summertime happiness

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J’aime beaucoup l’été, surtout après ce premier hiver dans les Vosges où je ne pouvais quitter mes sept épaisseurs de vêtements. Il fait froid en hiver mais également très chaud en été, la canicule n’épargne pas l’est de la France.

Le rebord de ma fenêtre :

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Mon basilic pourpre (qui ne l’est plus vraiment).

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Profiter des bois est un bonheur incroyable, ça me délasse de l’écran de l’ordinateur et des impératifs du quotidien. (En ce moment je prépare une journée d’exposition de mes récents dessins dans un parc et les préparatifs sont un peu épuisants). Cela m’aide à mieux dormir, à mieux respirer, à être mieux et enfin je me répète, la nature est une source d’inspiration incroyable, et elle se renouvelle à chaque instant. Récemment, sur une plage de rochers près de chez moi, j’essaie d’observer la Moselle et de voir venir les esprits des eaux. Je travaille ma sensibilité, j’ai encore du chemin à faire pour cerner l’invisible. Il faut que je leur dédie des peintures.

 

Sur les bords de la Moselle

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Une plage de caillou

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Bipolaire

Bipolaire
J’ai lu cet article, et je me suis sentie concernée parce que je suis souvent jugée « trop sensible » et que j’aime passionnément l’univers (mais pas le milieu) de la mode. Pour moi sensibilité et mode sont indissociables. Chacun adopte les meilleurs analyses et remèdes à ses maux car chacun est différent et je ne blâme pas ces choix, je partage justes les sentiments qui me sont venus à la lecture de l’article et peut être quelques remèdes.
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Étiquettes du monde moderne

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J’ai toujours une gêne face aux étiquettes, surtout les étiquettes pathologiques. A la fois cela peut permettre d’être mieux compris, ou alors plus enfermé dans une définition réduite voire aléatoire, et puis sans oublier que cela fait le bonheur des marchés pharmaceutiques.
J’ai toujours une gêne devant la réception de la « sensibilité » par la société : sorte de maladie, handicap, et en effet cela est devenue discriminée, du coup avec un mot du médecin, certaines choses passent mieux en société.
On passe du terme « sensibilité » à « hyper-sensibilité », comme pour montrer que l’extrême est mauvais, qu’il faille un soit disant « juste milieu », qu’on est hors norme, marginal, non adaptable, donc rejetable, excluable.
Pour ma part, je suis sensible et j’aime cela. Cet état est idéal pour capter la mode. Le problème est qu’on capte tout, les belles choses, les bonnes, les mauvaises. Certains appellent cela avoir « des hauts et des bas », et on appelle cela, parfois, la bipolarité.

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Marginalisation

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Ma sensibilité a souvent engendré le rejet et l’exploitation par les autres. J’ai manqué de nombreuses occasions d’emplois sous prétexte que « je ne pourrais pas tenir la pression ». La part de créativité de mon travail n’a jamais été consultée, les DRH préfèrent cerner la capacité d’endurance au labeur d’un candidat, même si c’est juste pour gérer les stocks de magazines dans l’arrière salle d’une obscure chaine de librairies.

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Certaines personnes sensibles savent naturellement se protéger, se défendre, d’autres non.
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 Plonger au coeur de moi même en acceptant cette sensibilité comme une qualité et non un défaut m’a aidé à comprendre ce qui se passait, sans l’avis d’une soit disant autorité médicale, ayant pour but homogénéiser la population à des individus neutres et « gris », et surtout résignés et médicamentés.
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Après avoir écoutée voire suivie les avis de tous ceux qui aiment avoir un avis sur tout de manière consentante (psy à l’écoute, hypnothérapeute-arnaqueur) ou non (famille, gens), j’ai aujourd’hui une lecture différente de ce que je vis. Et j’arrive à avoir d’autres réponses que celles qui serait « une maladie traitée par médicaments ».
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Remède vitaliste

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Je tends vers une philosophie vitaliste de l’existence, j’ai toujours souhaité prendre soin de mon corps. Je comprends ceux qui n’en ressentent pas le besoin, mais mon corps est lui aussi sensible, je peux tomber malade, avoir des douleurs facilement et c’est avant tout par nécessité que j’ai du me prendre en main par la pratique de taï chi et de yoga, et une attention portée à mon alimentation.
Dans cette même logique vitaliste, et à la suite de mauvaises rencontres et expériences, j’ai du apprendre à me défendre. J’ai du apprendre à apprécier la vie jusqu’à réveiller mon instinct de survie, très largement bâillonné par le carcan familial. Cela n’est pas facile et je suis encore en train de réveiller mes ressources naturelles et « animales ». Pour cela, je regarde du côté du chamanisme. Un chaman est un individu qu’on qualifierait dans nos sociétés modernes d’hyper-sensible, voire de bipolaire, capable de se mettre en connexion avec les forces de la nature, végétales, animales, et autres esprits en vadrouille. Dans de nombreuses sociétés traditionnelles, chaque individu avait sa place, et on ne forçait pas une personne sensible à ne plus l’être ou une personne brutale à ne plus l’être, on lui donnait l’activité adéquate et tout cela devait former un ensemble complémentaire. Ainsi mon discours n’est pas de dire que tous doivent être sensibles, mais que tous doivent être eux mêmes (du moment qu’on ne commette pas d’injustice) sans se mentir et sans forcer les autres à suivre leurs modèles.
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Animal sauvage

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L’instinct de survie et la défense invoquent la violence de l’animal en soi.
J’ai longtemps choisi la non violence, étant de nature pacifiste, mais j’ai aussi un grand besoin de justice et une horreur de l’injustice. Certains diront que l’homme est injuste par nature et que dans sa grande majorité, il a besoin de dominer et de détruire l’autre. Je ne peux qu’acquiescer face à ce constat tout en voulant naïvement croire à autre chose. La règle première de la survie est donc de ne pas choisir la « non-violence » face à l’agression répétée et gratuite.
La personne sensible ne doit pas être l’espèce rare en voie de disparition ou le gibier des exploiteurs nuisibles sans talents.
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L’interprétation des « hauts et des bas ».

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Chacun selon ses croyances religieuses, morales, sociétales ou scientifiques interprètent ces différents moments donnés à l’individu « non gris » pour reprendre l’article (ou non tièdes) ou êtres sensibles que fut l’humain. Pour les « hauts », c’est assez difficile à expliquer tellement c’est personnel et évident, mais pour ma part, un environnement de nature et créatif, émule mon cerveau et me rend heureuse.
Pour les bas (baisse de morale, tristesse sans raison apparente ou mauvaise nouvelle, etc), j’ai principalement trois axes d’identification. Je tiens à préciser que j’appellerai cela des « croyances » pour ne vexer personnes, mais pour moi ce sont des certitudes. Depuis plusieurs années j’entraine mon esprit à percevoir un maximum d’informations et de sensations pour développer mes capacités de voyances (ou d’extra sensibilité) et ce sont celles ci qui ont confirmées certaines pistes.
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- La santé. C’est pour moi la première raison des « bas », le manque de sommeil (ou mauvais sommeil), le manque de nutriments, d’exercices physiques, de « promenades oxygénantes » pour le cerveau.
- Les astres. En observant l’étude de l’astrologie, on remarque des faits tout à fait incroyables. C’est un sujet trop long à développer mais cela est un bon indicateur de « choses qui arrivent » plus ou moins bien dans notre vie. Et parfois, et ce n’est pas la faute d’un « mercure rétrograde », les planètes nous donnent des « bas » (mais aussi des « hauts »).
- Les attaques. Et parfois il y en a de nombreuses. Pour les personnes sensibles qui n’ont pas développées de défenses, cela peut être la déprime permanente. C’est pour ça que j’ai parlé de devoir de défense pour parer ces nuisibles. Ces attaques peuvent être verbales, physiques ou mentales. Je renvoie à la création d’égrégores pour éventuellement prévenir de cela. Cela peut être simplement la présence de personnes avec la volonté de nuire qui nous prend toute notre énergie. Ces dernières années, je me rendais souvent dans le quartier de la goutte d’Or à Paris ou à Porte de Clignancourt. J’ai habité Clichy et Aubervilliers. Pour moi, le métro, surtout dans le nord de Paris était devenu très difficile, je me faisais souvent bousculer à Barbès, et je n’aime pas du tout cela. On m’a souvent dit que j’étais trop sensible, que je devais ceci cela, que c’était moi le problème, que s’était il passé dans mon enfance pour que je n’apprécie pas qu’un individu m’insulte dans un métro bondé ? etc… Alors oui, beaucoup de personnes supportent, d’autre ne voient pas le problème et d’autres encore adorent cette « ambiance chaude », mais moi non. Donc j’ai déménagé dans les Vosges parce que j’ai choisi une meilleure qualité de vie, à hauteur de ma sensibilité. Et cette sensibilité n’est donc pas qu’un handicap (sauf pour le MEDEF), elle est surtout ce qui me permet de créer et de développer ma magie. Mais nos meilleurs ennemis sont bien souvent plus proches que les inconnus des métros ou des rues et il est nécessaire d’y faire le ménage.
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Encore une fois, les êtres sensibles n’ont pas à être les souffre-douleurs des êtres nuisibles (certains diront des pervers narcissique) ou la vache à lait des pseudo artistes copieurs sans talents. La sensibilité, comme la connexion avec les forces de la nature est une force vitale redoutable.

Le festival Les imaginales (2014)

Le festival Les imaginales (2014)

Créé en 2002, le festival « Les imaginales » est un salon international de littérature d’imaginaire et de fantastique, situé dans l’est de la France à Epinal, ville de l’Image, mondialement connue pour ces « Images d’Epinal ».

 

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Durant quatre jours, il rassemble des passionnés mais aussi des professionnels, éditeurs, écrivains, artistes invités autour d’ateliers, de conférences, de cafés littéraires, d’expositions, de jeux, et bien d’autres choses dans différents lieux de la ville mais surtout au parc du Cours le long de la Moselle, aménagé pour l’occasion en magnifique espace de rencontre.
Le parc du Cours :
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L’espace du Cours :
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L’intérieur des chapiteaux :

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Dans le parc :
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L’année dernière, je m’y suis rendue pour la première fois. Une belle occasion de découvrir la ville et ce qui s’y passe. L’ambiance est détendue, réunissant tous les âges et tous les milieux s’intéressant à la culture et à la littérature de l’imaginaire. De nombreux stands permettent de découvrir des artistes, des romans, ou de faire de bonnes affaires.
Dans la bulle, où se situent les stands et les éditeurs :
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L’espace restauration de la bulle.
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L’association des Imaginales maçonniques et ésotériques d’Epinal participait également à l’évènement en nous ouvrant les portes du temple maçonnique autour d’invités et de conférences vraiment passionnantes. Cette année 2015, les sujets seront « Ré-enchantement du monde, La face obscure de l’humanité, Lumière et Utopies ».
Le temple maçonnique :
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Imaginales 2014
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http://imaginalemepinal.com/
La 14ème édition se déroulera du jeudi 28 au dimanche 31 mai. Cette année, le thème du festival est Mutation(s) et parmi les exposants il y aura les photographies de Charles Fréger au musée de l’Image.
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Happy Beltane !

Happy Beltane !

Bonjour, comme vous le savez peut être la fin du mois d’avril est un moment très important pour moi. Depuis que j’ai décidé de célébrer les choses pour m’apporter plus de Joie et la faire fructifier, et d’honorer la Vie en tant que source de Création, je fête mon jour de naissance avec grand enthousiasme. Peut être que comme moi, vous avez souvent entendu dire que le jour d’anniversaire n’était qu’une fête d’enfant, et qu’il fallait grandir en renonçant à ce genre de futilité égoïste. Evidemment, en choisissant de me tourner vers la Joie, je ne peux que m’opposer face à ceux qui veulent nous priver de nous aimer, aussi futilement cela puisse leur paraître. D’autres y voient un compteur d’années qui nous rapproche vers la vieillesse, mais je pense que le contraire de la vieillesse est non pas l’âge mais la maladie et les mauvais soins apportés au corps, sans parler de la résignation à vivre etc.

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La nuit de Walpurgis est l’invention catholique visant à diaboliser les fêtes païennes célébrant la vie. Elle décrit des Sabbats de sorcières et autres créatures adorateurs du Démon. L’adoration du démon n’est autre que l’adoration de la nature et de son renouveau. La nature représentant une force sacrée et magique non compatible avec ceux qui veulent asservir les humains. Il est dit qu’à cette époque de l’année, le 30 avril, mais également le 31 octobre dans la nuit d’Halloween, les mondes s’entrecroisent, celui des morts, des vivants et autres créatures mystérieuses.

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Beltane est une fête traditionnelle fêtée dans certains pays européens visant à célébrer la nature et sa fertilité pour ainsi avoir des moissons riches en été et éviter les pénuries.

J’aime beaucoup le film The wicker man de 1973 qui aborde ces thèmes.

J’écoute très régulièrement sa bande originale qui me replonge dans une époque avec un esthétisme que j’adore.

Le mat de mai est aussi un symbole très beau, j’aimerai tellement voir des spectacles et des défilés festifs de ces anciennes croyances folkloriques.

Malheureusement tout cela tend à disparaître, quand il n’est pas récupéré par des ringards new ageux (ce que je reproche à ces gens là sont leurs morales réductrices et leurs hypocrisies exagérées).

J’avais récemment écrit ces mots sous l’agacement de voir constamment la création et la sensibilité bafouée :

L’homme moderne s’est éloigné de sa sensibilité et de sa création, ainsi il a perdu sa part magique, sa capacité à penser et pratiquer ce qui sort de la « raison ». Le capitalisme actuel rejette et discrimine le monde de la sensation, de la réflexion, de la philosophie, de l’art, il ne cesse (et c’est la définition du bourgeois) de transformer tout ce qu’il peut en produit et dénature ainsi l’essence créative et la nature, qui ne devrait pour lui qu’être soumises au diktat démocratique (à l’opposé de la publicité, qui elle séduit le peuple pour mieux le pervertir).
Avant le capitalisme, les religions ont voulu priver l’homme de sa pratique magique, de sa vision du monde sensible et de son action fertile (en accord avec la nature) sur celui ci, dans le seul but de dominer les humains et les rendre esclaves. C’est pourquoi elles ont rendu illicite la création.
Le problème est qu’actuellement certaines religions ne se contentent pas d’exercer leur culte de manière privée et personnelle, elles imposent à tous leurs idéologies et détruisent et exterminent sans résistance. Tout ce qui déplaît à ces gens, la musique, la sensualité, la différence etc est appelé « Satan » (Satan qui, chez les non religieux n’existe pas et ne devient que le symbole de tout ce que les religieux détestent), ainsi les complotistes, antisémites, frustrés, fanatiques, recommencent leur chasse aux sorcières au XXIème siècle pour un monde sous contrôle, capitaliste, et absolument pas traditionaliste, comme ils essaient de le faire croire.

 

Je me rapproche de plus en plus de la nature, et je sens également un besoin de renouer avec une ancienne connaissance des plantes. Ma génération n’a pas du tout été sensibilisé à apprendre les noms et les vertus de ce qu’offre la nature. C’est assez regrettable mais il n’est tard pour personne d’apprendre et réapprendre le monde qui nous entoure. Nous vivons dans une époque charnière où les grandes entreprises capitalistes font tout pour nous déraciner, il reste encore quelques ressources libres qu’il faut pouvoir garder libre.

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J’aime créer des couronnes de fleurs, celle ci n’était peut être pas la plus belle que j’ai faite, mais c’était important que je puisse porter une couronne pour mon anniversaire. J’ai fait une vidéo, mais la qualité est basse, j’espère que ça vous donnera tout de même envie de vous rapprocher de la nature.

couronne de fleur from Holy Mane on Vimeo.

Cartes postales de Suisse I

Cartes postales de Suisse I

Cela va bientôt faire un an que j’ai quitté la région parisienne pour les Vosges. La nature continue de plus en plus à m’inspirer et c’est un bonheur de pouvoir arpenter quelques sentiers pédestres pour se ressourcer. Ce besoin que j’avais depuis tant d’années mais que je ne savais formuler en moi tellement j’étais fermée sur la région parisienne, je suis heureuse d’avoir pu y répondre.

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Récemment j’ai repris la peinture à l’huile, je vous la partagerai ici bientôt, mais j’étais si pressée de la montrer qu’on peut déjà la voir sur ma page Facebook. J’ai toujours autant de plaisir à dessiner et peindre les visages, mais j’ai voulu inclure un paysage en arrière plan et je me suis sentie moins confiante. J’ai du réapprendre à peindre des montagnes, qui symboliquement représentent la nature dans sa force massive et sa persistance à travers les époques. Je suis allée « étudier » des anciennes peintures au musée et j’ai tentée de capter « l’air » de la nature autour de moi.

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J’ai eu la chance de passer quelques jours à l’étranger le mois dernier et j’ai pu admirer les montagnes de la Suisse. J’adore le sentiment de modestie face à l’intensité d’un paysage aussi monumental, un sentiment de vulnérabilité comme le vertige que l’on peut ressentir devant autant d’espace qu’on ne peut contrôler. Une modestie qui nous ramène à la question de savoir qui on est, pourquoi on est ici, et pour moi, quelque chose qui me ramène encore et toujours vers la création, la sensibilité et l’émotion.

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Le lac Léman et les Alpes. 

J’ai pris beaucoup de photos pour les utiliser en peinture, étudier les textures, la richesse des couleurs et j’ai aussi appris de nouvelles fonctions sur photoshop pour réussir à rendre un paysage, ce qui est assez difficile.

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Moi mangeant un sandwich devant les Alpes.

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Bloglovin

J’ai toujours aimé les blogues, écrire et lire les journaux intimes des gens me plaisait. Il y a un mot français pour « blog », j’aime à le rappeler et j’essaie souvent d’éviter les anglicisme, pourtant je lis principalement des sites en anglais car la mentalité française me parait moins « avant-gardiste » sur le plan créatif. Il y a une dizaine d’années, les blogues étaient vu comme des choses futiles, puis avec l’engouement des réseaux sociaux et de tumblr, c’est apparu plus riche.

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Holy Mane

Aujourd’hui, une entreprise qui veut établir une bonne promotion sait qu’elle doit avoir un site internet, et si celui ci contient une partie « blog », cela lui assurera plus de traffic et de publicité. Beaucoup de personnes gagnent leur vie en ayant un blogue, ou en écrivant du contenu pour d’autres personnes, créant des photos, du design et bien plus. J’essaie de suivre quelques uns de ces sites, mais j’ai vite tendance à vouloir remonter toutes leurs archives ou cliqué sur tous les liens intéressants. J’essaie d’avoir quelques blogues parlant régulièrement de mode, d’art et de design mais aussi de freelance, d’entreprenariat, de conseils de business, de découverte d’outils ou d’applications pour m’aider à être plus productive. (Toggl, zappier et Evernote sont ceux que j’utilise beaucoup.) J’étais inscrite sur bloglovin depuis bien longtemps mais ne m’en servait pas, puis je suis revenue voir l’interface actuelle qui me plait beaucoup plus et m’invite à l’utiliser. J’ai surtout des dizaines d’onglets ouverts en permanence, et Bloglovin m’aidera à centraliser tout ça sur un seul onglet.

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Exposition à la Maison du Bailli

Exposition à la Maison du Bailli

Le 27 décembre a démarrée une exposition collective à la Maison du Bailli d’Epinal, à laquelle Laurent Braun et Holy Mane ont participé.

 

 

exposition Holy Mane

 

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Au centre de la vieille ville de la Cité des Images, dans l’une des plus belle maison construite au début du XVIIème siècle, devenue un lieu d’exposition, on pouvait voir deux photographies de Laurent Braun et trois gravures de Holy Mane.

 

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L’utilisation de presses anciennes permettent d’expérimenter la technique de la gravure. Les recherches de Holy Mane s’orientent autant au travers de techniques traditionnelles qu’à l’aide de matériaux plus expérimentaux comme le recyclage de matériaux d’emballage, le plastique etc,…

Cette exposition est visible jusqu’au début de l’année 2015.

 

 

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lookbook.nu

lookbook.nu

Voici le mois de septembre, comme un mois de rentrée des classes où de nouvelles résolutions se mettent en place. J’ai décidé de partager plus de choses personnelles, comme des tenues, sur ce blogue que j’aime beaucoup, mais qui pourrait être mieux, plus vivant. En ce moment je remets le nez dans wordpress et je vois toutes les belles possibilités qu’il peut offrir. J’ai tendance à être accroc aux réseaux sociaux tout en subissant une certaine frustration, déception. J’ai longtemps été accroc à myspace, au forum suicide girls, puis tumblr, où je pouvais y passer des heures, de même pour twitter et aujourd’hui facebook. J’ai réussi à définitivement quitter certaines plateformes et rester très légèrement sur twitter et tumblr. Juste ce qu’il faut, c’est sur j’ai la sensation de manquer des news, des tendances d’images, mais tout cela pour un précieux gain de temps. Je suis encore présente sur facebook mais tente de réduire mes présences et j’espère que m’impliquer d’avantage dans le « blogging » me le permettra.

Je porte une longue robe noire en coton trouvé chez Guerisol, avec une ceinture que j’ai tissé aux cartons, des bracelets indiens, des boucles d’oreilles africaines acheté aux puces de Clignancourt, un collier Holy Mane que j’ai fait avec son pendentif « globe ». J’ai trouvé le châle dans une brocante cet été, il me rappelle mon enfance chez ma grand mère. Mes barrettes en fleurs noires viennent de H&M.

2014 est pour moi la grande année des changements positifs ! Tous ces désirs ont été très durs à réaliser, tant les sacrifices que demandent des choix peuvent paraître difficiles mais tout avance dans l’harmonie et surtout la création. J’ai opté pour une qualité de vie plus proche de mes besoins et mes envies, c’est pourquoi j’ai quitté Paris pour les Vosges, et je réalise le bienfait de la nature proche de moi. Celle ci a toujours été une source d’inspiration importante dans mon travail, et quand j’étais à Paris ou en Seine Saint Denis, je ressentais un réel manque. J’ai toujours voulu accorder une attention particulière à mon corps et ma santé, avoir une alimentation saine, un minimum de sport comme le yoga ou le tai chi que j’ai pratiqué pendant cinq ans. Et puis surtout je trouve que Paris perd de plus en plus son authenticité et son aura artistique (enfin cela depuis plusieurs décennie en fait), malgré quelques bonnes expositions.
Aujourd’hui j’aime tellement où je suis, que je me demande pourquoi j’ai eu si peur pendant toutes ces années de « tout quitter » pour vivre mieux. Je lis aussi d’avantage de blogues ces derniers jours et j’ai trouvé des échos à mon malaise parisien. Avec Internet, on peut plus facilement travailler depuis où on veut, et avoir des clients internationaux, alors pourquoi ne pas être dans un merveilleux petit chez soi avec un petit lapin ?

Je suis revenue sur le site lookbook.nu avec des photos de certaines de mes tenues. Alors c’est vrai, je ne cite pas vraiment d’où viennent mes vêtements, car en fait ils viennent quasiment tous de boutiques vintage, second main, fripperies etc… Cela fait depuis au moins une quinzaine d’années que je préfère les friperies à la mode officielle mainstream, même si parfois j’aime aller faire un tour chez H&M quand même. Mais je dois avouer que je déteste jeter mes vêtements et que j’en ai tellement que je n’ai jamais pu les avoir tous avec moi. Mon récent déménagement m’a fait comprendre que j’avais déjà un stock important et que je devais tenter de m’arrêter là pour quelques temps, mais sans succès.

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Voici une robe que je mettais au lycée, elle appartenait à ma mère qui la portait quand elle avait 16 ans. J’ai récupéré une ceinture que je portais enfant pour marquer ma taille. Mes chaussures viennent de la boutique New Look.

Voici une tenue composée d’un T shirt dont j’ai réalisé le graphisme, il sera bientôt proposé à la vente. Le short vient de H&M, j’ai acheté les Converses en cuir sur le boncoin.

Je porte une robe en lin blanc, j’aime beaucoup sa légèreté pour l’été, je l’ai acheté dans une friperie il y a une dizaine d’années. Je l’accompagne d’un T shirt en dentelle noire, acheté dans une friperie « goth » au Klub avec des chaussures ouvertes New Look.

Vous pouvez retrouver mes tenues sur lookbook.nu.

Est-ce bien raisonnable de porter du fluo ?

Je ne porte pas de fluo.

Je ne trouve ça ni beau ni laid mais je constate qu’il est à la mode, et comme toutes les modes, il y en a dont je me satisfais et d’autres que je laisse pour d’autres.

J’ai parfois lu des réactions contre cette mode, sur ton sérieux comme s’il s’agissait de lutter contre l’augmentation du prix des loyers. Apparemment cela apparaît un sujet moins important.

Je lis cet article du Monde.
http://www.lemonde.fr/style/article/2012/09/07/est-ce-bien-raisonnable-de-porter-du-fluo_1756346_1575563.html

J’ai déjà eu l’occasion de parler de la liberté que j’aimais accorder aux styles vestimentaires de chacun, que ceux-ci suivent une règle érigée par telle figure autoritaire ou qu’il se compose d’affects personnels.

Il existe probablement des limites et des lois (comme celle interdisant aux femmes le port du pantalon), mais globalement je parle de choses qui sont réellement innocentes.

J’écris ceci contre l’uniformisation des idées, des formes et des styles. En faveur de la possibilité de se vêtir comme on le désire du moment qu’on ne fait de mal à personne. Et je vous entends déjà vous plaindre de la douleur de vos yeux devant l’habit de votre voisin de métro alors que la plupart ici n’hésitent pas à perdre le reste de ses facultés sensible dans le spectacle d’images les plus stériles, vulgaires que nous proposent l’Internet.

Bien sur moi aussi je me sens hostile à certains styles, ceux notamment qui accompagnent une attitude bruyante d’appel à la reconnaissance. (Bien qu’un style n’impose pas nécessairement une attitude précise). Donc je me sens plus importunée par une personne parlant fort publiquement dans son téléphone (ou non) que par une personne qui porte des baskets jaunes fluo, tout simplement parce que je peux détourner les yeux ou les fermer alors que je n’ai pas de paupières aux oreilles.

Je note dans l’article, ce léger ton de mépris « bourgeois-friendly » face à une « caste » de travailleurs représentant pour certains le symbole de l’échec social auquel il faut à tout prix se détacher, mais qui du coup ouvre la possibilité de moqueries par comparaison à ce qui semble le moins glorieux. Bien évidemment je trouve ça détestable de se moquer sincèrement des pauvres, des clochards ou des agents de le DDE.

Selon l’article, si on ne porte pas de vêtements conformes à la « normalité » formelle et chromatique, qui s’ennuie à répéter année après année les mêmes vêtements de grande diffusion informe (car de taille basique pour des corps et des besoins tous différents) ce n’est seulement que pour « matérialiser ce besoin de visibilité et garantir […] de n’être jamais considéré comme un individu transparent ». En gros c’est tout noir ou tout blanc, ou fluo devrais je dire. L’individu porteur de vêtement ne peut raisonner seulement suivant l’imagination de l’auteur « journaliste », qui s’est à peine intéressé au sujet des styles et des formes, mais qui, dans la moquerie consensuelle de la « mode », la « nouveauté » ou d’une certaine « différence », s’assure une quantité d’approbateurs-suiveurs et de « like » (pour reprendre l’article).

Qu’on ne pense pas que je critique la grande diffusion « informe » à « bas prix », encourageant la logique de pays ateliers exploités, au profit de marques moins abordables. J’encourage toujours et encore l’artisanat, le local, la qualité plutôt que la quantité, le DIY, la possibilité de se remettre devant des machines à coudre et des aiguilles (et pas seulement pour les femmes), le « recyclage » via les réseaux de secondes mains, il existe mille et une manière de se vêtir.

Pour ma part, portant plus majoritairement du noir je me fais souvent jugée de personne qui souhaite être remarquée. Les personnes qui refusent de se vêtir seulement selon les codes « mass-industriels » du textile sont souvent ramenées à l’ordre par des gardiens de la morosité si on a le malheur de croiser leur route ou leur ligne de métro. Pour beaucoup la seule raison de s’habiller, dans leur langage, « différemment », est de se faire regarder. C’est bien projeter ses fantasmes personnels que de réduire les intentions d’un individu à sa propre logique. Pour répondre à ceux qui sont persuadé de cela, il existe des milliards de raisons de choisir tel ou tel vêtement, la première étant souvent celle du plaisir personnel et je le dis encore innocent. Me concernant, penser que j’ai tel style pour me faire remarquer est aussi stupide que l’idée qu’une femme porte une jupe dans le but de tenter les hommes à la violer. Personnellement je déteste être regardée, dévisagée et jadis dans notre civilisation cultivée, cela était impoli de le faire, car il est impoli de risquer mettre mal à l’aise son voisin qui n’a rien demandé. Si je veux me rendre chez des amis, je suis parfois obligée de prendre le métro, et non je ne choisis pas ma tenue pour les personnes de la rue, pour les divertir, les choquer, l’envie de me prendre des réflexions, aussi méprisant cela peut il paraître, mais il en va de même pour la majorité des gens. Et j’aimerai vraiment que les mentalités sur ce sujet changent c’est pourquoi j’aimerai faire remarquer que cet article et cette mentalité, peut à un certain niveau encourager sinon approuver le fait de se faire embêter dans la rue plus ou moins agressivement. Nul n’est censé ignorer ce savoir vivre.

Non critiquer le fluo, ne valorisera pas le noir, critiquer les blondes ne valorisera pas les brunes, critiquer le hip hop ne valorisera pas le rock. Dans ces dualités le perdant sera toujours l’individu, le non-conforme.

Ce qui me dérange au fond est de lire ce genre d’analyse sous le nom de journaux renommé, prouvant une fois de plus que la médiocrité arrive plus souvent à percer que la sensibilité discrète et pertinente malheureusement moins prise au sérieux. Ce genre d’article est à peu près du niveau de Vice.

C’est sur qu’avec de tels sujets « mode », le lecteur moyen peut la trouver superficielle et l’affubler de tous ces arguments dévalorisants trahissant un manque de culture certain sur le sujet.

image : Vogue Italia Mai 2008 photo Miles Aldridge