Exposition 2016 à la galerie du Bailli (photos)

Exposition 2016 à la galerie du Bailli (photos)
Voici un compte rendu en images de l’exposition à la galerie du Bailli à laquelle j’ai participé dernièrement et qui s’est terminée le 10 janvier 2016.
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J’ai présenté deux dessins à l’encre de Chine et lavis, un estampe de gravure sur zinc et une estampe de linogravure.
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L’exposition avait pour fil conducteur le noir et blanc, il y avait des dessins, des gravures, de la sculpture, des photographies, de la céramique et du fiber art (ou art textile).
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C’était d’ailleurs l’occasion de présenter notre atelier Fiber Art Epinal avec Sophie qui nous a fait un discours. Cet atelier est actuellement déjà commencé et mis en place et je suis excitée par la direction qu’il prend, m’encourageant moi même à créer d’avantage avec ce media textile que j’aime tant.
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Extrait de la présentation de l’atelier Fiber Art Epinal lors du vernissage de l’académie d’arts plastiques d’Epinal à la maison du Bailli le 30 décembre 2015 par Sophie.
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exposition Holy Mane Bailli
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Moi qui fait la pose dans la galerie vide.
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Les photos sans logo sont celles de Skapal.

Exposition 2016 à la galerie du Bailli

Exposition 2016 à la galerie du Bailli
Mercredi 30 décembre commence l’exposition de l’académie d’arts plastiques d’Epinal dans la belle galerie du Bailli, située dans le centre de la vieille ville.
Les oeuvres présentées auront la même consigne, celle d’être en noir et blanc.
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gravure linogravure
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Pour cela j’ai fait de nouveaux tirages de ma gravure Daphné en noir et blanc et je présenterai surtout ma dernière linogravure « Sous la pluie », qui m’a pris énormément de temps (plus de 40h de dessins et de gravure et d’avantage pour le tirage) et que j’avais commencé l’année dernière (c’est une discipline de patience). Je voulais lui donner une note gothic lolita.
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linogravure holy mane gothic lolita
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gravure Daphne holy Mane
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Je présenterai également deux illustrations réalisées à l‘encre de Chine et à la plume déjà exposées et : Chrisanthèmes Jourdan (dont j’ai décliné une version couleur disponible en carte postale) et Marisa and birds que j’ai dessiné cette année (qui a elle aussi une version couleur en cartes postales).
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illustration Holy Mane encre de chine
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Si vous êtes dans la région, je vous invite à venir au vernissage ce mercredi à 18h30. Ce sera l’occasion pour annoncer officiellement l’ouverture d’un nouvel atelier de Fiber Art (art textile) que je co-animerai dès la rentrée. Si cela vous intéresse, vous pouvez « aimer » et partager la page facebook ou consulter la galerie pinterest.
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Holy Mane illustration
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Je suis très heureuse de partager ma passion pour les arts textiles. C’est une discipline que j’ai toujours aimé et je cherche régulièrement à rechercher et améliorer
mes techniques de broderie, tissage, crochet, etc… Le blogue sur les travaux d’aiguille et de textile que j’avais ouvert a de nombreuses notes que j’aimerai ajouter mais je trouve moins le temps de le faire et je ne partage pas mes recherches sur mon site mais mon appartement est envahi de projets finis, en cours et de laines.
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fiber art epinal
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L’exposition a lieue jusqu’au 9 janvier, n’hésitez pas à venir me poser des questions sur ce nouvel atelier ou sur autres choses, je serai de permanence le mardi 5 après midi.
Une belle manière de finir et de commencer l’année pour moi, je vous souhaite à vous également de très bonnes fêtes !

Mon travail de fiber art dans une exposition en Italie

Mon travail de fiber art dans une exposition en Italie

 

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En début d’année, je m’étais rendue en Italie du nord, à Turin et Chieri pour visiter la région et ses musées (et manger des glaces et plein d’autres bonnes choses). J’avais notamment vu l’exposition Tamara de Lempicka, le palazzo Madama ou encore le musée de l’automobile (Fiat est née à Turin).

 

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C’est ainsi que récemment j’ai exposé un travail textile dans une exposition collective de Fiber Art qui avait lieue du 31 octobre au 15 novembre 2015. J’étais très contente de montrer mon travail à l’international et de renouer avec les liens textiles qui me sont chers et d’avoir une excuse pour passer mes heures à de la broderie. Tout l’été j’ai réfléchi et préparé cette grande toile.

 

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J’ai voulu donner vie à mes recherches du moment qui étaient centrées autour du thème de Cybele. C’est pourquoi je voulais inclure une silhouette à cornes représentant d’anciennes divinités païennes, le symbole du cube noir brillant que l’on retrouve en alchimie, que j’ai déjà repris et des caractères lydiens, qui ressemblent à des runes mais sont beaucoup plus anciens.

 

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L’association or et noir est quelque chose de très présent dans mon travail et je voulais l’utiliser, comme pour souligner le caractère sacré de cette pièce.

Plastiquement j’aime le textile, les étendards, la laine, le fil, le doré. Je voulais aussi des matières organiques, c’est pourquoi je suis allée chercher du bois tombé près de chez moi.

 

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J’ai monté une vidéo de cette balade car j’aime beaucoup cette nature dans laquelle je vis.

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Vers le bois et l’eau – version uncut from Holy Mane

 

C’était comme puiser de l’énergie habitée par les esprits de la forêt et en faire une Oeuvre d’art. J’ai enlevé l’écorce au couteau pour peu à peu toucher l’aubier, j’ai ensuite poncé les branches petit à petit et enfin attendu que le bois sèche bien pour le peindre en doré. C’était un processus long et magique de transformation.

 

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J’ai également tissé les liens permettant d’accrocher les branches de bois. D’abord j’ai tissé aux cartons une bande noire et dorée mais je n’étais pas satisfaite, j’ai recommencé en faisant un tressage qui s’avérait beaucoup mieux. Le tissage est également un processus très long.

 

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Après avoir peint une silhouette à l’acrylique sur le tissu noir, j’ai brodé quelques symboles en fils et d’autres parties en perles et paillettes. J’ai voulu jouer entre le brut et le raffiné en laissant tantôt le fil lâche tantôt en brodant minutieusement des détails subtils en fil doré ou en perles noires. Les fils forment ainsi un rythme, ils sont disposés horizontalement et verticalement comme une portée de musique dans une trame. Ce travail reprend l’idée de la transformation alchimique, ainsi que le lien entre la terre, voire ce qui est sous terre et le ciel ou le divin.

 

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Vernissage du 31 octobre 2015 en Italie.

 

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Moi devant les portes de l’enfer à Turin.

 

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Exposition à Nancy pour le Modern Doll Fest

Exposition à Nancy pour le Modern Doll Fest
Comme annoncé plus tôt j’ai participé au Modern Doll Fest, l’événement Lolita de l’Est de la France qui a eu lieu le mois dernier près de Nancy.
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On pouvait voir une exposition de mes peintures, aquarelles et autres illustrations entourée d’autres artistes internationaux et pluridisciplinaires.
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J’exposais en exclusivité mon aquarelle « lapins » en m’appropriant un plus grand format sur papier d’Arches.
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Je présentais également un stand de mes créations textiles : bijoux et accessoires en pièces uniques (certains sont disponibles sur ma boutique en ligne) ainsi que des produits dérivés (badges, miroirs, cartes postales, T shirt,…) (disponible sur ce site).
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Cet événement fut la première convention lolita de l’Est, il se déroulait dans un endroit magnifique, un grand domaine bordé de verdure et de calme sur 9 hectares et d’anciens bâtiments rénovés comprenant un grand diocèse. Il faisait très beau et très chaud (cela me manque déjà). Je partagerais des photos du Domaine de l’Asnée dans une autre note prochainement.
Cette convention comprenait une exposition, des stands, des boutiques de toute sorte de produits (beauté, vêtements, accessoires, manga, poupées, il y avait même du thé,…), un défilé qui fut le grand moment de la journée et des conférences. Bien sur tout cela avait pour mission de partager ou faire découvrir la culture « lolita » et ses racines japonaises. J’ai déjà pu exprimer combien la culture japonaise et la culture gothic lolita était et reste une influence majeure dans mon travail. J’ai tenté de trouvé mon propre style et de ne pas rendre cette influence trop évidente, mais les connaisseurs le verront dans mon travail.
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J’ai également pu participer au défilé et porter une robe que je trouvais très belle. Ma coiffure et mon maquillage était assez sobres et nudes mais j’ai adoré re-défiler. Il faudra juste que je travaille mes poses si la situation se reproduit.
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Je porte une robe de la marque Akane & Alois
https://akane-alois.world.taobao.com/
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Je garde un bon souvenir de ce séjour à Nancy (même si j’avais peu dormi au final). C’est toujours inspirant et requinquant d’être au milieu de cette effervescence, au point que j’ai voulu reprendre la couture et réussit à finir une robe. Je partagerais des photos bientôt, certaines sont déjà visibles sur ma page Facebook.
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L’événement a largement été relayé par la presse et la télévision, les retours sont positifs, on peut déjà être sur que le rendez vous recommencera l’année prochaine.
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Exposition – Obey – Shepard Fairey

Exposition – Obey – Shepard Fairey

En ce moment, à Epinal dans les Vosges, est présentée une exposition de 250 oeuvres de l’artiste mondialement connu Shepard Fairey dit, Obey.

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Mon premier souvenir de son travail remonte à la ligne 2 aérienne du métro entre Barbès et Stalingrad. De là on avait une vue idéale sur ses collages recouvrant les vieux murs d’immeubles parisiens. Il s’agissait de collage en noir et blanc du visage du catcheur qu’il a photocopié comme une signature.

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A cette époque, je ne détestais pas le street art, je partageais l’idée de réappropriation du mobilier urbain, qui donnait l’impression d’oppression sur l’individu : marcher sur les lignes, dans les clous, ne pas être en marge, etc… Tout ce que la société contemporaine de consommation oblige à faire, être, penser,… J’aimais le détournement des objets et des concepts, l’esprit Dada, voire situationniste ou punk. J’aimais les actions de Zeus, les mosaïques Space Invaders, … Les contraintes sociales nourrissaient ce besoin artistique.
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Puis c’est devenu à mes yeux de plus en plus mou, bourgeois, niais et laid. N’importe qui voulant afficher ses petits dessins insignifiants sur un mur avec beaucoup plus de caractères agissait comme un chien qui pisse pour marquer son territoire, avec parfois un message soit disant poétique d’un vide affligeant. Le concept de réappropriation de l’environnement urbain par ses utilisateurs (public) est devenu une réappropriation bourgeoise (privé et illégal = vol) de biens personnels à posséder dans une culture de la sur consommation toujours de plus en plus assumée.
Je comprends le street art dans les ZAC, mais pas sur le patrimoine, ceux que certains ne savent différencier et qui révèle de leur (non) sensibilité.
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J’ai suivi l’évolution du travail de Shepard Fairey naturellement en considérant son travail graphique, très inspiré du pop art mais surtout des mouvements de propagande du XXème siècle. Graphiquement le futurisme, le constructivisme russe, les régimes communistes et fascistes ont un fort impact visuel. Là encore, on retrouve Dada, des artistes si peu considérés pour leur « monochrome », mais dont l’influence est incontestable comme Malevitch, l’enseignement du Bauhaus, etc…
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Bien que toutes ces théories et ces pratiques de ces maîtres de l’art moderne qui ont formé le monde publicitaire du capitalisme d’aujourd’hui aient profité à l’effeuillage des fioritures typographiques que j’aime tant, jusqu’à la récente amputation d’empattement du logo Google, leurs influences sont incroyables et incontestables.
On peut aimer les fioritures et les détails et reconnaître l’influence et le génie de la modernité.
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Ce que j’aime dans le travail contemporain de Shepard fairey est la composition de ces « affiches », le choix d’une palette graphique réduite mais efficace, le talent d’avoir créé sa signature par le copié-collé. J’ai ensuite écouté les interviews présentés dans cette exposition et j’ai été beaucoup moins séduite par le propos que je trouvais assez basique, adolescent (dans le confort des jupons de sa mère). Son rapport à l’argent est assez peu assumé, voire hypocrite, alors que personne n’est dupe, il doit bien gagner sa vie en tant que « rebelle » utile. Que reste-t-il de « rebelle » de l’action de soutenir ainsi Obama et les meilleurs stratégies publicitaires ?
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J’ai ensuite aimer son utilisation de plus en plus présente de différentes trames, de all-over (qui titille ma création d’impression textile), de travail de textures (à la mode au début des années 2000, puis revenu aujourd’hui avec les « filtres » et autres gadgets technologiques donnant l’impression « d’authenticité » (c’est à la mode également les tuto sur « comment être authentique »… belle époque). J’aime beaucoup les brillances de noirs, surtout lorsqu’il s’agit de paillette et l’utilisation du doré brillant, sur du noir mat, les superpositions de certains travaux qui rappelles ceux des nouveaux réalistes des années 60, qu’on ne peut apprécier véritablement plus en vrai (en exposition par exemple) que reproduite sur papier ou sur un écran.
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Cette exposition vaut vraiment le coup d’oeil, pour les passionnés comme pour les curieux, c’est une chance qu’Epinal reçoive ce grand nom de l’art contemporain et du graphisme.
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Shepard Fairey, dit Obey à Epinal du 5 septembre au 17 octobre 2015 à la Lune en parachute, 46b rue de Saint Michel.

 

 

 

 

Exposition au Musée d’Art Ancien et Contemporain

Exposition au Musée d’Art Ancien et Contemporain

Je participe actuellement à une exposition au Musée d’Art Ancien et Contemporain de la ville d’Epinal.

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La peinture que j’ai réalisé.
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Cette exposition intitulée « Liberté d’expressionS » prend pour sujet la restauration d’un tableau « mystère » et sa remise en place dans les salles du musée. Il fallait imaginer ce tableau grâce à la plume de deux auteurs et poètes (Jeanne Cressanges et Richard Rognet) décrivant la peinture. Le thème que je me suis imaginée romantique situé vers la Renaissance, m’a tout de suite plu.
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L’entrée du musée et son public venu assister au vernissage et à la découverte de l’oeuvre mystère.
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Le tableau enfin restauré
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Détail de ma peinture à la gouache sur papier d’Arches.
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Buffet
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Grâce à cette exposition, le public pourra découvrir mon interprétation, ainsi que celles d’une trentaine d’autres personnes, utilisant le dessin, la peinture, le collage, la photographie ou encore la vidéo au sein d’un musée départemental prestigieux jusqu’à lundi prochain.
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Dessin préparatoire
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Exposition 19 – 21 juin et gravure Daphne

Exposition 19 – 21 juin et gravure Daphne

Dans une semaine je présente au sein d’une exposition collective quelques travaux réalisés récemment.

Je pensais être en retard mais j’ai tout juste terminé ma dernière peinture à l’huile dont je suis assez fière.
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Aperçu de la peinture :
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J’ai également pu faire des tirages satisfaisant de ma dernière gravure à la pointe sèche sur plaque de zinc. Cela n’était pas du tout gagné, à peine un tirage sur dix est satisfaisant, ce qui fait que j’ai peu d’exemplaire « final », un tirage très limité en somme. Je dois encore revenir sur quelques détails et surtout penser à l’encadrement, ce qui est toujours une étape un peu fastidieuse pour moi. J’ai pris le thème des Imaginales de cette année, c’est à dire Mutation(s), et j’ai représenté Daphné se transformant en laurier (le thème végétal féminin collant bien à mon univers). Ma peinture à l’huile suit aussi ce thème, je développerai plus bientôt.
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Gravure :
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Daphnee
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Ma gravure est à la pointe sèche, j’ai toutefois essayé le burin, mais ce n’était pas très concluant.
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Ca se passe à Epinal, dans le quartier de la Magdeleine à la maison des associations, une ancienne caserne militaire réhabilitée (en partie)  par la mairie. J’aime toujours les anciens bâtiments, ceux qui ont une histoire, une vraie architecture par rapport aux constructions récentes. Je suis pour la rénovation et non la destruction du patrimoine.
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Ou ?
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Quand ?
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Vernissage le vendredi 19 juin 2015 à 18h
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Et toujours, mon exposition à l’hôtel Kyriad, qui est prolongée !

exposition Holy Mane à l’hôtel Kyriad – 2ème partie

exposition Holy Mane à l’hôtel Kyriad – 2ème partie
Déjà une semaine que notre exposition est présentée à l’hôtel Kyriad d’Epinal dans le cadre du festival « Les Imaginales ».

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Nous avons de très bons retours, notamment grâce à un bel article dans la presse régionale Vosges Matin paru mardi 26 mai.Je suis très contente de cet article, le journaliste a su comprendre et retranscrire nos influences et axes de travail.

 

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Je vous ai déjà présenté le contenu de ce que j’ai placé pour la vitrine dans la première partie. La suite se situe dans le hall de l’hôtel.

 

 

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On y voit mes récentes peintures à l’huile, mises en valeur par de beaux cadres noires. Nous avons la chance d’avoir près de chez nous un encadreur passionné par son travail, qui comprend nos exigences de qualité. La plupart des gens pensent que les « artistes » sont des gens légers et bizarres, voire cool et « à l’arrache », mais si l’on observe mon travail de plus près on pourrait tout de suite comprendre ma part de perfectionnisme, de rigueur et de volonté de précision. J’aime travailler avec des personnes précises et sérieuses et ce n’est pas toujours facile de trouver des personnalités qui possèdent ces qualités.
J’ai présenté des aquarelles (deux étaient exposées au Carabas) et un dessin à l’encre de Chine (présenté au Saloon Romain).

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J’aime de plus ne plus la peinture à l’huile même si cela nécessite beaucoup de travail, de remises en questions techniques et parfois de découragement face à un résultat qui n’est pas là, mais la possibilité de revenir sur les couches de peintures assure un moyen de progresser. J’aime également travailler sur la couleur, c’est quelque chose dont j’ai peu parlé mais je suis très sensible aux couleurs, elles me donnent des émotions fortes, notamment les nuances de roses dans le ciel, que j’ai essayé de recréer dans un paysage de montagne. Le rose est probablement ma couleur préférée (au cas où vous ne l’aviez pas encore remarqué), même si je ne la porte jamais en vêtement (je trouve que mon teint s’associe mieux avec des couleurs froides…).

 

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J’ai enfin pu exposer au public ma peinture acrylique « Lux Me », une peinture réalisée en 2006, s’inspirant de la déesse indienne Laksmi.

 

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J’ai également présenté des aquarelles, dont cette récente dont je parle dans une précédente note.

 

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Petite peinture à l’huile « concentration ».

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Photographies de Laurent Braun :

Comme pendant l’exposition à la galerie du Bailli, je suis heureuse de pouvoir mettre en correspondance mon travail avec celui de Laurent Braun.

 

 

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Ceux qui s’intéressent plus profondément à mes illustrations et peintures peuvent comprendre comment nos travaux se nourrissent réciproquement, pour moi c’est un immense plaisir d’avoir rencontré quelqu’un qui comprenne et aime aller au delà de mon dessin et en plus sa personnalité, sa sensibilité et sa culture incroyable font de lui une source d’inspiration inépuisable.

 

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Autoportrait.

 

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Salle de restauration :

 

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Ses photos sont composées d’un auto portrait et de portraits plus fantomatiques en noir et blanc. Et pour couronner le tout, je sers de modèle à ses photographies.

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Dans la salle de restauration, on finit par deux illustrations que j’ai déjà présentées, dont les couleurs ont été réalisé numériquement (dead bird et petite chèvre). J’aime montrer que je travaille autant dans des techniques dites traditionnelles (l’aquarelle, la peinture à l’huile, l’encre de Chine à la plume d’oiseau,…), que numérique.

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Le festival des Imaginales a commencé hier, j’ai pu me rendre à l’ouverture de quelques manifestations, j’espère pouvoir profiter encore aujourd’hui et tout le week end, même si je travaille sur un dessin dont la dead line est pour la fin du week end. Autant dire que je suis excitée positivement par toute cette effervescence culturelle et « fantastique ».

 

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PS : WordPress que j’aime beaucoup me fait des problèmes de mises en page au niveau des sauts de ligne depuis quelques temps, c’est assez agaçant surtout que rien ne semble vouloir réparer ce bug.

Exposition Holy Mane à l’hôtel Kyriad – Vitrine

Exposition Holy Mane à l’hôtel Kyriad – Vitrine

Comme je vous l’ai déjà un peu parlé, j’ai la chance de participer aux expositions des lieux partenaires du Festival de littérature des mondes fantastiques Les Imaginales d’Epinal.

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C’est donc avec un grand plaisir que j’ai pu sélectionner quelques travaux à présenter dans l’hôtel Kyriad trois étoiles face à la gare SNCF.

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Je vous présente dans une première partie mes travaux sur les signes du zodiaque. J’ai utilisé les grandes vitres de la salle de restauration pour en faire des vitrines et ai décidé de produire des grands formats d’un travail réalisé il y a presque un an.

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J’avais déjà exposé un format 60x40cm du cadran explicatif des signes d’astrologie au Carabas l’an dernier. J’ai pu ajouter deux des douze signes, c’est à dire le Cancer et le Gémeaux.

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Mon projet est de faire une futur exposition avec les douze signes en grand format (mais aussi en format carte postale pour les intéressés).  Mais pour cette exposition, j’ai voulu présenter un échantillon de mon travail comprenant mes dernières aquarelles et peintures à huile (voir prochainement la deuxième partie).

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Avant l’accrochage :

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Quelques signes du zodiaque :

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Voici un motif textile réalisé à partir des personnages et des symboles du zodiaque, je n’ai pas encore pris le temps d’en coudre quelque chose, mais c’est dans mes projets, pourquoi pas une tenue lolita en référence avec la coupe XIXème des paysannes des Vosges ?

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Avec mes autres motifs textiles disponible sur Spoonflower :

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Exposition à la Maison du Bailli

Exposition à la Maison du Bailli

Le 27 décembre a démarrée une exposition collective à la Maison du Bailli d’Epinal, à laquelle Laurent Braun et Holy Mane ont participé.

 

 

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Au centre de la vieille ville de la Cité des Images, dans l’une des plus belle maison construite au début du XVIIème siècle, devenue un lieu d’exposition, on pouvait voir deux photographies de Laurent Braun et trois gravures de Holy Mane.

 

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L’utilisation de presses anciennes permettent d’expérimenter la technique de la gravure. Les recherches de Holy Mane s’orientent autant au travers de techniques traditionnelles qu’à l’aide de matériaux plus expérimentaux comme le recyclage de matériaux d’emballage, le plastique etc,…

Cette exposition est visible jusqu’au début de l’année 2015.

 

 

gravure1

 

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cavaliere

 

 

 

 

 

 

exposition de dessins « Natures délicates »

J’expose une quinzaine de mes dessins réalisés à l’encre, à l’aquarelle et colorés numériquement du 18 septembre au 18 octobre 2014. Cela se déroulera au bar de l’Hôtel Le Carabas, au bord de la Moselle, dans le centre ville d’Epinal, la cité des Images, situé au coeur des Vosges. L’inauguration aura lieu le jeudi 18 septembre à partir de 18h.
Vous pourrez voir et acheter les originaux de mes derniers ou plus anciens dessins. Vous pourrez également vous procurez des impressions de mes travaux, du grand format au format cartes postales, déjà disponibles sur la boutique du Cercle Holy Noire.

flyer exposition Holy Mane

flyer exposition Holy Mane « Natures délicates ».

Idéologie Contre l’ ancien monde

Idéologie Contre l’ ancien monde

A propos de la peinture et de l’art (de nos) contemporain(s)

Idéologie Contre l’ ancien monde

Depuis plusieurs années, je lis des propositions d’une idéologie qui s’installe à gauche. Elle ressemble à celle de DAESH avec un voile de bienveillance, mais proposant tout de même des moyens d’actions comme le sabotage de projets de personnes qu’elle considère et dénonce être ses ennemis : les artistes, auteurs, plasticiens. Surtout ceux qui ont l’outrecuidance de représenter des femmes (avec des morceaux de peau dessus) en image, (ce qui est mon cas. Le fait d’être moi-même une femme « racisée » pauvre, issue de milieu précaire et populaire de parent immigré, vivant en milieu rural ne change rien, ce qui prouve l’hypocrisie de cette mascarade).

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Ingres
https://www.lepoint.fr/monde/un-prof-renvoye-pour-avoir-montre-des-tableaux-d-ingres-et-de-modigliani-08-01-2018-2184897_24.php


J’ai de plus en plus souvent des liens suggérés sur les réseaux sociaux de révisionnisme historique. Le XIXème siècle est particulièrement bien ciblé. Tous
ses grands auteurs, ses grands peintres sont dressés comme les plus grands oppresseurs du monde. Je ne dis pas qu’ils étaient tous des saints, mais que leurs œuvres constituent un héritage que nous devons connaître à défaut d’aimer. Qui de Victor Hugo est un misogyne imposant à sa maîtresse qu’elle ne voit d’autres hommes que lui, qui de Delacroix peignant des femmes marocaines ou algériennes, en les objectivant fatalement de son male gaze, tout cela expliqué par des stars populaires du football offrant la visite aux jeunes défavorisés des quartiers au musée Delacroix. Les exemples sont nombreux et j’essaie de les oublier pour ma santé mentale. Lors de l’incendie de Notre Dame, quel enthousiasme devant la chute du clocher d’Eugène Viollet le Duc, probablement un violeur car c’est écrit dans son nom. Généralement les arguments sont de ce type, voire plus loufoque. Comment exploiter l’oeuvre (mentalité des plus bourgeoise) de Lovecraft alors qu’ »il était raciste ». (Je mets des guillemets pour dire que je ne veux pas rentrer dans ce débat là, mais dans celui de sa réappropriation alambiquée en même temps que sa condamnation). Un article très consulté nous donne l’argument suivant pour démontrer le racisme de Lovecraft. « Il avait peur de la mer, or c’est de la mer que vient les migrants ». « Il a écrit une nouvelle intitulée « la couleur tombée du ciel », la couleur, tout est dit ». Plus les arguments sont faibles et simplistes, à l’instar des sites conspirationnistes (nous apprenant que le monde est dominé en cachette par une race d’homme-reptiles) plus ils reçoivent d’enthousiasme auprès d’un public identitaire (se cherchant une identité sociale) réduit à approuver et répéter les codes imposés pour avoir l’espoir de faire parti d’un groupe, d’une culture, d’une identité.

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Femmes d’Alger, Delacroix

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Féminisme, écologie, critique du capitalisme et récupération politique

Me sentant moi même féministe, car  je refuse qu’on réduise, prive de droits une personne en fonction de son genre, que je suis pour l’épanouissement physique, intellectuel, professionnel, social d’un individu, pour sa libération envers ses devoirs (et sa place physique) domestiques, conjugaux, familiaux,… que je défends son droit de porter des jupes, d’avoir des relations sexuelles entre adultes consentants, que je suis contre les abus, les harcèlements, les agressions, je lis des critiques féministes. Je ne suis pas d’accord avec toutes, car il existe plusieurs tendances au sein des milieux, créant parfois désaccords, parfois haine ou violence. Ce milieu est de plus en plus phagocyté par une mouvance anti-blanche (contre les femmes blanches), notamment via des médias originaires du Qatar comme Al Jazeera et son habillage cool sur les réseaux sociaux AJ+ expliquant en quoi les suffragettes demandant le droit de vote au début du XXème siècle ne sont que des racistes qu’il faut dénoncer. Cette vidéo a beaucoup circulé, vous l’avez peut être vu. La stratégie est souvent la même : défendre le droit des opprimés, pour rallier ceux (comme moi) qui pensent cette lutte légitime, puis accuser sa cible. La cible étant la civilisation occidentale, la femme blanche, l’homme blanc, les hétérosexuels. Bien évidemment, prendre la défense des homo n’est qu’une manœuvre politique, car on sait bien combien de nombreuses personnes des pays arabes condamnant de prison ou de mort les homosexuels, aiment les balancer le haut des immeubles. Quant à la liberté des femmes ou le sort des travailleurs étrangers, je vous laisse vous renseigner.

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Courbet (mort pendant la Commune lorsque les bourgeois républicains ont tiré sur le peuple)

Je suis aussi très concernée en matière d’écologie (pas l’écologie capitaliste greenwashing) et j’ai pu voir là aussi, un discours contre l’homme blanc occidental, sa civilisation et sa culture. L’argument paraît simpliste : ce sont des hommes blancs qui polluent le plus, donc tous les hommes blancs polluent par nature. Faire des généralités négatives sur une race est interdite et punit par la loi, mais là on peut en faire, car magie, le racisme anti blanc n’existe pas. Pourtant la haine des blancs existe, sauf qu’on nous apprend qu’elle est légitime, nécessaire. Mais là, ce n’est pas non plus un appel à la haine.
J’ai grandi en France et j’ai pu recevoir une éducation grâce au système public des écoles, j’ai pu découvrir des livres en allant gratuitement dans des bibliothèques, j’ai pu être soigné parce qu’il existe un système de santé protégeant ses citoyens. Mes parents ont perçu des allocations sociales en faisant des enfants et aujourd’hui ils ont droit à une retraite, après avoir pu percevoir de l’argent quand ils étaient au chômage ou reçu un salaire juste avec des
congés payés, des droits sociaux et même des tickets restau. J’ai pu aller gratuitement dans des musées, aller à des concerts ou des cinéma plein air grâce à toutes ces choses que je trouve essentielles. Et contrairement à ce que les capitalistes tentent de nous faire croire, ceci n’est pas le progrès technologique. Tout ceci sont issus de luttes sociales, anti-capitalistes. Ce sont des choses précieuses et menacées par les capitalistes, c’est à dire les patrons (MEDEF, lobby, think tank…), le gouvernement et les médias à qui ils appartiennent. C’est notre héritage le plus précieux et nos droits sociaux les plus menacés. Et ils sont aussi menacés par ces personnes qui parasitent les milieux de gauche, souhaitant la destruction de notre système social, mais pas de notre système capitaliste. Les gens privilégiés de gauche soutiennent largement les destructions des biens publics dans les « quartiers », incendie de bibliothèque, théâtre, gymnase, école,… Après je suis consciente que la gestion de ces lieux est souvent confiée à des « amis » privilégiés des élus, que ceux-ci seront directeurs de telle institutions puis d’une autre etc, prenant l’argent et distribuant les offres de projets à leurs amis, famille, portefeuille de privilégiés, et que cela est problématique. Mais ces personnes seront peu impactées par la destruction de ces lieux, au contraire des travailleurs, du public et du contribuable. Ce ne sont pas ces personnes, cette gestion, ce management qui est remis en cause (alors qu’il le faudrait), les casseurs veulent juste s’attaquer symboliquement à ces lieux publics partageant la culture, la connaissance et le savoir.

Parce que, on nous explique que la culture, la connaissance et le savoir sont offensants, racistes, homophobes, validistes, patriarcaux, néo-colonialistes, etc,…

Alors que toute cohabitation avec des dealers, agression physique ne sont pas offensants, on l’a cherché en portant une jupe trop courte, en marchant sur un trottoir trop étroit, à sortir trop tard, etc,…

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émeutes à Rennes en 2018

Professionnels de l’art politiquement correct

Je voudrais présenter l’analyse d’un article lu récemment, reprenant cette idéologie. On pourrait penser que ce sont des extrémistes isolés qui n ‘ont aucun poids, mais c’est tout à fait faux. Cet article a été partagé dans des groupes d’entraide aux artistes, réunissant professeurs, professionnels, représentants politiques, etc,… Ce genre d’idéologie révisionniste, visant à nier la culture, réécrire l’histoire pour expliquer en quoi elle est offensante et dominante et donc à condamner au bûcher et donc détruire la culture occidentale est présente et responsable de par exemple la loi Haine, (proposée par une femme tenant des propos racistes envers les asiatiques, parlant de « amendement des pédés » ou traitant de « putes » ses homologues féminines,…) visant à censurer tout contenu d’idées alternatives à celles imposées par le gouvernement et ses médias. Par exemple, les seules personnes qui résistent réellement contre la domination et l’oppression et qui condamnent la monté des prix et des taxes, la diminution des droits sociaux, l’exploitation du travail par la casse des droits des travailleurs, réunis sous la bannière des gilets jaunes, seront censurés, sans parler des lanceurs d’alerte, des écolos condamnant les pratiques écocides des entreprises, etc.
Ces personnes (gilets jaune,…) sont largement boudés par « les artistes », c’est à dire les personnes qui adhèrent à cette idéologie de destruction de la culture et de l’art, et qui se sont installés dans les lieux « dominants » de la culture et de l’art (prof, élus, responsable de musées, artistes,…) pour les détruire de l’intérieur. Lorsque de vrais artistes sincères et aimant l’art défendent ces causes sociales, les médias font de leur mieux pour les nier, car on ne donne la parole qu’aux « artistes » privilégiés, riches, politiquement correct, bourgeois. Les autres, c’est à dire la majorité des personnes devant déclarer et être taxé sur la vente de leurs œuvres (« artistes-auteurs plasticiens » administrativement et fiscalement) ne sont jamais entendus et sont toujours marginalisés. [Je parle de cette catégorie car c’est celle que je connais, mais bien évidemment il existe d’autres catégories dans le même cas].

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Geneviève Legay manifestante Gilets Jaunes

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violences policières juste après la photo précédente

Pour les artistes de gauche, elle fait partie des boomers et du monde d’avant. Peu de défense de la part des bourgeois et des artistes privilégiés.

Exemple concret avec un article :

https://www.contretemps.eu/rhetorique-art-contemporain-acceleration-conservatrice/

Donc cet article s’intitule « « Sauver l’art ». Les rhétoriques de l’art contemporain au service de l’accélération conservatrice »

> « En cette période trouble, j’aimerais m’interroger sur la formulation de ces nombreux appels ici et là à « sauver l’art » et/ou lui conférant une vertu salvatrice. En effet, au prisme d’une approche historique et matérialiste des conditions de production de l’art occidental, ces sollicitations m’apparaissent aussi choquantes que les appels au sauvetage des banques au lendemain de la crise des subprimes de 2008. »

Déja, il prétend combattre toute forme de domination, par exemple celle d’un artiste intervenant en milieu scolaire proposant la création d’une œuvre collaborative. L’auteur s’indigne que l’artiste (de sa propre expérience) soit payé et non les élèves, système affirmant ainsi la domination de l’artiste sur les élèves en milieu carcéral (le collège). Je rappelle que ce texte était partagé sur un groupe de soutien aux artistes, c’est à dire souvent sur la manière de se faire reconnaître en temps que travailleur méritant rémunération. Cette domination démontrée, cela ne l’empêche par de l’exprimer dans un style, qui chez moi s’appelle de la branlette intellectuelle, mêlée d’expression idéologique bien reconnaissable (on sent les études à papa de droits et les aspirations politiques). Aucune sensibilité, juste le rabâchage du package sans la moindre logique. Réduire un atelier créatif à « des rapports sociaux de classe, de race, de genre, de sexe » est tout bonnement ridicule. J’ai moi même proposé des ateliers à des élèves, je n’ai pas été raciste, misogyne, classiste (discrimination envers les classes populaires) mais apparemment, grâce à l’art et mon statut d’artiste, je l’étais.

> «il m’est arrivé récemment d’intervenir auprès d’élèves d’une classe ULIS1 dans le cadre d’ateliers organisés par une association. Cet organisme invite chaque année des artistes à produire des « œuvres collectives » avec les élèves. Dans le cadre de ce projet, seul·e·s les artistes sont rémunéré·e·s pour le travail effectué en vue de la production de ces œuvres dite « collectives », déniant aux élèves leur droit à revendiquer la valeur de leur travail. De ce rapport inégalitaire donnant lieu à du travail gratuit découle un rapport d’autorité au profit de l’artiste, une stature renforcée par les récits mystificateurs des institutions détentrices des moyens de production du projet (l’association et les financeurs publics et privés) à propos de l’art : une activité prétendument créatrice de lien social. «

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> « Très vite je faisais l’expérience d’un projet qui ne pouvait qu’aboutir à un processus civilisationniste d’occultation de l’hétérogénéité des sentiments et des sensibilités des élèves. Malgré des bons moments passés avec les élèves et mes tentatives de faire infuser des outils d’autogestion autour du budget alloué au projet, la puissance du cadre institutionnel nous condamnait tou·te·s à partager un temps contraint par le travail pour moi (nécessité de gagner ma vie) et par le régime disciplinaire du collège pour les élèves (les élèves n’avaient pas le choix de participer ou non à cet atelier) entretenant des rapports sociaux de classe, de race, de genre, de sexe déjà lourdement à l’œuvre dans la classe. »

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Delacroix, la liberté guidant le peuple

> « Le récit fictif sur les vertus émancipatrices de l’art formulé par l’association en réponse aux attentes de ses financeurs (État, entreprises privées), l’univers carcéral du collège, les attentes des élèves eux·elles-mêmes à propos de l’art inculquées par les artistes des ateliers précédents, ma propre appréhension du contexte ont finalement conduit à ce que chacun·e soit assigné·e à son rôle social dans la reproduction des rapports de domination : subventionneur publics et sponsors privés sur l’association, association employeuse sur l’artiste employé, le collège sur l’artiste employé, l’artiste sur les élèves, tout cela sur fond de validisme, sexisme, homophobie et racisme structurel. »

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> « Il me semble que la totalité des contextes institutionnels dans lesquels je suis intervenu dans le monde de l’art, souvent pour des raisons alimentaires, est gouvernée par de tels récits mystificateurs. Ces systèmes de croyances prédéterminent les agent·e·s de l’art à agir dans le déni des enchevêtrements qui se tissent entre les conditions de production de leur art, la classe, la race, le sexe et le genre, un déni omniprésent dans le cadre de pratiques artistiques formalistes valorisant la forme pour la forme. »

(à répéter en boucle)

Stratégie d’endoctrinement :

Même exercice de manipulation, au début on répète de larges lignes, pour créer l’adhésion. Le conservatisme est ainsi définit comme étant le capitalisme (alors que le capitalisme est plutôt le monde moderne techno-industriel progressiste), l’état pénal et policier, les démantèlements des droits sociaux (pratiqué par le capitalisme et non le conservatisme),…


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« Il me semble donc utile de se livrer à un exercice de démantèlement sémantique de ces discours en se posant la question de savoir ce qu’on désigne précisément lorsqu’on prononce le mot « art » en relation avec l’art contemporain à l’aune de l’accélération conservatrice en cours (sauvetage de l’économie capitaliste, intensification de l’état pénal et policier, démantèlement du droit du travail, etc.) «

Une fois qu’on est d’accord avec ces valeurs, on nous explique que l’art c’est le conservatisme : donc si on aime l’art, on aime la police etc,… (tout ce qui vient d’être dénoncé plus haut). Rappelez vous que si vous trouvez l’oeuvre de Delacroix « la liberté guidant le peuple » inspirante, vous participez à « l’économie capitaliste, intensification de l’état pénal et policier, démantèlement du droit du travail, etc. »

Ainsi vous pouvez zapper le début pour entrer dans le vif du sujet.

> « S’il est évidemment urgent de plaider pour une réponse de gauche à la crise dans le milieu de l’art en soutien aux travailleur·euse·s les plus précaires, mais surtout les plus exploité·e·s par les institutions (vacataires, gardien·ne·s de salle, agent·e·s de nettoyage, stagiaires, volontaires en service civique, travailleur·euse·s non ou peu rémunéré·e·s…), il me semble aussi primordial de ne pas le faire au nom de l’art. »

On adhère à telle lute, on nous propose une solution qui n’a rien à voir et qui défend notre idéologie. Ainsi on pourrait dire : « il est important de sauver les éco-systèmes de notre terre, subissant de toute part l’agression polluante, il semble ainsi primordial de relancer l’économie et d’ainsi injecter 4 milliards de vos impôts à l’industrie automobile ». Bon en fait, c’est un peu ce que nous disent les ministres, mais il faut comprendre la manipulation.

> « Derrière l’art se cachent toujours des systèmes d’oppression.«

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> « En un sens, la sociologie de l’art développée par Pierre Bourdieu opère à la manière d’un hommage à l’art occidental et à ses métamorphoses endogènes. En s’appuyant sur le cas d’Édouard Manet, le concept de révolution symbolique se limite à décrypter les bouleversements des ordres esthétiques internes au champ de l’art sans forcément proposer une réflexion critique à propos de l’art en tant que fait civilisationnel. Son approbation subjective de ce qu’il perçoit comme une peinture hérétique et subversive chez Édouard Manet, tend à consolider des croyances en la peinture, au format de l’exposition, ou en la figure de l’artiste propres aux sociétés européennes sans s’aventurer dans une mise en question plus globale à propos de la valeur de l’art dans la société coloniale, patriarcale, hétéronormée et capitaliste de l’époque. «

Traduction : Un mec (blanc hétéro) qui, depuis fait référence en art, a osé parlé d’une peinture sans critiquer la société colonialiste, patriarcale, hétéronormée et capitaliste de l’époque.

J’ai souvent lu également, en quoi les artistes étaient d’horribles personnes ( colonialistes, patriarcales, hétéronormées, sexistes, homophobes, validistes et capitalistes) dès lors qu’ils dessinaient, autre chose que des images dénonçant très très explicitement sans nuances ni ambiguïté le colonialisme, patriarcat, hétéronormisation, sexisme, grossophobie, homophobie, validisme et capitalisme). En gros, si tu ne te rends pas utile à la propagande, tu es un ennemi et on doit brûler ta création et toi même. Un peu comme ce que faisait Adolf Hitler avec l’art dégénéré et les artistes non conformes et musiciens dans les camps. C’est vrai quoi, un violoniste tzigane n’est pas meilleur, même s’il pratique et étudie le violon depuis 30 ans qu’un enfant de 10 ans venant pour la première fois de faire une « note » avec un violon, qui d’ailleurs est un instrument de musique oppressif de dominant. Le seul instrument autorisé étant le djembé (mais pas joué par des blancs car c’est de l’appropriation culturelle).

Ensuite l’article dénonce une personne (Heinich) en accord avec le type (Bourdieu) qui parle du mec qui a peint (Manet) une meuf à poil (Olympia) sans dénoncer la société colonialiste, patriarcale, hétéronormée et capitaliste de l’époque. Cette personne a écrit un article en 2016 contre le prosélytisme extrémiste et sexiste en pleine affaire du burkini. Ca prouve donc que l’art c’est tous des fachos !

Mais gardons un style plus branlette pas du tout dominant parce que luttant contre les idées colonialistes, patriarcales, hétéronormées et capitalistes.

> «En outre l’une des légataires de ce courant de pensée les plus établi·e·s et les plus académiques, Nathalie Heinich, s’est illustrée par des prises de position réactionnaires révélant les nombreux présupposés et les impensés auxquels peut parfois mener cette méthode sociologique. Face à ces constats d’autres approches relevant plutôt du matérialisme historique peuvent quant à elles s’avérer fortes utiles dans la perspective d’un démantèlement progressif des institutions culturelles. »

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> « Ces luttes [ les mouvements des droits civiques aux États-Unis, les luttes décoloniales d’inspiration tiers-mondistes, les mouvements féministes et lgbtqia+ d’inspiration marxiste ] et les nouveaux outils qu’elles ont engendrés ont notamment conduit à dévoiler l’aspiration universaliste et essentialiste de l’hégémonie occidentale et sa vocation à contraindre l’ensemble des corps [physiques] aux formats du capitalisme blanc hétéro patriarcal érigé en système-monde. «

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Dana Shutz (voir le lien plus bas)

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Même l’art engagé à gauche est de l’art, donc fasciste :

Ainsi titrée, la position est claire et extrême mais pourtant partagée par des professionnels de l’art, l’auteur étant lui même artiste exposant dans des institutions culturelles (cela rappelle les blancs qui accusent tous les blancs de racisme, les hommes féministes qui accusent tous les hommes dont eux-mêmes, etc,…) et c’est ce partage par le milieu lui même qui est inquiétant.

Destruction de la culture occidentale

> « La figure de l’artiste engagé et la critique institutionnelle : des positions conservatrices contre des stratégies effectives de lutte « 

> « L’histoire des luttes a prouvé à maintes reprises en quoi ces stratégies – la critique institutionnelle et l’art engagé – sont vouées à l’échec et intensifient des mécanismes de reproduction et de reconfiguration des rapports de domination. De fait, les régimes de représentation du champ de l’art s’adressent principalement aux personnes privilégiées et à leurs régimes d’affects, limitant le spectre des publics pouvant accéder à leur message. «

Plutôt que de cultiver les personnes non privilégiées, autant brûler l’art et la création contemporaine, pour la remplacer par la culture de masse capitaliste du divertissement. C’est pareil avec l’école en fait : si tu ne comprends pas, ne cherche pas à comprendre, brûle l’école, car tu as la science infuse : la terre est plate et dominée par des reptiliens pédophiles. (ces derniers mots m’assurant un meilleur référencement sur google, merci la connaissance « intuitive » libérée de la domination systémique des anciens. ) De même que de corriger l’orthographe des gens est maintenant oppressif et très mal vu, heureusement que les émoticônes remplacent la langue française, cette domination oppressive sur laquelle il faut faire pression pour la réformer.

Ce paragraphe rappelle combien l’appropriation culturelle des artistes est colonialiste, patriarcale, hétéronormée, sexiste, homophobe, validiste, classiste et capitaliste. Vivement que les tenants de cette idéologie instaurent des acronymes comme LGBTqia+^ parce que la longueur de mon article dissuadera le lecteur fou et conservateur qui s’y risque, si la loi anti Haine et les bloqueurs le permettent. (peut on dire « Inch anti haine »?)
Cela rappelle qu’un artiste blanc ne peut pas peindre une personne noire. Mais si elle peint une personne blanche, elle participe à la domination des blancs. Donc en fait, elle ne peut pas peindre tout court. Etre artiste, être peintre est déjà un délit en soi si tu n’est pas noir (car les asiatiques on s’en fout sauf quand ça sert les intérêts). En revanche tu peux à la limite faire de l’abstrait, car délivré des normes oppressives, à l’instar des gens qui n’ont jamais peint, car c’est là que le talent est à son paroxysme : quand il n’est pas développé, quand il est nivelé par le bas. Autant t’amputer les mains, et ton art sera moins validiste (discrimination des personnes non valides, anciennement appelées des handicapés, mais c’est un peu offensant).

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Dana Shutz (elle est blanche donc ne peut « se réapproprier » le combat contre les violences envers les noirs en peignant une victime noire)

Pour le coup, je suis d’accord avec le constat ci dessous. Mais ma lutte des inégalités ne passe pas par la censure de l’art et la stigmatisation de l’artiste. Les cibles ne sont pas les mêmes. Pour moi c’est la capitalisme, pas l’art.

> « Il est important de rappeler que ces processus de dévoiement du langage de l’émancipation brandi à la façon d’étendards n’ont jamais produit de réels changements structurels et ne se basent sur aucune feuille de route en vue d’agir concrètement contre l’oppression. Cette appropriation des formes de la contestation tend au contraire à invisibiliser et freiner les groupes investis dans des luttes plus radicales en leur déniant le droit de protester au prétexte que le changement serait déjà en cours et pris en charge par les institutions elles-mêmes. «

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> «  il me semble évident que l’art contemporain, ses institutions et ses acteurs·rice·s jouent contre l’émancipation.«

Donc, ensuite viennent les propositions d’action contre l’art qui est par essence colonialiste, patriarcale, hétéronormée, sexiste, homophobe, validiste, classiste et capitaliste.

> »Ce texte énumère les luttes qui ont opté pour des stratégies confrontationnelles en rupture nette avec le système en procédant à des sabotages de vernissages, des occupations, des grèves, des actions, des boycotts, des campagnes de shaming et de callout à l’instar du collectif Decolonize This Place. Les deux auteur·e·s font remarquer que ces tactiques engageant des rapports de force réels avec les institutions sont particulièrement fertiles parce qu’elles se construisent en convergence avec des luttes exogènes au milieu de l’art (anti-racisme, anti-sexisme, anti-classisme). «

Et ensuite, l’article espère que les musées disparaissent et propose comment le faire.

> »À bien y regarder, les institutions d’art contemporain sont relativement récentes, et face aux défis auxquels elles sont confrontées, leur survie semble précaire. »

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>« Malgré quelques années d’écart et aux vues des nombreuses crises en cours dans le champ de l’art contemporain, une telle destinée institutionnelle apparaît fort probable, ou du moins souhaitable. Ce phénomène est d’ailleurs déjà plus ou moins en puissance s’agissant des grands événements internationaux de l’art contemporain à l’instar des biennales. »

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>« Les grèves, les boycotts et les occupations sont autant de phénomènes qu’il place sous le signe de l’exode et de la suspension des formes politiquement et intrinsèquement corrompues de l’art.«

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> »Pratique des assemblées, appels au boycott, cortèges de manif, sabotages de vernissage, auto-enquêtes, groupes de travail et d’autodéfense, tous les ingrédients sont aujourd’hui rassemblés au sein de ce mouvement pour envisager une mutation vers un retrait productif et la constitution d’institutions hybrides. Et si la mutation n’opère pas cette fois-ci, il est désormais évident que la contestation et le retrait des institutions culturelles s’organisent, se densifie en France et c’est une excellente nouvelle !«

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Hylas et les nymphes  John William Waterhouse (retiré un moment de son musée pour avertir sur le sexisme).
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En résumé

>« De ce point de vue et au-delà des cas individuels, l’art est aujourd’hui un problème majeur au sens où il contribue activement à stabiliser l’ordre établi du monde. Toute position visant à relativiser cet état de fait agit sous la forme d’un discours éminemment réactionnaire contre la vérité de la généalogie politique de l’art, notamment lorsqu’elle émane d’un·e directeur·rice d’institution, d’un·e mécène ou encore d’un·e artiste ou d’un·e commissaire d’exposition qui tirent des privilèges de ce système. Plutôt que d’alimenter des conversations propres à leurs récits au sujet des conditions de la survie de leurs institutions, il me semble plus stimulant de commencer à discuter des modalités de leurs démantèlements progressifs. «

Je n’ai honnêtement pas compris comment des personnes se revendiquant professionnels de l’art peuvent partager un tel point de vue. Et j’ai bien évidemment commenté cet article avec ma voix dissonante des autres commentaires tels que « texte parfait », mais néanmoins cordial et sans style (m’étant déjà fait reproché mon cynisme sur ce groupe). Mais je n’ai eu aucune réponse et je pense que le débat ne ferait qu’empirer ma profonde tristesse face à ce gâchis.

Je comprends maintenant pourquoi il y a si peu d’émotion lorsque DAESH bombarde et détruit des constructions (pourtant non blanches occidentales) et des sculptures de son patrimoine, que ce soit la cité antique de Palmyre, les Bouddha d’Afghanistan (par des talibans), ou dans le musée d’Irak. Je comprends pourquoi les gens sont heureux de voir Notre Dame brûler comme ils jubileraient devant des autodafés nazis (c’est pour le référencement). Je comprends pourquoi on n’encourage plus la culture, ou plutôt qu’on la remplace par des produits de consommations de divertissement. La haine de la culture, le mépris des artistes, le dégoût du beau, du savoir, de la connaissance, remplacés par la promotion de la bêtise, de la vulgarité, du bruit sont des choses face auxquelles je me sens démunie et isolée. Je ne vois même pas la possibilité de lutte ou de préservation. Je suis assez défaitiste sur ces sujets.

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Des alliés à droite ?

Certains se diraient que j’ai un discours de droite ou d’extrême droite, vu que « si on n’est pas avec eux, on est forcément des fascistes ». Que les opinions, même si elles sont les mêmes, ont des étiquettes différentes avec les modes. Par exemple, « être Charlie » et défendre la liberté d’expression était vu comme quelque chose « de gauche » et c’était largement populaire quand des islamistes ont assassiné les dessinateurs du journal. Aujourd’hui, c’est devenu suspect, Zineb El Rhazoui, ancienne porte parole du mouvement féministe de quartier « ni putes ni soumises » travaillant chez Charlie Hebdo, reçoit régulièrement des menaces de mort et est perçue de droite. Sur twitter, on voit bien que plus beaucoup de personne  sont « Charlie ». Avant, dénoncer l’extrêmisme religieux et le sexisme des religions étaient vu de gauche, maintenant c’est le contraire. Avant, défendre la liberté sexuelle des femmes, le fait de se mettre en mini jupe ou faire du monokini sur la plage, c’était vu comme de gauche, maintenant c’est le contraire. Bientôt, alors que défendre le droit à l’avortement est perçu de gauche, ça finira par devenir de droite et ce sera interdit par la « nouvelle gauche ». La gauche de la censure, du puritanisme et de la culture populaire capitaliste, aujourd’hui incarnée par des bourgeois et des privilégiés crachant sur des ruraux gilets jaunes.
Personnellement, je pense qu’un individu peut défendre le droit des humains et l’art, la beauté et la culture. Je ne me sens pas partisane d’un bord ou d’un autre, mais j’essaie d’écouter toutes les voies et de ne rejeter personne pour faire mon opinion. (Et c’est pourquoi malheureusement je lis ce genre d’article qui souhaite détruire tout ce que je suis et que j’aime, pour tenter de comprendre).

Concernant la droite, je lis souvent dans ses lignes des choses auxquelles je ne peux adhérer, elle est majoritairement capitaliste et rejette les droits sociaux, souvent climatosceptique et antiféministe, on retrouve chez eux également un package aussi ridicule qu’à gauche. Je ne peux apprécier que les individus avec des pensées, des sensibilités et des réflexions et non les idéologies.
Quant à la religion c’est pareil. J’admire la spiritualité, la Foi, l’art, l’histoire, les mythes et la culture, mais la moralité et le comportement identitaire (suivant un package idéologique fermé) me pose problème.

Ce qui est malhonnête est de vouloir faire croire qu’en dénonçant les ravages d’une idéologie, je fasse partie des défenseurs (ce n’est pas le cas je dois le préciser) des hommes dominateurs qui abusent de leurs privilèges et de leurs autorités, des harceleurs de rue ou des adolescents misogynes accrocs aux jeux vidéos et aux stages de « séduction ».

Me mettre (moi même ou par d’autres) dans le même sac que des personnes qui ont besoin d’un code couleur capillaire pour comprendre l’orientation politique ou sexuelle d’une personne ou plus bêtement et réalistement « dans quel camp idéologique » une personne se situe, c’est assez offensant. Pour parler d’art contemporain, je lis la presse, les sites et les groupes spécialisés, c’est rarement à droite que je rencontrerai quelqu’un d’enthousiaste pour aller m’accompagner à une biennale d’art contemporain ou au planning familial pour une IVG. Mais maintenant ils sauront qu’ils ont des alliés chez les artistes contemporains conceptuels eux-mêmes. L’extrême droite a des alliés à l’extrême gauche. Peut être est ce le début d’une entente harmonieuse.

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Une marionnette devant l’origine du monde de Gustave Courbet

Stratégie du politiquement correct

En fait, on peut se questionner sur la sincérité de ces gens tant les propositions «bien-pensantes » sont grotesques. Pourtant il en existe des combats à mener, mais inventer des oppressions parce qu’une peinture figurative représente une femme, c’est un peu déplacé par rapport aux femmes qui galèrent en demandant un travail justement rémunéré pour nourrir leurs enfants .

C’est tellement gros de cracher dans la soupe ainsi que tu ne peux que voir la supercherie. (Mais vu la popularité du truc, tu constates que non, comme la théorie des homme-reptiles). Qu’un homme blanc cisgenre bourgeois t’explique à ce point que «  l’art est aujourd’hui un problème majeur au sens où il contribue activement à stabiliser l’ordre établi du monde. Toute position visant à relativiser cet état de fait agit sous la forme d’un discours éminemment réactionnaire contre la vérité de la généalogie politique de l’art », tu comprends que sa grande souffrance c’est d’avoir grandi dans un milieu bourgeois où ses parents l’obligeaient à faire des études de droit (ce qui en soi peut être difficile à vivre, mais est ce comparable à ceux qui se font systématiquement insulter et dépouiller violemment en sortant de chez eux parce qu’ils ne vivent pas dans des quartiers bourgeois, et qui n’auront jamais d’autre avenir que celui d’enchaîner les missions interim sous payées si leurs corps le leur permet). On peux ainsi comprendre qu’on n’affiche pas nos idées sincères, mais une propagande d’État, permettant, elle seule, à intégrer le système discriminatoire mais avec des bougies et des nounours (ou des babyfoots et des consoles de jeux, comme je le vois dans certaines propositions d’emploi cool cachant un management connard) permettant d’exister.

La sincérité n’est plus une valeur depuis longtemps, bien qu’elle fusse un noble sujet au XIXème siècle (Flaubert, Courbet,…) soit disant offensant. Il faut afficher cette idéologie, tel le code d’entrée permettant l’accès à ce qui devrait être modestement « des droits égaux pour tous les citoyens vivant sous la bannière des droits de l’homme » : Un accès à un emploi honnête, justement rémunéré, la possibilité de travailler dans des secteurs réservés à la caste des bourgeois (la culture), la liberté d’expression, etc,…

Je suis d’accord avec Yves Michaud, l’art (et tout contenu « culturel ») se doit aujourd’hui d’être bankable, il doit remplir ces trois critères :

- être rentable

- être populaire

- être bien pensant

https://www.youtube.com/watch?v=gL1vImUnBO0&feature=youtu.be

Conclusion

Bref les artistes ne sont soutenus ni à droite ni à gauche. Pourtant l’art et la culture rendent les gens moins cons. Mais je comprends qu’il est préférable pour les idéologies d’avoir des masses stupides à contrôler et dominer.

Edit : J’ai écrit ce texte le 23 mai 2020, depuis l’actualité a engendré plus de tensions sociales et raciales. Les bien pensants tentent de diviser les gens : noirs contre blancs, blancs contre noirs, là où il faudrait logiquement plus d’harmonie. Cette stratégie vise à substituer les luttes sociales par des luttes raciales, pour ne plus attaquer les patrons créant les inégalités mais attaquer « le racisme » (ce qui est vague et moins nominatif). Les injonctions reçues des bourgeois blancs bien pensants, les appels aux dons pour des associations, l’appel aux lynchage de ceux qui ne sont pas des « alliés », rendent les choses plus virulentes.
Cliver les gens, faire de la ségrégation, appeler à la haine des blancs ou de la culture « blanche », censurer (ou condamner si on ne cède pas à l’auto censure) ne fait finalement que participer à la montée du vote Rassemblement Nationnal. Si je ne vois pas d’alliés à droite, eux en ont à gauche.
J’ai hésité à publier ce texte, sachant qu’il me condamnerait au bûcher et me fermerait plus de portes professionnelles, mais cette idéologie m’en a t’elle déjà ouverte ? Non elle n’en ouvre qu’aux bourgeois blancs, elles s’en fout du libre arbitre des femmes racisés pauvres. Elle ne fait que créer des histoires (success stories) et des récits (storytelling) d’entraides envers ceux qu’on exploite ou rejette, pour cacher le système inégalitaire que cette idéologie (partagée par les médias dominants, ça devrait nous avertir) protège. Puis avec le contexte, la délation et la suppression d’un de mes contenus se moquant gentiment de la bien-pensance, je ne peux avoir envie que de m’exprimer plus.

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A propos des privilèges

A propos des privilèges

Au début du confinement, j’ai écrit un texte par rapport à l’indécence de certains bourgeois qui ne comprennent pas en quoi c’est problématique de se réjouir de ne pas être logé à la même enseigne que les pauvres.
http://diglee.com/indecence/
« Je sors de mon silence pour contrer cette vague de haine et vous dire que moi, eh bien je suis ravie de savoir que certains ont des jardins et peuvent admirer le printemps qui fleurit.
Je suis ravie de savoir que des enfants peuvent encore courir libres dans une prairie couverte de jonquilles, soulagée que tous, nous ne soyons pas logés à la même enseigne, celle d’être confinés dans de minuscules appartements ternes perchés sur le bitume gris des villes. »
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Pour nuancer et expliquer au mieux le propos, le développement peut paraître long mais nécessaire pour tenter d’être plus claire. Je l’ai partagé sur Facebook mais je le partage maintenant ici. Etant souvent touchée en tant qu’artiste, femme et métisse par les discriminations liées au travail, j’ai beaucoup lu (et écouté des vidéos, conférences,…) sur les questions d’inégalités, sur la critique du travail gratuit, la nécessité de valoriser le travail artistique, la précarité, l’uberisation proche du statut de free-lance, la défense des acquis sociaux,… Je les partage sur ma page Facebook.
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Témoignage de la vie réelle
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Il y a quelques années en 2008, avait eu lieu à Paris une exposition des photographies de André Zucca intitulée « les français sous l’occupation ». C’était une exposition montrant photos et objets des années 39-45 témoignant comment certains parisiens tentaient de vivre, certains profitaient bien, sous ce climat particulier. A l’époque bien évidemment personne ne savait comment allait se terminer la guerre et beaucoup pensaient à leur survie, cela signifiait pour beaucoup devenir collaborationniste avec l’ennemi nazi. Cette exposition avait choqué car elle refusait de montrer que les français n’étaient pas tous de courageux résistants et libérateurs de la France. Des pressions ont été faites pour annuler cette exposition, mais elle est restée en changeant le titre « les français… » par « des français sous l’occupation ».
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Andre Zucca Rue de Rivoli, Paris, 1941
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Inégalités
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Comme le soulignent légitimement de nombreux articles, la crise du coronavirus aura montré les inégalités. Nous ne sommes pas tous logés en confinement à la même enseigne. J’espère que nous serons plus nombreux à voir le problème de ces inégalités, qui sont là le reste du temps, criés en manifestation, en billets sur internet, dans des livres ou des journaux,…
Ces inégalités ne sont pas dues, comme tentent de le faire croire ceux à qui cela profite, au fait que des fainéants n’ont pas eu envie de travailler ou que d’autres ne savent pas « saisir leurs chances », comme j’ai encore pu le lire sur les réseaux sociaux aujourd’hui, mais plus à des entreprises qui licencient pour du profit, qui piétinent le droit du travail par un management sauvage, à celles qui marginalisent et privent d’emploi certaines personnes, etc,… La chance n’est pas la même dès lors que nous disposons de capitaux, économiques, sociaux ou culturels différents comme l’expliquait déjà Pierre Bourdieu.
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Indécence
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Evidemment la société est composée d’individus tous différents, il n’y a pas les gentils précaires, certains en effet sont fainéants et fraudeurs, et les méchants riches, certains et j’en compte parmi mes amis ont une conscience qui ne s’arrête pas à leur compte en banque. De même que l’égoïsme et l’égocentrisme n’a pas de classe (dans les deux sens du terme).
Mais l’indécence chez les privilégiés est de se complaire dans l’illusion qu’ils sont au dessus des autres et qu’ils ont un droit quasi divin, comme le pensaient les monarques de pouvoir plus profiter du luxe ou de simplement des produits de base ou même de la nature, de la santé ou de la sécurité, pendant que les autres ne pourront ni se les offrir ni les rêver. Je n’ai aucun problème avec le luxe, le confort ou l’argent. Si des parents aisés ont voulu donner à leurs enfants toutes les chances et les gâteries qu’ils pouvaient, je trouve ça bien car pour moi c’est le rôle des parents de leur apporter ce qu’ils peuvent (sinon ils ne devraient pas faire d’enfants). Ce qui me dérange en revanche c’est de se vanter de ses privilèges, de narguer les autres tout en continuant à véhiculer ce qui crée les différences de moyens, tout en les encourageant, en faisant s’accroître ces écarts de richesse, en pratiquant la ségrégation économique…
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Le mécanisme de la précarité
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Car ces inégalités sont pour la majorité fabriquées de toute pièce par ceux qui veulent garder le pouvoir et la richesse. Comment faire pression sur les salariés si on ne peut les mettre en concurrence avec l’armée de réserve que constitue les chômeurs, eux même mis en concurrence avec les SDF, mis en concurrence avec les immigrés ? Ils défendent leurs intérêts, quelque part je les comprends, bien que ça ne puisse que créer une pauvreté et une insécurité qu’ils se prendront tôt ou tard à la gueule. Ces inégalités ne sont pas juste le fruit de la chance ou du mérite. Les personnes plus riches attirent les contacts, elles ont plus de contacts, de services gratuits et de passe-droit. Elles se marient et se reproduisent entre elles et lèguent leurs capitaux à leurs enfants, qui peuvent bénéficier d’éducation privilégiée, de métiers privilégiés, de clients, de nouveaux contacts, d’expérience (tourisme,…) privilégiés.
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Se rendre compte des privilèges
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Avez-vous déjà remarqué sur internet une personne poster le compte rendu en images d’une soirée privée, une entrée VIP à tel événement, des vacances offertes par des compagnies touristiques, des cadeaux de produits de beauté offertes par des marques de luxe, un partenariat pour travailler avec telle entreprise qui vous fait de la publicité et étoffe votre CV, un test du corona-virus. Vous êtes-vous un jour demandé « pourquoi pas moi après tout ? » La réponse est que vous êtes pauvres, issus d’un milieu modeste ou ne savez pas développer la logique capitaliste visant à prendre ce qui appartient à tous, écraser les autres pour se hisser au sommet, mentir et tricher (comme on le voit chez les concurrents des télé réalité) etc,… Dans un sens on vous apprend qu’être modeste ne vous mènera nulle part, mais qu’avoir une attitude de requin (même si les requins sont moins féroces) peut parfois être récompensé. Je trouve ça dommage d’encourager les individus dans cette voie, cela crée une société d’égoïstes infantilisés immatures et irresponsables (et non individualistes qui sont des individus et non des accumulateurs de possessions). Certains en lisant cela se diront surement « je ne suis pas d’accord, j’ai une bonne situation, j’ai travaillé dur pour cela et je n’ai pas la mentalité capitaliste », et pourtant, vos parents vous auront peut être payé un loyer dans Paris pour que vous puissiez développer votre réseau ? Comme je l’ai dit plus haut, cela ne fait pas de vous un salaud, mais un privilégié et il faut s’en rendre compte. Les privilégiés ne sont pas tous des tyrans, mais la plupart continuent de discriminer les pauvres, de ne pas vouloir travailler avec eux ou les payer honnêtement pour leur travail, voire de les penser comme des larbins,… Quand ils le font, ils pensent faire de la charité et ne manquent pas de montrer à la terre entière à quel point ils sont de bonnes personnes, parfois ils portent même des badges « Amnesty International », c’est à se demander ce que cela cache. Seulement voilà, le fait de penser qu’on aide quelqu’un, alors qu’on travaille avec cette personne est déjà une mentalité de subordination ou de hiérarchie où le client prestataire est « inférieur ». Lorsque vous travaillez avec un client privilégié, vous ne vous posez pas en sauveur, vous trouvez ça juste normal, c’est du business.
Ecoutez Juan Branco, les Charlot-Pinçon et bien d’autres en témoigner.  Et non, tout cela n’est pas due parce que les privilégiés sont des êtres exceptionnels, plus intelligents, malins ou meilleurs que les autres, cela est due à une richesse (et donc des réseaux que celle-ci attire) de base.
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Normes
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Encore une fois je ne juge pas le fait de bénéficier de tous cela, mais je juge le fait d’agir pour conserver et exacerber ces inégalités, ne serait-ce en imposant son concept de « normalité ». La norme est une construction sociale, mais elle semble aussi une construction de classe. Un enfant qui grandira entouré de femmes de ménage à qui donner des ordres, réussira mieux qu’un enfant qui grandira à devoir s’écraser et faire la femme de ménage. Cela s’appelle le savoir-être, qui fait parti du capital culturel. Je ne pense plus qu’aujourd’hui connaître les oeuvres de Wagner, de Dante ou de Delacroix contribue à réussir car les nouveaux riches ont imposé leurs nouvelles cultures dénuées de raffinement, en revanche savoir parler avec confiance et autorité à quelqu’un que l’on interrompt sans cesse, que l’on n’écoute pas ou qu’on ignore ostensiblement, pour obtenir quelque chose est ce qui marche le plus dans notre société aujourd’hui. Et de la même façon, ne pas écouter une personne introvertie, trop polie ou respectueuse fait partie de la nouvelle donne. « Il faut s’imposer », c’est à dire être grossier, fermé aux autres et sans gêne. Ce qui crée une société mal éduquée agissant de plus en plus de façon violente et triviale où la loi du plus fort est de mise.
Pour le Docteur Raoult, c’est normal que des milliers de personnes meurent chaque année de maladies liées au monde moderne (problèmes respiratoires liés à la pollution, obésité, cancer, problèmes cardio vasculaire liés à la mauvaise nourriture, dépression et addictions , virus liés à l’exploitation animale industrielle,…). Sa norme, ce sont les statistiques des années précédentes. Mais est ce une norme éthique, une norme doit-elle éthique ? On peut voir que ces normes sacrifient les individus pour des masses.
De la même façon, pour les bourgeois, c’est à dire une majorité de personnes ayant vécu avec des privilèges et d’autres personnes, issues de milieux modestes mais qui ont la mentalité capitaliste (concurrence, abuser des autres, s’imposer, opportuniste menteur et tricheur, …), il est normal qu’il y ait des « faibles » qu’on abuse et des « forts » qu’on respecte. Mais cette normalité est elle vraiment juste ? Est elle normal pour ceux qui souffrent des inégalités et ceux qui restent honnêtes et polis ? A mon sens, non. Nous n’avons pas la même vision de la normalité car nous n’avons pas la même éducation, la même sensibilité ou la même empathie.
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Expliquer à un bourgeois que sa conception n’est pas « normale » ou juste, sera difficile à faire entendre, quand de base ces gens rejettent toute forme d’empathie et classe même cette faculté dans la case « faiblesse ». Le bourgeois prend, s’approprie, vole, c’est sa norme. Il se sert des autres, se fait servir et abuse des autres. Ce n’est non seulement une norme, mais c’est un sentiment de plaisir, un sentiment de domination qui lui fait se sentir au dessus des autres. Comment lui faire entendre que cette façon d’être et de penser, même si c’est celle qui domine dans les médias et la société,qui est encouragée dès l’école puis dans les entreprises est problématique ? Pour les laissés pour compte, les perdants, les invisibles, les parias, les bourgeois ne peuvent avoir aucune empathie ou compréhension car cette « caste inférieure » leur est utile symboliquement (pour se sentir dominant) et matériellement (financièrement et d’un point de vue utilitariste, c’est à dire de l’abus et l’exploitation de l’autre). Ceci est une tendance humaine innée chez certaines personnes, comme le fait de vouloir tuer des gens par exemple. Ils vivent ensuite dans une société avec des lois et des limites (l’homicide étant interdit par la loi) et se comportent en fonction. Si la société non seulement autorise la pensée capitaliste (nombriliste, d’accumulation par le vol du bien commun, de tendance à exploiter les humains, le vivant, les ressources,…) mais en plus l’encourage, les individus qui ont ses traits bourgeois ne peuvent entendre que cette mentalité capricieuse et nombriliste est problématique, mais ils savent aussi qu’ils doivent avoir une image publique opposée à cette attitude.
Au temps de la monarchie, il n’était pas normal qu’un simple paysan puisse s’adresser à un noble. Ces normes étaient faites par et pour les dominants. Expliquer qu’il n’est pas normal pour un noble de maltraiter un esclave et il réagira comme les privilégiés d’aujourd’hui, avec déni, mépris et arrogance. Ces gens ne changeront peut être pas, même si certains ont plus de coeur que de besoins de dominer. J’écris donc cela pour les dominés, ceux qui applaudissent les bourgeois, qui ont de la tristesse quand ils leurs arrivent un petit bobo, qui sont prêts à les soutenir quoi qu’il en coûte. Ne soyez pas aveuglés par leurs systèmes de castes, ne soyez pas leurs fanatiques, ne soyez pas leurs laquais. Privilégier ceux qui ont de réels mérites, ceux qui n’ont pas d’attaché-presse ou de financeur pour « réussir », ceux qui n’écrasent pas les autres pour se montrer important comme Nabilla ou comme « une star mondiale dans son domaine« , comme dirait le Docteur Raoult.
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Le contraire du ruissellement de l’argent
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Etre privilégiée n’est pas un problème, consommer des produits luxueux ou high tech, montrer des beautés de ce monde via ses réseaux sociaux non plus, mais il faut être reconnaissant des moyens financiers (attirants des réseaux et des cadeaux) que l’on a. Ces moyens viennent souvent du fait de les avoir pris, exigé, volé à d’autres (en exploitant des ressources ou des ouvriers par exemple). Se sentir plus malin ou plus intelligent parce qu’on vole l’autre n’a rien d’admirable. L’emploi que vous avez gagné est aussi celui que vous avez pris à un autre, qui en avez peut être plus besoin. L’argent qui revient aux plus riches est celui pris aux plus pauvres, il est cette économie, ce manque ayant contribué à la dégradation de nos services publics (personnels soignants, professeurs, chercheurs, agents culturels,… ces gens que vous méprisez car n’exhibant pas assez de formes extérieures de richesse) pour faire fructifier les entreprises possédantes et leurs actionnaires. L’argent que vous gagnez naît souvent de l’exploitation salariale des ouvriers plus précaires, faisant un boulot dont vous avez le privilège de pouvoir refuser sans que cela n’affecte vos soucis de payer votre loyer, remplir votre frigo, rembourser vos prêts d’étude et payer tous les abonnements horribles que la société capitaliste nous impose doucement. Des centaines de milliers de français n’en peuvent plus, certains dorment dehors et tentent de se défendre en manifestant pour protéger leurs retraites, leurs chômages ou leurs aides sociales (APL,…) des coupes organisées par l’Etat corrompu par les patrons et les marchés dont sont issus peut être vos proches. Vous vanter de ce que vous avez le loisir de manger pendant que des milliers de personnes ont peur de ne plus pouvoir s’acheter des pâtes, est indécent et ignoble.
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privilèges
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Le bourgeois n’est pas systématiquement un salaud.
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Je conseillerai même que quand on a les moyens, on devrait consommer plus équitablement, veiller à ne pas faire appel à l’uberisation qui précarise encore plus, ne pas acheter sur Amazon quand on a le choix de faire vivre du commerce de proximité, ne pas encourager les entreprises qui délocalisent, licencient en masse pour le profit, polluent, déforestent, assassinent les animaux sauvages ou les humains qui vivent sur leurs terres de ressources que ces entreprises cherchent à exproprier, ne pas prendre la place de ceux qui peuvent moins exister, leur laisser la parole éventuellement, la chance de pouvoir avoir accès à des études ou un métier qu’ils aimeraient faire, notamment en les engageant plutôt qu’en engageant des personnes de votre « réseau » de privilégiés, etc,…
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Arrêter de légitimer ceux qui achètent des marques ou des produits (dont le tourisme) onéreux et traitent de « prolo » ou de « clodo » ceux qui ne le peuvent pas (mentalité qu’on impose dès l’école et qui brime dans la cour de récréation), arrêter de traiter les gens comme des serviteurs mais leur rendre la dignité d’être humain en considérant leurs paroles et leurs savoir-faire sans condescendance, arrêter d’exiger  comme un enfant gâté à ces gens de faire du travail gratuit (rendre des services, donner des choses alors qu’ils ont peu) tout en les méprisant parce qu’ils ne gagnent pas assez d’argent (car on leur demande de toujours faire du travail gratuit), le genre de service ou de sacrifice que vous n’oseriez pas demander à quelqu’un qui a plus de moyen, pour vous faire bien voir ou pire, faire de la spéculation sociale, c’est à dire vous montrer généreux entre personnes dont vous vous êtes assurés qu’ils pourront rendre (en leur demandant ce qu’ils « font dans la vie » qui veut dire « combien gagnent ils »). S’entourer de gens sur lesquels on spécule et se croire généreux est comme se croire généreux d’acheter des parts de marché. Peut être avez- vous été élevé en ayant du personnel travaillant pour vous et un sens de la hiérarchie et que cela est votre « normalité », celle de donner des ordres à des gens qui doivent en recevoir tout en partageant publiquement une image de star hollywoodienne à un gala de charité ou donnant un discours en recevant un prix en robe Haute-Couture, « être charlie » et écrire de la bien pensance sur le respect de la démocratie et votre combat contre les inégalités, signer des pétitions virtuelles, tout en perpétuant les valeurs de la croissance, la croissance des inégalités dont vous jouissez.

Cartes postales Astrologie

Cartes postales Astrologie

Vous pouvez maintenant vous procurez mes illustrations sur les douzes signes du zodiaque en impression format carte postale !

Elles sont imprimées sur papier mat et mesurent 14 x 10,7 cm.

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Chaque signe astrologique à sa particularité que j’ai retranscrit dans l’illustration.

Vous pouvez retrouver cela dans ma rubrique « boutique », sur le menu de ce site.

Bélier :

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Ces illustrations ont été utilisé pour mon livre DIY de coloriage, également disponible à la vente !

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Trois signes ont été imprimés en grands formats et plusieurs fois exposés ! (saurez-vous les reconnaître ?)

exposition

Cartes postales astrologie

Poissons :

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Verseau :

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Capricorne :

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Sagittaire :

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Scorpion :

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Balance :

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Vierge :

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Lion :

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Cancer :

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Gémeaux :

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Taureau :

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(le gros logo dessus m’a été motivé par le fait d’avoir retrouvé un de mes designs non crédité utilisé par un obscur site chinois pour vendre un T-shirt.