dans un merveilleux petit chez soi avec un petit lapin ?

Je suis revenue sur le site lookbook.nu avec des photos de certaines de mes tenues. Alors c’est vrai, je ne cite pas vraiment d’où viennent mes vêtements, car en fait ils viennent quasiment tous de boutiques vintage, second main, fripperies etc… Cela fait depuis au moins une quinzaine d’années que je préfère les friperies à la mode officielle mainstream, même si parfois j’aime aller faire un tour chez H&M quand même. Mais je dois avouer que je déteste jeter mes vêtements et que j’en ai tellement que je n’ai jamais pu les avoir tous avec moi. Mon récent déménagement m’a fait comprendre que j’avais déjà un stock important et que je devais tenter de m’arrêter là pour quelques temps, mais sans succès.

lookbook holymane

Voici une robe que je mettais au lycée, elle appartenait à ma mère qui la portait quand elle avait 16 ans. J’ai récupéré une ceinture que je portais enfant pour marquer ma taille. Mes chaussures viennent de la boutique New Look.

Voici une tenue composée d’un T shirt dont j’ai réalisé le graphisme, il sera bientôt proposé à la vente. Le short vient de H&M, j’ai acheté les Converses en cuir sur le boncoin.

Je porte une robe en lin blanc, j’aime beaucoup sa légèreté pour l’été, je l’ai acheté dans une friperie il y a une dizaine d’années. Je l’accompagne d’un T shirt en dentelle noire, acheté dans une friperie « goth » au Klub avec des chaussures ouvertes New Look.

Vous pouvez retrouver mes tenues sur lookbook.nu.

Est-ce bien raisonnable de porter du fluo ?

Je ne porte pas de fluo.

Je ne trouve ça ni beau ni laid mais je constate qu’il est à la mode, et comme toutes les modes, il y en a dont je me satisfais et d’autres que je laisse pour d’autres.

J’ai parfois lu des réactions contre cette mode, sur ton sérieux comme s’il s’agissait de lutter contre l’augmentation du prix des loyers. Apparemment cela apparaît un sujet moins important.

Je lis cet article du Monde.
http://www.lemonde.fr/style/article/2012/09/07/est-ce-bien-raisonnable-de-porter-du-fluo_1756346_1575563.html

J’ai déjà eu l’occasion de parler de la liberté que j’aimais accorder aux styles vestimentaires de chacun, que ceux-ci suivent une règle érigée par telle figure autoritaire ou qu’il se compose d’affects personnels.

Il existe probablement des limites et des lois (comme celle interdisant aux femmes le port du pantalon), mais globalement je parle de choses qui sont réellement innocentes.

J’écris ceci contre l’uniformisation des idées, des formes et des styles. En faveur de la possibilité de se vêtir comme on le désire du moment qu’on ne fait de mal à personne. Et je vous entends déjà vous plaindre de la douleur de vos yeux devant l’habit de votre voisin de métro alors que la plupart ici n’hésitent pas à perdre le reste de ses facultés sensible dans le spectacle d’images les plus stériles, vulgaires que nous proposent l’Internet.

Bien sur moi aussi je me sens hostile à certains styles, ceux notamment qui accompagnent une attitude bruyante d’appel à la reconnaissance. (Bien qu’un style n’impose pas nécessairement une attitude précise). Donc je me sens plus importunée par une personne parlant fort publiquement dans son téléphone (ou non) que par une personne qui porte des baskets jaunes fluo, tout simplement parce que je peux détourner les yeux ou les fermer alors que je n’ai pas de paupières aux oreilles.

Je note dans l’article, ce léger ton de mépris « bourgeois-friendly » face à une « caste » de travailleurs représentant pour certains le symbole de l’échec social auquel il faut à tout prix se détacher, mais qui du coup ouvre la possibilité de moqueries par comparaison à ce qui semble le moins glorieux. Bien évidemment je trouve ça détestable de se moquer sincèrement des pauvres, des clochards ou des agents de le DDE.

Selon l’article, si on ne porte pas de vêtements conformes à la « normalité » formelle et chromatique, qui s’ennuie à répéter année après année les mêmes vêtements de grande diffusion informe (car de taille basique pour des corps et des besoins tous différents) ce n’est seulement que pour « matérialiser ce besoin de visibilité et garantir […] de n’être jamais considéré comme un individu transparent ». En gros c’est tout noir ou tout blanc, ou fluo devrais je dire. L’individu porteur de vêtement ne peut raisonner seulement suivant l’imagination de l’auteur « journaliste », qui s’est à peine intéressé au sujet des styles et des formes, mais qui, dans la moquerie consensuelle de la « mode », la « nouveauté » ou d’une certaine « différence », s’assure une quantité d’approbateurs-suiveurs et de « like » (pour reprendre l’article).

Qu’on ne pense pas que je critique la grande diffusion « informe » à « bas prix », encourageant la logique de pays ateliers exploités, au profit de marques moins abordables. J’encourage toujours et encore l’artisanat, le local, la qualité plutôt que la quantité, le DIY, la possibilité de se remettre devant des machines à coudre et des aiguilles (et pas seulement pour les femmes), le « recyclage » via les réseaux de secondes mains, il existe mille et une manière de se vêtir.

Pour ma part, portant plus majoritairement du noir je me fais souvent jugée de personne qui souhaite être remarquée. Les personnes qui refusent de se vêtir seulement selon les codes « mass-industriels » du textile sont souvent ramenées à l’ordre par des gardiens de la morosité si on a le malheur de croiser leur route ou leur ligne de métro. Pour beaucoup la seule raison de s’habiller, dans leur langage, « différemment », est de se faire regarder. C’est bien projeter ses fantasmes personnels que de réduire les intentions d’un individu à sa propre logique. Pour répondre à ceux qui sont persuadé de cela, il existe des milliards de raisons de choisir tel ou tel vêtement, la première étant souvent celle du plaisir personnel et je le dis encore innocent. Me concernant, penser que j’ai tel style pour me faire remarquer est aussi stupide que l’idée qu’une femme porte une jupe dans le but de tenter les hommes à la violer. Personnellement je déteste être regardée, dévisagée et jadis dans notre civilisation cultivée, cela était impoli de le faire, car il est impoli de risquer mettre mal à l’aise son voisin qui n’a rien demandé. Si je veux me rendre chez des amis, je suis parfois obligée de prendre le métro, et non je ne choisis pas ma tenue pour les personnes de la rue, pour les divertir, les choquer, l’envie de me prendre des réflexions, aussi méprisant cela peut il paraître, mais il en va de même pour la majorité des gens. Et j’aimerai vraiment que les mentalités sur ce sujet changent c’est pourquoi j’aimerai faire remarquer que cet article et cette mentalité, peut à un certain niveau encourager sinon approuver le fait de se faire embêter dans la rue plus ou moins agressivement. Nul n’est censé ignorer ce savoir vivre.

Non critiquer le fluo, ne valorisera pas le noir, critiquer les blondes ne valorisera pas les brunes, critiquer le hip hop ne valorisera pas le rock. Dans ces dualités le perdant sera toujours l’individu, le non-conforme.

Ce qui me dérange au fond est de lire ce genre d’analyse sous le nom de journaux renommé, prouvant une fois de plus que la médiocrité arrive plus souvent à percer que la sensibilité discrète et pertinente malheureusement moins prise au sérieux. Ce genre d’article est à peu près du niveau de Vice.

C’est sur qu’avec de tels sujets « mode », le lecteur moyen peut la trouver superficielle et l’affubler de tous ces arguments dévalorisants trahissant un manque de culture certain sur le sujet.

image : Vogue Italia Mai 2008 photo Miles Aldridge