Peinture à l’huile – Kupala

Peinture à l’huile – Kupala
Pour cette peinture à l’huile, j’avais envie de peindre un endroit près d’une marre. Peindre le paysage et la nature est un exercice et je voulais m’y atteler dans le but de repousser mes limites. Cela fait plus d’un an que le paysage est devenu un sujet pour moi, même s’il n’apparaît souvent qu’en arrière plan d’un personnage. 
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J’avais envie de douceur dans le sujet et d’une saison plein de lumière. J’ai commencé cette peinture en novembre 2015 pour la terminer en février 2016 et l’hiver n’est pas la période la plus agréable alors il me fallait une saison et des couleurs plus douces.
Je n’ai pas eu un parti pris relativement « réaliste » dans le sens où les couleurs ne correspondent pas à la réalité du sujet. Je les ai posé ainsi, au fur et à mesure selon mon « inspiration ». J’aime avoir des relations et des émotions avec des couleurs de tubes de peinture. Je pense que si on enregistrait l’activité de mon cerveau on y verrai des impulsions électriques, il se passe une réelle communication invisible rien qu’à ce stade.
Dans le traitement des herbes, je n’ai pas été « réaliste » non plus c’est à dire que j’aurai peint quelques aplats avec des ombres et des lumières pour un rendu plus « photographique » et atmosphérique, j’ai plutôt quasiment peint les herbes une à une à l’instar des tapisseries mille fleurs médiévales que j’aime beaucoup, telle la Dame à la Licorne.
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Cluny, Dame à la Licorne, HD
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J’ai glissé quelques cubes sombres pour continuer mes séries de cubes, et y mettre des références alchimiques sur la matière première, même si les cubes sont bien plus que cela.
J’ai composé le personnage en me prenant en photo pour étudier les plis en peinture, dans la video que je partage ici, il s’agit de la peinture du détail des plis de la robe. Le visage n’est pas le mien mais un visage que j’ai trouvé beau, en accentuant le côté juvénile. La faon symbolise ici encore des éléments relatifs à la forêt, l’innocence.
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On peut voir différentes étapes de la peinture. Je commence par peindre grossièrement les formes et ensuite je reviens en couches sur elles. Peindre l’ensemble de la toile permet d’avoir une meilleure idée du rapport des couleurs entre elles. Je commence ensuite par le fond et notamment le ciel (quand il y en a un). Après je continue l’arrière plan en descendant. Je peins ensuite le personnage en commençant parfois par le vêtement, ensuite le visage. je fais les yeux et les détails en dernier et ensuite les cheveux dans lesquelles on peut voir des fleurs bleues.
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J’ai toujours un peu de mal à trouver des titres pour mes peintures, autant je peux m’épancher dans de longues explications, autant résumer avec un minimum de mot est parfois difficile.
Alors que j’avais terminé ma peinture mon copain l’a regardé comme si elle lui parlait. Il a « entendu » dans sa tête le mot « Kupala« , non pas qu’il soit schizophrène, mais dans notre approche artistique respective, nous travaillons à développer notre sensibilité, ce qui est souvent confondu dans notre société par les émotions ou encore la « sensiblerie ». La sensibilité est relative aux sens, la vue, l’odorat, etc… Il y a moins la notion de jugement ou d’ego que pour les émotions.
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On parle parfois de sixième sens qui serait en rapport avec l’intuition. En gros nous cherchons à développer notre intuition par des exercices comme s’il s’agissait de faire des exercices de dessin. Concrètement il peut s’agir pour moi de phases de méditation qui accompagne ma pratique de yoga en me concentrant sur les moindres informations, images, sons qu’on peut avoir. Beaucoup de gens ont des images qui leur apparaissent quand ils ferment les yeux, certaines personnes ont également des sons, moi j’ai aussi des « goûts » étant très portée sur la nourriture. Ce ne sont pas des hallucinations, c’est comme ces images qu’on peut avoir dans la tête. Si vous fermez les yeux et qu’on vous suggère de penser à un tigre, vous aurez surement une image mentale, bref, on peut développer notre esprit à aiguiser nos sens en partant de là. 
Notre société fait totalement l’impasse sur cela alors que le corps et l’esprit humain est capable de tout cela, rien à voir avec des croyances ou de la spiritualité, c’est physique. A partir de ces outils physiques, on en fait ce qu’on veut et c’est là qu’on peut parler de croyances.
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Après des recherches, il s’est avéré que Kupala était une déesse slave de la nature. Il n’en avait jamais entendu parlé et ce n’était pas dans ses centres d’intérêts, ils préfèrent faire des recherche sur les démons mais c’est une autre histoire.
Quand je crée, il se passe des choses invisibles tout à fait fascinantes selon moi. Je me sens connectée à quelque chose et poussée par quelque chose, seulement je n’arrive pas encore à comprendre exactement et précisément ce qu’il se passe. Avant Leonard de Vinci me semble t’il, on parlait d’inspiration venant de dieu.
Une théorie discutable serait que j’entre en connexion avec des égrégores (créés par des gens qui « prient » une entité ou l’entité elle même) qui me commandent telle ou telle peinture, dans le but d’avoir des formes matérielles dans ce monde causal. Ayant constaté que cela se passe souvent, je commence à croire en cela. Ca a notamment été très fort quand je faisais mon oeuvre « Kybele« , comme une certitude et quelque chose qui ne vient pas de moi mais qui passe par moi qui me pousse à faire telle chose d’artistique. Beaucoup d’écrivains ont des propos similaires, en peinture on parle d’artistes visionnaires à l’instar de William Blake, mais le terme me gène encore.
Ensuite je pense que si je travaille sur un thème sincèrement (ce que je fais tout le temps), que je m’entoure de lui, que je m’ouvre et me connecte, il se passe quelque chose. Pour ceux qui travaille en magie, en travaillant avec une entité, par exemple une déesse des eaux et de la nature, que l’on s’entoure de ses attributs, symboles etc, si celle ci accepte de travailler avec toi c’est à dire d’établir un échange, elle peut t’offrir sa protection et ses « pouvoirs ». Par pouvoir j’entends des choses probables comme être plus sensible avec le symbole de la lune, être plus guerrière avec le symbole de mars, être plus sévère avec le symbole de saturne etc, il ne s’agit pas – malheureusement – de pouvoir projeter des boules de feu mais d’agir sur des choses déjà présentes en nous. Du coup si vous détestez la nature, je doute qu’il faille choisir de s’associer avec des entités qui l’habite.
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Evidemment je peux contrôler et refuser cela, je ne suis pas dans le cas de voix que j’entendrai qui me demanderai de tuer des gens, mais j’essaie de m’ouvrir au maximum et laisser mon esprit se faire envahir par des choses proches de ma personnalité, c’est à dire la nature, ou des puissances féminines créatrices. Mais généralement quand on me demande de faire quelque chose que je ne veux pas, je ne le fais pas et les ennemis sont le prix de l’insoumission. Ses ennemis sont alors accueillis par les dieux anciens qui leur chuchotent leurs terreurs dans leurs rêves.

summertime happiness

summertime happiness

J’aime beaucoup l’été, surtout après ce premier hiver dans les Vosges où je ne pouvais quitter mes sept épaisseurs de vêtements. Il fait froid en hiver mais également très chaud en été, la canicule n’épargne pas l’est de la France.

Le rebord de ma fenêtre :

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Mon basilic pourpre (qui ne l’est plus vraiment).

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Profiter des bois est un bonheur incroyable, ça me délasse de l’écran de l’ordinateur et des impératifs du quotidien. (En ce moment je prépare une journée d’exposition de mes récents dessins dans un parc et les préparatifs sont un peu épuisants). Cela m’aide à mieux dormir, à mieux respirer, à être mieux et enfin je me répète, la nature est une source d’inspiration incroyable, et elle se renouvelle à chaque instant. Récemment, sur une plage de rochers près de chez moi, j’essaie d’observer la Moselle et de voir venir les esprits des eaux. Je travaille ma sensibilité, j’ai encore du chemin à faire pour cerner l’invisible. Il faut que je leur dédie des peintures.

 

Sur les bords de la Moselle

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Une plage de caillou

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