Tribute to Martin Gore from Depeche Mode

Tribute to Martin Gore from Depeche Mode
Martin Gore Depeche Mode

Martin Gore Depeche Mode illustration Holy Mane

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1980 et 1990 – Club Dorothée et MTV

Je suis ce genre de personne qui achète « Speak and Spell », le premier album de Depeche Mode sorti en 1981 au sombre automne de 2020. Il m’a beaucoup aidé à surmonter une sorte de morosité hivernale de confinement.

Depeche Mode est un groupe très populaire que j’ai découvert à l’adolescence, notamment avec la sortie de « Barrel of a gun » en 1996. Je trouvais le clip étrange, donc il me plaisait, mais à cette époque j’avais besoin de musique plus « agressive » et américaine. J’écoutais alors « Mellon Collie and The Infinite Sadness » des Smashing Pumpkins avant de plonger vers 1998 dans « Antichrist Superstar » de Marilyn Manson à l’entrée du lycée. (Ces deux groupes ont d’ailleurs fait des reprises de Depeche Mode, « Personnal Jesus» pour Marilyn Manson en 2004 et « Never Let Me Down Again » pour Smashing Pumpkins, présent sur un album tribute a Depeche Mode que j’avais acheté en 1998 à cause de la présence de ce dernier groupe ainsi que Rammstein et Deftones. La reprise des Smashing Pumpkins est assez appréciée par le groupe ainsi que la reprise de Personnal Jesus que Johnny Cash a fait plus tard). Je connaissais le groupe de réputation (j’avais aussi vu le reportage live « 101 » qui était passé sur MCM) sans creuser d’avantage leur discographie. Dans ces années 90, Depeche Mode essayait d’enterrer leur image de groupe lié au style New Wave, en mettant plus de guitares saturées et en usant des claviers de façons plus « subtiles ». C’est un groupe qui préfère aller vers l’avant, vers l’avenir et aime la nouveauté technologique. Ils détestent notamment qu’on les associe au « New Romantics ». Je suis trop jeune pour avoir aimé le groupe à ses débuts, leurs premiers albums correspondent à une époque que je n’ai pas beaucoup vécu si ce n’est « inconsciemment » dans le décor des années d’enfance (à travers des sonorités, des jingles comme celui du Top 50, une esthétique graphique, etc… ) Dans les années 80, je m’intéressais plus aux dessins animés qu’à la musique anglaise et je n’ai pas grandi dans un environnement culturel stimulant. La télévision, comme pour la plupart des enfants de classe populaire était ma seule source de « culture ».

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2000 – dancefloor

J’ai toujours préféré les musiques un peu sombres et tristes (comme les films, la littérature, la peinture et les individus), et c’est tout naturellement que je gravitais autour du mouvement « gothique ». Mon goût s’est alors affiné vers moins de culture de masse américaine, télévisé et à la mode (propulsé par une communication commerciale privilégiée) pour plonger vers la musique anglaise prenant racine dans les années 80, et plus particulièrement après les Sex Pistols de 1975, tout en étant influencée par ce qui existait avant comme le disco ou le glam mais surtout David Bowie. J’ai réécouté avec plaisir les sons de synthétiseurs des années 80, après les avoir fuit dans les années 90 et début 2000. Et ce n’est pas tant la musique pop qui m’a reconnecté à ces sonorités que les premiers morceaux de Death In June comme sur l’album « Nada ! » de 1985 ou « Come Before Christ and Murder Love » sur « The World That Summer » l’année suivante ou d’autres groupes comme Dead Can Dance. Ce qui est pratique quand on cherche des albums rangés par ordre alphabétique dans des magasins est qu’ils sont réunis sous les lettres « De… ».

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2010 – Youtube

J’écoutais de temps en temps Depeche Mode comme une sorte de « easy listening » assez dansant et agréable donc je m’étais familiarisée avec les chansons mais pas avec le visages des musiciens. Ils se sont toujours défendus d’être sombre ou triste et c’est surement pourquoi je ne les écoutais pas souvent. Il y a quelques années, j’avais vu la vidéo de «Shake the Disease», où le groupe Depeche Mode était sur une sorte de péniche. Et j’ai eu une sorte d’attirance pour le blondinet peroxydé en tenue latex et yeux maquillés. C’était comme si je le voyais pour la première fois. Plus exactement je le regardais pour la première fois, car dans les années suivant cette période, son style me laissait plutôt indifférente.

A la fin de l’automne dernier, j’écoutais beaucoup plus cette musique, car je voulais quelque chose sur quoi danser, même si c’était toute seule en pyjama dans ma chambre, il me fallait lutter contre l’enfermement, le manque de soleil, l’addiction aux écrans en restant assise, et le froid humide. J’ai donc regardé plus de vidéos sur Youtube de Depeche Mode et notamment les lives des années 80 et c’est là que je suis devenue accroc.

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Devotion

J’avais parallèlement une sorte de saturation de certaines informations d’actualité (que mon esprit a besoin de connaître comme arme de résistance à ce qu’on nous fait subir) et j’avais besoin d’accrocher mon attention vers quelque chose de moins énervant. J’ai une grande capacité à aimer, à adorer, à aimer aimer, tomber amoureuse, être fan, ressentir l’amour des autres pour les autres, etc,… Je suis quelqu’un de très émotionnelle et d’empathique, et j’aime aussi analyser, raisonner et réfléchir. Je ressens très fortement les choses, mon coeur s’emballe très facilement. Comme il sait le faire pour des choses négatives, j’essaie de louer cette capacité d’émotion en le faisant battre pour des choses positives en m’entourant de belles choses, en écoutant de la musique que j’aime, en regardant des œuvres d’art, etc,… Mon coeur d’adolescente n’est pas enterré et je suis très heureuse de pouvoir continuer de ressentir ces choses, avec le recul de l’expérience (qui sait m’apporter la déception).

Ces morceaux de lives m’apportent beaucoup de joie. Puis j’ai regardé de plus en plus d’entretiens et j’ai déterré les Gigaoctects de Youtube au point d’avoir l’impression d’avoir vu toutes les vidéos sur le sujet, donc j’ai commencé à les regarder plusieurs fois, tous les jours. J’ai ensuite regardé sur Pinterest et Tumblr beaucoup de photos, puis j’ai cherché des gifs animés, puis j’ai créé des gifs animés, puis j’ai dessiné un peu, et puis dessiné sérieusement.

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Analyse d’émotion

Je me suis focalisée sur Martin Gore, le compositeur de Depeche Mode. J’ai étudié son thème astrologique. Si quelqu’un connaît son ascendant (ou son heure de naissance) je serai heureuse. Je me nourrissais de son aura en même temps que j’essayais de décortiquer intellectuellement ce que je ressentais, pourquoi je le ressentais, comment ça pouvait m’influencer, me faire avancer etc,…

Martin Gore ne ressemble pas spécialement au type physique qui m’attire, si ce n’est les yeux et les sourcils. J’apprécie généralement les personnes plus sombres, mais à la fois, j’adore son côté « Lion ». Il est à la fois exhibitionniste bronzé et souriant et à la fois très timide. En interview Andy rit parfois sur des anecdotes où Martin se mettait souvent nu. C’est la personne qui souffre de crise d’angoisse et qui aime se mettre plein de paillettes dorées.
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J’ai donc évidemment fait une sorte d’identification, étant moi même introvertie et aimant les paillettes. J’aurai aimé être une femme forte, guerrière, sombre, froide, dure qui ne montre pas ses émotions, une personne qui sait s’imposer, mais c’est complètement raté. J’apprends à m’aimer, à aimer ce que je suis intimement (grâce à l’astrologie) et c’est pour ça que j’ai aimé voir ces éléments (la timidité) chez quelqu’un, pour m’inspirer de son aura, dans le but de m’aimer à travers lui. C’est d’une certaine manière narcissique. Mais en même temps si j’étais narcissique (ce qui est un but – le côté Lion/paillettes), je n’aurai pas besoin de faire ce travail. Martin Gore m’apprend à être plus narcissique et à vivre mon introversion et ma timidité de façon flamboyante et positive. Tout ce que j’écris est l’analyse de mes sentiments, ce n’est pas quelque chose que j’ai décidé en amont, c’est le fruit du décorticage de ce que je ressentais. C’est également une hypothèse, et non une vérité absolue.
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Le style physique de Martin Gore

En regardant les interviews de Martin Gore, je me suis mise progressivement à aimer la moindre de ses expressions, chaque muscle de son visage transmet à mon cerveau une information qui stimule des endorphines. Sa voix est devenue un remède contre le stress. Je m’écoute des podcasts où il parle et cela suffit pour accélérer mon rythme cardiaque et tomber dans une sorte d’extase. Je suis totalement amoureuse de son accent anglais, de sa façon de parler. Son sourire généreux qui semble cacher un mélange de timidité et de provocation mêlé à un côté indolent crée une sorte de joie et de désir. Et tout cela a été amené grâce à son goût, à son style vestimentaire, entre provocation (quand il portait des robes ou des accessoires fétichistes), extravagance, et une touche sombre.
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Le mauvais « type d’attention » que cela a engendré, m’a pêché comme un poisson. Les entretiens reviennent sur le fait qu’au début, la presse s’est focalisée sur les vêtements de Martin Gore plutôt que sur la musique et que cela nuisait à l’image qu’ils auraient voulu donner. C’est pourquoi ils ont ensuite travaillé avec des personnes, comme Anton Corbijn pour mieux diriger le style visuel du groupe. Je dois dire que le style d’Anton Corbijn ne marche pas du tout sur moi, c’est un peu la raison pour laquelle je ne m’étais pas vraiment intéressée au groupe visuellement. Alors que j’adore le style « communiste/réalisme socialiste » (très présent chez Laibach) de la pochette de « A broken Frame » et « Construction Time Again ». Il marque vraiment le style des années 90, en noir et blanc, plus sobre, que je n’aime pas. Ce style années 90 est aussi très marqué par les publicités noir et blanc de sous vêtements unisexe Calvin Klein. Pourtant Anton Corbijn a réalisé un de mes clips préférés qui est « Heart Shaped Box » de Nirvana.

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Martin Gore Depeche Mode

Martin Gore, Depeche Mode, illustration Holy Mane

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Energie créative de l’innocence

C’est pourquoi je reste surtout amoureuse de la période des années 80, qui est une période extrêmement riche. Le côté naïf et juvénile que les musiciens reprochent à cette période est aussi ce qui leur donne une extraordinaire créativité et une volonté d’agir sans peur, grâce à l’ignorance. Signer chez Mute sans contrat, sortir un album chaque année et faire des tournées entre chaque, jusqu’à être parfois 24 mois sur les routes,… J’ai aussi besoin de retrouver cet âge d’insouciance comme une énergie créative qui m’inspire et m’aide à dépasser mes blocages de personne trop raisonnable et donc qui se limite. Pour ma peinture, ma création, j’ai besoin de voir que les choses sont possibles, qu’on s’en fout de rater, que l’acte de faire est ce qui compte, que de créer en « do it yourself » est une belle alternative devant le manque de moyens. Je passe trop de temps à analyser les stratégies de communication permettant de ne pas être noyée dans l’arène de compétition du monde moderne et cela me déprime beaucoup. Je passe trop de temps à faire de la promotion dans le vide plutôt qu’à créer de nouvelles choses. Mais c’est aussi parce que j’ai énormément de créations, de matières et que j’aimerai les faire vivre autrement que dans mes cartons. Toutes ces questions m’éloignent de la création pure et j’ai besoin d’être dans cette spontanéité artistique. C’est pourquoi les albums des années 80 de Depeche Mode sont vraiment une nourriture stimulante.

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Contrairement à ce qu’on peut imaginer, la presse n’était pas vraiment tendre avec eux au début, cherchant toujours à les réduire à un groupe à filles (expression d’ailleurs misogyne).
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Songs of Faith and Devotion

J’essaie d’analyser mes sentiments, mais aussi ceux des fans. Je ne me sens pas, à ce stade fan. J’ai été fan de Marilyn Manson, je le suis de Death In June, mais pas encore de Depeche Mode. Ce groupe peut compter sur ses fans, qui sont vraiment dans une adoration quasi religieuse qui elle même, inspire le groupe à son tour. Ceux qui se tatouent ou dorment devant l’ouverture des magasins pour acheter en premiers les billets de concert, qui écoutent en boucle un seul morceau pendant toute une journée en pleurant, qui s’évanouissent tellement leurs corps ne peuvent plus supporter tant d’émotion sont très nombreux. On parle souvent d’une de leur session de signature dans un magasin de musique, qui a créé des accidents, tellement il y avait de monde. Les vitres du magasin ont explosé, des personnes ont été blessé,… Martin Gore aime parler de ce sentiment religieux, de l’inspiration du gospel, d’une sorte de sacré qui peut réunir des humains. Il parle de la religion comme de la sexualité, ce sont deux thèmes puissants dans ses textes. « Condemnation », sur l’album « Songs of Faith and Devotion » sorti en 1993 est une de leur chanson préférée pour l’influence gospel.

J’aimerai moi aussi comprendre comment un groupe peut rendre des personnes fanatiques et surtout procurer un amour et une dévotion comme celle ci. Je pense qu’évidemment beaucoup sont nombreux à vouloir comprendre et utiliser « la recette du succès ».

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Composition du son

Concernant les compositions, ce que j’apprécie de façon intense sont les sortes de petites dissonances qu’il glisse dans ses mélodies. Ca me rend vraiment folle et résonne avec des sons que mon corps d’enfant à enregistré au coeur de sa mémoire. Quelques notes peuvent me bouleverser puissamment, notamment dans les notes de clavier de « A question of Lust » (lorsqu’il chante « It is all of these things and more  ») présente sur Black Celebration » de 1986.

J’aime énormément l’introduction (surtout dans les versions live des années 80) de Blasphemous Rumours » sur « Some Great Rewards » de 1984.

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J’aime l ‘energie de la chanson « Tora, Tora, Tora ! De Speak and Spell (1981) ; Pipeline sur « Construction Time Again » ou « Told You so » avec son petit côté oï ! (très lointain, mais je ne sais comment le dire mieux).

Les notes dans la mélodie chantée sont aussi parfois déroutantes (cela dépend évidemment de chaque oreille, de chaque « culture » musicale), la ligne de chant de la chanson « Home » sur l’album Ultra sorti en 1996 me séduit pour son audace d’aller dans les aiguës où on ne l’attend pas malgré un arrangement très années 90.

Martin Gore, lorsqu’il parle a une voix plutôt grave, et lorsqu’il chante, il peut aller vers le ténor et faire des « choeurs d’arrière chant » aiguës. Dave Gahan a une voix profonde et ronde plutôt impressionnante qui ne faiblit pas avec l’âge, contrairement à celle de Martin qui était surtout au sommet au début des années 2000. Il a d’ailleurs sorti un album solo de reprise en 2003, qui s’intitule « Counterfeit² » après un EP nommé « Counterfeit » en 1989. Il a depuis les années 80, pris des cours de chants et perfectionné sa voix et sa musique (abusant peut être des mini vibrato), c’est une des raisons pour laquelle ils voient leurs premiers morceaux avec des oreilles techniques plus sévères. Dave Gahan aussi a beaucoup progressé depuis leurs débuts quand ils avaient 18 ou 19 ans. Martin Gore est né en 1961 et Dave Gahan en 1962. Le premier a commencé un groupe avec leur camarade de lycée Andy Fletcher et Vince Clarcke dans « Composition of Sound » en 1980. Je trouve d’ailleurs le morceau « Ice Machine » vraiment bon.

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Alan Wilder a rejoint Depeche Mode par la suite en 1982, pour partir en 1995 entre « Songs of Faith and Devotion  » en 1993 et « Ultra » en 1996. Bien que les musiciens s’expliquent très peu ou vaguement sur le sens des paroles ou des titres de leurs chansons, préférant laisser chacun interpréter comme il le souhaite, Alan Wilder commente dans une interview que le terme « masses » est employé de façon un peu ironique. Certaines personnes disent que son départ vient aussi du fait que le son qu’il apportait était moins « commercial » et qu’il trouvait qu’on ne lui donnait pas assez de place au sein du groupe. Son départ coïncide avec la décennie qui m’intéresse moins, même si j’adore quelques morceaux, mais c’est surtout l’esprit des années 80 plutôt que le son qui fait appel à des choses profondes et étranges comme, codées en moi, du fait de grandir dans ces années là.

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Fragiles aspérités sensuelles

Il y a trop de morceaux que j’apprécie pour tous les citer (« one Caress » quand même), et l’émotion change et évolue d’écoute en écoute, ce qui est intéressant, notamment par la présence de petits sons subtils qu’on découvre peu à peu. Je suis à la fois mon sujet et mon analyste d’étude. Même si j’aimerai comprendre aussi ce qui se passe dans la tête, le corps et le coeur des autres fans. Quand je vais sur youtube, j’ai le très mauvais besoin de lire les commentaires des vidéos. C’est généralement la voix de la haine et des stupides, mais sous les vidéos de Depeche Mode, il n’est pas rare de lire des témoignages vraiment touchant où l’amour se ressent dans une sorte de possibilité humaine oubliée.

Dans le live « I want you now», je suis capable de pleurer d’émotion , même si la qualité de la vidéo est très mauvaise.

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La voix chantée de Martin Gore devient un vecteur d’émotion incroyable. C’est dans le grain, les petites aspérités que surviennent les pics d’amour. Tout ce qui est considéré comme des défauts, ce qui entrave au lisse, prend de la grâce et du charme. Comme beaucoup de fan, je préfère Martin Gore avec ses dents d’enfant de la working class. Il les a refaite et vit à Santa Barbara, on ne peut que lui souhaiter le meilleur. Chaque expression de moue du visage, tremblement de sourcils, main dans les cheveux, grain de beauté sont autant de marques de dévotion. Oui, je n’ai pas encore parlé de ses cheveux. Je vais donc censurer ce passage pour ne pas glisser dans le fétichisme.

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L’art du portrait

J’adore plus que tout dessiner des portraits. Ce que j’aimerai faire est capter la beauté. Ou capter l’émotion que je ressens devant le visage de certaines personnes et réussir à transmettre ces sensations sur du papier. C’est à la fois difficile et à la fois, je suis encouragée par la beauté et la grâce qui me transportent. Je ne sais pas si c’est vraiment possible qu’un artiste arrive vraiment à faire partager des émotions à la fois intenses et subtiles (dans la subtilité des détails qui provoquent des effets physiques intenses). J’essaie de le faire et en même temps, je crois que je suis poussée par quelque chose, par cet amour, cette dévotion. Je ne sais pas quels sont les mots qui expriment vraiment ce que je ressens. Je ne suis pas amoureuse, je ne suis pas « excitée sexuellement », il y a de l’identification, un besoin d’admiration, de modèle, de moteur, et dans le cas de Martin un besoin de douceur, de fragilité, de tendresse. Il incarne beaucoup cette vulnérabilité tant diabolisée à notre époque. C’est comme si il me rassurait en me disant que j’avais le droit d’être fragile. « Fragile, like a baby in your arms » sont les premières paroles de « A Question Of Lust », on est très loin du guerrier viril et pourtant on a envie d’être cette personne qui va protéger et donner tout son amour à cette créature sensible et pleine de créativité. On n’est plus dans le slogan actuel « prends mon argent », on n’est pas dans le « prends mon corps », mais on est dans le « prends mon amour ». Même si, comme je l’ai écrit plus haut, la sexualité est un des thèmes assumés. Dave Gahan aime également se dandiner sur scène, et cela doit séduire beaucoup de fans. Je crois que personnellement, je préfère le trouble que fait naître la sexualité, comme sur la chanson « A World Full Of Nothing », que le sexe en lui même.

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Le sexe peut être très bien, mais je crois qu’en ce moment dans notre société il est trop présent, trop vulgaire, réduit au corps voire au porno et cela m’ennuie. Je préfère les choses plus contrariées peut être, sans tomber dans la frustration non plus. Je suis quelqu’un qui aime les fioritures et je peux être qualifiée de midinette par ceux qui ne ressentent pas ce qui me rend la vie plus passionnante.

En dessinant le visage de Martin Gore, j’ai essayé de capter ce que j’aimais chez lui, mais je crois que je n’ai pas réussi à mettre suffisamment les mots, il y a une grande part que je n’arrive pas à déchiffrer et je ne sais pas si j’arrive alors à le reproduire sur papier, à faire comprendre la sensation d’un coeur qui saigne d’amour. Je trouve ça toujours un peu kitsch ou ringard de faire des portraits de stars, des « fan arts ». Cela rappelle des dessins d’adolescents et leurs posters de stars dans leurs chambres. Mais j’aimerai rendre hommage à cet état d’esprit. Le style des années 80 a été largement ringardisé, puis remis à la mode en parti, puis re-ringardisé, donc ce portrait pourra être pris de façons différentes selon notre culture et nos goûts. Je suis contente du résultat.

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Martin Gore Depeche Mode

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Ecouter le son des années 80 en 2020 me fait beaucoup de bien, cela a peut être un côté réconfortant que certains appellent « l’effet doudou », même si l’esprit de l’époque était tourné vers la nouveauté, les synthétiseurs, les ordinateurs. J’ai une âme nostalgique, pour des musiciens qui, donc ne partagent pas mes goûts, vu qu’ils se tournent vers les expérimentations nouvelles, inspirés par d’autres groupes comme Kraftwerk. Mais c’est la même chose pour beaucoup de personnes qui aiment écouter des musiciens d’avant garde comme Beethoven ou Eric Satie.

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Martin Gore a aussi sorti des albums instrumentaux, notamment « MG » en 2015, et récemment « The Third Chimpazee » en février 2021 également chez Mute.

 

Exposition au Forum des Métiers d’art 2018

Exposition au Forum des Métiers d’art 2018

Mardi prochain, le 2 avril 2019, je serai présente de 9h à 17h à la Rotonde de Thaon-les-Vosges pour le Forum des Métiers d’art et de la transmission des savoirs. L’occasion de mettre quelques images de la précédente session à laquelle j’avais déjà participé :

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J’exposais un stand sur lequel on pouvait retrouver mes illustrations et mes créations textiles.

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Je proposais également une démonstration de tissage à la main sur un métier à tisser Do It Yourself.

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Le lieu d’exposition était assez beau, c’était la Rotonde, un espace accueillant diverses manifestations, concerts, spectacles et salons,…

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Illustration « Mars » – extraits

Illustration « Mars » – extraits

Voici enfin ma dernière vidéo terminée. Elle montre et explique l’évolution de cette illustration intitulée « Mars », reprenant les symboles de ce dieu mythologique Romain.

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Comme je sais qu’aujourd’hui les gens ont à peu près 3 minutes d’attention (merci le marketing publicitaire), j’ai extrait trois parties que je vous montre ci dessous :

 

 

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Illustration encadrée, prête à être exposée :
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Selfie bisous
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Dans ce deuxième extrait, vous pourrez voir en détails les symboles mis en abîme.

 

Aquarelle – Vindex

Aquarelle – Vindex
Cette illustration dans une style plus « fantastique » est un peu particulière pour moi car elle m’est très personnelle, en tout cas elle le fut à l’époque où je l’avais réalisé en juillet 2016.
Avec le temps, il m’est plus facile de révéler sa signification.
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C’est une aquarelle sur un format A3 représentant un personnage féminin vu dans un miroir ovale.
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Je vous explique plus en détails cette illustration en vidéo.
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Holy Mane au Forum des métiers d’Arts

Holy Mane au Forum des métiers d’Arts

J’ai la joie de vous retrouver au 6ème forum des métiers d’Arts et de la transmission des savoirs.

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Comme son nom l’indique, de nombreux artisans, formateurs et professionnels seront présents pour parler et créer devant un large public. L’entrée est gratuite pour tout le monde, de nombreux scolaires seront également présents grâce à des transports mis en place spécialement pour eux par le Rotary d’Epinal. La transmission est réellement ce qui anime cette manifestation, c’est pourquoi je présenterai mes travaux d’arts textiles et parlerai du tissage, qui symbolise pour moi la transmission d’un savoir faire ancestral, mêlé d’une créativité audacieuse et contemporaine.

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Je montrerai comment, avec peu de moyen on peut créer un tissage à la main.

Vous pouvez regarder les 7 premières minutes de cette émission TV sur Vosges Télévision pour écouter l’organisateur présenter son forum :

 

Ou ? 

La rotonde de Cap Avenir Thaon les Vosges

Quand ?

Mardi 27 mars 2018

8h30 – 17h

Combien ?

Entrée libre

Pourquoi ?

Pour voir des artisans présenter leurs savoir-faire

Atelier tissage végétal

Atelier tissage végétal
Retour sur un atelier sur le tissage que j’avais animé avec la Maison de l’Environnement d’Epinal le 2 novembre 2016.
Cet atelier s’inscrivait dans le cadre d’une semaine sur la réduction des déchets. La préservation de la nature et les questions environnementales sont des sujets qui me tiennent à coeur.
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Epinal est une ville très fleurie qui détient une bonne note au label de qualité de vie, Villes et Villages Fleuris.
J’avais donc proposé de venir récupérer des fleurs et des branches jetées mais encore jolies et présentables pour en faire des tissages à la main. A savoir que dans tous les cas ces matières végétales sont compostées sur le site des serres de la Ville. Rien ne se perd, tout se transforme.
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La Maison de l’Environnement, soucieuse de sensibiliser la population à ces sujets avait donc proposé un atelier ouvert à tous, de tout niveau manuel. Cela permet aussi de participer au lien social de manière local.
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L’atelier consistait à présenter la technique du tissage à la main dans sa forme la plus simple, accessible, économique et ré-utilisant des matériaux de récupération (carton, ficelle,…). Le matériel était mis à disposition mais chaque participant se devait de fabriquer son propre métier à tisser, c’est à dire la structure permettant de tendre des fils verticaux (les fils de chaine), pour pouvoir ensuite insérer des fils, fibres ou végétaux entre les fils de cette chaine.
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Ainsi en levant un fil de chaine sur deux, on peut insérer ce qu’on appelle le fil de trame. Cela crée ce qu’on appelle une armure toile. On peut complexifier le tissage en levant un fil sur trois, par exemple et on obtient une armure différente (sergé). Mais l’armure toile est la simple et la plus solide.
Dans le tissage on peut toujours faire plus compliqué, mais il est nécessaire pour cela de passer par la base.
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Pour créer ce métier à tisser, il suffit de cranter au ciseau régulièrement (tous les 1 cm par exemple), le carton en haut et en bas (tenu verticalement, c’est à dire en format portrait). Ensuite il faut insérer le fils de chaine dans ces crans.
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Partager mon expérience du tissage et des arts textiles est une chose qui me plait beaucoup. J’ai pu animer des ateliers régulièrement et ponctuellement avec des publics différents. La seule contrainte est d’aimer un minimum les travaux manuels ou d’être curieux sur la façon dont sont construits les objets du quotidien, c’est à dire le tissu, que l’on retrouve partout autour de nous. Cela favorise la dextérité, le sens de la composition, du rythme, des couleurs mais aussi des matières dans une dimension tactile du réel, dont on manque souvent dans nos sociétés de consommation. Cela oblige un minimum la concentration et la patience, même si l’on peut aisément discuter et se détendre pendant l’activité sur des formes simples.
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J’ai remarqué que le public était souvent curieux face au tissage, et cela de façon inter-générationnel. Beaucoup de personnes ont des souvenirs quant à cette pratique, souvenir de famille, professionnel, créatif, etc… Le besoin d’échanger des souvenirs est très palpable et intéressant. Le tissage est une pratique à la mode, les entreprises de loisirs créatifs l’ont très bien compris. Cela peut être un loisir, une passion, comme de la création ou une profession artistique ou artisanale. Le monde contemporain a un grand besoin de créer par soi même des objets facile à faire. La satisfaction de créer des choses est une véritable demande, il n’y a qu’à voir le nombre de livres et de kits qui ressortent depuis quelques années sur le sujet.
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Le tissage peut être décoratif, accroché sur un mur de type tissage mural, grand ou petit. Il peut servir à être cousu en accessoires : pochettes, bijoux, ou intégré dans des travaux plastiques.
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Cet atelier durait deux heures, permettant de repartir avec ses créations décoratives. Selon les matières utilisées, le tissage pourra être éphémère (pour décorer Noël par exemple) ou permanent.

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Les journaux l’écho des Vosges, Vosges Matin et le web-journal epinalinfos avaient partagé cet événement :

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Etre en Marche ou ne pas être en marche

Etre en Marche ou ne pas être en marche

Bonjour à tous et Bonne Année 2018 !

Comme toujours, je me sens débordée par les projets. C’est à la fois excitant, positif, mais à la fois cela demande une organisation et surtout de devoir sacrifier d’autres choses, notamment ma présence sur mon site. Et pourtant il est également prioritaire et nécessaire de partager mes actualités. J’ai beaucoup de mal à trouver du temps pour éditer mes vidéos, qui ont repris plus d’un an de retard. Filmer et éditer prend du temps, mais également se mettre à jour sur les paramètres techniques, notamment le fait que mon PC rame trop pendant le montage. Ajouter à cela mes routines de dessins à pratiquer. Sinon certaines choses avancent doucement mais surement, comme ma peinture à l’huile, mon tissage, etc,… D’autres sont en suspend, comme la fabrication de métiers à tisser, et d’autres sont sur le feu, comme l’exposition de février à Plombière les Bains. J’ai partagé ma pièce sur mon facebook pour les curieux.

Mais globalement ces projets sont hyper positifs et excitants. Pourtant je me sens débordée et je me rends compte que je n’aurai pas le temps de lire ces livres pris à la BMI, voir ces films, me promener ici ou là… Un jour, je vais mourir et je n’aurai pas eu le plaisir d’être enivrée par certaines lectures, musiques, films,… Et je pense notamment aux créations du XIXème siècle, qui m’intéresse beaucoup. De toute manière si le passé simple disparaît, autant ne plus lire d’écrits contemporains.

 

 

 

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Bref, je passe en coup de vent pour partager ce gif, que j’ai tenté de partager sur les réseaux sociaux avant de me dire « mais les gif animés, c’est so 2010… »

 

Je me suis basée sur la vidéo d’un youtuber pour dessiner différentes étapes d’une certaine marche sur papier.

Illustration – lipstick in a park

Illustration – lipstick in a park

Voici une illustration réalisée l’été 2016 sur un cahier A4 avec de l’aquarelle.

 

 

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Le crayonné et la mise en couleur à l’aquarelle.

 

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Vous pouvez suivre les étapes de cette illustration dans ma vidéo, sous fond d’images d’Epinal.

 

Fiber Art Epinal – 1ere exposition 2016

Fiber Art Epinal – 1ere exposition 2016

 

 

 

 

Nous voilà déjà en septembre !
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Et la rentrée s’annonce chargée comme chaque année. J’étais présente au forum des associations pour promouvoir notre atelier et son exposition, j’ai rencontré plusieurs personnes intéressées et motivées, ça fait plaisir. En effet, nous reprenons notre atelier bi-hebdomadaire d’art textile, que j’ai intitulé Fiber Art Epinal. Nous préparerons principalement notre exposition qui aura lieue du 23 au 29 octobre 2017 !
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Cette exposition sera la deuxième édition de celle que nous avons eu l’an dernier. Et comme je le répète tout le temps, je suis très en retard sur les sujets de mon blogue, c’est pourquoi je vous livre aujourd’hui un compte rendu de cette première exposition de l’année dernière :
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C’était donc notre première exposition d’atelier, où nous présentions le travail des membres. Il y avait donc du fils, du tissu, mais pas que, aussi du plastique, des algues et de l’inspiration shibari. En effet l’art textile peut prendre des formes très différentes et c’est dans ces différences que j’aime orienter la recherche plastique.
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Cette exposition avait lieue du 26 septembre au 1 octobre 2016  au Centre Culturel d’Epinal. C’est en sorte ma toute première exposition en tant qu’organisatrice (avec mon binome), c’était un peu comme être commissaire d’exposition en pensant à l’affiche, les cartels jusqu’à éplucher les légumes pour le buffet. Et oui il n’y a pas que les chips dans la vie (même si c’est bon aussi). Je présentais aussi beaucoup de petites oeuvres personnelles (j’avais peur qu’il n’y ait pas assez de contenu), du coup c’était beaucoup de boulot, j’étais très stressée et je n’ai oublié qu’une petite partie de mon discours.
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J’ai réalisé une vidéo où je vous explique tout ça, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Du coup ça fait aussi plus d’un an que j’ai mon nouveau Canon 700D et je suis très contente de toutes les vidéos que j’ai pu faire, que vous pourrez et pouvez déjà voir sur ma chaine Youtube.
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Vous pouvez voir mes oeuvres textiles en détails dans cette note accompagnée d’une video.

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Voici quelques photos de l’exposition :

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MG, qui nous a offert une petite performance pour s’inclure dans l’installation de Pascal, inspiré de shibari.

 

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Je présente mon travail « Cybele« , que j’avais déjà exposé en Italie.

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Ici, je présente plusieurs travaux personnels dans de petits cadres.

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Ici je montre différentes techniques de tissage que l’on peut réaliser pendant les ateliers, avec du matériel de récupération (carton, emballage, plastique),…

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Ici encore quelques travaux personnels avec « third eye » au fond et « roue oculaire » à droite de l’image.

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L’événement a bien été couvert par les médias locaux, notamment avec des articles dans l’Echo des Vosges, Vosges Matin et sur la chaine de télévision Vosges TV.

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Et bien sur je vous parle de notre future exposition qui aura lieu dans moins de deux mois, juste avant Halloween (mais rien à voir, enfin j’espère). Je suis très contente de pouvoir pérenniser cet événement avec une équipe motivée.

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Illustration – Westworld

Illustration – Westworld
Westworld tribute :
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Cette illustration est actuellement exposée à la galerie d Bailli d’Epinal, jusqu’au 30 août 2017.
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Généralement, quand je partage mes idées, cela agace quantité de monde à un point assez important. J’ai l’habitude et sachez que si vous n’êtes pas d’accord avec moi, c’est que vous me détestez déjà alors ne faisons pas dans la langue de bois et l’hypocrisie. Ne soyons pas amis. De plus, j’expose ma vision subjective et mes réflexions personnelles de la série Westworld, je ne prétends pas que c’est la vraie vision unique que tout le monde doit avoir, et je refuse que quelqu’un prétende détenir la vérité sous prétexte que je dise que ce n’est que ma vision. (à force de trainer sur facebook, je mets trop en garde le lecteur)
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séries
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J’ai souvent eu un discours sévère sur les séries, le problème principal pour moi est l’aspect chronophage. Quant à la télévision, je suis contente d’avoir été sevrée très tôt (à 15 ans quand je suis allée en internat pour mes études d’arts appliqués), alors que j’ai grandi dans un milieu populaire où la télévision épargnait la conversation et devait être allumée H24. Bien que je sois heureuse d’avoir grandi avec le club Dorothée, qui m’a ouvert sur la culture nippone, j’ai beaucoup de dégoût aujourd’hui vis à vis de ce média. Je n’ai pas de télévision et quand j’entends la télévision des voisins (ou quand je suis invitée chez des gens et qu’ils l’allument), j’ai réellement la nausée, cela me rappelle de mauvais souvenirs, mon enfance où mes parents étaient collés devant des débilités qui font passer « Hélène et les garçons » pour de la philosophie. Aujourd’hui (avec mon regard d’adulte) je trouve que la télévision véhicule des injonctions sociales et sexistes sur comment doit être une personne, et qui fait que les personnes conditionnées à ce médias me demandent souvent pourquoi je ne dessine pas de jolies filles qui sourient, comme si les présentatrices étaient la norme. On préfère critiquer la Haute Couture et ses mannequins très minces, alors que la télévision avec ces sourires étincelants,  ces aisselles épilées, ces litres de fond de teint sur toutes les personnes, femmes ou hommes, cette cadence de mots, diarrhée verbale qui semble faire l’apologie de la cocaïne, ses idées aliénantes devrait être un repos pour les braves travailleurs. Car il faut être quelqu’un de bien et se lever tôt, pour passer sa journée devant la télévision. Beau programme de la part de tous ces passifs qui adorent critiquer les artistes, les auteurs ou les lecteurs qui pour eux « ne font rien de leur vie » (dixit ma famille). Cela dit, passons au sujet.
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Business 
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Je regarde parfois des séries via internet, les studios investissent de plus en plus d’argent dedans, de gros producteurs, réalisateurs et acteurs s’investissent et créent parfois de belles idées. Visuellement, c’est le lieu où se crée les nouveautés graphiques (avec le cinéma et le jeu vidéo). C’est du gros business qui recrute, l’avenir de l’emploi car le divertissement, qui est d’ailleurs un des sujet de Westworld, est de plus en plus demandé dans une société où les riches s’enrichissent et s’ennuient d’avoir trop d’argent, et sont de gros consommateurs d’expériences censées leur apporter une personnalité plus trépidante que celle du voisin venant soulager leur oisiveté. Et les pauvres s’appauvrissent, je ne vous apprend rien.
Dans cette industrie, il peut s’avérer difficile d’être libre, mais plus il y a de personnes, d’auteurs, plus il y a d’idées qui parfois réussissent à traverser les codes de la censure. (Le gentil est gentil, il véhicule une image positive mais reste cool car il crie des jurons, le méchant est méchant, mais il perd ou devient gentil grâce à la force de l’amour, etc…).
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Tout cela pour parler d’une série en particulier.
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Westworld
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J’ai récemment regardé Westworld, la série réalisée par Jonathan Nolan et Lisa Joy, et j’ai plutôt bien aimé.
Bien que j’ai trouvé qu’il y avait des choses qui m’aurait surtout touché étant plus jeune, j’ai eu un contentement suffisant au niveau émotionnel.
Certes on pourrait trouver des choses « tirées par les cheveux », ou voir de grosses ficelles mais j’ai réussi à aimer certains personnages.
Au début je me suis laissée piéger en trouvant les scènes et les personnages très lisses et j’ai vite compris qu’ils étaient ainsi programmés pour être mieux abusés.
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Très vite, je me suis identifiée au personnage de Dolores. Oui parce qu’on peut s’identifier à des personnages pour leur caractère et non pour leur couleurs de cheveux ou leur physique. Certaines personnes, notamment mon copain ne partage pas ce « plaisir » d’identification à un personnage. Certaines personnes ne sont pas faite pour ça, mais il comprend que je le sois plutôt sensiblement.
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J’ai également aimé le personnage de l’homme en noir. Finalement ça ressemble beaucoup à ce que je fais, une partie lumineuse et amoureuse et une partie sombre et désabusée. Je n’ai pas encore atteint le désir de tuer des gens (ou des « hôtes »), mais j’y travaille.
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Dolorès
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Parlons de Dolores. Dès les premières paroles de la série, on voit qu’elle répète un discours soit disant positif sur la manière de voir le monde. « Je choisis de voir la beauté du monde. » On a tout de suite le sentiment qu’elle n’a pas du connaître beaucoup de galères ou ne cherche pas trop ce que cache les choses qu’on nous présente pour proférer de pareilles naïvetés. Alors évidemment c’est mon interprétation, mais je conçois que certaines personnes peuvent se dire que d’emblée, elle est sur le bon chemin.
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(à ce stade il y a un peu de spoile)
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Son personnage doit probablement énerver certaines femmes qui préfèrent les caractères forts, voire guerriers, avec un fort tempérament. Je pense que c’est pour ça qu’ils ont créé le personnage de Maeve, qui a besoin de d’avantage prendre les choses en main et de s’interroger sur ce qui se cache derrière les choses, et pourtant, même ce tempérament n’est en fait qu’un programme, dont elle refuse l’idée. (Tout ça pour être rattrapée par son instinct maternelle… -_- ).
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Dolorès est une jeune fille qui vit dans une ferme avec ses parents et qui aime peindre la nature. Elle est gentille, douce, avec de belles boucles blondes, une robe presque modeste et elle se soucie des autres. Elle fait un peu ce qu’on lui dit. J’ai trouvé que l’actrice Eva Rachelle Wood « jouait bien », car je me souviens de son jeu de reine des vampires de Louisiane dans True Blood et elle incarnait bien cette identité aussi.
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Pourtant son créateur lui parle en secret, il lui lit Alice au Pays des Merveilles, il l’observe et aimerait voir jusqu’où une créature androïde pourrait aller, est ce qu’une conscience pourrait elle naitre ? Faut il écrire un programme, ou discuter avec elle ? Créer des bugs pour que l’étincelle d’intelligence artificielle se déploit et atteigne son but (remplacer l’humain, trop bête, seulement intéressé par le divertissement destructeur).
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Identification
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Je me retrouve dans sa fragilité, sa douceur, son amour pour la peinture, la nature et les animaux, sa façon de tomber amoureuse. Elle semble lunaire car émotionnelle, et vénusienne. Je me retrouve aussi dans ce conditionnement à créer des êtres incapables de prendre une arme à feu, sans défense mais présente pour satisfaire les fantasmes des touristes, on peut la torturer, la baiser, la tuer de tant de manière. Elle a été créé pour cela, peut être même qu’on pourrait croire qu’elle aime pleurer, sinon pourquoi le ferait elle ? Mais cette souffrance n’est peut être pas seulement pour le plaisir de pervers narcissiques mais aussi la clé pour elle, d’atteindre une certaine conscience. D’où son prénom Dolores qui renvoie à la douleur. La douleur, le chagrin, notamment lié à la perte d’un être chers, comme la femme qui s’est suicidée de l’homme en noir est souvent un facteur déclencheur.
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Dolorisme
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Dans la vraie vie, j’ai souvent cru en cette idée, mais je l’ai ensuite délaissé, convaincue que s’il m’était arrivée plus de choses positives, j’aurai eu plus de portes ouvertes et moins de blocage. A chacun et à chaque période son interprétation. La mienne n’a pas toujours été ce qu’elle est maintenant. J’ai aussi été conditionnée à répondre aux besoins et désirs des autres, en me répétant que c’était par la douleur que j’arriverai à me dépasser. Je ne savais pas me défendre et j’étais attirée par les connards. Ca parait illogique pour quelqu’un qui aspire à une certaine tranquillité et épanouissement. Ca ne m’a mené qu’à une perte de temps terrible, à faire passer les autres en premier et à ne pas m’imposer à tel point que cela en est difficile pour m’épanouir professionnellement, mais j’ai décidé d’y remédier, d’être une entrepreneuse égoïste avec un sale caractère. Et je pense qu’à 35 ans je peux m’accorder d’exister pour moi. La tendance doloriste voire la philosophie est partout. Ceux qui la dictent font semblant d’appliquer ces mêmes règles à eux même mais ne font que profiter des plus sensibles et des plus honnêtes.
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Le dolorisme ou la philosophie faisant croire que par la douleur nous nous épanouissons accompagne souvent certaines religions ou autre processus de contrôle de la population comme le communisme ou le capitalisme, qui enseigne au citoyen le sens du sacrifice et le renoncement pour garder les postes et les emplois de rêves aux copains ou autres arrivistes de la caste des nantis et éviter la remise en question des dominants. Comme je l’ai déjà dit, la douleur peut être une voie pour certains, à certains moments, mais s’ils l’imposent aux autres, cela en devient pervers.
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Je n’ai pas toujours pensé ainsi, peut être est ce juste aussi une histoire d’époque. Avant (et encore maintenant) j’adorais Crash et Videodrome de Cronenberg ou Hellraiser, mais peut être prenais je ces thèmes un peu trop au premier degré. Gloire à la chair ! La question de la douleur est un thème sur lequel j’ai beaucoup travaillé (appréciant les actionnistes viennois, les modern primitif, le medical art, etc). La douleur infligée par soi même, plutôt que par autrui, oui mais si la douleur infligée par soi même vient d’une autorité supérieure (la mode (BDSM par exemple), la société, la religion, Arnold dans Westworld), est ce de la liberté, quel poids a t’elle etc… Ce sont des questions intéressantes, qui démontre qu’il reste difficile d’avoir un avis tranché sur un sujet sans pouvoir le développer (coucou twitter).
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Westworld
Debbie Harris dans Videodrome
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Me concernant je refuse qu’une personne me domine sans mon consentement. Je lutte pour affirmer que bien qu’étant une femme, métissée asiatique, je ne suis pas une servante, ni une distraction exotique ou une prostituée à bon prix. Et c’est incroyable de devoir lutter tous les jours encore pour nos droits quand tous les jours on tente de nous imposer plus de devoirs. Tout le monde ne ressent pas ça, n’est pas exposé à cela, mais c’est une réalité qui concerne beaucoup de personnes, beaucoup de femmes, d’hommes, qui sous le coup des injonctions dont j’ai parlé plus haut, devraient soit disant être les servants des dominants (ceux qui nous dirigent, patron, politiciens) ou autres dominateurs (ceux qui veulent nous diriger par la force, souvent des hommes) ou manipulateurs (dominateurs passifs, lâches souvent des femmes).
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Recherche et conscience de son identité/ Un labyrinthe
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Revenons à Dolorès. Le jeu est de pendre conscience de ce qu’elle est, de son identité, de sa conscience pour enfin être libre; libre de choisir ses choix, sa vie, peut être son comportement. Ce jeu est le jeu du labyrinthe, elle rêve, dans ses rêveries elle entend une voix, elle ignore à qui appartient cette voix qui la pousse à aller plus loin, à chercher autre chose que ce monde. Cette voix est celle de son créateur, peut être est ce un programme, mais quand elle arrive au centre du labyrinthe, elle comprend que c’est sa propre voix, sa conscience. Elle s’est souvenue de ses anciennes vies et comprend la mise en scène du monde dans lequel elle vit.
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Labyrinthe de la capitale de Chartres.
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Ainsi, elle ressemble à Alice, et court après un personnage pour traverser des mondes ou des situations ou des personnes qui ne sont pas tout à fait réels. Le rapport aux différents mondes, rêvés, virtuels, réels, leur définition rappelle qu’on vit dans des certitudes étroites qui nous rassure au risque de plonger dans des abîmes effrayants.
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Chaque hôte  a son propre labyrinthe pour aller vers sa conscience, celui de Maeve est la souffrance liée à la mort de sa fille.
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Le labyrinthe n’est pas fait pour l’homme en noir, c’est ce qu’on lui dit, mais il cherche également à comprendre ce qui se cache derrière les apparences, il rêve d’une dimension parallèle. Lui aussi a perdu sa candeur, il passe du chapeau blanc au chapeau noir et sa rencontre avec Dolores m’a beaucoup émue.
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Bugs
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Comme je l’ai déjà dit, les hôtes semblent changer leur scénario à cause de dysfonctionnements, ces derniers sont ils programmés ou viennent ils de faits extérieurs (une photo ?, une phrase ?  » Ces plaisirs violents ont toujours des fins violentes « ) ou viennent ils d’eux même ?
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Il faut savoir observer avec attention les « bugs », les dysfonctionnements qui participent à déconstruire mon conditionnement mental (ma manière de penser, d’être, d’interagir, etc…), mais sans que cela passe par la douleur, comme je l’ai longtemps cru et comme je l’explique plus haut. J’ai parfois besoin de ces coups d’électricité mental voire esthétique pour réussir à m’éloigner de la notion de norme qui m’oppresse. Un choc esthétique est parfois une brèche permettant de nous ouvrir vers une réalité plus étendue, ou augmentée pour utiliser l’expression de « réalité augmentée », qui semble encore à ce point une réalité diminuée ,mais qui donne accès néanmoins à quelque chose. (Cette coupure dans la réalité à travers l’imagination est quelque chose que je peux rechercher via le jeu de rôle).
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Je me sens très fortement programmée à être un citoyen sérieux, sans cesse abusé, élevée à servir, être gentille et docile. Dès que je quitte ce scénario, on me le fait payer chers, quand pour certains il n’y a aucune conséquence. Rappelez vous le célèbre mensonge  » Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. … ». J’aimerai tenter de briser cette séquence (« loop »). C’est pour ça que je suis souvent intéressée par le travail d’artistes assez radicaux voire trash qui me mettent à la fois mal à l’aise et m’excite intellectuellement, car ça me dit qu’il existe « autre chose ». Un autre chose auquel j’aimerai avoir accès, quelque chose qui est naturel ou simple pour certains mais qui est douloureusement compliqué pour moi. Chacun ses luttes internes et ses facilités. Je ressens la jalousie des gens, pensant que tout est facile pour moi, je ne sais pas s’ils pensent cela de tout le monde ou si je devrais le prendre personnellement, en tout cas j’observe que généralement, on jouit à m’en faire baver. Heureusement j’ai réussi à me programmer pour entrer dans ce jeu et aimer combattre mes ennemis. Tout n’est que programme, devenez maître de votre propre code.
Pour revenir aux artistes inspirants, je repense au projet TOPY et Psychic TV et met en relation le thème de la télévision, le média de masse, le contrôle de masse, qui aujourd’hui est largement véhiculé dans les séries, les jeux vidéos ou virtuels, à l’instar du parc de Westworld, si on peut parler de virtuel. C’est ce que semble rechercher l’homme en noir en partie, une réalité plus réelle, des choses qui nous atteignent réellement, encore une fois la douleur (le risque d’être réellement blessé par les hôtes – androids), mais pourquoi pas de la part d’autres personnages ou spectateurs l’empathie pour ces « hôtes ». On peut introduire des bugs via les séries, en faire du matériel qui « réveille » certaines personnes plus sensibles à ce changement. D’où également mon intérêt pour la magie, chaos ou autres.
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De nombreux thèmes
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J’ai pris cette série par le thème de la conscience, la conscience de soi et du monde qui nous entoure, comprendre les règles du jeu. Evidemment, il y a d’autres axes, celles de la technologie, de l’évolution exponentielle de celle ci car nous vivons dans une époque du risque de non retour (à avant la société des robots intelligents), de la société de loisir pour riches, vivre des frissons sans danger, la question de l’intelligence artificielle, de la confrontation humains – IA, des sentiments, du besoin d’évasion ou de conquête, la liberté, la souffrance comme clé vers la conscience, des religions (les humains qui gèrent le parc sont parfois comparés à des dieux ou bien « la petite voix intérieure que l’on entend » vient elle de nous, de notre créateur, d’un ange, d’un dieu ?), écouter sa propre voix/voie ou une voie supérieure qu’on entend, etc…
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Ce que j’attends de la saison 2 est d’être surprise donc de ne rien attendre, toutefois, j’avais bien aimé l’idée de pouvoir hacker ce jeu, la quête de l’homme en noir. Après tout de nombreux hôtes se souviennent. Qui sont les personnages avec des cornes que l’on prend pour les hommes de Wyatt, etc… ?
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Voilà, ce n’est pas la série du siècle mais comme vous pouvez le voir elle m’a fait réfléchir, ce qui est toujours bon à prendre pour quiconque, même pour les robots.
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Illustration
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Mon illustration est réalisée à l’aquarelle, avec quelques traits à l’encre de Chine, sur du papier A3, 300gr/m². J’ai utilisé des images de la série avec le personnage de Dolorès jouée par Eva Rachel Wood. Je n’ai pas pour habitude de dessiner des femmes avec un physique répondant aux canons populaires américains (visage rond, bouche pulpeuse, forte poitrine, pose et regard sexy…), car j’aime dessiner des visages ou des silhouettes qui m’inspirent et me poussent à les dessiner (peut être ai je une vision trop hétérosexuelle de la femme, non réduite à un objet de plaisir) incarnée d’ailleurs par la plupart des mannequins de mode, qui répugnent la majorité des gens (on me demande souvent pourquoi je dessine ce genre de femmes, certains pensent que je ne fais que des autoportraits peut être parce que je dessine des visages « longs et fins » – ce sujet pourrait être développé dans une note entière) (pour savoir ce qu’en pense la plupart des personnes sur le physique des mannequins, il suffit d’aller sur une page facebook de Haute Couture et de lire les commentaires à l’intention de ces dernières).
Si vous êtes intéressé par le processus de cette illustration, je vous invite à visionner ma vidéo qui en dévoile un peu plus.

Prochainement – Exposition et stand sur la Place des Vosges

Prochainement – Exposition et stand sur la Place des Vosges

Comme l’année dernière, je reviens sur la place des Vosges d’Epinal ce samedi 29 juillet 2017 !

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(photo août 2016)

Ce sera mon deuxième événement de cet été avec celui qui a eu lieu à Plombières le samedi 8 et dimanche 9 juillet, et j’en aurai un autre au mois d’août le samedi 19. N’hésitez pas à regarder dans la colonne de droite mes « prochains événements ».

Vous pourrez voir mes bijoux textiles en vrai, ou acheter des reproductions d’illustration, des originaux ou des estampes. Je ferai également une démonstration de tissage DIY sur un des métiers que je viens de terminer, annonçant prochainement des ateliers. Je montrerai ma méthode pour créer des motifs avec un métier sans peigne, en utilisant des baguettes et des fils.

Vous pourrez donc voir des tissages originaux pour vous donner une idée, ce sont des tissages que je réserve pour mon exposition d’octobre avec mon atelier Fiber Art Epinal, sur le thème de la Mésopotamie.

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Ce sera la deuxième année où je participe avec le collectif d’artistes Pigment T à leur événement « l’été des artistes » qui réunit plusieurs de leurs membres autant dans le domaine des arts plastiques que des arts appliqués (bijoux, chapeaux, stylo en bois tourné,…).

Voici quelques photos de l’an dernier.

 

exposition illustratrice Holy Mane

 

Ce jour là il marquait 40°C sur le thermomètre de la pharmacie. C’était un peu extrême.

 

 

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La jolie Place des Vosges d’Epinal avec mon stand au centre de la photo.

 

 

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Vosges Matin avait fait un article sympa, je suis toujours étonnée des journalistes qui arrivent à synthétiser tout ce que je leur dis, parfois je suis trop bavarde tant j’essaie d’être comprise.

 

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Ici je m’amusais à faire de jolis panoramiques avec mon nouvel appareil photo. Il existe peut être un widget pour afficher les panoramas sous WordPress, si vous savez, dîtes moi celui que vous préférez, sinon on peut cliquer sur la photo.

 

 

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Ici vous pouvez me voir au milieu de plusieurs peintures, de cadres et d’oeuvres textiles au fond.

 

 

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Au fond à gauche la basilique.

 

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Encore quelques panoramiques, tant j’aime l’architecture de cette place, accompagné d’effet HDR pour gérer la très grande luminosité de cette journée à 40°C.

 

 

 

 

 

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Si vous voulez savoir dans quel numéro est apparu l’article, il s’agit du 2750.

 

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Et pour finir une video que j’avais déjà partagé sur ma page facebook

 

Illustration – Sleeping cat

Illustration – Sleeping cat

Voici une illustration colorée à la gouache. Elle appartient à un cahier A4 dans lequel apparaît plusieurs illustrations de ce style. J’ai voulu créé un style à la fois léger, féminin avec un thème du quotidien voire de l’intimité dans un décor un peu chaleureux.

Gouache "Sleeping cat"

Gouache « Sleeping cat »

 J’aime beaucoup l’utilisation de ce bleu clair presque « mint« . On retrouve un peu cette même nuance dans ma peinture « fille et montagne« . Peinture dans laquelle j’avais aimé utiliser cette couleur, ainsi que le rose pastel (des magnolias) et l’ocre jaune que j’aime aussi beaucoup.

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Voici le dessin au crayon que j’ai en parti gardé (que j’ai peu gommé avant la mise en couleur).

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Je suis contente d’utiliser la gouache de cette manière fluide, comme de l’aquarelle. J’essaie de ne pas céder à la facilité des godets d’aquarelle en mélangeant moi même les couleurs, ça me permet de les avoir plus lumineuses et comme j’aime les tons pastels c’est assez important.

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Des baskets type Converse, des mi bas résille et une jupe pour un petit côté punk lolita. Un petit chat qui a l’air gentil, ils en ont souvent l’air quand ils dorment.

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Vous pourrez voir les étapes de réalisation de cette illustration grâce à cette vidéo.

Illustration – Cybele

Illustration – Cybele

Voici une de mes illustrations préférées, réalisée en 2016. Il s’agit d’une aquarelle sur papier 300 grammes A3 représentant un des visages d’une ancienne divinité aux multiples noms que j’ai appelé ici Cybèle. Aujourd’hui, avec le recul et mes projets futurs, je peux dire qu’elle sera l’un des thèmes principal de mon travail.

Aquarelle « Cybele »

J’ai ici commencé le dessin au crayon. J’avais d’abord construit le dessin en positionnant le vase, les fleurs et les dagues en bas (cela forme une étoile à cinq branches). J’ai filmé le processus de cette illustration dans la video plus bas.

Cybele

J’ai bien aimé ajouté des paillettes rouges sous les yeux comme un maquillage de soirée.

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Le visage étant mis en couleur, j’ai ensuite voulu un fond, je l’ai voulu à la fois texturé et immatériel tout en improvisant pour me « laisser aller » à mon intuition.

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On peut voir ici mon bureau, toujours plein de choses. (Je ne fume pas mais utilise les boîtiers de cigarillos de mon copain pour y garder des choses, du gros sel ici, cela aide à texturer l’aquarelle notamment).

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 Vous saurez tout, ou presque grâce à cette vidéo !

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J’ai superposé des formes géométriques, notamment le cube qui revient souvent, et également attribué selon mon histoire à Cybele. J’ai également dessiné des sortes de zig zag blancs suite à une sortie astrale que j’avais récemment faite et qui m’avait beaucoup marqué. Je ne l’avais pas faite seule, j’ai clairement sentie qu’on me tenait la main, et j’ai traversé des sortes de vortex avec des parois tapissées de ce genre de graphisme très optic art des années 60, tout en entendant fortement les ondes radios.

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J’ai dessiné quelques symboles en vert, des cubes, la lune, des chouettes stylisés et même des appareils de castration utilisés lors des rituels pour Cybèle.

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 couic couic et la tête d’un lion

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Des paillettes rouges et des yeux rouges.

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 La couleur doré est ici prédominante.

Surface Pattern Design – Tissus avec motifs originaux et uniques

Surface Pattern Design – Tissus avec motifs originaux et uniques
Il y a un peu plus d’un an j’avais réalisé une vidéo montrant quelques un des tissus que j’avais fait faire imprimé avec mes motifs personnels.
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Comme il était parfois un peu compliqué d’expliquer que je ne vendais pas des tissus, mais des motifs, j’avais faite cette vidéo.
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Depuis j’ai acheté une caméra de meilleure qualité et j’ai refaite cette video, cela permet de mieux s’imaginer l’aspect tactile de la matière.
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Pour ceux qui viennent pour la première fois ici, je récapitule.
Je suis illustratrice free lance et j’aime créer ce qu’on appelle en France des motifs textiles. Les anglo saxons appellent cela du « pattern design« , soit la création de motifs. Ce terme est beaucoup plus juste car les motifs que je dessine peuvent très bien être imprimés sur du tissu, mais aussi tout autre support comme le papier (ah.. la papeterie.. <3 ), la céramique dans le cadre de vaisselle par exemple, ou utilisé numériquement comme par exemple ici le fond de ce site, qu’on appelle « wall paper »…
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Cristaux et plumes de paon "mint"
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J’adore les motifs, même si je n’en porte pas plus que ça (comme la couleur rose) mais j’aime me perdre dans les détails d’un papier peint, regarder les draps en cherchant le motif de base qui est répété, je trouve cela magique. J’aime aussi les Arts & Craft et William Morris qui a contribué à pousser cet art décoratif vers le haut, le spirituel, tout en ayant cherché et observé les beautés qui ornaient nos églises. Cet homme n’est pas seulement un designer, c’est aussi un philosophe socialiste, un penseur, comme on aimait penser l’art, le design et la création il y a plus d’un siècle.
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Cristaux et plumes de paon
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William Morris m’aide également à concilier une certaine vision humaniste qui veut élever l’homme et lui enlever le fardeau du travail aliénant et marchand, avec la grandeur de l’art appliqué comme un art total dans lequel l’homme vit (à travers ses vêtements, ses accessoires, son mobilier, sa maison, etc…). Bien sur certains pourraient reprocher qu’un tel art élevé à ce niveau de qualité plastique et esthétique ne peut être abordable que par des personnes riches, mais c’est justement une manière de lier les hommes, les riches qui paient les ouvriers avec un travail manuel et intellectuel qui les élève, contrairement au travail répétitif de certaines usines. L’homme modeste construisait, il savait faire des meubles, qui traversaient les générations et gardaient l’âme de l’ancêtre qui l’avait pensé et créé. A l’instar de certaines pièces de tissu ouvragées qu’on léguait à nos enfants. Avant cet ère de surconsommation dénaturé d’âme et dénaturant les âmes.
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Magic and spells

Magic and spells

Magic and spells

Magic and spells

Magic and spells

Magic and spells

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Pour revenir à mon travail, je suis donc disponible pour dessiner des motifs selon vos besoins, que vous soyez un particulier, une petite ou moins petite entreprise. Je travaille à la commande et ainsi votre design sera unique et sur mesure. Vous pouvez également vous procurer certains de mes designs, via le site spoonflower.
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Acheter du tissu sur spoonflower.
C’est un site américain que j’aime assez, leurs couleurs sont les plus belles, les plus variées et leurs choix de tissu est de plus en plus important, que vous aillez envie de vous confectionner une petite trousse en toile de coton, un T shirt en jersey, ou de jolies accessoires en satin, c’est le meilleur site. Vous avez un choix de motifs incroyable, chacun est libre de proposer ses designs. J’ai moi même commandé aussi du papier cadeau et du papier peint pour mes shootings photo. La liberté de créer n’a plus de limite.
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Pluton
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Si des tissus vous intéresse, ça se passe chez https://www.spoonflower.com/profiles/holymane , les prix varient selon le type de tissu (coton, jersey, satin,…). Ca va de 17,50$ le yard à 38$ le yard. (1 yard ~91 cm). En tant que créateur, on ne touche pas grand chose, du coup faites vous plaisir sincèrement, je ne dis pas ça parce que j’ai des intérêts, je gagnerai plus si vous m’achetez un miroir de poche.
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Depuis le début de l’année j’ai mis à jour mon site, en actualisant notamment mon portfolio. Vous pourrez voir plusieurs catégories dont le pattern design.
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Plus d’articles sur le pattern design :
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