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L’été passe toujours trop vite à mon goût, et je ne dis pas cela parce que je suis en vacances, mais parce que j’aime la chaleur.
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Au contraire, je suis toujours à fond dans une multitude de projets qui m’empêche de « me reposer ». Tout d’abord, la période estivale est ici une période touristique et je participe à l’événement « l’été des artistes » sur la place des Vosges d’Epinal.
La dernière fois c’était le 29 juillet, je vous en parlais ici. Et ma seconde présence sera demain samedi 19 août 2017 !
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Au premier plan, le métier à tisser DIY !
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Donc rendez vous sur la belle place historique de la cité des Images !
Et j’ai préparé pour l’occasion une nouveauté !
J’ai remarqué que beaucoup de visiteurs ne savaient pas trop situer mes créations pour des adultes ou des enfants. Mon style romantique est résolument adulte mais les couleurs pastels, roses et le style doux et féminin met le doute. En réalité je ne me fixe aucune barrière mais je crée avant tout pour moi, qui suis plutôt adulte (il me semble ?). On m’achète des articles pour offrir souvent à des enfants, notamment certains petits miroirs roses ou quelques unes des cartes postales (et même une peinture). Mais je pense que je m’identifie surtout à une post adolescente amatrice d’art, de mode et de contre cultures… Je reste une gothic lolita dans l’âme et la sensibilité. Le mois dernier j’ai été très contente de vendre des cartes à de jeunes touristes. Certaines personnes m’ont même dit avoir flashé sur certaines de mes illustrations. C’est vraiment un bonheur d’avoir ce genre de retours. Ca ne m’arrive pas souvent mais quand ça arrive ça semble bien affirmé, en gros ça plait ou ça ne plait pas.
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Plus il y a du soleil plus je suis contente moins je souris.
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Pour revenir au secteur « enfant », ce n’est pas quelque chose auquel je me ferme, au contraire, j’ai même baladé mon book dans un petit salon jeunesse histoire de rencontrer des éditeurs. Mais en fait le thème « enfant » est plutôt très coloré, c’est à dire des couleurs assez vives et souvent proches des couleurs primaires, alors que ma palette est résolument plus subtil, plus « mode », c’est à dire influencée par la mode et la décoration où les tons sont beaucoup plus riches et issus de mélanges variés. (D’ailleurs quand on fait de la peinture depuis longtemps c’est assez pénible de voir des couleurs « directement sorties du tube » dans le travail d’autres peintres, c’est plus du collage de couleurs que de la composition personnelle, chaque couleur a sa propre vibration, sa propre émotion). En ce moment le rose pastel est d’ailleurs très en vogue, même pour les adultes. Egalement concernant le trait, la mode est au trait simple et direct alors que moi j’aime les détails, et j’aimais aussi cela quand j’étais enfant, heureusement dans les années 80 j’ai eu de beaux livres illustrés avec plein de détails et de couleurs douces. J’ai demandé à différents éditeurs leur manière de sélectionner des illustrateurs et même s’il n’y a pas de règle unique, on retrouve une tendance où ils regardent directement les autres livres pour enfants publiés, en gros ils ne cherchent pas à la source et veulent voir des produits finis. C’est un peu dommage ce manque de prise de risque car ça signifie que pour commencer à être publié il faut avoir déjà été plusieurs fois publié… Un peu comme quand on cherche un premier emploi et que toutes les boîtes demandent des débutants (pour payer un salaire moins chers) « avec 2 années d’expériences », donc comment décrocher le premier job ? Mais bon je comprends que le monde de l’édition n’est pas un monde où il y a de grands libertés, c’est souvent un milieu qui ne va pas très bien financièrement, un vaste et triste débat…
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Illustration du Cancer exposé dans un salon de thé.
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Sur les étals de librairie, cela fait plusieurs années que l’on trouve des « livres de coloriage« . Au début j’étais sceptique et je me demandais comment cette tendance pouvait perdurer, mais encore aujourd’hui on en trouve et même des rayons entiers. C’est un phénomène assez étrange qui flirte avec les tendances « zen » (qui n’est pas une tendance à la base et loin d’être de tout repos), « anti-stress », « bien être », « hygge », « spirituel », etc… Tout des termes marketings qui marchent à fond, un peu comme la tendance vegan ou bio, d’ailleurs le site amazon investit maintenant dans le bio. Je ne suis pas contre le bio, mais je me méfie du greenwashing, mais ce n’est pas le sujet.
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Exposition de l’illustration des Gémeaux à l’hôtel Kyriad donnant sur la rue.
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Pour ma part le « coloring book » (en anglais c’est mieux vendeur ?) n’est pas un produit qui me semblait pour moi, déjà parce que je « colorie » déjà mes propres illustrations et ensuite parce que cela donnait un côté enfantin à ma pratique qui est plutôt une discipline rigoureuse pas du tout anti stress. Je trouvais qu’il y avait quelque chose de réducteur, un côté dînette qui n’allait pas aider à défendre le côté professionnel de cette activité déja bien mis à mal par les clichés de l’artiste glandeur.
Mais force est de constater qu’il existe un véritable marché, une véritable demande. Du coup j’ai voulu tenter la chose en mélangeant la tendance actuelle et mes observations quant aux produits que je proposais, donc le voilà, mon livre de coloriage :
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Il est limité à 24 exemplaires (12 signes du zodiaques fois 2), numéroté et signé, fait à la main avec de la patience et l’esprit Do It Yourself que j’aime tant. Du DIY plus punk que loisir créatif, mais ça c’est une autre histoire, à moins que je l’ai déjà raconté…
Son format est en A5, imprimé sur papier 150 grammes qui permet de colorier au crayons mais également aux feutres.
Le sujet de l’astrologie est un sujet prégnant tant les symboles et les astres guident ma vie. Ainsi même l’amateur pourra se familiariser avec les symboles des planètes, des signes et des éléments (eau, air, terre, eau représenté par des triangles, que j’ai tatoué sur les doigts). J’ai utilisé les personnages que j’avais déjà dessiné et utilisé sur un autre fond pour un projet d’exposition qui n’a pas encore vu le jour (il me faut une salle et retrouver un imprimeur souhaitant travailler). J’ai déjà exposé les signes du cancer, gémeaux et sagittaire aux Imaginales. J’ai également imprimé un tissu avec ces motifs. Maintenant je dévoile les douze signes dans un fond qui s’apprête mieux au coloriage avec du dessin vectoriel décoratif inspiré de mandala.
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Vous pourrez retrouver tout cela demain samedi 19 août sur la place des Vosges, mais vous pouvez aussi m’en commander par message privé.
J’aurai également quelques illustrations originales et mes créations textiles, je ferai d’ailleurs une démonstration de tissage DIY comme la dernière fois.
Niveau projet, je travaille toujours sur la Mésopotamie pour de l’art textile que j’exposerai fin octobre, c’est un sujet qui m’amène bien loin que je compte poursuivre. J’avoue que cela prend tellement de temps que je ne suis pas prête (et oui la broderie est quelque chose de trèès long..). J’exposerai fin août à la Galerie du Bailli quelques dessins originaux, notamment un tribute à la série Westworld (oh lala c’est déjà la semaine prochaine). J’ai aussi eu un dessin édité dans une revue littéraire, la revue AOC. Et j’ai milles vidéos à éditer, je vous reparle de tout ça au plus vite.
A demain j’espère.
Bonjour à tous, cela fait un moment que je vous parle de ma pratique textile, et pourtant il reste encore tant à en dire.
« En plus d’Epinal, j’ai été très heureuse de pouvoir exposer en 2015 et plusieurs fois en 2016 à Chieri(Italie) et Montigny les Metz et en 2017 à la Manufacture de Roubaix. pour leur exposition Eau Textile. »
Je vous propose de vous montrer un peu plus de mon travail, mais également de vous présenter quelques tutoriels de mes tissages (bientôt). Mais pour le moment je vous invite à découvrir ou redécouvrir quelques unes de mes pièces uniques :
Ces pièces ci dessus ont été exposés en octobre 2016 au Centre Culturel lors de notre exposition Fiber Art Epinal.
J’ai encore de nombreuses pièces que je n’ai pas mise en ligne, vous en verrai dans mon portfolio, certaines étaient en vente sur ma boutique A Little Market, et j’avais comme projet de refaire une boutique sur Prestashop, mais ils ont tout effacé ma boutique (en construction) sans que je ne comprenne pourquoi. De plus, si vous avez suivi les infos, l’entreprise ALM s’est faite rachetée par Etsy, qui a décidé de fermer ensuite ALM, laissant de nombreux vendeurs sur le carreau. En gros c’est un peu le bordel.
Voici d’autres bijoux d’art qu’on peut trouver parfois sur mes stands ou plateforme de vente (boutique en ligne. Je repasserai un temps sur Etsy et migrerai peut être sur tictail). Si une pièce vous intéresse n’hésitez pas à me laisser un message bien entendu.
Personnellement mes créations sont plus des oeuvres, appelés bijoux d’art et mon but ici n’est pas de vendre pour vendre, mais de proposer à la vente ce que je produis, comme dans une vitrine. J’ai vraiment besoin de savoir que le client aime ce qu’il achète, mais qu’il ne le fait pas, juste parce qu’il a suivi une technique de vente qui pousse à l’achat.
Je sais que tout ça est complètement anti commercial et que je vais finir en enfer, mais je mets tellement de coeur dans ce que je fais, je ne recherche pas de « recette qui marche », de production industrielle (je parle pour ces oeuvres là, mais j’adorerai dessiner une collection pour une marque par exemple), que j’ai du mal à laisser partir mes créations. En plus généralement le public ne comprend pas que le prix soit plus élevé (entre 50 et 95 €) que des pièces produites de manière industrielle dans des pays où la main d’oeuvre surexploitée est moins chère, avec des matériaux de mauvaises qualités, dans des conditions indignes et polluantes, avec des techniques superficielles (coller des perles, plutôt que les broder,…), etc…
Sans parler du pourquoi je ne propose pas des produits « à la mode », tant par le style que dans le « discours » comme dessiner des chouettes dans un style vectoriel avec des couleurs flashy destinées à envoyer des signaux aux cerveaux moins développés (à la base ceux des enfants),… avec un discours hypocrite sur l’amour et le fait que vous deviendrez heureux et riche et gentil dans un monde d’amour, surtout si vous faites un voeux chaque fois que vous attachez votre produit à vous même et vous pouvez même ouvrir vos shakras en postant la photo sur facebook… Non mes broches font peurs, pourtant je vous garantie qu’elles ne sont pas contaminées à l’anthrax, même si j’utilise des couleurs sombres, pastels ou « patinées ».
Longtemps j’ai expliqué le travail du fait main, ou du style intemporel plutôt que la tendance (qui sert à écouler des stocks tous les 6 mois ou plus chez H&M) mais maintenant, je ne me force plus. Je le fais, j’explique (parce que si vous lisez ce blogue vous avez remarqué que j’aime expliquer) mais si je vois que la personne en face est bornée, lobotomisée par le système consumériste actuel je la laisse à son ignorance et la guide vers des hand spinner.
Et comme je suis sympa, je vous ai même fait une vidéo où je vous réexplique tout comme il faut (« décidément elle aime bien expliquer, est ce parce que les gens auraient du mal à comprendre ?« ).
Comme l’année dernière, je reviens sur la place des Vosges d’Epinal ce samedi 29 juillet 2017 !
(photo août 2016)
Ce sera mon deuxième événement de cet été avec celui qui a eu lieu à Plombières le samedi 8 et dimanche 9 juillet, et j’en aurai un autre au mois d’août le samedi 19. N’hésitez pas à regarder dans la colonne de droite mes « prochains événements ».
Vous pourrez voir mes bijoux textiles en vrai, ou acheter des reproductions d’illustration, des originaux ou des estampes. Je ferai également une démonstration de tissage DIY sur un des métiers que je viens de terminer, annonçant prochainement des ateliers. Je montrerai ma méthode pour créer des motifs avec un métier sans peigne, en utilisant des baguettes et des fils.
Vous pourrez donc voir des tissages originaux pour vous donner une idée, ce sont des tissages que je réserve pour mon exposition d’octobre avec mon atelier Fiber Art Epinal, sur le thème de la Mésopotamie.
Ce sera la deuxième année où je participe avec le collectif d’artistes Pigment T à leur événement « l’été des artistes » qui réunit plusieurs de leurs membres autant dans le domaine des arts plastiques que des arts appliqués (bijoux, chapeaux, stylo en bois tourné,…).
Voici quelques photos de l’an dernier.
Ce jour là il marquait 40°C sur le thermomètre de la pharmacie. C’était un peu extrême.
La jolie Place des Vosges d’Epinal avec mon stand au centre de la photo.
Vosges Matin avait fait un article sympa, je suis toujours étonnée des journalistes qui arrivent à synthétiser tout ce que je leur dis, parfois je suis trop bavarde tant j’essaie d’être comprise.
Ici je m’amusais à faire de jolis panoramiques avec mon nouvel appareil photo. Il existe peut être un widget pour afficher les panoramas sous WordPress, si vous savez, dîtes moi celui que vous préférez, sinon on peut cliquer sur la photo.
Ici vous pouvez me voir au milieu de plusieurs peintures, de cadres et d’oeuvres textiles au fond.
Au fond à gauche la basilique.
Encore quelques panoramiques, tant j’aime l’architecture de cette place, accompagné d’effet HDR pour gérer la très grande luminosité de cette journée à 40°C.
Si vous voulez savoir dans quel numéro est apparu l’article, il s’agit du 2750.
Et pour finir une video que j’avais déjà partagé sur ma page facebook
Ce week end, le samedi 8 et le dimanche 9 juillet 2017, retrouvez moi à Plombières-Les-Bains pour leurs manifestations artistiques dans les rues de la ville thermale : PLB ART.
Je serai présente avec de nombreux artistes de la région. Mon stand sera sur la place Maurice Janot.
Vous pouvez venir pour le vernissage le samedi à 17 h !
Les artistes sont répartis dans tout le centre ville.
Je présenterai des dessins originaux, des peintures, de l’art textile, ainsi que des estampes de gravure, des bijoux d’art et quelques cartes postales. Si vous êtes intéressés par l’acquisition d’une oeuvre ou d’une reproduction, je vous fais une promotion de 10 % sur place en me donnant le code « Lorraine ».
Je ferai également une démonstration de tissage.
Cette année j’expose aux Imaginales, le festival littéraire des mondes de l’imaginaire. Retrouvez mes illustrations à l’espace Cours, en face de la bande dessinée à partir de demain jusque dimanche 21 mai 2017.
Retrouvez tout le programme sur leur site internet.
Une nouvelle session qui s’annonce très bien d’autant qu’il y a beaucoup plus de stands et d’espaces de rencontres et de conférences.
Installation du mercredi 17 mai.
Vous pourrez découvrir mes deux dernières illustrations :
Exposition à l’hôtel Kyriad dans le cadre des Imaginales 2015 et ici.
Voici une peinture à la gouache sur carton entoilé réalisée en août 2015.
Je voulais représenter certains poissons comme l’esturgeon et la murène suite à une conversation avec mon conseiller occulte.
J’avais envie d’utiliser une pâte de relief pour créer quelques textures sur la toile. Cela reste subtil en photo, mais se dévoile lorsqu’on observe cette peinture devant soi de plus près.
On voit notamment mon logo Holy Mane, tamponné dans la matière créant quelques motifs subtils.
Pour cette peinture, j’ai avant tout voulu partir d’une palette de couleurs bien définie, un exercice intéressant dont voici le moodboard.
Ensuite, sans trop savoir pourquoi j’ai dessiné ce squelette de cerf.
Voici quelques étapes de la peinture :
J’utilise peu la gouache sur toile ces derniers temps, j’utilise plutôt la peinture à l’huile, mais je voulais faire une peinture qui me prenne moins de temps. (Ma peinture « Lune noire » m’avait pris par exemple 40 heures).
J’ai aimé peindre ces poissons dans une palette choisie, mais ce n’était pas si facile et j’ai du faire preuve de grande patience et de persévérance.
J’ai présenté plusieurs fois cette peinture au public, notamment pour l’été des artistes en août 2016.
Je vous avais déjà montré en détail deux créations d’art textile (Fiber Art) réalisées pour l’exposition Art Mu au château de Courcelles.
Cette exposition se déroulait du 17 septembre au 2 octobre 2016.
Voici quelques images du vernissage le 17 septembre, ainsi qu’une video que j’ai réalisé.
Cette exposition avait comme thème la mise en valeur de matières récupérées, détournées, recyclées.
Je n’étais jamais allée à Metz ni Montigny-lès-Metz qui jouxte cette dernière. Le lieu était vraiment beau et s’apprêtait à merveilles à une exposition. Son jardin à fontaine le rend encore plus agréable. C’est l’une des expositions dont je suis la plus fière.
Je viens de terminer une pièce d’art textile qui m’a pris beauuuucoup de temps. Je suis très en retard sur la publication des notes de mon blogue, du coup retour sur une exposition de cet été.
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J’ai participé à une exposition d’art textile dans la ville de Chieri en Italie du nord près de Turin qui avait lieu du 17 juin au 18 juillet 2016. Il s’agissait à la base d’un concours pour les moins de 35 ans : Young Fiber Contest, organisé via une exposition « Trame d’Autore ».
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Lieu d’exposition, une ancienne blanchisserie réhabilitée (il me semble).
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J’ai proposé une pièce composée d’une de mes broches à œil réalisé en fin détails de broderie de fils, de perles, de dentelles, de fausse fourrure et d’un oeil articulé d’ancienne poupée. Cela était la base mais aussi le centre de mon oeuvre, appelé « Roue oculaire ». L’oeil est un élément récurent dans mon travail, c’est celui qui voit, qui ressent mais qui voit aussi au delà du visible, oeil omniscient et conscient, il a un caractère mystique, sauvage, raffiné et parfois effrayant. Il est le témoin et au delà. Pour le mettre en évidence au sein d’un monde en mouvement, je l’ai placé au centre d’une « roue », la roue est un symbole primordial, à la fois élément technique de progrès et symbole du cycle de la vie, elle incarne le monde en mouvement. Ce symbole de roue prend la forme d’un ensemble de jersey crocheté en cercle, ce qui peut rappeler les napperons anciens, je vois dans le crochet et le tricot le symbole de la transmission des savoirs et des techniques, hélas qui se perdent.
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Catalogue d’exposition :
Voici la seconde oeuvre textile réalisée pour l’exposition au Château de Courcelles.
Cette réalisation a été assez difficile et longue à réaliser. A un certain point, la peinture ne séchait plus et je me suis résignée à « abandonner » et de créer une toute autre oeuvre (visage de chambre). Puis finalement la peinture a fini par prendre l’aspect que je désirais et j’ai pu continuer à travailler la matière en improvisant selon les caprices des matériaux et l’inspiration du moment pour créer une oeuvre plastique avec de la matière et intégrant un élément figuratif, l’éternel visage.
Je commence presque toujours une oeuvre par des recherches sous formes de notes et shémas sur du papier.
Close up.
Détail de tissage de différentes matières.
Broderie de fils d’or sur acrylique sur tissu.
Voici une video réalisée pour présenter mes deux oeuvres.
J’apprécie créer des oeuvres plus « abstraites » qui me permettent de réfléchir d’avantage sur la composition, l’équilibre des masses, l’harmonie des couleurs, la texture des matières, la souplesse ou la finesse des détails. Même si le dessin est ma spécialité première, j’ai toujours un besoin tactile et de « mettre la main à la pâte » qui m’a orienté vers le design de mode et textile que j’ai besoin d’assouvir.
L’oeuvre est suspendue à une branche brute.
Détail de tissage, noeuds et broderie de différents fils, rehaussé de peinture rose chair.
Plume de corbeaux noirs peintes en or.
En cours de réalisation :
Le tissage en train de se faire.
Liens en crochets pour suspendre le travail sur la branche.
peinture
broderie de fils noirs.
Pour une commande d’exposition où il s’agissait de mettre en valeur de façon artistique les matières récupérées, détournées, le recyclage, le déchet soit l’objet déchu, j’ai créé deux oeuvres d’art textile.
La première avait pour matière principale une chambre à air de vélo, quelques boulons et rondelles et bien évidemment du textile et des fils.
J’ai voulu créer une forme figurative sur de la matière et j’ai joué sur le cercle de la chambre à air que j’ai plié, manipulé jusqu’à lui donner un visage comme dans un trait dessiné unique, en gardant le bout métallique servant à être gonflé pour créer la pupille de l’oeil.
Quelques notes de travail pour la réalisation de l’oeuvre.
Il était important pour moi de créer en mettant en avant la technique du tissage. Promouvoir le Fiber Art est une mission que je me suis donnée.
Le visage est un sujet que j’aime travailler, avec l’oeil comme une fascination. On voit ici les rondelles et écrous peints en or rehaussés de broderies de fils dorés créant des rayons sortant du centre de l’oeil.
Durant le mois d’Août, j’ai participé à plusieurs reprises aux événements de l’association Pigment’T.
Leur plus grand événement est d’être présent tout l’été sur la place des Vosges d’Epinal, une ville très touristique notamment cette saison.
Pour compléter cela une exposition à la galerie du Bailli ponctue durant une semaine la fin de « l’été des artistes ».
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J’ai ainsi pu y exposer quatre dessins aux feutres et aquarelles.
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J’ai exposé pour le première fois ce dessin réalisé en 2010 au feutres et crayons de couleurs.
Cette aquarelle appelée « Nuit Noire » a déjà été exposé au Salon de Peintures et de Sculptures de Bourbonne les Bains.
Ici nous avons un dessin réalisé à l’aquarelle, au crayon et à l’encre de Chine.
Quelques images video de l’exposition :
Ce dessin est réalisé à l’encre de Chine, il était exposé au 4 bar.
Détails :
Quelques photos réalisés dans la cour qui offre un joli grain de mur.
Voici une illustration que j’aime beaucoup par son aspect féminin et « quotidien ».
Je travaille les postures de mes personnages pour leur donner un caractère plus réaliste tout en continuant d’ « exagérer » le style avec une coiffure colorée (ombre color) en volume, un maquillage et des vêtements que j’aimerai avoir.
J’ai voulu créer une scène détendue, cosy et rose, presque intime dans des moments de rêveries ou peut être même d’ennui. Quand j’étais plus jeune j’avais un walkman, ou baladeur pour écouter des cassettes. Je les rembobinais avec un crayon pour garder mes piles plus longtemps.
En haut à droite j’ai esquissé une pose que j’avais en tête pour la reproduire ensuite au crayon et enfin encrer le dessin au stylo plume.
J’ai bien aimé dessiner une jeune fille avec une légère moue. On nous répète souvent qu’il faille représenter des personnages souriants, mais je réserve ça à la publicité (ce que je n’exclue donc pas dans mon travail de commande). Un sourire cache souvent une volonté de vendre quelque chose. A part si cela vient de personnes que vous fréquentez plus régulièrement. Dans la représentation de la femme, on encourage souvent à ce qu’elle soit souriante, avenante, elle incarne souvent une idée de service. Pourquoi pas. Avez vous remarqué que les hommes sont moins soumis à cette nécessité ?
Quand quelqu’un regarde mes tableaux et dessins dans une galerie et me fait remarquer que mes personnages ne sourient pas toujours, je me dis souvent que cette personne n’est pas une habituée des musées, de la culture et de l’histoire. Dans les galeries de portraits peints au fils des siècles (Louvre, Nationnal Portrait Gallery,…) le sourire est une minorité, quand il est présent, il est si rare qu’il devient une icone (La Joconde) et jusqu’au XIXème siècle, on trouvait les sourires grossiers et dérangeants, c’est pour cela que les sculptures de Carpeaux entourant l’Opéra Garnier choquaient le public. Les sourires connotaient la folie, les gens qui ne savaient pas se maîtriser, qui étaient possédés, mesquins ou cachaient des mauvaises intentions.
J’ai fait la mise en couleur avec des feutres à alcool, Tria, Touche, Twin Tip, Copic,…
C’est avec l’essor de la publicité, illustrée d’abord (Mucha), puis en photomontage dans les magazines et c’est surtout avec la société de consommation triomphante et le american way of life (pour ceux qui ont regardé la série Mad Men), que le sourire, surtout sur une femme s’est démocratisé en image pour vendre des bouteille de Coca Cola ou des cigarettes. Mais cela n’a jamais « coulé de source » qu’il fallait sourire sur les photos, on le voit d’ailleurs sur les premières photographies.
Ne pensez pas que j’ai quelque chose contre le sourire, je suis très souriante mais quand il s’agit de portrait je les trouve plus beau et romantique dans une expression plus neutre.
J’ai dessiné une tête de cerf stylisé qui sera mon motif textile, que j’applique numériquement sur le dessin scanné.
Et puis il y a des modes, vous rappelez vous dans les années soixante dix la mode des portraits d’enfants qui pleurent ? Ca va ça vient, je suis souvent étonnée qu’on ne prenne pas assez de recul quand on regarde une oeuvre. J’aime bien considérer ce qui se fait, qui a été fait, ici et à l’autre bout du monde. Je parle souvent de romantisme sombre, j’aime la période symboliste et les préraphaélites qui l’ont précédé. Dans quelque chose de plus contemporain, j’aime bien ce qu’on appelle maintenant le pop surréalisme.
Concernant le symbolisme, on parle du concept d’idée, voire d’idéalisme, différent du naturalisme. Je me retrouve vraiment là dedans. J’aime représenter des figures qui parlent de mon idée d’idéal. C’est pourquoi les femmes que je dessine se ressemblent souvent, j’aime bien représenter cette beauté, la comprendre, la disséquer pour la reproduire. Mon style est très « mannequin type agence », ou Haute Couture. J’aime les visages atypiques, les corps élancés et gracieux, qui nous semblent venir d’un ailleurs. C’est pour cela que ce n’est pas du « naturalisme« . On m’a déjà demandé pourquoi je ne représentais pas de femmes « normales ». On pourrait tenter de définir la normalité, mais je pense que la personne voulait dire « moyenne », la personne « moyenne », celle qui représente la plupart des gens, qui n’est pas parfaite, mais pas non plus laide. Mon style est plus de l’illustration de mode que du chara design. Ce qui ne m’empêche pas d’apprécier le travail de ce second. Donc voilà pourquoi on pourrait me dire que mes silhouettes ne sont pas « réalistes », tout comme on pourrait voir une mannequin de Haute Couture marcher et trouver quelque chose qui « n’est pas de ce monde ».
Motif Textile
Je comprends que cela ne soit pas le goût dominant ou majoritaire mais ce que je cherche dans l’art avant tout est de représenter ce qu’il y a au fond de moi, mes émotions, mes passions et tant pis si cela ne plait pas à tout le monde. J’ai ce besoin d’aller chercher toujours ce qu’il y a dans le regard d’une femme ou d’un homme qui me donne un frisson esthétique.
La beauté pour moi n’est pas nécessairement sexuelle. Je peux trouver un paysage très beau, je n’aurai pas de pulsion sexuelle qui s’accompagne. Je peux trouver un garçon ou une fille très beau ou belle, cela est purement esthétique. C’est pour cela que mes personnages ne sont pas spécifiquement aguicheur ou très sexy, même si j’aime qu’ils puissent être séduisants d’une certaine mesure. C’est pour ça que je ne dessine pas spécialement des femmes réduites à une grosse poitrine et de larges fesses. Ce n’est pas mon propos. Mais encore une fois je n’ai rien contre ceux qui le font.
Voici une video de la mise en couleur aux feutres. La mise en couleur me prend environ 1h30, le dessin également, le motif textile 1h et les finitions numériques 40 minutes.
J’ai imprimé ce dessin numérique sur un grand format 60 x 100 cm. J’ai pu l’exposer au Marché Couvert d’Epinal pendant l’événement de la Fashion Night.
PS : j’ajoute cette video honteusement piquée sur un réseau social :
A l’occasion du Salon de Peintures et de Sculptures de Bourbonne les Bains s’est déroulé un événement permettant de profiter de la ville. Des artistes étaient invités à peindre et sculpter dans la rue. C’était une première pour moi et ça m’a enlevé les quelques appréhensions que j’avais de dessiner devant des gens.
Lors de ma précédente visite à Bourbonne les Bains, j’avais remarqué un bâtiment ancien, à moitié abandonné qui m’interpellait. Son architecture début de siècle était tout à fait attirante et son aura quelques peu mystérieuse adossée à la forêt ajoutait du cachet.
Ce fut donc ce bâtiment que je voulu peindre et je m’installa de manière à avoir un encadrement avec la fontaine et les arbres.
Sur la place, entourée de fontaine devant l’hotel de ville étaient mises à disposition de quoi peindre en toute quiétude.
Voici mon dessin au crayon. Je n’ai pas l’habitude de dessiner de l’architecture du coup cela était un exercice intéressant car je désire de plus en plus inclure des fonds et des ambiances à mes personnages.
Les couleurs à l’aquarelle avec ma nouvelle palette de Sennelier.
Petite pause à l’endroit du déjeuner. J’aimais beaucoup les grandes plantes vertes, très tendance, ainsi que cet escalier massif en bois sombre assorti à une ancienne mode au tapis vert et aux murs de briques.
J’ai dessiné des contours au stylo plume. Bien des aquarellistes diraient que ça ne se fait pas.
Je partageais mon stand avec Marie Thérèse, une peintre de ma ville qui me conseille souvent pour mes peintures.
Ici se trouvait un petit autel en l’honneur de la « Vierge des eaux ». J’ai déjà expliqué que Bourbonne les Bains est une ville thermale, dont le nom vient du dieu des eaux celte Borvo. Il est souvent accompagné de sa compagne Damona, déesse des eaux. C’est forcément une figure qui m’interpelle. L’autel est probablement une sorte de syncrétisme de l’histoire du lieu.
A la fin de la journée, chaque artiste était invité à présenter ses oeuvres au Centre Borvo.
J’en profite pour partager d’autres endroits de la ville (prise le jour du vernissage). J’aime beaucoup le charme des petites villes françaises qui gardent la trace d’une certaine histoire.
Une autre vue du bâtiment que j’ai dessiné.
Une ancienne fontaine avec une représentation de Damona.
J’écoute aux murs. (A ce moment là j’avais vraiment l’impression qu’il y avait des présences mais je n’ai pas entendu ce qu’elles racontaient).